Je ne suis pas un tortionnaire, ni un être inexorable. Ah ! si l'on agissait
avec Moi comme avec quelqu'un de vivant, de proche et d'aimant ! je voudrais être l'Ami de tous, mais combien peu Me traitent en Ami ! Ils Me jugent et Me condamnent sans Me connaître ! Je suis
biffé de leur horizon. Je n'existe pratiquement pas pour eux et pourtant je suis là, ne cessant de les combler de toutes sortes de bienfaits sans qu'ils s'en doutent. Tout ce qu'ils sont, tout ce
qu'ils ont, tout ce qu'ils font de bien, c'est à Moi qu'ils le doivent.
Seuls M'entendent ceux qui ont fait en eux le silence.
Silence des démons intérieurs qui s'appellent l'orgueil, l'instinct de puissance,
l'esprit de domination, l'esprit d'agressivité, l'érotisme sous une forme ou sous une autre qui obscurcit l'esprit et endurcit le coeur.
Silence des préoccupations secondaires, des soucis abusifs, des évasions
stériles.
Silence des dispersions inutiles, de la recherche de soi-même, des jugements
téméraires.
Mais cela ne suffit pas. Il faut encore désirer que Ma pensée pénètre ton esprit et
s'impose doucement à ton intellect.
Surtout pas d'impatience, pas de forcing... mais beaucoup de décontraction et de
disponibilité, avec la bonne volonté totale de garder Ma Parole et de la mettre en oeuvre. Elle est semence de vérité, de lumière, de bonheur. Elle est semence d'éternité qui transfigure les
choses et les gestes les plus humbles de la terre.
Quand on l'a assimilée, savourée, profondément goûtée, on ne saurait en oublier la
valeur et le goût... on en comprend tout le prix et on est prêt à lui sacrifier bien des accessoires qui paraissent nécessaires.
Quand le Seigneur parle au coeur,
Médiaspaul & Éditions Paulines, 11e édition, 1991, p. 21-22