C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
Tests ADN : entre charge symbolique et questions de fond« Je voudrais simplement dire que sur le principe, il n'y a rien à redire sur le droit qu'a la France de choisir ceux des étrangers qu'elle désire recevoir sur son sol. Au surplus, je dois avouer que jusqu'à présent, je suis resté sur ma faim, en écoutant les arguments des adversaires de la mesure, tellement ceux-ci sont spécieux.Comme souvent dans de tels domaines, ce n’est pas tant la réalité qui est dénoncée que sa charge symbolique, soit pour des motifs liés à l’histoire, soit pour des raisons idéologiques inconscientes ou qui ne s’avouent pas toujours comme telles.
C'est vrai que l'état-civil dans nos États en Afrique n'est pas fiable.
La plupart des ressortissants de certains de nos pays ne se font délivrer un acte de naissance que lorsqu'ils sont amenés à voyager hors de leur pays. Les fraudeurs craignent d'être démasqués, et c'est pourquoi ils contestent la mesure.
Cependant cela ne saurait faire occulter l'insidieuse impression de racisme que les Africains ressentent au travers de cette réforme. »
« Les États membres peuvent procéder à des contrôles spécifiques lorsqu’il existe des présomptions fondées de fraude ou […] d'adoption de complaisance… Une disposition qui laisse beaucoup de liberté aux États membres… et notamment le soin de définir la manière selon laquelle ils établissent le lien familial. »Ainsi, rappelle Génétique.org, « l'Autriche, la Belgique, la Finlande, la Lituanie, les Pays Bas et la Suède ont déjà recours aux tests ADN ».
« certaines indignations, comme celle du professeur René Frydman, “père” du premier bébé-éprouvette français sont toutefois à décrypter. Promoteur du diagnostic pré-implantatoire, il se contredit en contestant ces tests ADN destinés à écarter les immigrants indésirables. Car le DPI est aussi un test génétique, et il est conçu pour éliminer les êtres humains jugés défectueux ».Critiques chrétiennes
« Le récent débat dont s’est honoré notre parlement [qui] a permis de mettre en évidence les paradoxes d’une société qui est comme égarée dans ses repères éthiques. D’un côté, on s’emploie à attribuer le titre de famille à des unions de personnes qui n’ont plus aucun lien biologique et on dépense beaucoup d’énergie pour se convaincre que la filiation choisie est la plus conforme à la paix des ménages. D’un autre côté, on donne l’impression que l’ultime critère pour décider de la filiation serait le critère biologique, et on imagine appliquer ce critère à des sociétés dans lesquelles la conception de la famille s’étend bien au-delà des simples relations parents- enfants au sens stricts. »Il est vrai que la contradiction est criante.
« Je pense que la distinction entre morale et politique, qui n'est pas opposition, doit être parfaitement affirmée. Le débat est possible lorsque tous, l’un par rapport à l’autre, respectent les missions et les responsabilités de chacun. Dans l’exercice de la justice, le rôle de l’avocat est de défendre par tous les moyens le condamné quel qu’il soit, le souci de la justice est d’assurer la défense de la société souvent au prix fort. Lorsque chacun est dans son rôle, la société trouve son équilibre. »Mais lorsque le juge joue le rôle de l’avocat, que le clerc adapte l’exigence de sa foi… ou exige du pouvoir politique qu’il étende au nom de la loi le sanctuaire de l’asile religieux à toute la société, on est pleine confusion.
« Ces dispositions, quelles que soient leur modalités d’application, sont des solutions marginales par rapport à la vraie nature du problème qui est celui de la perte du sens de sa culture et de son héritage spirituel et culturel. Les valeurs constitutives de notre culture ont été subverties. N’est-ce pas la culpabilisation du rôle historique de la France dans le monde qui a provoqué des déplacements tragiques de populations prolétarisées ? Et l’indifférence au sort des générations qui nous suivront sont de véritables questions. Le drame, c’est que nous acceptons la mort culturelle, voire spirituelle des enfants de France : qui œuvre à faire aimer la France, dans les écoles, et dans les cités ? »Ce n’est pas la laïcité, conçue comme un équilibre entre rapports de force identitaires, qui transcendera la communauté nationale et l’accueil des plus faibles. « Une France qui ne s’aime pas, c’est une première dans notre histoire », constate Yves Meaudre. « Il existe une vraie confusion dans l’esprit de nos élites bien-pensantes. Sans vouloir parodier François Fillon, ce sont bien des problèmes de détail qui viennent perturber tout dialogue sur le fond. »