C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
La page de l'Évangile nous présente le Baptiste à titre d'exemple emblématique du « témoin parfait », de l'annonciateur excellent et exemplaire. L'éminence du témoignage du Baptiste est affirmée en un double sens : en ce qui concerne le contenu du témoignage, et en ce qui concerne son style.
Concernant le contenu :
Le Baptiste définit Jésus : « l'agneau de Dieu », venu enlever les péchés du monde. Le IVe évangéliste ouvre ainsi son récit, en anticipant vite le rôle messianique et salvifique de Jésus, à travers les paroles du Baptiste. L'agneau, en effet, renvoie à l'idée de salut : il est le don de la libération, que le peuple d'Israël immole après la fuite de l'Égypte ; l'agneau rappelle la figure du Serviteur du Seigneur, image messianique décrite par le prophète Isaïe au ch. 53 : « Comme un agneau mené à l’abattoir, comme une brebis muette devant ceux qui la tondent » ; l'agneau, enfin, rappelle l'image de l'agneau victorieux de l'Apocalypse, qui, lors de la clôture de l'histoire détruira définitivement le mal et le péché. Jean-Baptiste est par conséquent le témoin autorisé, qui connaît exactement l'identité de Jésus et le but de sa venue au milieu des hommes.
(à suivre)