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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Andrea Conci, L'exemple du coucou : pourquoi "un pape mort n'en fait pas un autre". Un pape élu de manière invalide ne bénéficie pas de l'assistance du Saint-Esprit.

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei

Je propose à mes lecteurs ma traduction française de l'article d'Andrea Conci publié en italien sur son blog de Libero Quotidiano ce 13 mai 2021. 

 

 


Alors que le schisme de fait avec l'Église allemande est en train de se consommer - à cause des bénédictions de couples homosexuels par une centaine de prêtres jusqu'à présent non sanctionnés - il y aurait une question de fond à se poser : si un pape n'abdique pas, celui qui prend sa place n'est pas assisté par le Saint-Esprit.

 

Il y a quelques jours, il est apparu que le pape Benoît a écrit dans le livre "Dernières Conversations" de Peter Seewald, en référence à sa propre démission : "Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception". Puisque 6 papes ont démissionné au cours du premier millénaire et 4 au cours du second, il est évident que le mot "démission", pour Ratzinger, ne peut être compris comme une "abdication". En fait, il a lui-même déclaré qu'il ne renonce qu'au ministerium, aux fonctions pratiques, (quelque chose de connu, qui passe pour une coquille) mais conserve le munus, le titre de pape. La comparaison historique revient : au premier millénaire, seul le pape Benoît VIII a renoncé au ministerium et non au munus, à cause d'un antipape.

 

Nous avons écrit à ce sujet ICI

 

Jusqu'à présent, personne n'a été en mesure de fournir des explications alternatives. Quoi qu'il en soit, une déclaration clé comme celle-ci, pour l'instant, a disparu, tout comme tant d'autres discrétions sans précédent sur lesquelles nous avons enquêté ICI (NDTR : traduction française ici)

 

 "Mais, au bout du compte, qu'est-ce que ça change ?" se demandent beaucoup de gens, amenés à croire que la question de la validité de la renonciation est une question de "cheveux blancs", une disquisition académique-juridique stérile pour les fans incurables du pape Ratzinger qui ne veulent pas accepter les "réformes" de François.

 

Malheureusement, il est nécessaire de rappeler un concept désagréable : au-delà du fait que François peut être plus ou moins aimé, selon les propensions de chacun, si Benoît XVI n'a pas abdiqué, le pape est toujours Ratzinger (bien que dépourvu de fonctions pratiques) et le conclave de 2013 est invalide. Ainsi, François est un antipape et - théologiquement -NE PEUT ËTRES ASSISTÉ PAR LE SAINT-ESPRIT. Ergo, 1,285 milliards de catholiques partent tranquillement "vagabonder", en suivant un cardinal qui n'est pas le pape.

 

Cette situation ne devrait-elle pas être quelque peu troublante pour ceux qui sont les "bergers des âmes" ? Pourtant, y a-t-il un ecclésiastique qui ait montré des signes de curiosité, surtout face aux dernières acquisitions ? Un débat s'est-il instauré ?

 

Non. Silence. Des "buissons qui roulent dans le désert". Comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, ces questions ont été reprises par les plus grands vaticanistes italiens, comme Aldo Maria Valli et Marco Tosatti, très suivis dans la sphère religieuse.

 

Ignorer la question n'est pas fructueux, non seulement parce que le silence est aussi une forme de communication, mais aussi parce qu'il y a le risque de ne pas identifier le destin exterminateur vers lequel est projeté le clergé qui veut rester juste un peu catholique.

 

Nous allons essayer d'illustrer cela par une comparaison tirée du monde naturel.

 

Tout le monde connaît le coucou, cet oiseau grisâtre qui a l'habitude de pondre un œuf dans le nid d'autres oiseaux, par exemple les moineaux. Lorsque l'œuf du coucou éclot, le poussin jette les autres œufs hors du nid, prétendant être le bébé habituel des moineaux en se faisant nourrir par les parents adoptifs qui ne se doutent de rien. Mais c'est un oiseau d'une autre espèce : de ce nid sortira non pas un moineau, mais un coucou, qui donnera naissance à d'autres coucous.

 

Donc, (l'argument est valable pour les croyants) si le pape Benoît n'a pas abdiqué, la succession papale a été interrompue pour toujours (telle que nous la connaissons). C'est-à-dire qu'un conclave invalide, celui de 2013, a mis un "coucou" sur le trône, un étranger à "l'espèce pétrinienne" élu SANS l'assistance du Saint-Esprit.  

 

Il n'y aura jamais un autre pape catholique au Vatican. Environ 80 cardinaux invalides, nommés par un pape invalide, ne seront pas en mesure d'élire un vrai pape ; toute la ligne de succession de Bergoglio sera constituée d'antipapes qui NE SERONT PAS INFAILLIBLES ex cathedra, NI ordinairement ASSISTÉS PAR LE SAINT-ESPRIT.

 

Un antipape n'a pas, en effet, cette "garantie de qualité" spéciale qui vient du Ciel, (c'est du moins ce que dit la doctrine catholique).

 

En outre, la voie empruntée par Bergoglio n'est pas exactement celle du traditionalisme le plus strict, et le dernier épisode, en Allemagne, de bénédictions à ce que la doctrine rapporte comme l'un des "quatre péchés qui crient vengeance au Ciel" montre à quel point les instances et les questions seront de plus en plus étouffantes pour le clergé catholique orthodoxe qui sera confronté à des choix inéluctables.

 

La dynamique réformiste-moderniste est, comme on le voit, spiraloïde, implosive : si l'Esprit Saint ne "veille" pas, il arrivera un moment où les innovations - ou omissions - doctrinales de la nouvelle Église obligeront prêtres, évêques et cardinaux à faire un choix définitif de terrain.

 

Bientôt, de nombreux clercs seront acculés : pour eux, au-delà d'un certain seuil de compromis, il ne sera plus possible de descendre et ils ne pourront plus rester en communion avec François. Et alors - paradoxalement - ce seront eux qui seront expulsés de l'Église, excommuniés, jetés dans le vide comme les œufs des moineaux poussés par le coucou.

 

Un "petit reste catholique" devra donc se réorganiser "dans les catacombes", comme l'a prédit le pape Ratzinger, abandonnant le Vatican, les basiliques, les églises, les palais, les couvents, les musées et les trésors.  

 

C'est pourquoi il n'est pas commode de faire l'autruche et d'ignorer le problème.

 

Le seul moyen de se sauver ? Celle d'identifier à temps le coucou comme étranger à la "couvée pétrinienne", c'est-à-dire de reconnaître que l'excommunicateur potentiel n'a pas le droit d'excommunier parce qu'il n'est pas le vrai pape.

 

ET LE NŒUD FONDAMENTAL EST DE VÉRIFIER SI LE PAPE BENOÎT A ABDIQUÉ OU NON. La clé de tout se trouve dans cet acte juridique.

 

Il est donc inutile de faire l'imbécile, de contourner les problèmes : si le clergé véritablement catholique ne veut pas être définitivement expulsé du "Nid de Saint Pierre", il doit demander au Pape Benoît une clarification publique MAINTENANT - avec une conférence de presse au-dessus de tout soupçon - avant qu'il ne soit trop tard.

 

Sinon, nous ferions mieux de commencer à repeindre les catacombes.

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