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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR 2 968 Articles 1 000 656 Visites 2 502 274 Pages vues

Le Vatican s'agite parce que le "pape émérite" n'existe pas : qu'a donc fait Ratzinger pendant huit ans ?

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 


Après seulement huit ans, le Vatican s'est rendu compte que LE PAPE ÉMÉRITE N'EXISTE PAS, à tel point qu'une "législation semble maintenant urgente et qui ne peut plus être différée".

 

C'est ce que rapporte un article du talentueux Francesco Boezi dans Il Giornale, ICI.

 

Nous citons : "Avant le choix de Benoît XVI, quoi qu'on en dise, la présence simultanée d'un roi régnant et d'un émérite n'était pas prévue. Alors qu'aujourd'hui, c'est François lui-même qui a ouvert la possibilité que le modèle actuel puisse être reproduit. Le Vatican travaille donc à une réforme pour réglementer la question".

 

Ce n'est donc pas seulement l'opinion de Mgr Giuseppe Sciacca, (Secrétaire de la Signature Apostolique), et aussi des canonistes Boni, Fantappié, Margiotta-Broglio : LE PAPE ÉMÉRITE CANONIQUEMENT N'EXISTE PAS, à tel point qu'aujourd'hui au Vatican on travaille pour essayer de rendre cette institution réelle.

 

 

 

Et, excusez-moi, la question surgit spontanément : Qu'aurait donc été Benoît XVI au cours de ces huit années?

 

Un "crypto-cardinal", un "évêque de retour", un "monseigneur en tenue d'été" ? Non : aucun autre titre n'a jamais été mentionné.

 

Depuis huit ans, tout le monde dit qu'il ne peut y avoir qu'un seul pape.

 

Donc, s'il n'y a qu'un seul pape et que le pape émérite ne peut pas être émérite, comme l'admet le Vatican, ce pape unique est toujours resté Benoît XVI.

 

Étant donné qu'avant la Declaratio il était déjà LE pape, et qu'ensuite il a cherché un nouveau statut qui N'EXISTE PAS, qu'est-ce qui nous fait supposer, en fait, que pendant tout ce temps il a pu être autre chose - et non codifié juridiquement - qu'être le seul pape ?

 

Désolé, mais la logique va de soi.

 

Donc, si le pape est resté Benoît XVI et s'il ne peut y avoir qu'un seul pape, François est un antipape et n'a aucun pouvoir pour guérir ou régler une quelconque situation.

 

Soit dit en passant, Benoît XVI semble être conscient qu'il est toujours resté le seul pape, puisqu'il continue à signer son nom du nom pontifical, suivi de P.P. (Pater Patrum), donne la bénédiction apostolique, porte du blanc, vit au Vatican, utilise le pluriel de majesté et continue à jouir des autres prérogatives du pape régnant.

 

D'ailleurs, il y a quelques jours, son secrétaire, Monseigneur Gänswein, a admis ICI que le pape Benoît répète depuis huit ans "il n'y a qu'un seul pape" sans JAMAIS expliquer qui est le pape. N'est-il pas un peu étrange qu'en huit ans, il n'ait jamais laissé échapper ces paroles: "le pape est François" ? Disons aussi que du point de vue du calcul des probabilités, il est impossible qu'il s'agisse d'un accident et continuer à prétendre que rien ne s'est passé sur cette question est tout à fait ridicule.

 

Nous pourrions également mentionner le fait qu'il y a une semaine à peine, les deux juristes Estefania Acosta (auteur du livre " Benoît XVI : pape émérite ? ") et Antonio Sànchez, professeur de droit à l'Université de Séville, reprenant les mêmes déclarations de Mgr Sciacca, et du professeur Boni, de l'Université de Bologne, tous deux légitimistes de Bergoglio, étaient arrivés à ces conclusions fermes sur l'invalidité totale de la renonciation de Benoît XVI :

 


1) il n'y a pas deux papes, ni de "papauté élargie".

2) il n'y a qu'un seul pape,

3) le pape émérite n'existe pas,

4) munus et ministerium ne sont pas synonymes au sens juridique.

5) Ratzinger a utilisé le munus au sens juridique du terme, sans jamais y avoir renoncé.

6) il a séparé les deux entités, qui sont pourtant indivisibles dans le cas du Pape,

7) Il a également renoncé à la mauvaise entité, à savoir le ministerium.

8) Il a différé une renonciation qui aurait dû être simultanée et ne l'a jamais confirmée.

 

ICI L'ARTICLE COMPLET

 

Les deux illustres canonistes Sciacca et Boni N'ONT PAS ÉTÉ CONTREDITS, il y a donc lieu de croire que les conclusions ci-dessus sur une question aussi grave sont correctes. Et pour preuve, aujourd'hui, le Vatican retrousse ses manches pour remettre les choses à plat, au moins sur la question de la papauté émérite. Mais cela ressemble au classique "fermer la porte quand le cheval s'est enfui" dans une possible tentative, comme le spécule Il Giornale, de faire taire Benoît XVI.

 

M. Boezi a ensuite interviewé un juriste expert en la matière, le professeur Valerio Gigliotti, qui a commenté : "La déclaration du pape Benoît XVI annonçant son désir de "renoncer à la fonction" a certainement marqué un tournant dans l'histoire du droit canonique par rapport à une institution que l'on croyait enterrée dans les volumes poussiéreux de la législation médiévale : la renonciation".

 

Précisons : avec la Declaratio, Benoît a SEULEMENT ANNONCÉ sa volonté de renoncer, mais au MINISTERIUM, uniquement à l'exercice pratique du pouvoir. Comme nous l'avons vu plus haut, il ne pouvait pas le faire, puisque les deux entités sont inséparables, et de plus il n'a jamais ratifié cette volonté annoncée.

 

Nous demandons publiquement au Prof. Gigliotti de confirmer ce fait.

 

Un autre fait peut être ajouté : Benoît n'a JAMAIS juré obéissance à François. Avant le conclave de 2013, il avait déclaré qu'il jurerait obéissance à son successeur, mais en 2016, il a répondu au journaliste Seewald comme suit : . Question : "En prenant congé de la curie, comment pouvait-il ensuite jurer une obéissance absolue à son futur successeur ?".

 

Benoît XVI : "Le pape est le pape, peu importe qui il est".

 

Il semble donc clair que Benoît XVI attend toujours un conclave valide, qui ne peut avoir lieu qu'après une renonciation valide. ICI

 

Et personne ne pourra la lui imposer, puisque le conclave de 2013 n'était pas valide car il n'a pas abdiqué (ce qui n'a été nié par personne) et qu'il est toujours LE pape.

 

On a l'impression qu'au Vatican, on continue à utiliser le droit canonique avec beaucoup de désinvolture et, en particulier, à propos d'un office qui est accordé (ou retiré, en cas d'abdication) directement par Dieu : le Munus Petrino.

 

Selon les légitimistes de Bergoglio, qui considèrent que l'abdication de Benoît XVI est valide, le Seigneur Dieu aurait été traité comme un valet : d'abord, le 11 février 2013, il a été chargé, dans un latin plein d'erreurs, de faire expirer la papauté le 28 février à 29 heures, ou non, pardon, 20 heures. Puis le 28 février arrive, il est à nouveau reporté à 20 heures, puis à 20 heures, rien n'est confirmé. Et le Seigneur n'aurait pas su quoi faire : "Dois-je, oui ou non, prendre le munus, qui n'est même pas le munus, mais le ministerium, qui lui aussi ne peut être séparé du munus ? Mais que devient mon Vicaire, étant donné qu'il ne peut être pape émérite ?".

 

Comme le soulignent le théologien Pace ICI et le juriste Patruno ICI, rien de tout cela n'aurait été - évidemment - possible et donc la renonciation - impossible et de plus proposée pour la mauvaise entité - est invalide, en raison du report, du manque de simultanéité et du manque de confirmation.

 

En résumé : selon les bergogliens, Benoît XVI ignore tout du droit canonique et a choisi un statut juridique qui n'existe pas, en annonçant une renonciation invalide, différée et jamais ratifiée, pour ensuite rester on ne sait pas quoi pendant huit ans. On se rend compte maintenant qu'il n'est pas pape émérite et qu'il ne l'a jamais été.  Il n'y a pas de réponse aux contestations sur la validité de la renonciation et maintenant François, en tant qu'antipape, est censé pouvoir remédier à une situation d'il y a huit ans sans avoir aucun pouvoir ?

 

Bref, c’est un peu comme dans les sables mouvants : plus on s’agite, plus on cherche des remèdes, plus on s'enfonce.

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