C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
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Rien d'étonnant. Ce n'est que la suite logique de la position affichée pas les évêques flamands pour le rite de bénédiction de couples homosexuels (Fiducia Supplicans).
Mgr Bonny, quant à lui, a participé activement aux réunions du "Synode" en Allemagne.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant en Belgique. L’Église y connaît depuis plusieurs décennies une chute dramatique de la pratique religieuse, une crise des vocations et une influence croissante de courants théologiques favorables à des adaptations profondes. Ce climat s’est déjà traduit par des prises de position en tension avec Rome, notamment en 2022 lorsque les évêques flamands, dont Monseigneur Bonny, ont proposé un rituel de bénédiction pour les couples de même sexe, en contradiction directe avec les directives du Saint-Siège et avec le magistère de l’Eglise.
Ce positionnement n’est pas isolé. Dès 2014, à la suite du synode sur la famille, Monseigneur Bonny avait appelé à une reconnaissance des relations homosexuelles dans l’Église, plaidant pour une évolution de la doctrine morale. Il avait même exprimé publiquement son malaise face à certaines positions romaines, allant jusqu’à critiquer ouvertement des décisions du Vatican.
Plus récemment en Belgique (2024), face au rappel de l’Église sur la gravité de l’avortement défini par le Concile Vatican II comme » un grand crime « certaines voix ont exprimé des réserves, illustrant un climat de « distanciation » vis-à-vis du magistère sur des questions fondamentales touchant à la défense de la vie.
Ainsi, la démarche actuelle de Monseigneur Bonny apparaît comme l’aboutissement d’une ligne constante de prises de position en tension avec l’enseignement de l’Église. Elle s’inscrit dans un courant plus large qui, en Europe occidentale, tend à adapter l’Église aux évolutions sociétales plutôt qu’à en transmettre fidèlement la doctrine.
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