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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

#evenements

Découverte d'homélies inédites d'Origène à la Staatsbibliothek de Munich

dominicanus #Évènements

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© Bayerische Staatsbibliothek 

 

ROME, jeudi 21 juin 2012 (ZENIT.org) – Une philologue italienne a découvert des sermons inédits d'Origène, en Bavière, dans la bibliothèque de Munich, la Bayerische Staatsbibliothek, qui a annoncé la nouvele mardi dernier, 19 juin. Un événement salué par L'Osservatore Romano.

Le 5 Avril, Marina Molin Pradel, qui étudiait un manuscrit byzantin du XIs., le Greco Monacense 314, a constaté que des homélies qu'il contenait sur les psaumes étaient semblables à celles d'Origène, qui a vécu de 185 à 232.

Après une étude plus approfondie de ces documents, elle en est arrivée à la conclusion que l'ensemble des 29 homélies contenues dans le manuscrit, à ce jour inédites, étaient d'Origène.

Dans la première moitié du IIIe s., Origène a notamment commenté le Psautier et son oeuvre a eu un impact important sur ​​l'exégèse biblique.

Les homélies ne portent pas de nom d'auteur, peut-être en raison de la condamnation des erreurs de quelques-uns des disciples d'Origène lors du Concile de Constantinople en 553.

La découverte de ces manuscrits perdus est d'une grande importance étant donné que la plupart des écrits d'Origène, surtout les écrits exégétiques, ont été perdus à la suite de cette condamnation.

Ses écrits sur l'interprétation des psaumes, que ce soit dans les homélies ou dans les commentaires, à l'exception de quelques homélies traduites en latin, avaient été perdus alors qu'à son époque, ces textes étient considérés comme son oeuvre majeure. Avec la redécouverte des manuscrits cette perte est en partie réparée.

Origène a eu une influence importante sur la littérature chrétienne dans le monde antique, tant en Orient qu'en Occident.

En 2007, dans le cadre d'une série de discours sur les Pères de l'Eglise, Benoît XVI a parlé d'Origène dans deux de ses audiences du mercredi. La découverte de ce manuscrit d'Origène a eu lieu précisément dans la région natale de Benoît XVI.

Traduction d'Hélène Ginabat

Souhaitez un Joyeux Anniversaire au Pape

dominicanus #Évènements

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Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, a aujourd'hui 85 ans. Il devient ainsi l'un des papes les plus âgés de toute l'histoire de l'Eglise.

Vous pouvez lui souhaiter personnellement un heureux anniversaire à l'adresse électronique suivante:

auguri.benedettoxvi@vatican.va 

Présentation des "grandes homélies pascales de Benoît XVI"

dominicanus #Évènements

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ROME, jeudi 29 mars 2012 (ZENIT.org) – Le pontificat de Benoît XVI, qui est déjà entré dans l’histoire grâce à son riche Magistère et une belle production littéraire (la trilogie sur Jésus de Nazareth est presque finie), restera aussi ancré dans les mémoires pour toutes les homélies prononcées par le pape, notamment celles à l’occasion des fêtes de Pâques.

« La nouvelle création dans l’histoire. Les grandes homélies de Pâques de Benoît X » est d’ailleurs le titre d’un nouveau recueil publié par la maison d’édition du Vatican (Libreria Editrice Vaticana), réalisé sous la conduite de Mgr Lorenzo Leuzzi, évêque auxiliaire du diocèse de Rome et directeur du Bureau chargé de la pastorale universitaire au Vicariat de Rome.

L’ouvrage, présenté mercredi dans la Salle Marconi de Radio Vatican, rassemble les trois grandes homélies prononcées par Benoît XVI, durant les veillées pascales de 2007 à 2009.

Il s’ouvre sur une préface signée le cardinal Agostino Valli, vicaire général du pape pour le diocèse de Rome, et sur une postface signée du prof Cesare Mirabelli, président émérite de la Cour Constitutionnelle.

Sa publication est une des nouvelles initiatives pastorales à destination des universitaires de Rome et d’un jeune public en général, entreprises par Mgr Leuzzi, dans le sillage de deux ouvrages antérieurs :  La question de Dieu aujourd’hui. Le nouveau parvis des gentils, paru en 2010, et Elargir les horizons de la rationalité. Les discours pour l’université de Benoît XVI, paru en 2008.

Plusieurs experts de diverses disciplines étaient présents à la table-ronde de présentation du livre, introduite par le directeur italien de la chaine RadioRai1, Antonio Preziosi, et clôturée par le professeur Giuseppe Costa, directeur de la LEV (la Libreria Editrice Vaticana).

« Cet ouvrage permet d’apprécier de manière particulièrement opportune ‘ l’attention spéciale que le pape accorde aux homélies’, dans la digne tradition des Pères de l’Eglise à lui si chers », a commenté Antonio Preziosi, en reprenant les paroles de la préface du cardinal Vallini.

Le pontificat de Benoît XVI défie en effet le brouhaha de la culture postmoderne par le silence, le silence recherché de la liturgie, demandant aux hommes de notre temps la patience d’écouter, de réfléchir sans jamais crier et avant tout avec humilité (« [je suis] un modeste ouvrier dans la vigne du Seigneur » avaient été ses premières paroles, le 19 avril 2005, aussitôt après son élection).

D’ailleurs, rien de mieux qu’une homélie, qui demande silence, écoute et attention pour comprendre certaines choses et les apprécier pleinement. Dans ce contexte, à l’intérieur du cycle liturgique, la ‘prédication pascale’ se distingue depuis toujours par sa centralité catéchétique. C’est cette semaine-là, et seulement cette semaine-là que le peuple chrétien est appelé à revivre intensément, pas après pas, les mystères de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur.

C’est là que l’histoire de l’humanité a définitivement changé, une fois pour toutes », a commenté dans son intervention, le magistrat italien Stefano Amore, expliquant que la Résurrection a été un vrai « tournant explosif », et pas seulement pour les croyants.

En effet, a-t-il ajouté, « la possibilité même qu’un événement du genre puisse survenir a bouleversé radicalement l’histoire de la pensée humaine et la façon de se rapporter à la réalité ».

Ce qui est arrivé à Jérusalem, dans l’indifférence quasi générale de la population de l’époque, est un événement qui a « transformé » les mentalités et comportements au niveau universel, et qui a eu des répercussions concrètes aussi sur l’histoire de la justice (come le pape l’écrit dans son encyclique Spe Salvi), et le concept de ‘justice’, pour tous les hommes jusqu’à nos jours.

Depuis, l’agnostique et l’athée plus militants doivent se confronter à cette bouleversante question : « Et si c’était vrai? ». Ce n’est pas un hasard si, tant de grands penseurs des siècles suivants, de l’époque moderne aussi (comme Blaise Pascal (1623-1662)) ont littéralement « misé » toute leur vie sur la possibilité que cette question soit plausible.

Maria Carmela Benvenuto, qui est professeur à l’université la Sapienza de Rome, est à son tour intervenue dans la discussion, s’arrêtant sur la pensée moderne de divers grands auteurs contemporains, pour mettre en évidence les désordres que peut provoquer un « siècle fatigué » de rechercher la vérité, affirmant que cette « lassitude » peut engendrer un vide porté à l’extrême et conduire à un athéisme de masse, source des pires catastrophes.

Selon Giovanni Lo Storto, directeur général adjoint de la Libre Université internationale des études sociales (LUISS)-Guido Carli, les hommes d’aujourd’hui manifestent leur besoin « d’eau vive » , soit de « vérité », et ce n’est que dans la revalorisation d’une « fête centrale et unique » comme celle de Pâques qu’ils peuvent « trouver des réponses convaincantes ».

Et c’est pourquoi, a-t-il expliqué, que Benoît XVI dépense autant d’énergie aux textes de ses homélies pour le grand triduum pascal, et qu’il met autant de soin.

« Les homélies, je vous recommande les homélies », a alors pris la relève le directeur de la LEV, Giuseppe Costa qui a défini le travail du pape « une œuvre patiente et reconstructrice » pour l’homme postmoderne, apparemment repu de tant de loisirs matériels, ludiques, et centrés sur le bien être, mais néanmoins souvent blessé spirituellement et moralement, égaré au point de préférer la mort ou les dépendances autodestructrices (drogue, alcool etc.) à la vie.

Cette œuvre de reconstruction, a-t-il ajouté, le pape l’entreprend avant tout par la « parole », sa parole « vivante », puis beaucoup par écrit, pour arriver directement aux cœurs des personnes. Ce que confirment les nouveaux records d’affluence à ses audiences générale, mais dont, étrangement, a-t-il relevé, les medias, pourtant toujours à la recherche de nouvelles, ne parlent jamais.

L’ouvrage sur ses homélies de Pâques entrent dans le cadre des nombreuses initiatives d’études et d’approfondissement prévues pour l’Année de la Foi, proclamée par Benoît XVI par un récent proprio Porta Fidei, à partir du 11 octobre prochain, sous l’objectif de faire redécouvrir au plus grand nombre de personnes, surtout en Europe, la vérité et la beauté d’une vie authentiquement chrétienne.

L'année prochaine, la LEV a prévu la publication d’un nouveau recueil sur les grands discours annuels du pape à la Curie romaine, prononcés à l’occasion des fêtes de Noël.

Des cours pour redécouvrir le sacrement de la réconciliation

dominicanus #Évènements

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La Pénitencerie apostolique (l'un des trois tribunaux de l'Église) organise chaque année un cours sur le « for intérieur ». Cette année, plus de 700 prêtres de 84 pays y participent sous la présidence du Grand Pénitencier, le cardinal Manuel Monteiro. A l’issue de leur rencontre, ils seront reçus en audience vendredi prochain par Benoît XVI.

 
Interrogé par nos confrères de la rédaction italienne de Radio Vatican, Mgr Gianfranco Girotti, régent de la Pénitencerie apostolique souligne que la redécouverte du sacrement de la pénitence dépend en grande partie des prêtres et surtout de la conscience qu'ils ont d’être les dépositaires d’un ministère précieux et irremplaçable.

Peut-on parler aujourd’hui d’une redécouverte du sacrement de la réconcililiation ?


Mgr Girotti est catégorique. Grâce à Dieu oui, affirme-t-il, mais il faut toujours parcourir de nouveaux chemins de pénitence qui indiquent une réelle volonté du fidèle à aller de l’avant, à recevoir le sacrement de la réconciliation comme une étape finale d’un parcours. Le fidèle doit ainsi considérer ses actes, non pas comme une manifestation de bonne volonté de sa part, mais comme la présence de la Grâce dans sa propre vie. Certes, un affaiblissement du sens du péché persiste aujourd'hui, souligne encore Mgr Girotti, mais au cours de ces dernières années, beaucoup de fidèles vivent le sacrement dans une dimension nouvelle . 

Les cours dipsensés à la Pénitencerie, explique Mgr Girotti, ont justement pour but de renforcer la compétence et la doctrine des confesseurs et les aider ainsi à agir toujours dans le respect du Magistère de l’Église afin qu’il n’y ait plus de différence dans les jugements. 

En conclusion, un bon confesseur doit toujours être accueillant, courtois, serein et surtout il ne doit ne pas être pressé. Il ne doit pas oublier qu’il exerce une tâche paternelle, il révèle aux hommes le cœur du Père, il représente l’image même du Christ Bon Pasteur. 

Lux in Arcana : Exposition des Archives Vaticanes

dominicanus #Évènements

lux in arcana

 

Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Demain s'ouvre aux Musées du Capitole (Rome) l'exposition Lux in Arcana, organisée pour le IV centenaire de la fondation des Archives Vaticanes. Visible jusqu'au 9 septembre, elle propose une centaine de documents importants allant du VIII au XX siècle, parmi lesquels la supplique du parlement anglais à Clément VII relative à la dissolution du mariage d'Henri VIII, la bulle d'excommunication de Martin Luther, le procès de Philippe Le Bel contre des templiers, une lettre de Bernadette Soubirous à Pie IX.

 


 

http://www.luxinarcana.org/en

"Italia felix". Voici comment elle est fêtée par l'Église

dominicanus #Évènements

D'après le pape et les évêques, l'Italie est un exemple pour l'Europe et pour le monde. À condition qu'elle renforce son identité catholique. Portrait d'un nouveau leader culturel italien, le professeur Ornaghi. Le cardinal Ruini a-t-il en lui un héritier?

 

 

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ROME, le 14 mars 2011 – Dans trois jours, le 17 mars, l'unité de l'Italie aura 150 ans. Et l’Église catholique, y compris le pape, tiendra sa place dans les célébrations, tout en regardant au-delà des frontières italiennes.

En effet, d’après l’Église catholique, l'Italie a une mission universelle. Jean-Paul II l’avait affirmé, en termes solennels, dans une lettre aux évêques italiens et dans une grande prière pour ce pays, en 1994 :

"La mission de défendre pour toute l'Europe le patrimoine religieux et culturel introduit à Rome par les apôtres Pierre et Paul est confiée de manière spéciale à l'Italie, conformément à son histoire".

Benoît XVI l’avait redit à Vérone en octobre 2006, devant les états généraux de l’Église d’Italie qui s’y étaient réunis :

"L'Italie constitue un terrain très favorable au témoignage chrétien. En effet l’Église est dans ce pays une réalité très vivante, qui garde une très large présence parmi les gens de tous âges et de toutes conditions".

Mais c’est précisément là que se pose la question : l'Italie catholique est-elle capable, aujourd’hui et dans l’avenir proche, d’accomplir cette mission qui lui vient, entre autres, du fait qu’elle donne, depuis deux millénaires, l’hospitalité au siège de Pierre ?

Une mission qui n’est pas uniquement religieuse, mais également civile et politique. Dans une Europe qui, d’après le pape Benoît XVI, est envahie par une "étrange haine" envers elle-même et envers ses racines chrétiennes.


***


Les Églises d’autres pays d'Europe considèrent que l'Italie catholique constitue une exception enviable, un exemple à imiter.

Une preuve de cette particularité serait, dans le domaine politique, la résistance que l'Italie oppose aux lois et aux décisions de justice qui tendent, partout dans le monde, à libéraliser au maximum l'avortement et l'euthanasie et à pulvériser la structure familiale fondée sur le mariage entre un homme et une femme.

Mais, au plus haut niveau de la hiérarchie de l’Église, il y a également la crainte que la vitalité politique de l'Italie catholique ne diminue et ne s’éteigne. Et que, pour reprendre vie, elle n’ait besoin d’"une nouvelle génération de catholiques engagés en politique", comme Benoît XVI et le président de la conférence des évêques d’Italie, le cardinal Angelo Bagnasco, en ont exprimé le souhait à plusieurs reprises.

C’est aussi pour faire grandir cette "nouvelle génération" que, depuis plus de dix ans, l’Église d’Italie a consacré beaucoup d’énergie à l'animation religieuse et civile du catholicisme italien, à travers ce qu’elle a appelé "projet culturel d’inspiration chrétienne", dont l’inventeur et le guide est le cardinal Camillo Ruini.

Mais, aujourd’hui, un nouveau leader est apparu sur les traces de Ruini et a pris en charge, en Italie, un rôle de guide culturel pour la mise en œuvre de ce projet.

Ce n’est pas un ecclésiastique mais un simple baptisé. Professeur de sciences politiques, il est depuis 2002 recteur de l'Université Catholique du Sacré-Cœur, à Milan. Il s’appelle Lorenzo Ornaghi.

Depuis plusieurs mois, Ornaghi revient sans cesse, avec une insistance croissante, sur l'idée que, pour le catholicisme italien, l’heure est venue d’être de nouveau "guelfe".

Au Moyen Âge, les "guelfes" étaient les citoyens des communes libres qui se battaient pour assurer la défense de leurs libertés et du pape contre les "gibelins" qui étaient partisans de l’empereur. Depuis cette époque, l'Italie "guelfe" est synonyme d’une Italie qui vit avec fierté son catholicisme et qui le met en pratique avec décision, y compris dans les domaines civil et politique, contre les embûches du sécularisme.

Ornaghi soutient que le christianisme n’est pas une valeur supplémentaire, facultative, dans les systèmes démocratiques de l'Occident, mais qu’il est l’origine et le fondement de la démocratie elle-même.

Et il l’est d’autant plus, aujourd’hui, que la politique s’introduit, à un degré qui n’avait jamais été atteint dans le passé, dans cette question centrale qu’est la vie, depuis la naissance jusqu’à la mort, depuis la famille jusqu’à l'éducation. Une question centrale à propos de laquelle les catholiques sont particulièrement bien équipés.

Par conséquent, la déchristianisation qui est en cours dans différents pays n’est pas seulement préjudiciable à la foi chrétienne, mais elle est "létale" – affirme Ornaghi – pour les systèmes démocratiques eux-mêmes.

C’est pourquoi les catholiques ne doivent pas se résigner à jouer un rôle périphérique dans le domaine politique. Ils ne doivent pas succomber à ce péché capital qu’est la paresse.

Bien au contraire. À une époque comme la nôtre – affirme Ornaghi – les catholiques doivent être bien conscients qu’ils "sont dans une position de net avantage". Ils disposent d’un patrimoine d’idées et de convictions sur l’être humain, sur la famille, sur les communautés, sur la société, "moins contaminé par ces idéologies qui ont dominé le XXe siècle". Ils ont des compétences et des sensibilités que les autres ne possèdent pas. Ils sont davantage prêts à conduire de manière positive les grands changements.

Ornaghi ne pense pas à un parti catholique, ni à des positions particulières des catholiques au sein des différents partis : tentations qui sont actuellement répandues en Italie. Selon lui, il est plus important que les catholiques, partout où ils opèrent, sachent repérer les endroits et les questions sur lesquels ils peuvent agir avec efficacité, en accord avec d’autres personnes et groupes qui ne sont pas catholiques mais avec lesquels ils ont une vision commune.

Précisément ces jours-ci, l'agenda politique italien comporte la discussion, au parlement, d’une loi limitative contre l'euthanasie. Ce sera un test important pour vérifier la capacité des catholiques, au sein des différents partis, à orienter et à convaincre.


***


Le professeur Ornaghi n’agit pas tout seul. Ses thèses sur la mission exemplaire de l'Italie catholique coïncident avec celles de la présidence de la conférence des évêques d’Italie, assurée hier par le cardinal Ruini et aujourd’hui par le cardinal Bagnasco : thèses qui, elles-mêmes, coïncident avec celles des deux derniers papes, Jean-Paul II et Benoît XVI.

Il est également instructif de regarder où Ornaghi parle et écrit. Il y a les cahiers de la revue officielle de l'Université Catholique du Sacré-Cœur, "Vita e Pensiero" [Vie et Pensée], dont il est le directeur. Il y a les Semaines Sociales des Catholiques Italiens, dont la dernière édition s’est tenue à Reggio de Calabre en octobre dernier. Il y a les Forums du Projet Culturel, dont le dernier a eu lieu à Rome du 2 au 4 décembre.

À ce Forum, le cardinal Ruini a totalement approuvé, dans sa conclusion, les thèses d’Ornaghi et il a de nouveau porté ses regards au-delà des frontières italiennes, vers l'Europe :

"La conviction d’être véritablement et simplement catholiques est la base incontournable pour un engagement qui soit historiquement efficace. J’ose espérer que l'Italie puisse être un laboratoire profitable, afin que soit surmontée cette haine de soi-même dont l'Europe est atteinte et qui tend aussi à éloigner le christianisme de ses réalisations historiques, même si celles-ci sont, certes, 'semper reformandæ'".

Voici maintenant, ci-dessous, le passage de conclusion du manifeste pour une Italie "guelfe" qui a été publié par Ornaghi dans le tout dernier numéro de "Vita e Pensiero".

 

Sandro Magister



 

ITALIENS ET CATHOLIQUES

par Lorenzo Ornaghi



Voici venu le temps, pour le catholicisme italien, de se manifester avec décision comme "guelfe", sinon de créer dès maintenant un "guelfisme "nouveau et énergique.

Il est vraisemblable que l’avenir de l’Italie sera marqué encore longtemps par la persistance de son histoire spécifique et par quelques-uns des nœuds que l'unification du pays n’est pas parvenue à dénouer définitivement et que, dans certaines circonstances, elle a emmêlés encore davantage. Mais l’avenir sera surtout marqué par les grands changements qui sont en train de parcourir le monde entier et, de manière tout à fait particulière, l’Occident.

Puisque l’on constate les progrès de la technique et l’élargissement démesuré de ses champs d’application, il convient de se demander quelle sera la propension à l’innovation technologique.

Dans le cadre des nouvelles grandes vagues de l’évolution historique du capitalisme, on peut se demander par quels rapports les régimes politiques et leur système international vont être liés aux dynamiques et au pouvoir de marchés qui se mondialisent de plus en plus.

Face aux représentations sociales qui sont modelées sans arrêt par les moyens de communication de masse anciens ou tout récents, il est nécessaire de se demander quelles sont les valeurs culturelles et les pratiques éducatives qui sont le plus en mesure d’orienter de manière positive les pensées, les convictions et les actions.

Être à nouveau "guelfes" de manière décidée, cela implique d’affirmer l’idée et la réalité de l’italianité en tant que donnée historique – tout à la fois culturelle et populaire – dont les éléments essentiels et les plus durables sont religieux, catholiques.

Et surtout cela demande d’être conscient que la pérennité de l’Italie catholique et son exemplarité par rapport à d’autres pays dépendent - beaucoup plus que d’une disposition naturelle - de l’énergie et du succès de l’action des catholiques d’aujourd’hui.

Par comparaison avec d’autres identités culturelles qui ont été des protagonistes de l’histoire de l'Italie unie, nous autres catholiques disposons d’idées qui sont plus adaptées à la résolution des problèmes d’aujourd’hui. Et nous disposons également de moyens d’action moins obsolètes ou moins improvisés.

Mais même cette position, que l’époque actuelle nous fait percevoir comme meilleure et plus avantageuse par comparaison avec d’autres identités, ne peut pas être considérée comme étant par nature un bien pérenne. Pas plus qu’elle ne pourrait rester longtemps une ressource inépuisable, au cas où la vision catholique de la réalité délaierait ses éléments constitutifs en les mélangeant et en les uniformisant avec ceux des conceptions idéologiques du XXe siècle ou de leurs formes actuelles.

Être "guelfes", aujourd’hui, cela implique que nous soyons conscients que notre position d’avantage culturel doit être consolidée de jour en jour.

En la consolidant, nous serons déjà prêts pour chacune des nombreuses actions nouvelles que le proche avenir nous demande déjà, surtout en ce qui concerne l’importance et la capacité d’attraction de notre participation à la vie politique actuelle.


> Immigration, unité italienne : le Pape exprime sont point de vue

 

 

La revue de l'Université Catholique de Milan dans laquelle a été publié l'éditorial de Lorenzo Ornaghi partiellement reproduit ci-dessus :

> Vita e Pensiero

L'intervention d’Ornaghi au dernier Forum du "projet culturel" de l’Église d’Italie, à Rome, le 2 décembre 2010 :

> Sul presente e il futuro dell'Italia

Le discours d’Ornaghi lors de la dernière Semaine Sociale des Catholiques Italiens, à Reggio de Calabre, le 15 octobre 2010 :

> Lo stato dell'Italia : il presente che c'è, il futuro che ancora possiamo costruire


Un précédent éditorial d’Ornaghi, dans le numéro 4 de 2010 de "Vita e Pensiero" :

> I cattolici e la politica : da dove ripartire 

Et cet article d’Ornaghi dans le même numéro de la même revue :

> Il disimpegno dei credenti, un rischio per la democrazia



À propos du discours de conclusion prononcé par le cardinal Camillo Ruini au Forum du Projet Culturel de l’Église d’Italie qui s’est tenu du 2 au 4 décembre 2010 :

> Ruini premier. E questo è il suo programma



Un article de www.chiesa à propos de la présence des catholiques dans la politique italienne, avec une analyse du professeur Pietro De Marco :

> Peu pratiquants et peu virtuoses. Mais ce sont eux qui forment "L'Eglise du peuple" 
(11.9.2008)


Dans la photo en haut de la page, un détail de la galerie des cartes géographiques du Vatican, qui a été peinte en 1581.

Voici comment elle est commentée par le professeur Antonio Paolucci, directeur des Musées du Vatican :

> Anche la Chiesa festeggia l'unità d'Italia. Con la sua geografia


www.chiesa
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
 

Un nouveau Syllabus pour le XXIe siècle

dominicanus #Évènements

C'est-à-dire un document condamnant les erreurs d'interprétation du concile Vatican II. C'est un évêque du Kazakhstan qui l'a demandé lors d'un colloque à Rome avec d'autres évêques et cardinaux. Et l'annonce par Benoît XVI d'une nouvelle rencontre interreligieuse à Assise suscite également des réactions.

 

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ROME, le 14 janvier 2011 – L’annonce par Benoît XVI, à l’issue de l’Angélus du 1er janvier, de son déplacement à Assise en octobre prochain pour une nouvelle rencontre interreligieuse pour la paix, a ranimé les controverses à propos de ce que l’on appelle "l’esprit d’Assise" mais également à propos du concile Vatican II et de l’après-concile.

Le professeur Roberto de Mattei – qui a publié récemment une réécriture de l’histoire du concile qui culmine en une demande adressée à Benoît XVI de promouvoir "un nouvel examen" des documents conciliaires afin de dissiper le soupçon qu’ils aient rompu avec la doctrine traditionnelle de l’Église – a signé, avec d’autres personnalités catholiques, un appel au pape pour que la nouvelle rencontre d’Assise "ne rallume pas les confusions syncrétistes" de la première, qui avait eu lieu le 27 octobre 1986 dans la ville de saint François, à l’instigation de Jean-Paul II.

En effet, en 1986, celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger ne s’était pas rendu à cette première rencontre, qu’il avait critiquée. En revanche il participa à une rencontre semblable qui eut également lieu à Assise, le 24 janvier 2002, et à laquelle il adhéra "in extremis" après s’être assuré que les équivoques de la précédente n’y seraient pas renouvelées.

La principale équivoque alimentée par la rencontre d’Assise en 1986 a été que celle-ci mettait toutes les religions au même niveau en tant que sources de salut pour l'humanité. En 2000, la congrégation pour la doctrine de la foi publia contre cette équivoque la déclaration "Dominus Jesus", pour réaffirmer que tout homme n’a pas d’autre sauveur que Jésus.

Mais, en tant que pape, Ratzinger a également formulé une nouvelle mise en garde contre les confusions. Dans un message adressé à l’évêque d’Assise le 2 septembre 2006, il écrivait ceci :

"Pour ne pas se méprendre sur le sens de ce que Jean-Paul II a voulu réaliser en 1986 et que l’on appelle habituellement, en reprenant l'une de ses expressions, 'l’esprit d'Assise', il est important de ne pas oublier combien on a alors été attentif à ce que la rencontre interreligieuse de prière ne se prête à aucune interprétation syncrétiste, fondée sur une conception relativiste. [...] C'est pourquoi, même lorsque l'on se réunit afin de prier pour la paix, il faut que la prière se déroule selon les chemins distincts propres aux diverses religions. Tel fut le choix de 1986 et ce choix ne peut manquer d’être valable aujourd'hui encore. La convergence des différences ne doit pas donner l'impression que l’on cède au relativisme qui nie le sens même de la vérité et la possibilité d'y puiser".

Et, en visite à Assise le 17 juin 2007, le pape a déclaré dans son homélie :

"Le choix d’organiser cette rencontre à Assise a été dicté précisément par le témoignage de François comme homme de paix, lui que beaucoup de gens regardent avec sympathie même si leurs positions culturelles et religieuses sont différentes. En même temps, la lumière jetée par le 'Poverello' sur cette initiative était une garantie d’authenticité chrétienne, parce que sa vie et son message reposent si visiblement sur le choix du Christ qu’ils repoussent a priori toute tentation d’indifférentisme religieux, qui n’aurait rien à voir avec l’authentique dialogue interreligieux. [...] Il ne serait ni évangélique ni franciscain de ne pas réussir à associer l’accueil, le dialogue et le respect de tous avec la certitude de la foi que tout chrétien, comme le saint d’Assise, est tenu de pratiquer, en annonçant le Christ comme le chemin, la vérité et la vie de l’homme et comme l’unique sauveur du monde".

Pour en revenir à la controverse relative au concile Vatican II, il faut signaler un important colloque qui a eu lieu du 16 au 18 décembre dernier à Rome, à quelques pas de la basilique Saint-Pierre, "pour une herméneutique correcte du concile à la lumière de la Tradition de l’Église".

Ce qui était soumis au jugement critique des orateurs, c’était surtout la nature "pastorale" de Vatican II et les abus qui ont été commis en son nom.

Parmi les orateurs figuraient le professeur de Mattei et le théologien Brunero Gherardini, 85 ans, chanoine de la basilique Saint-Pierre, professeur émérite de l’Université Pontificale du Latran et directeur de la revue de théologie thomiste "Divinitas".

Gherardini est l’auteur d’un livre consacré au concile Vatican II qui se conclut par une "Supplique au Saint Père" demandant à celui-ci de soumettre les documents du concile à un réexamen, pour décider une fois pour toutes "si, en quel sens et jusqu’à quel point" Vatican II est ou non dans la continuité du précédent magistère de l’Église.

Ce livre de Gherardini est préfacé par Albert Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo et ancien secrétaire de la congrégation vaticane pour le culte divin, créé cardinal au consistoire du mois de novembre dernier.

Ranjith est l’un des deux évêques auxquels www.chiesa a consacré récemment un article intitulé :

> Les meilleurs élèves de Ratzinger sont au Sri Lanka et au Kazakhstan


Le second de ces deux évêques, Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda, était présent en tant qu’orateur au colloque organisé à Rome du 16 au 18 décembre.

On trouvera ci-dessous la partie finale de sa conférence. En conclusion, il demande au pape deux remèdes contre les abus de l’après-concile : d’une part la publication d’un "Syllabus" contre les erreurs doctrinales d’interprétation de Vatican II et d’autre part la nomination d’évêques "saints, courageux et profondément enracinés dans la tradition de l’Église".

Des cardinaux, des dirigeants de la curie et des théologiens de haut niveau étaient là pour écouter Schneider. Nous nous contenterons d’indiquer que le cardinal Velasio de Paolis, l'archevêque Agostino Marchetto, l’évêque Luigi Negri et Mgr Florian Kolfhaus de la secrétairerie d’état du Vatican figuraient au nombre des orateurs.

L’auditoire comprenait un groupe nombreux de Franciscains de l'Immaculée, jeune congrégation religieuse - née dans le sillage de saint François, riche en vocations et d’orientation résolument orthodoxe, aux antipodes de "l’esprit d’Assise" - qui était l’organisatrice du colloque.


Sandro Magister




LE DÉFI DES INTERPRÉTATIONS CONTRADICTOIRES

par Athanasius Schneider



[...] Pour interpréter correctement le concile Vatican II, il est nécessaire de tenir compte des intentions manifestées dans les documents conciliaires eux-mêmes et dans ce qu’en ont dit spécifiquement les papes qui l’ont convoqué et présidé, Jean XXIII et Paul VI.

Il est par ailleurs nécessaire de découvrir quel est le fil conducteur de toute l’œuvre du concile, c’est-à-dire son intention pastorale. Or celle-ci est "salus animarum", le salut des âmes. À son tour celui-ci est dépendant et subordonné à la promotion du culte divin et de la gloire de Dieu, c’est-à-dire qu’il dépend de la primauté de Dieu.

Cette primauté de Dieu dans la vie de l’Église et dans toute son activité se manifeste sans équivoque dans le fait que la constitution sur la liturgie occupe intentionnellement et chronologiquement la première place dans la vaste œuvre du concile. [...]


***


Le concept de rupture dans l’interprétation des textes conciliaires se manifeste de manière la plus stéréotypée et la plus répandue dans la thèse d’un virage anthropocentrique, sécularisant ou naturaliste du concile Vatican II par rapport à la tradition ecclésiale précédente.

L’une des manifestations les plus connues d’une telle interprétation erronée a été, par exemple, ce que l’on appelle la théologie de la libération et la pratique pastorale dévastatrice qui en découle. Le contraste entre d’une part cette théologie de la libération et sa pratique et d’autre part le concile, apparaît de manière évidente dans l’enseignement conciliaire suivant : “La mission propre que le Christ a confiée à son Église n’est ni d’ordre politique, ni d’ordre économique ou social : le but qu’il lui a fixé est d'ordre religieux” (cf. "Gaudium et Spes", 42). [...]

Une interprétation de rupture moins lourde au point de vue doctrinal s’est manifestée dans le domaine pastoral-liturgique. On peut mentionner, à ce sujet, la diminution du caractère sacré et sublime de la liturgie et l’introduction d’éléments gestuels plus anthropocentriques.

Ce phénomène apparaît clairement dans trois pratiques liturgiques très connues et que l’on rencontre dans la quasi-totalité des paroisses du monde catholique : la disparition presque totale de l’utilisation du latin ; le fait que l’on reçoit le corps eucharistique du Christ directement dans la main et debout ; et le fait que l’on célèbre le sacrifice eucharistique en formant un cercle fermé dans lequel le prêtre et l’assemblée ne cessent de se regarder mutuellement.

Se tourner tous dans la même direction pour prier est une façon corporelle et symbolique plus naturelle d’exprimer cette vérité : tous sont tournés spirituellement vers Dieu dans le culte public. Ne pas le faire contredit la pratique observée par Jésus lui-même et par ses apôtres dans la prière publique, que ce soit au temple ou à la synagogue. De plus cela contredit le témoignage unanime des Pères de l’Église et de toute la tradition postérieure de l’Église en Orient et en Occident.

Ces trois pratiques pastorales et liturgiques - qui constituent une rupture éclatante avec les normes en matière de prière conservées par les générations de fidèles catholiques pendant un millénaire au moins - ne trouvent aucun appui dans les textes conciliaires. Au contraire elles sont plutôt en contradiction avec un texte spécifique du concile (à propos du latin : cf. "Sacrosanctum Concilium", 36 et 54) et avec la "mens", la véritable intention des pères conciliaires, comme on peut le vérifier dans les actes du concile.


***


Dans le tapage herméneutique des interprétations contradictoires et dans la confusion des applications pastorales et liturgiques, c’est le concile lui-même, en accord avec le pape, qui apparaît comme le seul interprète authentique des textes conciliaires.

On pourrait établir une analogie avec le climat herméneutique confus qui régnait aux premiers siècles de l’Église en raison d’interprétations bibliques et doctrinales arbitraires provenant de groupes hétérodoxes. Dans son célèbre ouvrage "De præscriptione hæreticorum" Tertullien pouvait opposer aux hérétiques de diverses tendances le fait que seule l’Église possède la "præscriptio", c’est-à-dire que seule l’Église est la légitime propriétaire de la foi, de la parole de Dieu et de la tradition. Cela permet à l’Église, dans les controverses relatives à la véritable interprétation, de repousser les hérétiques. D’après Tertullien, seule l’Église peut dire : “Ego sum hæres Apostolorum”, je suis l’héritière des apôtres. Pour parler par analogie, seul le magistère suprême du pape ou d’un éventuel concile œcuménique à venir pourra dire : “Ego sum hæres Concilii Vaticani II”.

Au cours des dernières décennies il a existé - et il existe encore à l’heure actuelle - au sein de l’Église des groupes qui ont énormément abusé du caractère pastoral du concile et de ses textes, textes écrits en fonction de cette intention pastorale, puisque le concile ne voulait pas présenter ses enseignements comme définitifs ou irréformables. Du fait même de la nature pastorale des textes du concile, il est évident que ces textes sont par principe susceptibles de compléments et de nouvelles précisions doctrinales. Si l’on tient compte de l’existence désormais pluri-décennale d’interprétations erronées au point de vue doctrinal et pastoral et contraires à la continuité bimillénaire de la doctrine et de la prière de la foi, on comprend qu’une intervention du magistère pontifical, spécifique et faisant autorité, est nécessaire et urgente pour assurer une interprétation authentique des textes conciliaires, avec des compléments et des précisions doctrinales : une sorte de "Syllabus" des erreurs en matière d'interprétation du concile Vatican II.

Un nouveau Syllabus est nécessaire, dirigé cette fois non pas tellement contre les erreurs provenant de l’extérieur de l’Église, mais contre celles que répandent à l’intérieur de l’Église ceux qui soutiennent la thèse de la discontinuité et de la rupture, avec ses applications doctrinales, liturgiques et pastorales.

Un tel Syllabus devrait être composé de deux parties : une partie qui signalerait les erreurs et une partie positive contenant des propositions d’éclaircissements, de compléments et de précisions doctrinales.


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On constate l’existence de deux groupes qui soutiennent la théorie de la rupture. L’un de ces groupes essaie de "protestantiser" doctrinalement, liturgiquement et pastoralement la vie de l’Église. Du côté opposé il y a ces mouvements traditionnalistes qui, au nom de la tradition, rejettent le concile et se soustraient à la soumission au magistère suprême et vivant de l’Église, au chef visible de l’Église, au vicaire du Christ sur terre, et ne se soumettent pour le moment qu’au chef invisible de l’Église, en attendant des jours meilleurs. [...]

Il y a eu, au fond, deux obstacles qui se sont opposés à ce que la véritable intention du concile et son magistère puissent porter des fruits abondants et durables.

Le premier se trouvait hors de l’Église, dans le violent processus de révolution culturelle et sociale des années 60 qui, comme tout phénomène social fort, s’est répandu dans l’Église en transmettant son esprit de rupture à de vastes ensembles de personnes et d’institutions.

L’autre obstacle consistait en un manque de pasteurs de l’Église à la fois savants et intrépides, prêts à défendre la pureté et l’intégrité de la foi et de la vie liturgique et pastorale, en ne se laissant influencer ni par les louanges ni par la crainte. 

Déjà le concile de Trente affirmait dans l’un de ses derniers décrets portant sur la réforme générale de l’Église : “Le saint synode, préoccupé par les maux très graves qui tourmentent l’Église, ne peut pas ne pas rappeler que ce qui est le plus nécessaire à l’Église de Dieu, c’est de choisir des pasteurs excellents et capables ; et cela d’autant plus que Notre Seigneur Jésus-Christ demandera compte du sang des brebis qui auraient été amenées à mourir en raison du mauvais gouvernement de pasteurs négligents et oublieux de leur devoir” (Session XXIV, Décret "De reformatione", canon 1).

Le concile ajoutait : “Quant à tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, ont reçu du Saint-Siège un droit d’intervention dans la promotion des futurs prélats, ou à ceux qui y prendront part d’une autre manière, le saint concile les exhorte et les met en garde pour qu’ils se rappellent avant tout qu’ils ne peuvent rien faire de plus utile pour la gloire de Dieu et le salut des peuples que de s’employer à choisir des pasteurs bons et capables de gouverner l’Église”. 

Un Syllabus conciliaire ayant valeur doctrinale est donc vraiment nécessaire ; d’autre part il faut qu’augmente le nombre de pasteurs saints, courageux et profondément enracinés dans la tradition de l’Église, dépourvus de toute espèce d’esprit de rupture, que ce soit dans le domaine doctrinal ou dans le domaine liturgique.

Ces deux éléments sont la condition indispensable pour que la confusion doctrinale, liturgique et pastorale diminue notablement et que l’œuvre pastorale du concile Vatican II puisse porter des fruits nombreux et durables dans l’esprit de la tradition, qui nous rattache à l’esprit qui a régné en tout temps, partout et chez tous les vrais fils de l’Église catholique, qui est la seule et la vraie Église de Dieu sur terre.



Le texte intégral de la conférence de l’évêque Athanasius Schneider, donnée à Rome le 17 décembre 2010 :

> Il primato del culto di Dio come fondamento di ogni vera teologia pastorale. Proposte per una corretta lettura del Concilio Vaticano II

L'appel adressé le 11 janvier dernier à Benoît XVI contre les dangers doctrinaux d’une nouvelle rencontre interreligieuse à Assise :

> "Santo Padre Benedetto XVI, siamo alcuni cattolici gratissimi dell'opera da Lei compiuta..."


En ce qui concerne l’interprétation correcte de Vatican II, Benoît XVI a exprimé clairement sa pensée dans son mémorable discours à la curie du 22 décembre 2005, en excluant qu’il y ait dans les documents du concile des erreurs doctrinales et des points de rupture avec la tradition de l’Église :

> "Messieurs les Cardinaux..."

www.chiesa
Traduction française par Charles de Pechpeyrou

A Lourdes, les évêques français planchent sur les rassemblements dominicaux

dominicanus #Évènements

L’Assemblée plénière d’automne des évêques français va se tenir du 4 au 9 novembre prochains à Lourdes. Mgr Audo, évêque chaldéen d'Alep a été invité à partager aux évêques français les conclusions du tout récent Synode des évêques pour le Moyen-Orient

 

 



Charles-François Brejon (Radio Vatican) a joint Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. Il exprime le soutien des évêques de France aux chrétiens d’Irak et revient sur le défi du dimanche, un thème qui sera au cœur des débat de la conférences des évêques de France.: >> RealAudioMP3

L'Assemblée plénière sera notamment marquée par l'élection du Président et des vice-présidents de la Conférence dont les mandats, renouvelables une fois, arrivent à échéance. Dans la suite des travaux de réflexion sur la bioéthique, qui avaient vu entre autres le lancement d’un blog, un nouveau blog, consacré à la famille, sera officiellement ouvert par la conférence des évêques de France.

Grande veillée de prière pour la vie à Notre-Dame de Paris le 27 mai

dominicanus #Évènements

Les évêques d’Ile-de-France vous invitent à une veillée pour la vie présidée par le cardinal André Vingt-Trois le 27 mai 2010 à 20h15 à la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Veiller pour la vie, c’est évidemment demander, dans la prière, la grâce d’un véritable respect de la vie. Mais c’est aussi s’encourager mutuellement à accueillir, à protéger et à servir de multiples façons toute vie humaine dans les différentes étapes de sa croissance.

 

 

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Le 27 mai prochain, éclairés par la Parole de Dieu et encouragés par des témoignages d’engagements collectifs au service de la vie, nous demanderons à Dieu que grandisse en nous cette sensibilité à l’accueil de la vie. Nous prierons pour qu’à travers nous l’Eglise soit témoin et acteur du vrai développement dans la charité et dans la vérité.


L’an dernier, la première veillée pour la vie a été un beau moment de prière dans la cathédrale Notre-Dame. Nous vous invitons à venir encore plus nombreux cette année, en particulier avec les enfants et les jeunes de vos familles. Car l’éducation au respect de la vie est plus que jamais importante.

Choisis donc la vie ! (Deutéronome 30, 19)

Prière, Témoignage, Adoration
En présence des évêques des huit diocèses d’Île-de-France.


Jeudi 27 mai 2010 de 20h15 à 22h
Cathédrale Notre-Dame de Paris

M° Cité, Hôtel de Ville - RER Saint-Michel


Cette veillée sera retransmise en direct sur Radio Notre Dame

Pétition pour demander l'interdiction du festival satanique Hellfest

dominicanus #Évènements

Merci de signer la pétition pour demander l'interdiction du festival satanique Hellfest





Si vous n'êtes pas convaincus de la nécessité, allez sur ce lien et voyez quelques paroles des chansons, c'est édifiant!



Pour information, voici le contenu de la lettre de la pétition:

"Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, Monsieur le Procureur,

Vous avez le devoir et le pouvoir de faire respecter l'ordre public en Loire-Atlantique où est prévue les 18, 19 et 20 juin 2010 à Clisson la tenue du « Hellfest », littéralement « Le Festival de l'Enfer ».

Ce festival accueille des groupes vociférant des paroles appelant à la haine voire au meurtre des chrétiens (voir ici).

Nous affirmons que ces véritables incitations à la haine ne peuvent être considérées comme de simples paroles de chansons inoffensives. C'est pourquoi, nous vous demandons l’interdiction de cette manifestation, ou au moins l’interdiction de se produire pour les groupes les plus violents et les plus dangereux.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, Monsieur le Procureur, en l'assurance de mes respectueuses salutations."

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