C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez

La peine de Jésus me causa une grande douleur. Aussi je voulus lui demander pourquoi il souffrait tant. Je n’eus aucune réponse. Cependant son regard se dirigeait vers ces prêtres, et comme s’il était las de les regarder, il détacha son regard vers moi. À ma grande douleur, je vis deux larmes lui sillonner les joues. Il s’éloigna de cette multitude de prêtres, une expression d’immense amertume sur le visage, en s’écriant : "Bouchers !" Et se tournant vers moi, il me dit : "Mon fils, ne crois pas que mon Agonie n’ait duré que trois heures, non ! À cause des âmes que j’ai le plus comblées, je serai en Agonie jusqu’à la fin du monde ... L’ingratitude et la somnolence de mes ministres me rendent plus pénible mon Agonie. Hélas ! Comme ils répondent mal à mon amour ! Ce qui m’afflige le plus, c’est que ceux-ci ajoutent à leur indifférence, le mépris et l’incrédulité. Que de fois ai-je été sur le point de les foudroyer, si je n’avais pas été retenu par les anges et les âmes qui m’adorent.
Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté ... il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Eternel en faveur du monde. Dieu va frapper d’une manière sans exemple ...
Que de souillures dans l’Eglise, particulièrement ceux qui dans le sacerdoce devraient lui appartenir totalement ! Combien d’orgueil et d’autosuffisance ! Les vêtements et le visage si sales de ton Eglise nous effraient ... Satan s’en réjouit !
Comment ne pas être bouleversés par de telles paroles ! Et, au lieu de juger et de condamner, comment ne pas, comme le demande saint Paul à Timothée, intercéder pour ceux qui nous gouvernent, pour ceux qui gouvernent l'Église comme pour ceux qui gouvernent le monde.
Je lisais que chaque année l’Afrique perd 148 milliards de dollars à cause de la corruption. C’est ce qu’affirment les Nations Unies et la Banque Mondiale qui ont lancé une initiative commune pour récupérer les richesses soustraites de façon illicite aux habitants du continent, la “Stolen Assets Recovery Initiative” (Initiative de Recouvrement des Biens Volés - STAR).
"Le vol des biens publics dans les pays en voie de développement est un problème grave et préoccupant" a affirmé, au cours de la présentation de l’initiative au Palais de verre à New York, le secrétaire général de l’ONU, Ban ki Moon, qui était accompagné du président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick. Ce dernier a souligné que l’argent volé des comptes publics était soustrait aux dépenses des programmes sociaux et donc surtout au détriment des couches les plus pauvres des populations.
Selon les données de la Banque Mondiale, de 20 à 40 milliards de dollars sont empochés chaque année par les hommes politiques et les administrateurs corrompus des pays les plus pauvres ; un chiffre équivalent à 40% des fonds que ces pays reçoivent en aide des États les plus développés. Le président de la Banque mondiale a montré un exemple de l’utilisation possible des fonds récupérés par la corruption et la malversation :
Avec 100 millions de dollars on peut ... fournir de l’eau potable à 250.000 habitations ou offrir un cycle complet de traitement pendant un an à 600.000 séropositifs et malades du SIDA.
Non ! Il ne suffit pas de s'indigner des scandales financiers dans l'Église et dans le monde ! Ce serait trop facile pour se donner bonne conscience. Nous sommes aussi chefs d'un gouvernement. Nous aussi nous avons des sommes d'argent à gérer. Posons-nous alors la question : que faisons-nous de cet argent ? Comment le dépensons-nous ? Le Padre Pio disait :
Faites un usage chrétien de votre argent et économies, alors tant de misère pourra disparaître, tant de corps souffrants et d’êtres affligés pourront trouver de l’aide et du réconfort.
Mais faisons-le, non pas simplement dans un esprit d'entre-aide humanitaire, mais dans l'Esprit de l'incroyable miséricorde du Père dont nous pouvons, comme disciples de Jésus, nous dire des fils.
Pour terminer, je voudrais vous rapporter la teneur d'une conversation qui a eu lieu entre le Père Georges Finet et Marthe Robin. Le Père Finet demandait à Marthe : "Marthe, quel est le plus grand ennemi de l'Église ? Le communisme ... ? (C'était l'époque de Brejniev.) ... La franc-maçonnerie ... ? (C'était l'époque de la légalisation de l'avortement en France.) Voici la réponse de Marthe : "Non, Père, le plus grand ennemi de l'Église, c'est l'Argent !"
Comprenons : l'amour de l'argent, l'idolâtrie de l'Argent (Mammon). C'est dans ce sens que saint Paul écrivait à Timothée :
La racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent. Pour s'y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l'âme de tourments sans nombre. (1 Tm 6, 10)
L'amour de l'argent : voilà l'ennemi que nous devons redouter le plus. Et quand je dis "nous", cela veut dire : TOUS ! Cela veut dire : CHACUN ! CHACUNE !
"le plus grand ennemi de l'Église, c'est l'Argent !"