C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
Permettez-moi de rappeler ici devant vous ces paroles de la déclaration conciliaire Nostra aetate :
« L'Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent ("avec nous" lit-on dans un autre texte du Concile, constitution Lumen gentium, LG 16) le Dieu un, vivant et subsistant,
miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu même s'ils sont cachés, comme s'est
soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et
parfois même ils l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscites. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte
à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne » (Déclaration Nostra aetate, NAE 3).
C'est donc en pensant à vos concitoyens, mais aussi au vaste monde islamique, que j'exprime à nouveau, aujourd'hui, l'estime de l'Église catholique pour ces valeurs religieuses.