C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
Mais cette vocation engage une responsabilité aux yeux de tous : de véritablement correspondre au signe présenté car sinon le contre témoignage devient flagrant. La défaillance provoque un détournement de la vérité. Ainsi le disciple qui doit être sel, peut perdre sa force de saler ; il n’assaisonne plus rien, et toute la nourriture a un goût fade pour la communauté qui l’entoure.
En disant « vous êtes » Jésus s’adresse par-là à l’Église ou à la communauté dans son ensemble, et aussi bien au chrétien individuel. Un chrétien qui ne vit pas les béatitudes ne rayonne plus
rien ; il ne doit pas s’étonner d’être jeté à la rue et piétiné.
De même pour la lumière mise sous le boisseau. Cette lumière de la parole peut être détournée ou travestie car on peut abuser de son prestige et de sa sagesse pour son seul profit, la
transformant en fausse lumière puisqu’elle ne renverrait plus la foi de la communauté, à la force et à la lumière de Dieu. Ainsi celui qui met la lumière sous le boisseau est celui qui se met en
lumière ou utilise la lumière de Dieu pour son profit et du coup fait immédiatement s’éteindre la lumière de Dieu par manque d’air : notre « boisseau » l’étouffe.
(à suivre)