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Publié par dominicanus

La version (ou plutôt les versions) de Monseigneur Xuereb à propos de l’appel de Bergoglio à Ratzinger juste après le conclave

 

La versione (o meglio le versioni) del Monsignor Xuereb sulla chiamata di Bergoglio a Ratzinger appena dopo il conclave
La smentita Benedetto XVI non rispose a Bergoglio: Mons. Xuereb smentito dal codice Ratzinger

Écrit par Andrea Cionci (23/07/2022) - Traduction française autorisée: père Walter Covens

 

 

L'épisode que nous allons vous raconter est né d'un commentaire sur le blog de Marco Tosatti par un certain "Don Pietro Paolo", peut-être un prêtre, certainement un bergoglien, certainement spécialisé dans les déclarations implosives.

 

Dans l'une d'entre elles, répondant de manière acerbe à un commentateur pro-Pape Benoît, ledit prêtre déclare : "Il n'y a qu'un seul Pape et c'est François. Benoît lui-même, le reconnaissant comme tel, lui a promis l'obéissance. Vous pouvez le vérifier avec le témoignage de son ancien secrétaire Alfred Xuereb, le récit de "l'ancien secrétaire de Ratzinger".

 

Première erreur : Benoît XVI n'a jamais déclaré que le pape est François, comme nous l'avons également démontré en conflit ouvert avec Massimo Franco, qui ne l'a pas démenti. ICI

 

Deuxième erreur : Benoît XVI a promis révérence et obéissance à son successeur avant le conclave invalide de mars 2013, exactement le 27 février, en prenant congé des cardinaux : donc, pas à Bergoglio. En tout cas, même un prisonnier peut promettre obéissance et révérence à son geôlier, c'est-à-dire le pape illégitime qui a succédé à Benoît, qui n'a pas abdiqué. En effet, le pape Ratzinger est toujours respectueux et cordial envers Bergoglio et ne s'est jamais rebellé contre son sort. ICI

 

Après tout, il n'y a qu'un seul pape et il est lui-même, comme nous l'avons illustré de manière documentée dans le livre d'investigation 'Codice Ratzinger' (éd. Byoblu) qui figure désormais parmi les best-sellers italiens. Pour le reste, vérifions la première version du Maltais Mgr Alfred Xuereb, publiée dans Korazim le 22 décembre 2013. ICI

 

Question : "Père Alfred, étiez-vous avec le pape Benoît lorsque le pape François, nouvellement élu, l'a appelé au téléphone ?"

"Benoît a vécu le conclave et l'élection du nouveau pape avec une grande attente, il était anxieux de savoir qui lui succéderait. Nous avons prié intensément, nous sentant unis à toute l'Église en invoquant le Saint-Esprit. Nous avons suivi le moment de l'"annuntio vobis gaudium magnum" à la télévision. C'était très émouvant d'être présent lors de l'appel téléphonique que le nouveau pape a passé au pape Benoît. Je lui ai tendu le téléphone sans fil, j'entendais Benoît XVI dire : "Merci Saint-Père, et - entendre Benoît dire cela suscitait l'admiration - je vous remercie d'avoir immédiatement pensé à moi et je vous promets désormais mon obéissance et mes prières.

 

Sommes-nous vraiment sûrs que c'était le cas ? Parce que le Saint-Père Benoît XVI, dans "Dernières Conversations", un livre d'entretiens publié en 2016 par Peter Seewald, nous a dit le contraire :

 

Question : "Quelles ont été vos pensées au moment où votre successeur est apparu sur la loggia de la basilique Saint-Pierre? Et lorsque vous avez constaté, de surcroît, qu'il était entièrement vêtu de blanc?"

Pape Ratzinger : "C'est son affaire, après tout, nous étions aussi en blanc. Il n'a pas voulu porter la mosette. Cela ne m'a pas troublé. Ce qui m'a beaucoup touché en revanche, c'est qu'avant même de se rendre sur la loggia il a cherché à m'appeler. Il n'est pas arrivé à me joindre parce que nous étions devant la télévision, justement."

 

De plus, l'utilisation amphibologique du participe "touché" est utilisée par le pape Benoît pour laisser entendre que l'appel téléphonique intempestif et peut-être teinté de triomphalisme de l'usurpateur Bergoglio l'avait agacé (puisqu'il utilise "troublé" pour dire comment cela ne l'avait pas "contrarié" le moins du monde que Bergoglio soit sorti sans sa mosette rouge).

 

Ainsi, Mgr Xuereb, en 2018, raconte à nouveau l'épisode, mais dans une nouvelle version selon laquelle il ne s'agit plus d'un mais, comme par magie, de deux appels téléphiniques, comme le précise même le sous-titre, le journal bergoglien Aleteia dans un article de Gelsomino Del Guercio, un journaliste que nous avons déjà appris à connaître pour sa méthode incorrecte. Ces "deux appels téléphoniques" apparaissent les mêmes jours dans un article de La Stampa rédigé par Andrea Tornielli, aujourd'hui chef de la communication de Bergoglio.

 

"Nous étions dans la salle de télévision," est la nouvelle version de Mgr Xuereb, "où le téléphone est toujours en sourdine, donc nous n'avons pas entendu cela et cela explique le retard du Pape François à sortir à la Loggia. Puis, ils nous ont rappelé pendant le dîner et ont demandé : "Mais où étiez-vous ?". - "Nous étions devant la télé ..." - "Le pape François vous appellera après le dîner". J'ai apporté mon ordinateur portable avec moi, cet appel téléphonique arrive et je tends le téléphone au pape Benoît et je l'entends dire : "Votre Sainteté, dès maintenant je promets mon obéissance totale et mes prières. Ce sont des moments que je ne peux pas oublier".

 

Outre le fait qu'il est un peu difficile d'imaginer Bergoglio en retard pendant des minutes entières pour raccrocher un téléphone qui ne répond pas, nous apprenons qu'il y aurait eu deux appels téléphoniques le soir même. Il est toutefois étrange qu'à nouveau dans "Dernières conversations", le pape Benoît ne mentionne jamais ce deuxième appel téléphonique : il aurait certainement dû dire quelque chose comme "après le premier appel téléphonique, dans lequel il ne m'a pas trouvé, dans le second j'ai pu lui promettre mon obéissance".

 

Au contraire, il précise, avec Seewald, que le soir du conclave, il n'avait pas du tout de contact avec le monde extérieur, donc pas même avec Bergoglio :

 

Question : "Avez-vous suivi le conclave depuis la résidence (de Castel Gandolfo) ? ... Comment était-ce ?"

Le pape Benoît. "Nous n'avons évidemment reçu aucune visite, cela va de soi, et n'avions aucun contact avec le monde extérieur, mais nous avons vu ce que tout le monde a pu voir à la télévision. nous l'avons vu. Nous l'avons beaucoup regardée, surtout le soir du scrutin."

 

De plus, avec une autre amphibologie amusante, le pape Benoît nous fait comprendre que le soir de l'"élection" de Bergoglio, il se désintéressait complètement du faux conclave et regardait autre chose à la télévision : "nous avons vu ce que tout le monde a pu voir à la télévision. Surtout le soir du scrutin."

 

Ce que tout le monde a pu voir... de quoi ? du conclave, ou, en général, ce qu'un Pape a pu regarder à la télévision, c'est-à-dire un film, un documentaire, un talk-show... ?

 

Il est donc objectif que la version de l'évêque Xuereb soit plutôt bancale, mais nous sommes à sa disposition s'il souhaite clarifier la question, peut-être en nous écrivant à codiceratzinger@libero.it. Le soupçon légitime est que le monseigneur, nommé archevêque - précisément en 2018 - par l'antipape François et nonce apostolique en Corée, a été sollicité "par quelqu'un" pour corroborer une certaine version des faits et "mettre une rustine" après la publication, en 2016, de "Dernières conversations". Et Mgr Xuereb, peut-être, ne pouvait tout simplement pas dire non.

 

 

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