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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR 2 968 Articles 1 000 656 Visites 2 502 274 Pages vues

Père Daniel-Ange, Elève la voix, Joyeux apôtre du Roi! 4

dominicanus #La vache qui rumine C 2010

Ce rythme pour aimer

 

Ici, j’ose appliquer à Jean ce passage du livre de vie de Jeunesse Lumière.


« Tel sera le rythme de ton cœur : durant les temps d'écoute de la Parole, le sang de l'Amour afflue dans le Cœur à cœur. Durant les temps à semer la Parole, il est propulsé à travers son Corps.

Alternance ou plutôt alliance vécue : non comme deux pôles qui écartèlent et déchirent, mais comme deux mouvements d'un même élan d'amour nous entraînant et vers le Père, et vers les frères, nous unifiant l'un par l'autre, s'intégrant l'un dans l'autre... Diastole-systole : un rythme pour aimer !

Dans la montagne, tu montes chargé de tout un peuple en quête de son Dieu. Tu en redescends lourd de toutes les confidences murmurées par Dieu pour son peuple.

Tu montes pour intercéder, pour exhorter, tu descends.

Tu montes pour adorer, pour annoncer, tu descends.

Tu montes pour contempler, pour contempler encore tu descends.

Adorée, annoncée, n'est ce pas la même Présence ?

Là-haut, dans un tête-à-tête solitaire. Là-bas, dans un multiple face-à-face.

Là-haut, tu évangélises, appuyé sur le Cœur de Dieu. Là-bas, tu adores Dieu regardé sur chaque visage.

Là-haut, tu chantes : « Réjouis-toi, ô mon Dieu ! ». Là-bas, tu clames : « Ô mon peuple, console-toi ! »

Là-haut, les yeux du peuple tourné vers Dieu, c'est toi ! Là-bas, c’est toi les lèvres de Dieu parlant à son peuple.

Tu sentiras étouffer le Cœur de Dieu et s'étrangler celui de l'homme.

L'homme meurt de soif : qui donc le désaltère ?

Dieu meurt de soif : qui donc lui demande à boire ?

Là-haut, à la Source, tu te désaltères. Là-bas, tu fais couler l'eau au goût de vie : Vie en abondance.

Il en refleurira, le désert !

Au départ comment retour, comme à chaque carrefour : la Croix bien fichée.

Déchirement chaque fois de remonter au désert, laissant vie de tant de bras tendus vers toi ! Sans réponse tant de signaux de détresse !

Déchirement encore de Le quitter, laissant une solitude tant aimée.

De déchirement en déchirement, ton être s'unifie. Tu deviens moins évangélisateur que consolateur. Consolateur parce que adorateur. Adorateur par ce que consolateur.

Ainsi Jean connaît-il des temps d'enracinement dans la solitude et de rayonnement sur une multitude ; de silence pour chercher l'homme en Dieu et d'itinérance pour trouver Dieu en l'homme.

Ce va-et-vient est vécu en Dieu ou s'effacent les frontières entre le désert et la cité. »


(à suivre)

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