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Publié par dominicanus

Écrit par Andrea Cionci (30/01/2022) - Traduction française autorisée : père Walter Covens - À lire avec attention et logique

Écrit par Andrea Cionci (30/01/2022) - Traduction française autorisée : père Walter Covens - À lire avec attention et logique

 
Bisogna leggere con attenzione e logica
Il Codice Ratzinger nel libro di Gänswein rovina la festa ai pro Bergoglio: Benedetto XVI è in sede impedita, Francesco papa illegittimo

 

 

 

Dans le livre récemment publié "Testimoniare la verità" (Témoigner de la vérité) (Ares), de l'archevêque Georg Gänswein, certains ont cherché à discerner des déclarations définitives selon lesquelles Bergoglio est le vrai pape. Nous sommes désolés de jouer les trouble-fête, mais après quelques minutes d'analyse du texte, les mêmes déclarations se sont révélées être parmi les Ratzinger Codes les plus flagrants et les plus raffinés identifiés à ce jour, qui parlent, pour la énième fois, précisément d'un Siège empêché pour Benoît XVI et d'une illégitimité conséquente pour Bergoglio. Vous trouverez l'intégralité de l'enquête ICI en bas de page.

 

Dans le système de communication subtilement logique du vrai pape Benoît XVI que nous avons décrit ICI, RIEN N'EST JAMAIS TEL QU'IL PARAÎT. Attention, dès que vous voyez des mots, des expressions et des constructions de phrases inhabituelles, sortez vos antennes : il y a sûrement une autre lecture logique ou amphibologique (à deux sens), subtile, candide et souvent amicalement humoristique qui s'y cache et qui raconte une tout autre histoire.

 

Commençons par dire que, partout dans le livre, lorsqu'il est question de démission, et de "renonciation au ministère", il n'est pas précisé s'il s'agit d'une démission du ministère-ministerium, ou du ministère-munus. Pour ceux qui ont raté quelques épisodes, la renonciation de Benoît XVI était en fait très libre, volontaire et valable (en tant que fait) pour le ministère-ministerium, l'exercice du pouvoir pratique, PAS POUR LE TITRE PAPAL, d'origine divine : le munus. Par conséquent, ce renoncement au seul pouvoir pratique a conduit Benoît non pas à l'abdication, mais au sede impedita (canon 412), un statut canonique qui fait de lui le seul vrai pape*. Par conséquent, François est un pape illégitime, un antipape, même si ce n'est pas encore "officialisé" : puisque le vrai pape est constitué prisonnier au Vatican, il ne peut pas déclarer ouvertement son adversaire antipape. Tout le "Plan B" anti-usurpation, élaboré dès 1983 ICI est basé EXACTEMENT sur le fait que munus et ministerium en italien se traduisent tous deux par le mot "ministère". Une ambiguïté dans laquelle sont tombés les cardinaux de la Mafia de St-Gall qui voulaient que le pape Ratzinger abdique et qui, au contraire, se sont retrouvés antipape et schismatiques.

 

C'est pourquoi, comme vous le lirez dans cet article ICI, Mgr Gänswein a expliqué en 2016 qu'il y a "deux successeurs vivants de saint Pierre", mais "un seul est légitime". Il y a donc un "membre contemplatif et un membre actif, dans une sorte de ministère élargi" : on en déduit que dans cette sorte de papauté élargie, il y a un pape légitime (Benoît XVI) qui est contemplatif et un illégitime (Bergoglio) qui est au contraire actif. C'est pourquoi Benoît n'est pas seulement "pape", mais "pape émérite" : on l'a compris, étant donné qu'il n'y a pas de jurisprudence pour le pape émérite, l'adjectif vient de emereo, c'est-à-dire le seul des deux qui "a le droit" d'être pape, celui qui le "mérite". Émérite est la qualification qui sert à distinguer le vrai pape du faux.

 

Et maintenant nous arrivons au passage qui a tant réjoui les bergogliens. Nous allons vous le rapporter tel quel, puis nous illustrerons la construction très raffinée typique du Ratzinger Code.

 

Journaliste Paul Badde : Je connais plusieurs cardinaux qui se mettent encore en colère lorsque vous leur parlez du fait que l'Église a actuellement deux successeurs vivants de saint Pierre. Mais vous avez récemment parlé d'une extension du ministère pétrinien, voire d'un renforcement, que le pape Benoît aurait introduit à son rythme. Pourriez-vous expliquer cela de manière un peu plus détaillée ?

 

Mgr Gänswein : Oui, vous faites référence à la présentation d'un livre du professeur Roberto Regoli, dans lequel il fait un premier bilan du pontificat. Il est professeur à l'Université Grégorienne, où le livre a été présenté. J'étais l'une des deux personnes qui ont présenté le livre et, oui, j'ai parlé d'un pontificat renforcé. Pour le dire clairement - car de nombreuses réactions m'ont permis de déduire que l'on m'attribuait des choses que je n'ai pas dites : évidemment, le pape François est le pape légitime, légitimement élu. Ceux qui parlent de deux Papes, l'un légitime et l'autre illégitime, ont donc tort. Ce que j'ai dit en réalité - et ce que Benoît XVI dit aussi - c'est qu'il continue à être présent dans l'"Enceinte de Saint-Pierre" (c'est-à-dire le quartier du Vatican) par la prière et le sacrifice, ce qui apporte des fruits spirituels à son successeur et à l'Église. C'est ce que j'ai dit. Depuis trois ans maintenant, nous avons deux Papes vivants et je souligne que la réalité que je perçois coïncide avec ce que j'ai dit.

 

Badde : Je comprends donc bien qu'il est toujours en fonction, mais seulement dans un rôle contemplatif, sans pouvoir de décision ? Est-ce cela que nous vivons, avec une partie active et une partie contemplative, qui forment ensemble une extension du "Munus Petrinum" ?

 

Mgr Gaenswein : C'est ce que j'ai dit. Pour être encore plus précis : il est très clair que le pape François détient la plena potestas, la plenitudo potestatis (les pleins pouvoirs). C'est lui qui détient la succession de Pierre. Et comme je l'ai déjà dit - il n'y a aucun problème ici. Il ne s'agit pas d'une question de lutte ou de rivalité. Si vous appliquez le bon sens, la foi et un peu de théologie, cela devrait être clair.

 

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Au premier coup d'œil superficiel, tout semble correspondre au récit dominant, mais relisons-le attentivement et à la lumière de la logique : "Pour dire les choses clairement", (donc attention, ouvrez les yeux), on m'a attribué des choses que JE N'AI PAS DITES: : (DEUX POINTS). Dans la langue italienne, la fonction principale des deux points est explicative. Une phrase introduite par deux points sert à CLARIFIER le sens de la proposition qui la précède. Nous avons donc que Mgr Gänswein N'A PAS DIT que François est le pape légitime, et N'A PAS DIT que ceux qui parlent de deux papes, l'un légitime et l'autre illégitime, SE TROMPENT.

 

Nous y sommes ?

 

Et nous en arrivons maintenant à ce que Mgr Gaenswein, en revanche, A DIT, à savoir qu'"il y a deux papes VIVANTS au Vatican et que cela coïncide avec la réalité qu'il PERÇOIT" : mais il ne précise pas lequel des deux papes vivants est légitime ou illégitime. Il perçoit DEUX Papes vivants au Vatican mais, comme ci-dessus, cela n'enlève pas le fait que l'un des deux Papes vivants est légitime et l'autre non. C'est clair ?

 

Dans la question suivante, l'argument devient encore plus drôle. Dans la première affirmation, le pape (illégitime) François DÉTIENT, c'est-à-dire "possède" le pouvoir pratique, les pleins pouvoirs : en fait il commande, il a le ministerium, qui peut le nier ? Dans la deuxième déclaration, Bergoglio DÉTIENT - lire aussi "DÉTIENT EN CAPTIVITÉ" - la succession de Pierre, c'est-à-dire Benoît XVI, le véritable successeur de l'Apôtre. Nous avons donc un double sens pour le verbe détenir, avec une amphibologie parfaite et pleine d'esprit dans le second sens ; détenir-posséder, détenir-tenir un prisonnier.

 

Or, si à la lecture superficielle tout cela semble politiquement correct, le sens subtil que l'on découvre à la loupe, d'un point de vue logique et littéral, n'en fait pas mystère. Ainsi, celle en Ratzinger Code est une lecture PLUS ATTENTIVE et PLUS LOGIQUE, ce n'est pas de la kabbale.

 

Ce qui est extraordinaire, c'est que le pape Benoît et son secrétaire-archevêque continuent, sans se décourager, à dire la vérité, à ne jamais mentir et à ne jamais admettre que Bergoglio est le seul pape légitime. Héroïquement, ils parviennent à "Témoigner de la vérité" bien qu'ils soient canoniquement "prisonniers" in sede impedita, une situation canonique où ils sont légalement "séquestrés", "confinés".

 

Maintenant, attention : ce n'est pas parce que nous remarquons des amphibologies dans le texte, qu'une interprétation vaut l'autre, et donc que les bergogliens peuvent aussi avoir raison. Comme c'est toujours le cas dans le Ratzinger Code, ces constructions verbales et syntaxiques très particulières NE PEUVENT EN AUCUN CAS ÊTRE FORTUITES, également parce qu'elles sont répétées dans des dizaines et des dizaines de cas et que chaque fois, avec leur sous-entendu, elles ramènent invariablement à la même situation canonique du Siège empêché.

 

Par conséquent, si une personne, sur 50 fois qu'on lui pose la question, répond TOUJOURS avec un sous-texte logique qui l'amène à communiquer le contraire de ce qu'elle semble dire, la réalité effective finale est celle d'un emprisonnement ouvertement inavouable et non celle décrite par la version apparente et politiquement correcte, nous y sommes ?  

 

Ainsi, nous pouvons dire sans crainte de contradiction que même dans le livre "Témoigner de la Vérité", Mgr Gänswein rassemble ses interventions parfaitement documentées dans le Ratzinger Code, qui racontent pour la énième fois comment il n'y a qu'un seul pape légitime: le pape émérite Benoît XVI.

 

 

*Une seule fois, dans le livre, il est fait mention de la "renonciation à la papauté", dans le chapitre consacré à l'interview de Hendrik Grot, mais il s'agit d'une erreur de traduction car dans l'interview originale allemande, cette expression est Amtverzicht, voir ICI , ce qui équivaut à la démission du ministerium, comme vous pouvez le vérifier dans la version allemande de la Declaratio ICI , où Amt correspond, en fait, à ministerium, tandis que munus est indiqué avec le mot Dienst. Et nous y reviendrons. 

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