Identifié en 1958 chez des singes de laboratoire à Copenhague, le mpox (qui leur doit son nom) est essentiellement zoonotique, avec différents rongeurs comme réservoirs, notamment:
- le rat géant de Gambie ou cricétome
- les écureuils africains Funisciurus et Heliosciurus
- le loir et autres gliridés
le virus qui provoque des fièvres et éruptions cutanées significativement moins graves que celles de la variole est resté par la suite endémique à l’Afrique de l’Ouest avant de connaître une première propagation documentée aux Etats-Unis en 2003, via des coyotes porteurs eux-mêmes en contact avec des cricétomes (rats géants de Gambie) importés. Les foyers ultérieurs seront tracés au Nigeria, avant la “pandémie” de 2022 ou en tout cas l’évènement déclaré comme tel par l’OMS, qui a donc fait vingt fois moins de morts que la dengue à travers le monde depuis. On fait le point avec le Professeur Didier Raoult.