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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

actualites

Réagir contre la menace de l'euthanasie dans les hôpitaux en France

Walter Covens #actualités
    J'attire votre attention sur une dérive qui menace en France la vie dans les lieux mêmes où elle devrait être protégée.

    En effet, le ministre de la Santé vient d’agréer les associations susceptibles de représenter les usagers dans les Conseils d’Administration et les Commissions des usagers des hôpitaux et structures de santé (Arrêté ministériel publié au journal officiel du 24/8/06).

    Parmi elles figure l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), principal promoteur de l’euthanasie légale. On découvre à cette occasion que certains hôpitaux ont anticipé cette décision et que l’ADMD y est parfois le seul représentant des usagers!

    Je vous invite donc fortement à réagir. L'Alliance pour les Droits de la Vie vient de déposer un recours en annulation auprès de la juridiction administrative et de mettre en ligne une pétition. Il faut faire pression sur le gouvernement et les directeurs d'hôpitaux en signant massivement cette pétition pour faire barrage à l'infiltration du lobby de l'euthanasie dans les hôpitaux.


    À toutes fins utiles, je vous rappelle l'enseignement de l'Église à propos de l'euthanasie :

Catéchisme de l'Église Catholique

L’euthanasie

2276 Ceux dont la vie est diminuée où affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.

2277 Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.

Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.

2278 La cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime. C’est le refus de " l’acharnement thérapeutique ". On ne veut pas ainsi donner la mort ; on accepte de ne pas pouvoir l’empêcher. Les décisions doivent être prises par le patient s’il en a la compétence et la capacité, ou sinon par les ayant droit légaux, en respectant toujours la volonté raisonnable et les intérêts légitimes du patient.

2279 Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés.


2324 L’euthanasie volontaire, quels qu’en soient les formes et les motifs, constitue un meurtre. Elle est gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur.



Catéchisme des Évêques de France

581 Ce qui est vrai pour ces conduites de fuite l'est encore plus pour le suicide. Le suicide est objectivement une faute grave. On reconnaît toutefois aujourd'hui qu'il traduit le plus souvent un déséquilibre psychologique profond, tant est fort l'instinct de vie en l'homme.

Parce que l'homme est seulement "l'usufruitier" de sa vie, il ne lui revient pas non plus de décider de mettre fin à ses jours ou à ceux d'une autre personne par l'euthanasie qui est aussi une faute grave. La tentation de l'euthanasie est souvent due à une souffrance trop vive, mais il est possible aujourd'hui de soulager la douleur et c'est un devoir de le faire. Cela est différent de l'acharnement thérapeutique qui met en œuvre des traitements extraordinaires pour un maintien de la vie à tout prix de manière inconsidérée.

La tentation du suicide, comme celle de l'euthanasie, invitent à l'accompagnement humain et spirituel de ceux qui vivent dans la détresse morale ou physique. Le développement des soins palliatifs pour les personnes en fin de vie dans les hôpitaux ou à domicile est une des conquêtes, encore à poursuivre, de cette décennie.


Voici enfin un passage du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église qui parle du devoir pour chaque chrétien de défendre et de protéger la dignité de la personne humaine:

538 Dans l'accomplissement de sa mission, l'Église engage tout le peuple de Dieu. Selon ses différentes articulations et en chacun de ses membres, suivant les dons et les formes d'exercice propres à chaque vocation, le peuple de Dieu doit être fidèle au devoir d'annoncer et de témoigner l'Évangile (cf. 1 Co 9, 16), conscient que "la mission concerne tous les chrétiens" (Jean-Paul II, RM 2).

De même, l'oeuvre pastorale dans le domaine social est destinée à tous les chrétiens, appelés à devenir des sujets actifs témoignant de la doctrine sociale et à s'insérer pleinement dans la tradition consolidée d'"activité féconde de millions et de millions d'hommes qui, stimulés par l'enseignement social de l'Église, se sont efforcés de s'en inspirer pour leur engagement dans le monde" (Jean-Paul II, CA 3). Les chrétiens d'aujourd'hui, en agissant individuellement, ou diversement coordonnés en groupes, associations et mouvements, doivent savoir se proposer comme "un grand mouvement pour la défense de la personne humaine et la protection de sa dignité" (Jean-Paul II, CA 3)

En union de prière avec vous. Que le Seigneur vous bénisse !

L'enjeu des revendications homosexuelles

Walter Covens #actualités
Quatre pages pour comprendre l'enjeu des revendications homosexuelles
Fondation de service politique


En quelques années, le mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe sont subitement devenus une priorité dans le débat public et un standard du conformisme politique. Les militants des « droits homosexuels » sont nettement minoritaires dans leurs propres milieux, mais leurs revendications, très généreusement médiatisées, seront l'un des enjeux majeurs des élections de 2007. Chaque candidat devra se positionner clairement sur des questions devenues décisives.

C'est dans cette perspective que la Fondation de service politique propose une synthèse en quatre pages de l'« état de la question », plaçant la réflexion en amont des concepts habituels afin de refonder les évidences qui semblent perdues de vue.

Pour découvrir ce document, tel qu'il a été adressé à tous les parlementaires en septembre 2006 (format PDF), cliquez sur le lien suivant:



Plan de la Note bleue

MARIAGE HOMOSEXUEL ET HOMOPARENTALITE,
deux pierres d'achoppement pour les élections 2007

I- Un projet subversif : séparer mariage et filiation
II- Mariage : la réalité de la revendication gay
III- L'État et le mariage : une institution objective
IV- L'enfant, ciment de l'institution
V- Les droits de l'enfant limitent le droit à l'enfant



REPONSES À QUELQUES ARGUMENTS

■ L'argument de la discrimination
■ L'argument de l'égalité des droits
■ L'argument statistique
■ L'argument des situations de fait
■ L'argument de l'homophobie

Foi et raison : le discours de Benoît XVI à Ratisbonne

Walter Covens #actualités
J'ai publié dans son intégralité le discours de Benoît XVI à Ratisbonne (Regensburg) sur mon blog :

Marie, éToile de l'évangélisation

(lien ci-contre)

Je vous en souhaite bonne lecture. Ne vous contentez pas des quelques citations hors contexte que les media en proposent. Vous constaterez que ce discours s'adresse en premier lieu à l'Occident, et avant tout aux chrétiens qui opposent la raison à la foi.

LIVRES DU PÈRE M.-D. PHILIPPE

Walter Covens #actualités
Je pense vous rendre service en publiant ici la liste des ouvrages du Père Marie-Dominique Philippe, l'oeuvre de tout une vie, un grain de blé tombé en terre qui portera beaucoup de fruit.

OUVRAGES DE PHILOSOPHIE

Introduction à la philosophie d'Aristote. Éditions universitaires, Paris, 1991, ISBN 2-7113-0455-8 (+).
Jusqu'où l'enquête d'Aristote a-t-elle pénétré la connaissance de l'homme, de l'univers et de l'Être premier? L'ouvrage est complété d'une brève étude des différents traités pour en faciliter l'accès.

Une philosophie de l'être est-elle encore possible? 5 fascicules: I. Signification de la métaphysique ; II. Significations de l'être ; III. Le problème de l'ens et de l'esse (Avicenne et saint Thomas), ISBN 2-85244-036-9; IV. Néant et être (Heidegger et Merleau-Ponty), ISBN 2-85244-037-7; V. Le problème de l'être chez certains thomistes contemporains, ISBN 2-085244-039-3; Téqui, Paris 1975.(épuisé)

Philosophie de l'art. 2 tomes, Éditions universitaires, Paris, 1991, ISBN 2-7113-0449-3, et 1994, ISBN 2-7113-0518-X (+).
Comprendre l'art c'est d'abord remonter à sa source; la philosophie de l'art commence par une philosophie du faire. Ce volume porte plus précisément sur l'analyse philosophique de l'activité artistique, enveloppant tout le faire humain.

L'être. Essai de philosophie première, deux tomes (le second en 2 volumes). (Prix Bordin de l'Académie française), Téqui, Paris 1972-1974. (épuisé)

De l'être à Dieu. De la philosophie première à la sagesse. Téqui, Paris 1977, ISBN 2-85244-281-7. Un tome accompagné de 3 volumes de topique historique: I. Philosophie grecque et traditions religieuses, Téqui 1977; II. Philosophie et foi, Téqui 1978, ISBN 2-85244-342-2; III. Philosophie moderne et contemporaine (à paraître).

Lettre à un ami. Itinéraire philosophique. Éditions universitaires, Paris, 1992, ISBN 2-7113-0411-6 (+).
Chacun aujourd'hui doit s'interroger sur ce qu'il est comme personne humaine. Dépassant les idéologies pour retrouver le réalisme d'une authentique recherche de la vérité, il doit redécouvrir, à partir de ses propres expériences, ce qui donne à sa vie un sens.

Le manteau du mathématicien, Entretiens avec Jacques Vauthier. Mame Éditions universitaires, Paris, 1993, ISBN 2-7113-0511-2 (+).
Une introduction au monde scientifique destinée à un public cultivé mais non spécialisé, à travers un entretien entre le mathématicien J. Vauthier et le théologien dominicain M.D. Philippe.

De l'amour. Mame, Paris, 1993, ISBN 2-7289-0767-6 (+).
L'amour est ce qu'il y a de plus grand en l'homme: c'est ce qui lui permet de se dépasser lui-même dans la découverte de l'autre, d'aller plus loin dans l'épanouissement de toutes ses richesses. Essayer de comprendre ce que représente ce dépassement pour notre vie humaine et divine, c'est pénétrer plus avant dans la compréhension de ce qu'est l'homme.

Retour à la source. Tome I. Pour une philosophie sapientiale. Fayard, Paris, 2005, ISBN: 2-213-62146-2 (+)
Cet ouvrage propose un "itinéraire vers la source", un essai de renouveau de la pensée philosophique dans ce qu'elle a de plus profond, à partir de l'expérience humaine. Dans un climat comme le nôtre, nous comprenons difficilement le sens et le rôle de la philosophie: c'est la sagesse qui est défigurée et dont on a perdu le sens aujourd'hui. Il n'est donc pas secondaire de reprendre une vraie recherche philosophique pour elle-même, pour contribuer à redécouvrir ce que sont l'intelligence et le cœur de l'homme dans ce qu'ils ont de plus profond.



OUVRAGES DE THÉOLOGIE SPIRITUELLE

Le mystère de l'amitié divine. Luff-Egloff, Paris. 1949 (épuisé).
"Il n'est pas suffisant de dire que l'amour découle de Dieu. Non seulement l'amour descend de Dieu, mais il descend de Dieu parce que Dieu est lui-même Amour. Voilà où il faut s'élever si l'on veut entrevoir toute la profondeur de ce mystère d'amour et en deviner tous les abîmes. La lumière qui doit donc éclairer toute notre étude est cet Amour divin en lui-même: Dieu-Amour."

Un seul Dieu tu adoreras. (Je sais-je crois, 16), Arthème-Fayard, Paris, 1958 (réimprimé*).
"L'homme ne peut être parfaitement lui-même que dans la mesure où il reconnaît les droits souverains de son Dieu créateur sur lui-même. Tant qu'il n'a pas découvert Dieu et ne reconnaît pas ses droits, pensant qu'il est son unique maître, il n'a pas découvert Celui qui est sa source et sa fin. Il demeure alors comme un errant vagabond qui ne sait où il va ni d'où il vient."

Mystère de Marie. Croissance de la vie chrétienne. La Colombe, Paris, 1958 (réimpression: Aletheia, Fayard, Paris, 1999, ISBN:2-213-60352-9).(+)
Il appartient au théologien de contempler dans la foi, au-delà de la dévotion populaire, la personne de Marie, l'Immaculée, Mère de Dieu, modèle de la foi, de l'espérance et de la croissance de l'amour divin.

Mystères de miséricorde : 1. L'Immaculée Conception ; 2. La Présentation de Marie ; 3. L'Annonciation. Saint Paul, Fribourg, 1958 and 1960 (réimpression: Parole et Silence, Saint Maur, 2000, ISBN: 2-84573-045-4). (+)
Marie est pure créature. La miséricorde l'enveloppe donc dès le point de départ, totalement et complètement. Toute sa vie elle ne cesse de recevoir en plénitude la miséricorde du Père.

Saint Thomas docteur, témoin de Jésus. Saint Paul, Fribourg-Paris, 1992, ISBN 2-85049-501-8 (+).
"Toute la vie de Thomas d'Aquin a été consacrée d'une manière extraordinairement assidue à la recherche de la vérité." Introduction à l’œuvre philosophique, théologique, et spirituelle de saint Thomas d'Aquin.

Mystère du Corps Mystique du Christ. La Colombe, Paris, 1960 (épuisé).
Ce livre nous met en présence de la Révélation du Mystère du Corps mystique fait à saint Paul et nous montre comment saint Jean, en son Apocalypse, et en son Evangile, nous en manifeste les ultimes exigences.

Analyse théologique de la Règle de saint Benoît. La Colombe, Paris, 1961 (épuisé).
"Pour dégager de la Règle la modalité particulière selon laquelle saint Benoît considère l'esprit évangélique et la manière dont il envisage les moyens capables de nous sanctifier, il faut d'abord comprendre que saint Benoît veut faire de son monastère une maison de Dieu, donc une maison de prière."

La Symbolique de la messe. La Colombe, Paris, 1961 (épuisé).
"Si la symbolique de la messe est une symbolique qui, pour le croyant, est en premier lieu une symbolique le reliant au geste et à l'action du Christ crucifié et glorifié, cela n'empêche pas que cette symbolique assume, en la purifiant, toute la symbolique religieuse. Car le Christ, Fils de Dieu, est le Roi de l'univers. En lui, tout l'ordre de l'univers est recréé."

Le mystère de l'Église. "Verse et controverse", Beauchesne, Paris, 1961 (*).
Dialogue œcuménique entre le Père Marie-Dominique Philippe et le pasteur Albert Finet sur le mystère de l'Eglise.

Le mystère du Christ crucifié et glorifié. Fayard, Paris, 1996, ISBN 2-213-59774-X (+).
Une étude de théologie mystique qui considère le Christ crucifié comme la sagesse du chrétien. La Croix est la manifestation et la don de l'amour personnel de Jésus pour le Père et pour les hommes.

L'étoile du matin. Entretiens sur la Vierge Marie. Le Sarment-Fayard, Paris, 1989.
Le pape Jean-Paul II écrit au début de son encyclique Redemptoris Mater: "Dans la nuit où était attendu l'Avènement, Marie commença à resplendir comme une véritable étoile du matin." A l'aube du troisième millénaire, Marie apparaît toujours comme cette étoile qui précède le Christ soleil de justice, source cachée de tout renouveau dans l'Eglise. Elle nous enseigne les exigences propres de l'Esprit Saint sur l'Eglise d'aujourd'hui. Elle nous redit sans cesse notre bonheur d'enfants de Dieu, choisis, aimés, sauvés par lui.

Les trois sagesses. Fayard, Paris, 1994, ISBN 2-213-59252-7 (+).
Dans ce livre d'entretiens, très vivant et accessible, le père Philippe transmet l'essentiel de ses recherches sur l'homme et le mystère du Christ. Trois maîtres l'ont profondément marqué: Aristote, saint Thomas d'Aquin et saint Jean. Partant de ces hommes exceptionnels, il expose le développement de sa propre pensée, en quête incessante des trois grandes sagesses philosophique, théologique et mystique.

Suivre l'Agneau. Retraite sur l'Évangile de saint Jean prêchée à des jeunes. Éditions Saint Paul, Versailles, 1995, ISBN 2-85049-637-5 (+).
Commentaire du Prologue de saint Jean et des onze premiers chapitres de la Genèse. Sur un ton très familier, l'auteur dialogue avec son auditoire tout en livrant une réflexion théologique nouvelle, à la lumière de saint Jean.

Suivre l'Agneau partout où il va. Tome 2. Éditions Saint Paul, Versailles, 1999, ISBN 2-85049-781-9 (+).
Ce second volume nous invite à entrer avec Jean dans le rythme profond de la vie apostolique de Jésus, à partir des noces de Cana.

"J'ai soif". Entretiens sur la sagesse de la Croix. Éditions Saint Paul, Versailles, 1996, ISBN 2-85049-680-4 (+)
Les sept dernières paroles de Jésus prononcées sur la Croix sont en premier lieu pour Marie et nous devons en vivre grâce à elle et en Elle, afin de pouvoir comprendre de l'intérieur ce cri de soif et la blessure du Cœur de Jésus, qui doit habiter toute notre vie chrétienne.

Le mystère de Joseph. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN 2-85049-699-5 (+).
Saint Joseph n'est bien souvent invoqué que pour des demandes de biens temporels. Ce petit enseignement développe tous les aspects du mystère de sa sainteté, directement impliquée dans le mystère de l'incarnation du Christ.

L'acte d'offrande. Retraite avec la Petite Thérèse. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN: 2-85049-727-4 (+).
La sainteté de Thérèse se caractérise par une recherche incessante de vérité et par l'ardeur de son désir qui est comme l'écho du cri de soif de Jésus à la Croix. Ne dit-elle pas, avec l'audace prodigieuse de l'enfant, qu'elle a trouvé le secret pour s'approprier la flamme de l'amour divin? Elle exprime ici quelque chose de particulièrement important pour notre monde mené par des idéologies qui, en prônant la laïcité et l'efficacité, entraînent les jeunes dans l'angoisse et le désespoir.

Le secret du Père. Saint-Paul, Versailles, 1997, ISBN: 2-85049-851-3 (+).
"Dieu, personne ne l'a jamais vu; un Dieu, Fils unique qui est dans le sein du Père, Celui-là l'a fait connaître" (Jn 1, 18). Il se révèle à nous dans l'Incarnation. Le Père nous fait vivre de son propre mystère comme source d'amour. Le Père est celui qui se donne. Il nous attire à lui dans l'offrande de son Fils crucifié.

"Je suis venu jeter un feu sur la terre". Entretiens sur les Béatitudes. Mame/Hommes de Parole, Paris-Genève, 2001, ISBN: 2-7289-0993-8 (+).
Qui est Dieu? Dieu dans la vie de tous les jours, l'Ancien Testament, les Evangiles, l'Eglise, le scandale de la Croix, la division des chrétiens, la souffrance, le mal, la mort, la solidarité, l'amour humain, la politique, la guerre, le message du Christ et l'Espérance dans les grandes épreuves de notre temps. Toutes ces questions sont ici éclairées à la lumière des Béatitudes qui seules permettent de saisir l'œuvre de la grâce chrétienne et la transformation qu'elle opère en nous.

Suivre l'Agneau. Lumière du monde. Tome 3 Médiaspaul, Paris, 2005, ISBN: 2-7122-0929-X (+).
Après les grandes éclosions de la vie apostolique de Jésus (cf. les tomes 1 et 2), le P. Philippe continue son commentaire de l'évangile de Jean (chapitres 6 à 11) en nous faisant entrer dans le temps des grandes luttes du Christ. Dans les moments chaotiques de sa vie publique, Jésus se donne davantage. Les sept grandes affirmations "Je suis" de Jésus au milieu des luttes nous aident à découvrir les sept manières dont il nous prend et nous transforme pour réaliser entre lui et nous un mystère d'unité.

A l'âge de la lumière. Dialogues avec la pensée des hommes. Ad Solem, Genève, 2006. (+) ISBN: 2-88482-056-6
Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine a offert au Père Marie-Dominique Philippe la possibilité de faire se réfléchir la pensée des hommes dans la lumière des trois sagesses philosophique, théologique et mystique. Des extraits de Camus, Baudelaire, Marie Noël, Gide, Mauriac, Newman, Lacordaire, parmi tant d'autres, en donnant voix à l'expérience humaine dans sa variété, sont ainsi pour le Père Philippe l'occasion de dire ce qui demeure en lui l'essentiel au soir de sa vie.



OUVRAGES DE PÉDAGOGIE FAMILIALE

Liberté - Vérité - Amour. Aletheia, Fayard, Paris, 1998. ISBN 2-213-60196-8 (+).
Le sens de la vie, la contestation face au conformisme, la recherche de la vérité, la soif de liberté, l'exercice de l'autorité, le sens du mal... Les jeunes posent des questions qui nous semblent maladroites mais qui sont, en réalité, radicales et en décalage avec ce que nous percevons de leur comportement.

Au cœur de l'amour. Entretien sur l'amour, le mariage et la famille. Le Sarment-Fayard, Paris, 1987, ISBN 2-213-02009-4 (+).
Quel est le projet de Dieu sur le couple? Quelles sont les différences essentielles entre l'homme et la femme? Quelle est leur vocation respective? Pourquoi la monogamie? Pourquoi baptiser les petits enfants? Pourquoi l'Eglise interdit-elle la pilule et le remariage des divorcés? Qu'est-ce que l'amour?
Voilà un aperçu des quelque cent cinquante questions que nous avons posées au Père Philippe sur les thèmes de l'amour et de la vie sexuelle, du mariage, de la famille et de l'éducation.




VIDÉOS ET CDs

"Les Béatitudes". Une série d'entretiens avec Alain Michel. Hommes de Paroles/DCX, 2001.
Tout au long de ces entretiens, le Père Marie-Dominique Philippe rapproche les sept présences du Christ des sept Béatitudes. Une série de dix cassettes vidéo VHS disponible en écrivant à l'adresse suivante:

Congrégation Saint Jean
Prieuré Saint Joseph
42590 Saint Jodard
Le Rosaire. Vivre avec Marie. Conférence donnée en 2000 (durée: 38 minutes).
"Le Rosaire doit être pour nous un moyen de ne pas quitter Marie, de vivre avec elle, c'est le moyen préféré de l'Eglise pour cela. Vivre les mystères du Rosaire, c'est se familiariser avec Marie, la prendre comme compagne, lui demander de nous apprendre à sanctifier toute notre vie."

Un CD disponible en écrivant à l'adresse suivante:
Congrégation Saint Jean
Prieuré Saint Joseph
42590 Saint Jodard
Catalogue 2006 du Service Audio des Sœurs de Saint Jean



(*) Cet ouvrage est disponible à Notre-Dame de Rimont - 71390 Fley.
(+) Cet ouvrage est disponible à la librairie La Procure.

(avec l’aimable autorisation de la Communauté Saint-Jean)
http://www.stjean.com/

La virginité perpétuelle de Marie

Walter Covens #actualités
Mon père,

       Je crois en Dieu, en Lui et en toutes les vérités révélées et enseignées par l'Eglise (catholique) car Il ne peut ni se tromper ni nous tromper, mais il y a une question que je voudrais vous poser et qui n’a pas de liens apparents avec votre texte : en quoi la Très Sainte Vierge Marie est-elle restée vierge toute sa vie... ?

       Pour tout vous dire, j'attends une réponse bien précise : il semblerait que Notre très chère Maman appartiendrait à une tribu où les jeunes filles -peut-être pas toutes - faisaient vœu de chasteté, s'offrant ainsi à Dieu, très jeune. Si vous en avez entendu parler, je vous remercie d'avance de nous faire partager tout ce que vous savez. De Guadeloupe


       Cette question m’est posée le jour de la fête de Ste Anne et S. Joachim. La lecture patristique (tirée d’un Père de l’Église) de l’office des lectures de la Liturgie des Heures (ou Prière du Temps Présent) de cette fête est tirée d’une homélie de S. Jean de Damas (v. 650 – v. 750), qui, en parlant de des parents de Marie, dit ceci : " À cause de votre vie chaste et sainte, vous avez produit le joyau de la virginité, celle qui devait être vierge avant l’enfantement, vierge en mettant au monde, vierge après la naissance ; la seule toujours vierge d’esprit, d’âme et de corps ".

       Avant lui, d’autres, comme Tertullien et S. Jérôme, se sont montrés plus hésitants. Mais dans plusieurs conciles des premiers siècles, on trouve l’expression " toujours vierge " appliquée à Marie. Au 16e siècle, le Pape Paul IV adjure de revenir sur leurs erreurs ceux qui nient que Marie est vraiment la Mère de Dieu et est " demeurée dans l’intégrité virginale avant, pendant et perpétuellement après l’enfantement ". Le Concile du Latran (649) est le premier Concile à affirmer la virginité de Marie pendant et après l’enfantement : " Si quelqu’un ne confesse pas (…) que Marie sainte, toujours vierge et immaculée, est mère de Dieu, puisque le Dieu Verbe engendré de Dieu le Père avant tous les siècles, elle l’a, à la fin des siècles, conçu spécialement et véritablement du Saint Esprit, sans semence humaine, et enfanté sans corruption, sa virginité demeurant non moins inaltérée après l’enfantement, qu’il soit condamné. " C’est depuis ce jour que la virginité de Marie, Mère de Dieu, dans la conception, dans et après l’enfantement, fait partie de la foi chrétienne. Les premiers Réformateurs protestants eux-mêmes, Calvin comme Luther, ont maintenu, sur la seule base de l’Écriture, la croyance en la virginité perpétuelle de Marie.

       Pour eux, comme pour nous donc, l’objection souvent entendue aujourd’hui de la mention des " frères " et des " sœurs " de Jésus, n’a aucune valeur sérieuse. Tout exégète sait que le mot grec " adelphos ", traduit par " frère ", est lui-même la traduction du mot hébreu " Ah " qui désigne non seulement les enfants du même père et/ou de la même mère, mais très souvent aussi (comme encore maintenant dans les langues africaines) un cousin, un neveu et même un parent éloigné. S. Marc nous dit que la mère de Jacques et de José, qui sont appelés " frères de Jésus " (Mc 6, 3), est Marie, femme de Cléophas (Mc 14, 40).

       En ce qui concerne la " tribu " où des jeunes filles faisaient vœu de virginité au temps de Jésus, il s’agit sans doute de Qumrân, chez les Esséniens, aux bords de la Mer Morte. Mais à l’époque de Jésus, la vie chaste et continente commençait à peine à être envisagée comme possible. N’oublions pas, toutefois, que Mairie est l’Immaculée Conception, et qu’elle a pu, en ce domaine comme en bien d’autres, être en avance sur son temps.

       Il y aurait bien d’autres choses à dire. J’espère avoir répondu à l’essentiel de ta question. Sinon, n’hésite pas à me relancer.

Vive les vacances !

Walter Covens #actualités
Le temps des vacances a commencé depuis quelques jours. Bonnes vacances pour ceux qui en ont. Bon courage pour ceux qui n’en ont pas. Et pour tous, fidélité à la méditation quotidienne de la Parole de Dieu et fidélité à la messe dominicale. Et si parmi vous il y avait de gentils et compétents professeurs ou traducteurs d’anglais, d’espagnol, d’italien, d’allemand, etc…, qui auraient un peu de temps pendant leurs vacances pour traduire quelques-unes de mes homélies dans leur langue favorite, je ne dirais pas non. D'autres pourraient en bénéficier. Pour ma part, avec la grâce de Dieu, je resterai sur la brèche sans interruption cette année, et je continue en tout cas de compter sur votre prière. " Et à présent je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce " (Ac 20, 32), comme je le fais chaque jour.

Coupe du monde de football

Walter Covens #actualités
Les choses se corsent... Nous arrivons au stade des quarts de finale. Les affrontements sportifs (espérons-le) seront de haut niveau. Allemagne - Argentine, France - Brésil, sans parler des autres. Hier, ma coiffeuse, en me coupant les cheveux, m'annonçait que pour ce samedi 1er juillet, elle n'avait eu aucune demande de rendez-vous. Et elle coiffe une majorité de dames ! Pour ma part, je souhaiterais qu'un prix spécial soit accordé au joueur ayant joué le plus longtemps dans cette Coupe du monde sans recevoir de carton. Mais ce prix-là ne sera attribué qu'au Ciel, sans doute. Je note aussi que, parmi les joueurs, ceux dont on dit qu'ils prient le plus, ne sont pas pour autant les derniers pour tirer les maillots et faucher les tibias... Comme quoi on peut avoir l'esprit très religieux tout en ayant un comportement pas très chétien. Pour finir, je vous conseille d'aller faire un tour à l'adresse suivante : http://www.diocesedenice.com/article-3028991-6.html. Vous y trouverez un article de Mgr Sankalé, ancien évêque de Cayenne (Guyane) et maintenant évêque de Nice. L'article est intitulé : "Ne zappons pas trop vite. " Bonne lecture, et bons matchs !

S. Pierre et S. Paul: L'Evangile dans la tempête

Walter Covens #actualités

Aujourd'hui nous célébrons la solennité de S. Pierre et de S. Paul, tous les deux martyrisés à Rome, où ces deux colonnes de l'Église ne sont jamais séparées. Prions aujourd'hui d'une manière particulière pour le Saint Père, et aussi pour l'Église de Rome, dont nous fêterons demain tous les martyrs des premiers siècles.

 

L'ÉVANGILE DANS LA TEMPÊTE D'AUJOURD'HUI : UN SONGE QUI DONNE À REFLECHIR

 

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  Le 30 mai, dans la soirée, S. Jean Bosco eut une vison qu'il raconta à ses collaborateurs et à ses disciples. La voici, dans une version abrégée.

"Je me vis sur une petite île formée d'un rocher au milieu de la mer. Une violente tempête faisait rage. Je vis alors un grand et puissant navire, secoué d'un bord et de l'autre par cette tempête. Sur le navire, je vis le Pape, des cardinaux, des évêques, des prêtres, des religieux et beaucoup de gens. Et je compris : Ceci doit représenter la sainte Église catholique. Je vis de nombreux autres puissants bateaux autour du grand navire de l'Église. Mais c'étaient tous plus ou moins des bateaux ennemis, qui assaillaient le navire de l'Église et lui causaient de grands dommages. Lors d'une attaque particulièrement violente, je vis que le Pape lui-même fut gravement blessé, qu'il perdit tout son sang et mourut. Mais les cardinaux qui se trouvaient sur le navire de l'Église, élurent aussitôt dans leurs rangs un nouveau Pape. La nouvelle de la mort du Pape ainsi que celle de l'élection de son successeur se répandirent simultanément à travers le monde. Le nouveau Pape se chargea d'une mission fort difficile. Le navire de l'Église subissait d'effroyables dommages et semblait perdu face à la supériorité écrasante des ennemis ; ceux-ci croyaient déjà triompher. Mais je vis alors deux magnifiques colonnes de lumière se dresser verticalement, sortant soudain des ténèbres et de la mer agitée par la tempête. En haut de la première colonne de lumière, je vis se balancer une grande et magnifique hostie blanche et sur la colonne elle-même je vis un tableau portant l'inscription : Salus credentium, c'est-à-dire, Salut des croyants. Sur l'autre colonne de lumière, un peu plus petite et quelque peu en recul, je vis au sommet la statue de Marie, la Mère immaculée de Dieu. Sur cette colonne, je vis un tableau portant l'inscription : Auxilium christianorum, c'est-à-dire Secours des chrétiens. Lorsqu'au coeur de la tempête, dans l'obscurité, en grande misère et détresse, cette merveilleuse apparition lumineuse survint, tous ceux qui se trouvaient sur le navire de l'Église furent remplis d'un nouvel espoir. Et le Pape nouvellement élu donna l'ordre de diriger le navire de l'Église vers ces deux colonnes de lumière. Il l'y fit attacher et ancrer solidement. Lorsque cela fut fait, la tempête s'apaisa, les ténèbres se dissipèrent et un jour magnifique se leva. Je vis alors que les bateaux ennemis se trouvèrent dans une très grande confusion, se jetèrent les uns sur les autres et se sabordèrent ou se firent sauter eux-mêmes. D'autres s'éloignèrent et disparurent aux regards. De nombreux naufragés venant des bateaux détruits nagèrent et ramèrent sur les épaves jusqu'au navire secourable de l'Église et y furent miséricordieusement accueillis et sauvés. " S. Jean Bosco racontait souvent cette vision et lui donnait l'explication suivante : "L'Église va devoir traverser des temps difficiles et subir de très graves dommages. Mais le Ciel lui-même interviendra de façon secourable. La période difficile touchera un jour à sa fin et ce sera la paix. "

Le 29 juin est aussi la date traditionnelle pour l'ordination des prêtres. Prions aussi pour eux, afin qu'ils soient fidèles. "Le Sacerdoce, disait Jean-Paul II à des prêtres, est un véritable mystère au sens chrétien du mot, c'est-à-dire une réalité dont nous connaissons une face mais dont l'autre nous échappe parce qu'elle vient de Dieu et rejoint Dieu. Frères très chers, il nous est demandé à tous de croire au Sacerdoce comme nous croyons au Baptême et à l'Eucharistie. Or, pourrons-nous jamais épuiser par exemple la signification du Baptême ? Il en est de même pour le Sacerdoce. La première fidélité demandée à un prêtre est de continuer à croire à son propre mystère, de persévérer dans la foi à ce don de Dieu qu'il a reçu." (au Gabon, le 17 février 1982)

Note sur les psaumes "imprécatoires"

Walter Covens #actualités
Certains Psaumes ou passages de Psaumes qui appellent à la vengeance font difficulté. Et l'on a de la peine à croire que le Christ les a priés. S. Thomas d'Aquin, qui reprend ce que disait déjà S. Augustin, enseigne que les imprécations contre les ennemis peuvent s'entendre de quatre manières : 1) comme des annonces prophétiques (et non des souhaits) des malheurs à venir ; 2) comme des châtiments temporels qui visent la correction et la conversion des pécheurs ; 3) comme visant le règne du péché, ou du Tentateur (et non les pécheurs) ; 4) comme une volonté d'adhésion à la volonté divine qui châtie ceux qui s'endurcissent dans le péché. Voici le commentaire qu'en fait mon professeur de théologie morale (Servais Th. Pinckaers, dans son livre : La prière chrétienne, Éd. universitaires Fribourg Suisse, 1989, p. 253) : "Les psaumes imprécatoires, étant des prières, comportent nécessairement la remise entre les mains de Dieu du soin de faire la justice selon ses vues à lui qui sont plus pénétrantes que les nôtres et qui associent toujours la justice à la miséricorde. De ce fait, ces prières, si vigoureuses qu'elles soient, contiennent toujours un dépassement du désir de vengeance qui consiste proprement dans la volonté de se faire justice à soi-même, selon ses vues et ses sentiments propres. S'en remettre à un autre, et surtout à Dieu, pour juger de la justice et l'accomplir, produit une ouverture et un dépassement qui brisent le cercle de l'égoïsme vengeur. Les prières imprécatoires sont donc des appels légitimes au jugement de Dieu, mais précisément à cause de cela, elles nous entraînent à remettre notre cause à une justice meilleure que nos idées et nos sentiments humains. Aussi les prières imprécatoires peuvent-elles servir à notre éducation et à notre progrès dans les voies de la justice selon Dieu, qui constitue une dimension nécessaire de la charité et de la miséricorde, car, comme l'écrit saint Thomas à propos de la 5me béatitude : La justice sans la miséricorde est cruauté, et la miséricorde sans la justice est la mère de la dissolution." C'est certainement dans ces dispostions que Jésus a prié et continue de prier ces psaumes. Et l'on peut déplorer le fait que ces psaumes, du moins en partie, ont été supprimés dans la "Prière du Temps Présent". À l'époque, des théologiens, dont le Père Vesco, professeur d'Écriture Sainte à Toulouse, (qui me l'a dit), avaient protesté contre ces suppressions. Malheureusement ils n'ont pas été entendus. Précisons, contrairement à ce que l'on pourrait penser, que ces prières ne se trouvent pas seulement dans l'Ancien Testament. Un seul exemple que je propose à votre méditaiton : " Lorsqu'il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d'une voix puissante : - Jusques à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? Alors on leur donna à chacun une robe blanche en leur disant de patienter encore un peu, le temps que fussent au complet leurs compagnons de service et leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux." (Ap. 6, 9-13) Pour terminer, voici une anecdote assez amusante, racontée par le Père Vesco à ce sujet, lors d'une session sur les Psaumes. Un été il avait été appelé à remplacer pour un temps le recteur du sanctuaire dédié à Ste Marie Madeleine, à la Sainte Baume, en Provence (aucun lien avec le Da Vinci Code). Avant son départ, le recteur lui montre une urne dans laquelle, chaque jour, les pèlerins déposent leurs intentions de prière. Et le lendemain, il célébrait l'eucharistie à toutes ces intentions. Le premier jour après le départ du recteur, le Père Vesco n'avait pas oublié, et le soir venu, il vide l'urne qui contenait beaucoup d'intentions de prière. Par curiosité il en lit quelques unes, parmi lesquelles celle-ci : "Sainte Marie Madeleine, si tu me débarrasses de mon mari, je te promets de t'aimer plus que le bon Dieu." Il y aurait beaucoup de choses à redire sur cette manière de prier, mais enfin, il vaut mieux prier comme cela ... que d'empoisonner son mari ! Et on ne saura jamais comment le Seigneur et Marie Madeleine s'y sont pris pour rectifier la prière de cette dame, à l'intention de laquelle le Père Vesco a célébré la messe le lendemain. Mais on peut leur faire confiance.

À propos de Judas

Walter Covens #actualités
Le sort de Judas a toujours intrigué et a fait l'objet de pas mal de commentaires et de spéculations. La littérature est abondante et couvre les siècles. Ces dernières semaines, il est revenu à la une de l'actualité à l'occasion de la publication de "L'Évangile de Judas". Mettons d'abord en garde d'abord contre la tentation de tous les temps d'une curiosité malsaine qui n'est qu'un alibi pour ... ne pas se convertir ; ensuite contre celle, de jadis surout, de décréter que Judas est un enfer ; et enfin contre celle, d'aujourd'hui surtout, de vouloir réhabiliter Judas à tout prix. "Dans les profondeurs de l’inconscient collectif, Judas le déicide, le suicidé, ne serait-il pas une des figures de l’homme moderne ?" (Jacqueline Sayerle) Le fait est que nous ne savons rien du sort éternel de Judas. Donc, on peut toujours prier pour le salut de son âme, comme pour le salut de n'importe quelle âme du purgatoire. On connaît la remarque de François Mauriac sur Judas : “Il s’en est fallu de très peu que les larmes de Judas ne fussent confondues, dans le souvenir des hommes, avec celles de Pierre. Il aurait pu devenir un saint, le patron de nous tous qui ne cessons de trahir.” (Vie de Jésus, p.229). Mais l'Église, qui canonise une multitude de saints, en nous assurant qu'ils sont allés au ciel au moment même de leur mort, n'a jamais porté un jugement équivalent pour l'enfer ! Dans la "Divine Comédie", Dante met Judas au fond de l'enfer. Mais Dante n'est pas l'Église. En ce qui concerne le passage de l'évangile de dimanche : "Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie" (Jn 17, 11-12), voici ce que l'on peut dire : 1. Jésus prononce les paroles de cette prière le soir du jeudi saint. À ce moment-là, Judas a déjà fermement décidé - mais n'a pas encore exécuté son dessein - de livrer Jésus. La précision est importante. Dans son commentaire (Jean, le dscours d'adieu, 2e tome, p. 241), Adrienne von Speyr fait une remarque qui a de quoi nous étonner, mais qui me parâit très juste : "Le péché prémédité que l'on va commettre est pire que le péché commis. Aussi longtemps que quelqu'un a l'intention de pécher, il est incapable de le regretter. Quand le péché est commis, il peut y avoir une voix ouverte vers la contrition et la confession. Avant, il est incapable de regretter et ne peut donc recevoir ni pardon ni absolution. Un homme qui meurt au moment où il est bien décidé à commettre un péché grave est plus mal loti au jugement que celui qui l'a déjà commis, parce que pour ce dernier l'acte accompli ne peut plus lui barrer le chemin du retour." C'est la raison pour laquelle Jésus, à ce moment-là, "ne peut pas le présenter au Père comme un sauvé". Et Adrienne ajoute : "S'il doit être sauvé, ce ne sera que par la croix elle-même"... 2. Jésus, en appelant Judas "le fils de perdition" n'a pas voulu dire qu'il serait certainement damné. Les Sémites utilisent volontiers la tournure "fils de" dans le sens de "mériter", par exemple, la mort. En 2 S 12, 5 on traduit habituellement : "Il mérite la mort (ou : il est digne de mort), l'homme qui a fait cela." Littéralement, le texte dit : "fils de mort" (cf. note de la trad. Osty, qui renvoie aussi à 1 S 20, 31 et 1 S 26, 16). 3. "de sorte que l'Écriture soit accomplie", et non pas "afin que l'Écriture fût accomplie", car la préposition grecque "hina" a souvent un sens consécutif, et c'est le cas dans ce passage. "L'Écriture n'est pas une prédétermination à laquelle un individu ou les évènements doivent se plier : prédire n'est pas provoquer." (X. Léon-Dufour) "La trahison de Judas, prévue dans l'Écriture (cf. Ps 41, 10 ; Jn 13, 18) a eu lieu, non pas parce qu'elle était prévue, mais par la libre volonté de l'homme que Dieu, dominant l'histoire, connaît et respecte toujours." (G. Zevini)

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