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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR 2 968 Articles 1 000 656 Visites 2 502 274 Pages vues

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du 2e dimanche de l'Avent A - 1

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 5 décembre, deuxième dimanche de l'Avent. Évangile selon saint Matthieu: 3, 1-12


En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »

Écoutez: >> RealAudioMP3

 

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Nous allons être, ces deux dimanches de l’Avent, en compagnie de Jean-le-baptiste car il est celui qui annonce le Christ. Et préparant le chemin du Seigneur, il ouvre à nos cœurs, cette venue du Fils de l’homme tout comme il l’a fait pour ses contemporains. Et ses mots sont là pour nous préparer à une réforme radicale de nous-mêmes :


« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ! »

 

Bien sûr, nous sommes habitués à ces mots mais revêtent-ils encore une efficacité à nos yeux ? La conversion implique un retournement complet pour se remettre dans la juste direction. Elle ne peut s’opérer que lorsque le regard est fixé sur le but final. Mais souvent nos esprits se lassent de l’échéance du Royaume et ne percevant pas sa venue à brève échéance, ils ne jugent plus utile de tendre leurs efforts pour son avènement.


En trois mots, nous sommes blasés ! En fait, nous nous sommes trompés nous mêmes car au lieu de comprendre ce Royaume comme un état d’être, être au Christ, nous en avons fait une possession future bien confortable mais qui ne vient pas.


Le Royaume des cieux est tout proche ! Il s’agit du Christ. D’être au Christ et de vivre du Christ. Et nous faisons la même erreur que ceux contre lesquels Jean-Baptiste vitupère :

 

« Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion. »

 

Nous sommes prêts à nous convertir mais rarement à en prendre les moyens. Les juifs viennent voir Jean-Baptiste par curiosité et aussi par désir d’être pardonné. Mais cela semble leur suffire comme nous suffire.

 

Faut-il aller plus loin ? Nous avons une longue tradition de pratique de la foi, nous sommes moralement convenables et pratiquons la Loi et tout comme eux nous nous appuyons sur le passé et nos origines pour justifier notre indolence spirituelle. Alors pourquoi aller plus loin ? Ferons-nous cette offense qu’ayant connu la foi nous la laissions éternellement en jachère ?


« Moi, je vous baptise dans l’eau pour vous amener à la conversion. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ».


Notre conversion ne peut pas s’arrêter qu’au pardon ! Elle doit ouvrir sur une autre réalité : L’amour de Dieu touche mon esprit par son Esprit Saint et consume en moi tout ce qui faisait obstacle : égoïsme et paresse, justification erronée et fausse justice, tiédeur et mal cultivés, si véritablement je me laisse porter et embraser par cet esprit d’amour. L’échéance n’est pas un royaume mais le Christ dans sa relation d’amour au Père qu’il fait mienne : vivre de son propre Esprit. Et cet Esprit prend chair et illumine la chair de l’amour de Dieu. Il se fait Fils de l’Homme et tout homme, en Lui, connaît Dieu.


C’est cela que nous attendons, c’est cela qui nous est donné : là est notre conversion. Convertissons-nous, car le Royaume de Dieu est là, entre nos mains.

 

(Radio Vatican)

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