C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
S'il est permis de penser que, dans la condition humaine dans laquelle il grandissait « en sagesse, en
taille et en grâce » (Lc 2,52), progressait aussi la conscience humaine de son mystère jusqu'à l'expression plénière de son humanité glorifiée, il ne fait pas de doute que Jésus, dans
son existence historique, avait déjà conscience de son identité de Fils de Dieu. Jean le souligne, allant jusqu'à affirmer qu'en définitive il fut rejeté et condamné à cause de cela: on
cherchait en effet à le tuer car, « non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait l'égal de Dieu » (Jn 5,18). Dans
l'épisode de Gethsémani et du Golgotha, la conscience humaine de Jésus sera soumise à l'épreuve la plus dure. Toutefois, même le drame de la passion et de la mort ne réussira pas à entamer la
certitude sereine qu'il a d'être le Fils du Père céleste.
Novo Millennio ineunte, 24