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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR 2 968 Articles 1 000 656 Visites 2 502 274 Pages vues

Jean Paul II, 'Nous voulons voir Jésus' - Le visage du Fils

dominicanus #La vache qui rumine B 2009
Cette identité divine et humaine ressort avec force des Évangiles, qui nous proposent une série d'éléments grâce auxquels nous pouvons nous introduire à la « zone-frontière » du mystère qu'est la conscience que le Christ a de lui-même. L'Église ne doute pas que, dans leurs récits, les évangélistes, inspirés d'en haut, aient perçu correctement, dans les paroles prononcées par Jésus, la vérité de sa personne et de la conscience qu'il en avait. N'est-ce pas ce que veut signifier Luc en rapportant les premiers mots de Jésus, à peine âgé de douze ans, dans le Temple de Jérusalem? Il apparaît alors conscient d'être dans une relation unique avec Dieu, celle précisément du « fils ». En effet, à sa mère qui lui fait remarquer l'angoisse avec laquelle elle-même et Joseph l'ont cherché, Jésus répond sans hésiter: « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être » (Lc 2,49). Rien d'extraordinaire donc à ce que son langage, dans sa période de maturité, exprime de manière décisive la profondeur de son mystère, comme le soulignent abondamment les Évangiles synoptiques (cf. Mt 11,27; Lc 10,22), mais surtout Jean l'évangéliste. Sur la conscience qu'il a de lui-même, Jésus n'a aucun doute: « Le Père est en moi et moi dans le Père » (Jn 10,38).


S'il est permis de penser que, dans la condition humaine dans laquelle il grandissait « en sagesse, en taille et en grâce » (Lc 2,52), progressait aussi la conscience humaine de son mystère jusqu'à l'expression plénière de son humanité glorifiée, il ne fait pas de doute que Jésus, dans son existence historique, avait déjà conscience de son identité de Fils de Dieu. Jean le souligne, allant jusqu'à affirmer qu'en définitive il fut rejeté et condamné à cause de cela: on cherchait en effet à le tuer car, « non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait l'égal de Dieu » (Jn 5,18). Dans l'épisode de Gethsémani et du Golgotha, la conscience humaine de Jésus sera soumise à l'épreuve la plus dure. Toutefois, même le drame de la passion et de la mort ne réussira pas à entamer la certitude sereine qu'il a d'être le Fils du Père céleste.

Novo Millennio ineunte, 24



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