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Publié par dominicanus

 

Falso Gänswein: spunta un nome. Benedetto XVI non celebra in unione con Bergoglio

Écrit par Andrea Cionci (15/11/2022) - Traduction française autorisée : père Walter Covens

 

 

Aujourd'hui, nous ne parlons pas tant du Ratzinger Code que du Code pénal. Nous avions pensé apaiser la tension, tirer un voile sur une affaire qui met en évidence les difficultés évidentes non seulement d'une personne, mais de toute l'église bergoglienne et des ennemis du vrai pape Benoît : les una cum, (les conservateurs légitimistes de Bergoglio), les tradi-sédévacantistes, (qui ne considèrent aucun pape valide depuis Pie XII), les rétro-marcistes, (ceux qui ont fait marche arrière par rapport à leurs convictions initiales), les confundistes (ceux dont on ne sait pas très bien avec qui ils sont, et qui ne gardent peut-être que pour eux).

 

Pourtant, ils insistent.

 

Cela fait sourire de voir comment, depuis ces milieux, les livres sont proposés comme de grandes nouveautés éditoriales qui parlent de questions connues depuis un certain temps et si bien connues qu'elles font bâiller. Quel sera le sujet de la prochaine publication ? Sur la nouvelle que le pape Benoît n'a pas renoncé au munus pétrinien ?

 

Mais le "doute obstiné" est un péché grave pour les catholiques. Nous devons donc être un peu plus incisifs et ramener tout le monde en contact avec la réalité, même si c'est embarrassant. Surtout au moment où le livre d'investigation à succès 'Codice Ratzinger', déjà présenté dans neuf villes italiennes depuis septembre, grâce à l'initiative volontaire des fidèles et des citoyens, est attaqué de manière décousue et superficielle, soit avec des insultes et des offenses personnelles à l'encontre de l'auteur (fou, imbécile, idiot, faussaire, scribe, diabolique, immoral, abêti), soit avec des arguments pléistocènes qui ont été rejetés depuis longtemps, soit avec des allusions obliques, des remarques snobinardes et des accusations "très originales" de conspiration. (A propos : l'enquête menée sur Libero et publiée par Byoblu, sera présentée le 27 novembre à Catane, le 3 décembre à Pordenone, le 4 à Bologne, le 11 à Palerme, le 18 à Pise).

 

Et ainsi, nous voyons maintenant les résultats de ce journalisme-élémentaire correct qui est défini comme une "conspiration" par des personnes qui ne sont pas capables de contester les mérites d'un seul des faits et documents rapportés par l'auteur.

 

L'autre après-midi, sur la chaîne YouTube Radio Domina Nostra, la lumière a été faite ICI sur la grave affaire de la fausse lettre attribuée à Mgr Gänswein. Le matin du 8 novembre 2022, don Minutella a rendu publique cette lettre recommandée qu'il avait reçue sur le papier à en-tête de l'archevêque et qui disait : "Le pape émérite a toujours célébré la sainte messe "en union avec notre pape François", son successeur, auquel il a publiquement promis "une obéissance pieuse et inconditionnelle". "Vous êtes dans une grave erreur, comme en témoigne la peine de destitution de l'état clérical qui vous a été infligée et que l'Église inflige très rarement. Le Saint-Père émérite vous assure de prier pour votre repentir".

 

Si le théologien sicilien exprime quelques doutes, Don Ariel Levi de Gualdo, l'ennemi juré de don Minutella, donne immédiatement l'exclusivité sur son site, et sur Stilvm Cvriae (NDT : article supprimé !) , triomphant : Gänswein confirme précisément les mêmes concepts que Don Ariel lui-même promulgue depuis un certain temps, et sur un ton très vif. Sur son site Internet, l'île de Patmos, Levi publie un pdf de cette lettre en affirmant l'avoir reçue quelques heures plus tôt d'une "source dont il ne veut jamais citer le nom".

 

Quelques heures plus tard, l'auteur, sur RomaIT, illustre (trad. fr. ICI) comment la missive est manifestement fausse à cause de l'expéditeur inexistant "Sg. Pe' : même un enfant aurait compris qu'il s'agissait d'un escamotage (en française dans les texte) évident pour ne pas éveiller les soupçons de l'employé de la poste du Vatican.

 

Il a immédiatement été raillé par Giovanni Marcotullio sur Aleteia, (NDT : article supprimé !), qui l'a qualifié de "scribe conspirationniste qui nie les preuves". Les sédévacantistes de Radio Spada, en revanche, qualifient le pape Benoît XVI de "poubelle", tandis que le prêtre una cum don Tullio Rotondo, fervent légitimiste de Bergoglio, prend la lettre au pied de la lettre, à la fois comme document et, surtout, comme contenu. ICI

 

Juste après, cependant, Mgr Gänswein lui-même sur Kath.net dément, en disant que non seulement la lettre est un faux, (en tant que document physique), mais qu'elle est aussi UN MENSONGE : il s'ensuit que son contenu est également faux.  

 

 

Le pape Benoît, par conséquent, ne célèbre PAS en union avec François

 

et don Minutella n'est PAS dans l'erreur, pas plus que les autres prêtres de la Confraternité mariale. 

 

 

Toujours sur RomaIT, (trad. fr. ICI), l'auteur produit une abondante documentation sur la façon dont le faux a été produit, c'est-à-dire en téléchargeant la signature d'une lettre de 2014 de l'archevêque Gänswein trouvée sur le web et en la recopiant.

 

Kath.net a toutefois terminé son article par une étrange remarque : "De plus, le destinataire de la lettre ne doit pas automatiquement être le faussaire". (article supprimé !) Marcotullio s'en tient à cette note incompréhensible dans la mise à jour de son article, soulevant la possibilité que ce soit don Minutella lui-même qui ait falsifié la lettre. (Alors pourquoi Don Ariel, qui connaît le nom de la source, ne le dénonce-t-il pas ?) 

 

Cependant, parmi les personnes fidèles à Benoît XVI, il y a plusieurs informaticiens qui, en téléchargeant librement le pdf sur le site du Père Levi, ont récupéré les données du fichier et les ont envoyées à l'écrivain.

 

Il ressort ICI à la min. 44, que le fichier pdf publié par le père Ariel a été produit le 7 novembre à 20h03 avec une licence Word au nom de 'Ariel S. Levi di Gualdo - presbytero' au moins depuis 2021. Le 9 novembre, après que les premiers doutes soient apparus dans la presse, sur le lien du site de l'île de Patmos, ce pdf a été remplacé par un autre, cette fois avec la mention "copie de l'original" en jaune, mais qui indique toujours "Ariel Levi di Gualdo - presbytre" comme "auteur" dans les propriétés.

 

Don Levi n'a pas donné suite à l'offre de Marco Tosatti de se défendre, il a ensuite fait disparaître l'article de son site et a répondu sur les médias sociaux à un monsieur qui l'interpellait : "Mais Don Ariel, quelle honte, la fausse lettre à l'archevêque Gänswein !". Et lui : "Il y a de faux bons et de faux mauvais, de bons mensonges et de mauvais mensonges, de bonnes violences verbales et de mauvaises violences verbales, de bonnes insultes et de mauvaises insultes, vous ne trouvez pas ?".

 

Assez dit. Pour clarifier les idées de Don Levi sur les concepts relativistes du mensonge, les enquêteurs s'en chargeront - si quelqu'un porte plainte - en établissant la responsabilité finale et en punissant le responsable. L'art. 494 du Code Pénal italien "substitution de personne" prévoit une peine pouvant aller jusqu'à 12 000 euros et jusqu'à un an de prison.

 

La morale de l'histoire ? Ceux qui m'ont traité de théoricien de la conspiration (le scribe imbécile, fou, diabolique et idiot mentionné plus haut) avaient tout faux, et ils ne se sont même pas excusés auprès de don Minutella (et encore moins auprès de moi), démontrant ainsi une conception très personnelle de la morale chrétienne. Il a été établi que la lettre était fausse, d'autres choses intéressantes sont apparues, il a été établi que le Pape Benoît n'a jamais réprimandé le Père Minutella et ne célèbre pas du tout en communion avec François, (puisqu'il n'est pas le pontife légitime) mais célèbre en communion avec "lui-même, un serviteur indigne" comme le dicte la formule liturgique du Pape. ICI

 

 Et maintenant c'est à vous de juger, de quel côté est la vérité et quel côté est le mensonge. 

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