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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR 2 968 Articles 1 000 656 Visites 2 502 274 Pages vues

Monseigneur Gänswein confirme involontairement : Benoît XVI n'a jamais dit que le Pape est François

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités
Il blog di Andrea Cionci
Monsignor Gaenswein conferma involontariamente: Benedetto XVI non ha mai detto che il papa è Francesco

09 juillet 2021

Traduction française autorisée : père Walter Covens

En ces jours de convalescence pour François, nous avons temporairement suspendu les explorations de sa légitimité en tant que pontife, par délicatesse ; cependant, il y a deux jours, des nouvelles sont apparues que nous ne pouvons pas garder sous silence.

 

Don Enrico Bernasconi, le prêtre excommunié (sans procès canonique, comme Don Minutella avant lui), pour avoir affirmé que le pape est uniquement Benoît XVI, a publié sur les médias sociaux le contenu d'une réponse de Mgr Gänswein, évêque secrétaire du pape Ratzinger, donnée à un frère qui avait posé au cardinal quelques questions sur Don Bernasconi. Les religieux ont ensuite transmis les réponses par écrit au Père Bernasconi, autorisé par l'archevêque Gänswein.

 

Dans cette lettre, l'archevêque Gänswein prétend répondre au nom du pape Benoît, mais le père Bernasconi exprime de sérieux doutes dans la déclaration que nous copions ci-dessous.

 

Comment peut-on penser, dit le prêtre, que dans une situation où tant de gens (y compris plusieurs évêques et prêtres) pensent que le pape légitimement régnant a été forcé de démissionner par la Mafia de Saint-Gall, une lettre attribuée à Benoît XVI écrite par d'autres et transférée à des tiers peut être considérée comme authentique ?  

 

Il y a quelque temps, nous avons suggéré que, compte tenu de la situation complexe et obscure, seule une conférence de presse publique du pape Benoît, assortie de contrôles médicaux et d'une sécurité garantie par les gardes suisses, pourrait être parfaitement fiable.  

 

En avril, nous avons produit une reconstitution selon laquelle le pape Ratzinger a volontairement organisé une démission invalide afin de donner à l'Église antagoniste une chance de se révéler et d'être ensuite annulée. Le soi-disant "Plan B", traduit en cinq langues, n'a encore été démenti par personne : ICI

 

De plus, même si le pape Ratzinger, de bonne foi, a cru qu'il avait démissionné, si l'acte de renonciation n'est pas valable, il reste nul car le droit canonique est supérieur à l'autorité du pape, s'il ne le modifie pas à l'avance. C'est pourquoi, paradoxalement, ce n'est pas en interrogeant Benoît XVI que l'on peut être certain de la validité de sa démission, qui, désormais reléguée dans l'histoire et le droit, doit être vérifiée par une commission de cardinaux et de canonistes. Bien que de nombreux éléments indiquent le contraire, le pape Ratzinger pourrait être convaincu qu'il a effectivement abdiqué, mais la renonciation pourrait néanmoins être invalide, et vice versa.

 

En tout état de cause, Benoît XVI n'a jamais dit qu'il avait abdiqué, mais seulement qu'il s'était "démis" de ses fonctions pratiques et qu'il restait en outre "pour ainsi dire dans la clôture de Saint-Pierre."

 

Cependant, l'élément le plus significatif de la réponse de Mgr Gänswein est qu'il CONFIRME ENTIEREMENT ce que nous avions souligné dans des articles précédents, à savoir que Benoît XVI a répété pendant huit ans que LE PAPA EST UN, mais qu'il n'a JAMAIS dit que le Pape est François.

 

En fait, l'archevêque Gänswein déclare : ""Le pape Benoît lui-même a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y a qu'un seul pape et il est clair qu'il s'agit de François. D'autres interprétations sont des instrumentalisations.

 

C'est clair ? Et pour qui ? Ce n'est pas clair du tout, et de nombreuses indications sérieuses suggèrent même le contraire.

 

Mgr Gänswein lui-même, d'ailleurs, désavoue Vatican News, l'agence de presse du Vatican, qui en 2019 a fait un gros faux pas ICI en attribuant la phrase "le pape est unique et c'est François" à Ratzinger, alors que la citation était de Massimo Franco du Corriere della Sera. Nous avons illustré la question ICI .  

 

Très grave, mais l'épisode est typique d'un contexte dans lequel, depuis huit ans, les médias pro-Bergoglio tentent d'arracher au pape Benoît la "phrase magique" qu'il n'a JAMAIS voulu prononcer, comme le confirme son secrétaire.

 

En outre, vous semble-t-il plausible que le pape Ratzinger, en huit ans, n'ait jamais dit, PAS MÊME OCCASIONNELLEMENT, que le pape est seulement François ? Est-il possible qu'un saint homme comme lui prenne plaisir à laisser une ombre de doute sur un sujet aussi grave ?

 

Nous ne savons pas si Mgr Gänswein est conscient que le pape Benoît a écrit dans son livre "Dernières Conversations" (2016) qu'"aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception." Étant donné que 6 papes ont démissionné au cours du 1er millénaire et 4 au cours du 2ème, Benoît suggère ainsi logiquement qu'il a démissionné comme les papes qui, au cours du 1er millénaire, n'ont pas abdiqué mais ont été chassés par des antipapes. Nous avons écrit à ce sujet ICI et l'article a été traduit en cinq langues : même le journal allemand Die Tagespost s'en est occupé, avant de s'enfuir devant l'aggravation du problème ICI.

 

Est-il normal pour l'évêque que l'institution du pape émérite soit jugée par tous les grands canonistes comme une absurdité juridique ? Ou que le pape Ratzinger continue à s'habiller en blanc, à faire embrasser son anneau à François, à se signer Pater Patrum (titre du pontife régnant), à donner la bénédiction apostolique ? Est-il normal qu'un latiniste raffiné comme lui commette des erreurs grossières de latin dans la renonciation et les revendique ensuite avec fierté dans le Corriere et dans un livre ? ICI Ou, qu'il a reporté sa démission sans jamais la ratifier ICI etc. etc. ? Nous pourrions continuer à citer l'ambiguïté savante du pape Ratzinger pendant huit ans et sa référence humoristique au fait que la date de sa supposée démission avait un lien interne avec le lundi de carnaval. Par pitié pour nos lecteurs, déjà rassasiés à ce jour, nous nous arrêterons là.

 

D'où viennent donc toutes les confidences de l'évêque Gänswein ? De plus, quand il dit lui-même que Benoît a juré obéissance à François, quand cela s'est-il produit ? Avant le conclave, le pape Ratzinger a déclaré qu'il jurerait obéissance "à son successeur", mais sans préciser après quel conclave.  Dans le livre "Dernières Conversations" de 2016, Benoît XVI répond en fait, de manière évasive, ainsi :

 

Question : "En prenant congé de la curie, comment pouvait-il ensuite jurer une obéissance absolue à son futur successeur ?".

 

Benoît XVI : "Le pape est le pape, peu importe qui il est".

 

Il n'y a donc aucune trace que, à ce jour, Benoît XVI ait JAMAIS JURÉ OBÉISSANCE DIRECTEMENT À FRANÇOIS.

 

On comprend maintenant pourquoi la lettre de l'évêque a été accueillie avec jubilation par les partisans de l'unique pape Benoît.

 

En tout état de cause, la seule question qui compte est celle de la validité canonique de la démission du pape Benoît. Continuer à colporter la même version sans fournir d'explications adéquates pour répondre à des doutes plus que raisonnables n'a aucun sens.

 

La question est très grave : si Ratzinger, sciemment ou non, n'a pas valablement abdiqué, il est toujours le pape. Dans ce cas, François est un antipape et si un conclave est organisé après lui avec les 80 nouveaux non-cardinaux qu'il a nommés, un nouvel antipape sera élu tout comme après l'antipape Anaclet II, en 1138, l'antipape Victor IV lui a succédé, jusqu'à ce que saint Bernard arrive pour remettre les choses en ordre.

 

Donc, si la question de la renonciation n'est pas examinée, la véritable Église catholique, telle que nous la connaissons, sera terminée pour toujours.

 

 

Et voici la déclaration sociale du Père Bernasconi :

 

Il n'y a qu'un seul Pape ! (et nous le savons)

 

Il y a quelques jours, j'ai reçu une lettre, autographiée en pdf, d'une personne consacrée (que je connais personnellement, je ne mentionnerai pas son nom), qui, de sa propre initiative, a écrit au Pape Benoît XVI, vers la mi-avril, en lui signalant une de mes déclarations publiques tirées de "Il Tempo.it". La source originale de cette déclaration est le site Rivelazione.net (je rapporte, ci-dessous dans les commentaires, le lien vers l'interview de Samuel Colombo)

Dans cette interview, entre autres choses, j'ai dit :

"Si le pape Benoît me dit que je suis un schismatique, parce que je reconnais en sa personne le vicaire du Christ sur terre, alors seulement je serai convaincu !". Mais le pape Benoît n'a jamais dit : "Je ne suis pas le pape !".

Le consacré en question m'a fait remarquer que la réponse était arrivée le 20 juin de la part de Mgr Gänswein, secrétaire particulier du pape, qui lui avait donné la permission de me la communiquer.

En admettant que mon appel était adressé directement au pape et que j'ai bien compris que je voulais entendre sa voix (mû par l'esprit de saint Thomas Apôtre), savoir ce qu'il pense de mon excommunication pour schisme, on me dit dans cette lettre que le pape est informé des faits et que Mgr Gänswein ne me répondrait pas moins qu'au nom du pape lui-même qu'il définit comme "émérite" (et je me demande s'il faut être docteur en droit canonique pour parler de pape émérite, personnage qui n'existe pas et ne peut pas exister).

Je me méfie immédiatement, sachant aussi que Monseigneur Gänswein est l'inventeur - ou l'un des promoteurs - d'une nouvelle théorie en droit canonique, à savoir la théorie du ministère pétrinien "élargi" : selon cette théorie, le Pape Benoît, "émérite", exercerait un ministère "passif", contemplatif, tandis que le Pape François exercerait un ministère "actif", pastoral et de gouvernement.

Or, selon vous, pourrais-je jamais me fier à une réponse qui me parviendrait par la petite porte au nom du pape, sachant que ces monseigneurs, alors, tout savants qu'ils soient, ne font rien d'autre que de semer la confusion de plus en plus dans le saint peuple de Dieu ? Et pourrais-je jamais me fier à ces réponses sachant que le pape Benoît XVI vit ses derniers jours de vie terrestre comme un prisonnier ?

Mais voyons le contenu des trois réponses du secrétaire du pape qui ont été rapportées, de manière indirecte, par l'auteur de la lettre qui m'a été adressée :

1) "Benoît XVI a renoncé à son ministère pétrinien et, depuis le début, a promis l'obéissance à son successeur légitime qui est le pape François."

Je réponds :

Effectivement, dans la Declaratio du 11 février 2013, le pape Benoît renonce publiquement au ministère pétrinien. Il est cependant dommage que (en laissant de côté les erreurs de concordance et de grammaire dans le texte latin, qui restent inexplicables pour un latiniste expert comme le Pape Ratzinger, et on est amené à penser qu'il s'agit d'erreurs délibérées - et il est également très étrange que personne parmi les cardinaux et les évêques n'ait remarqué et dénoncé le fait dans les jours suivant immédiatement la Declaratio), la condition nécessaire pour la validité de la renonciation d'un pape, selon le canon 332§2 du droit canonique, est qu'il renonce expressément au munus. Le Pape Benoît XVI n'a pas renoncé expressément au munus et est donc resté le Vicaire du Christ ! Même dans ses dernières interviews, il affirme avoir préservé la dimension spirituelle du munus pétrinien : mais est-il possible de ne préserver qu'une partie de la fonction pétrinienne et donc d'y renoncer seulement en partie ?

Si nous considérons donc les déclarations du Cardinal Danneels et les pressions (internes et externes) que le pape Benoît XVI a reçues pour démissionner, nous pouvons comprendre qu'il y a aussi un autre élément qui rend sa démission invalide, à savoir le manque de liberté.

Très étrange, donc, la façon de pratiquer l'obéissance du pape Benoît XVI envers son prétendu successeur François : le pape Benoît est si obéissant à François qu'il signe encore avec les initiales du pape régnant et que lorsqu'il rencontre Bergoglio, ce dernier embrasse son anneau !

2) "Le pape Benoît lui-même a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y a qu'un seul pape et il est clair que c'est François. D'autres interprétations sont instrumentales".

Si je comprends bien, et je ne suis pas encore complètement fou :

Le pape Benoît XVI n'a pas renoncé expressément au munus pétrinien, comme l'exige au contraire le canon 332§2, comme condition essentielle de la validité de l'acte lui-même ; en outre, il ne dit pas publiquement et explicitement que le seul pape dont il parle s'appelle François mais affirme génériquement qu'il n'y a qu'un seul pape : malgré ces deux données objectives et extrêmement graves, toute autre interprétation serait une instrumentalisation ? Eh bien, peut-être, ces monseigneurs ne se rendent-ils pas compte que ce qui est clair pour eux ne l'est pas pour ceux qui ont encore un minimum de foi catholique ! Et qui a un minimum de foi catholique raisonne d'abord sur les faits !

3) "Que vous devez obéissance uniquement et exclusivement au Pape François qui est le seul Souverain Pontife régnant actuellement".

Je réponds en empruntant les mots de l'homme né aveugle devant les Pharisiens :

"Il y a une chose que je sais : j'étais aveugle et maintenant je vois !" (cf. Jn 9,25).

Même si Bergoglio était le Vicaire du Christ - mais Dieu merci il ne l'est pas - je ne pourrais jamais obéir à quelqu'un qui : introduit des idoles au Vatican, prêche un nouvel humanisme et une fraternité maçonnique universelle réduisant le catholicisme à une religion comme une autre, intronise la statue de Martin Luther au Vatican - comme s'il s'agissait d'un saint - et commémore un événement néfaste comme la Réforme protestante, offense la Vierge Marie et Jésus-Christ et le sensus fidei de nombreux catholiques, avec des mots et des expressions qu'un pape ne pourrait jamais prononcer, crée un fossé entre la doctrine et la praxis, laissant croire aux gens qu'ils professent la doctrine de toujours et fermant les yeux sur le relativisme moral et la confusion (quelques exemples parmi tous : l'admission à la communion sacramentelle des divorcés remariés qui vivent en couple et le silence devant les bénédictions opérées par de nombreux prêtres, en Allemagne, des couples homosexuels), affirme que les lumières de l'espérance pour l'humanité sont les vaccins et non Jésus-Christ, lumière du monde et Fils de Dieu, et enfin se met à la place de Jésus-Christ lui-même au point d'être un pasteur d'idoles pour beaucoup (on vend déjà ses statues dans les magasins d'articles religieux et ses bougies votives dans les supermarchés) ... (mais ce ne sont là que quelques exemples, malheureusement).

La Parole de Dieu nous enseigne plutôt cela : "Nous devons obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Actes 4:29).

don Enrico Bernasconi

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