C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
Bonté et ferveur missionnaire
“Si je rencontrais ces négriers qui m’ont enlevée et ceux-là qui m’ont torturée, je m’agenouillerais pour leur baiser les mains, car si cela ne fût pas arrivé je ne serais pas maintenat chrétienne et religieuse”.
“Les pauvres, peut être ne savaient-ils pas qu’ils me faisaient si mal : eux ils étaient les maîtres, et moi j’étais leur esclave. De même que nous sommes habitués à faire le bien, ainsi les négriers faisaient cela, par habitude, non par méchanceté”.
“À ce temps là je ne connaissais pas le Seigneur ; j’ai perdu beaucoup de mérites, il faut que je les gagne maintenant... Si je me tenais à genoux pendant toute la vie, je ne dirais jamais assez toute ma gratitude au bon Dieu”.
“Eh bien, qu'il me mette où il veut. Quand je suis avec Lui et où Lui le veut, je suis bien partout : c'est Lui le Maître, moi je sa pauvre créature”.
“Le Seigneur m'a aimée beaucoup... il faut aimer tout le monde... il faut être indulgent !”
- “Aussi envers ceux qui vous ont torturée ?”
- “Pauvres, ils ne connaissaient pas le Seigneur”.
“Lorsqu'une personne aime beaucoup une autre, elle désire ardemment l'approcher, donc pourquoi craindre tellement la mort ? La mort nous emmène à Dieu”.
“Et vous, Mère, vous êtes surprise que le Seigneur vous donne des tribulations ? S'il ne vient pas chez nous avec quelques peines, chez qui doit-il aller ? Est ce que nous ne sommes pas venues au couvent pour faire ce qu'il veut ? Oui, ma Mère, moi, pauvre misérable, je prierai beau coup, mais pour que sa volonté soit faite."
“O Seigneur, si je pouvais voler là-bas, auprès de mes gens et prêcher à tous à grands cris ta bonté : Oh, combien d'âmes je pourrais te conquérir ! Tout d'abord ma mère et mon père, mes frères, ma soeur encore esclave... tous, tous les pauvres Noirs de l’Afrique, fais, o Jésus, qu’eux aussi te connaissent et t’aiment !”