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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Pierre et Jésus - 1

dominicanus #La vache qui rumine C 2010

 

pierre-jesus.quisuisje

 

 

Je vous propose dans cette méditation de suivre l’évolution spirituelle de Pierre depuis une relation à Dieu basée sur la loi à une relation à Dieu par Jésus, et à une relation à Jésus dans l’Esprit. Dans cette méditation nous pourrons voir comment l’Esprit Saint peut transformer notre vie chrétienne.


Pourquoi Pierre ? Sa vie, telle qu’elle nous est présentée dans le Nouveau Testament, nous montre clairement un avant, un pendant, et un après. Les trois étapes de sa vie – sous la loi, durant sa vie avec Jésus de Nazareth, et après la Pentecôte – sont faciles à transposer dans nos propres vies.


Nous ne nous attarderons pas à considérer la période de la vie de Pierre avant Jésus. Les grandes lignes de la mentalité religieuse dans laquelle Pierre naît et grandit nous sont suffisamment connues. La loi de Moïse déterminait tous les aspects de la vie des juifs. Une éducation religieuse était inévitable pour un garçon naissant dans la société juive du premier siècle. Il y avait des saints et des charlatans, tous professant leur foi inaltérable en Yaweh, le monothéisme, le caractère sacré de la Loi et de l’Alliance. Bien que les citoyens d’Israël nourrissaient des attentes différentes et des conceptions très diverses de leur Dieu, celles-ci n’entraînaient pas une division par rapport à la nécessité de s’unir face à leur ennemi commun, l’Empire de Rome.


Simon (une forme hellénisée du nom hébraïque Siméon) était originaire d’un petit port de pêche du versant nord du Lac de Galilée. À part sa ville d’origine, Bethsaïde, et le fait qu’il était un homme marié qui vivait de la pêche, le Nouveau Testament nous dit peu de choses sur Simon, fils de Jean, avant sa rencontre avec Jésus, qui était aussi de Galilée. La seule autre précision que nous puissions glaner sur Simon est qu’il nous est décrit avec Jean comme étant « sans instruction ni culture » (Ac 4, 13), ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient analphabètes, mais qu’ils n’avaient pas fréquenté les écoles rabbiniques.


Les réponses de Pierre aux invitations de Jésus nous intéresseront particulièrement. Elles nous donnent un cadre de référence par lequel on peut suivre le développement de la piété de Simon depuis le moment où Jésus l’invite à quitter ses filets jusqu’au moment où un autre lui « mettra la ceinture » pour aller « là où il ne voudra pas », à la vie nouvelle qui passe par Rome et la mort.

 

 

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