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Publié par dominicanus

Écrit par Masooma Haq et Jan Jekielek (23/01/2022) - Traduction française : Louis Lurton

Écrit par Masooma Haq et Jan Jekielek (23/01/2022) - Traduction française : Louis Lurton

 
Sharyl Attkisson, a five-time Emmy Award winning investigative journalist and host of "Full Measure," in Leesburg, Virginia, on Jan. 14, 2022. (York Du/The Epoch Times)
Fact-Checkers Are Used to Confuse the Public: Sharyl Attkisson
 

 

Sharyl Attkisson, journaliste américaine récompensée par cinq Emmy Awards, déclare qu'elle constate un effort accru pour manipuler le public afin qu'il apprécie la censure et désapprouve le vrai journalisme. L'une des stratégies employées est le recours à des tiers faisant office de vérificateurs de faits, dit-elle.

 

"Presque tous les médias ont été cooptés, s'ils pouvaient l'être par un groupe quelconque, et les fact-checkers ne sont pas différents", a déclaré Mme Attkisson à l'émission "American Thought Leaders" d'EpochTV.

 

"Soit, dans de nombreux cas, ils ont été cooptés, soit ils ont été créés dans le but de répandre des narratifs et de la propagande", a déclaré Attkisson. "Tout cela fait partie d'un paysage très bien financé et bien organisé qui dicte et oriente les informations qu'ils veulent que nous ayons."

 

Attkisson a déclaré qu'elle a commencé à remarquer que les informations étaient contrôlées au début des années 2000, lorsque l'entreprise de médias pour laquelle elle travaillait essayait activement de supprimer certains faits.

 

"Ce système de refoulement en est venu plus à empêcher la diffusion d’une information ou bien empêcher la publication d’une enquête dans les nouvelles, pas seulement de donner la possibilité d’un avis différent, pas seulement de s'assurer que les faits ont été rapportés avec précision", dit-elle au sujet des informations concernant les entreprises pharmaceutiques qu'elle couvrait à l’époque.

 

En 2016, Attkisson a entendu l'ancien président Barack Obama dire que les informations devaient être contrôlées, après quoi les médias grand public ont commencé à utiliser systématiquement le terme "fake news" pour décrire des nouvelles principalement conservatrices qu'ils jugeaient fausses.

 

"Et je me souviens avoir pensé que c'était une chose tellement étrange à dire, parce qu'il n'y avait pas de grand mouvement dans le public, que les gens avaient besoin que leurs informations soient contrôlées, qu’il fallait que quelqu'un intervienne et nous dise quoi penser, vérifie ce qui était en ligne. Mais ... après cela, si vous regardiez les médias, jour après jour, il y avait des grands titres au sujet des fake news et de l’organisation de ce qui devait et ne devait pas être diffusé. "

 

Attkisson fait ici référence au commentaire d'Obama en octobre 2016 lors de la White House Frontiers Conference à Pittsburgh, en Pennsylvanie : "C'est pertinent pour notre démocratie, pour la citoyenneté. Nous allons devoir reconstruire, au sein de ce wild wild west sauvage du flux d'informations, une sorte de fonction d’organisation à laquelle les gens adhèreront", a déclaré Obama.

 

Comme Mme Attkisson se posait des questions sur cette idée d’organisation des informations, elle a fait des recherches sur le sujet de la « désinformation », ce qui l'a conduite à une organisation à but non lucratif appelée First Draft, financée par l'ancien PDG de Google, Eric Schmidt.

 

 

(Photo J. Scott Applewhite/AP)
Le président Barack Obama et la candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton saluent les délégués après le discours d’Obama au cours de la troisième journée de la Convention nationale démocratique à Philadelphie, le 27 juillet 2016.

 

 

"Et si vous regardiez le site web de l'association, quand ils parlaient de fake news, ils parlaient de fake news entièrement basées sur le conservatisme et leur point de vue ; il n'y avait pas de version libérale des fake news. Et puis, en l'espace de quelques semaines, le président Obama prononce le discours, les médias s'en emparent et décollent avec."

 

Attkisson soutient que l'expression "fake news" a en fait été lancée par la gauche, mais qu'elle a été effectivement retournée par l'ancien président Donald Trump et que maintenant la plupart des gens pensent qu'il a inventé l'expression.

 

"Mais il est en fait bien documenté qu'il s'agit d'une invention des militants politiques de gauche pendant la période que j'ai décrite", a déclaré Mme Attkisson.

 

Pour son livre "Smear", elle a interviewé des personnes qui travaillent à la diffusion de la désinformation et de la propagande dans le but de confondre le public. "Et ils m'ont expliqué que s'ils ne font rien de plus que de brouiller le paysage de l'information, peut-être que vous ne croyez pas totalement ce qu'ils disent, mais ils en ont fait assez pour que vous ne soyez plus sûr de rien."

 

 

La censure pendant la pandémie

 

Mme Attkisson reproche aux grandes agences de presse d'être les "porte-parole" du gouvernement ou d'autres groupes d'intérêt au lieu de les contester ou de leur demander des comptes, notamment en ce qui concerne la pandémie.

 

Peu de temps après le début de la pandémie, elle a parlé à de nombreux scientifiques, gouvernementaux et privés, au sujet du virus et de son évolution avant de se faire une opinion. Elle a demandé à certains de ces scientifiques de s'exprimer, mais ils ont eu peur.

 

"Ils ont dit qu'ils n'osaient pas s'exprimer de peur d'être controversés, et de peur d'être traités de négationnistes du coronavirus, car cette expression commençait à être utilisée dans les médias. Et deuxièmement, ils craignaient de contredire le Dr Fauci, qui, selon eux, faisait l’objet en quelque sorte d’une adulation ou canonisation dans la presse pour des raisons qu'ils n’arrivaient pas à comprendre."

 

(Shawn Thew/Getty Images)
Le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, témoigne lors d’une audience du Comité sénatorial de la santé, de l’éducation, du travail et des pensions sur la Colline du Capitole le 11 janvier 2022.

 

 

Le Dr Anthony Fauci est le directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) depuis 1984, ce qui lui a permis de conseiller sept présidents sur des questions de santé publique, dont le COVID-19. Il a été accusé d'avoir trompé le public au sujet du financement des recherches sur le gain de fonction en Chine.

 

Selon Mme Attkisson, les National Institutes of Health ont utilisé l'argent des contribuables pour financer des recherches sur le gain de fonction en partenariat avec la Chine, mais les médias ont affirmé le contraire.

 

"Et puis le récit est géré d'une autre manière : je me souviens qu'après avoir examiné les subventions elles-mêmes à ma satisfaction, parce que je ne savais pas ce qui était vrai jusqu'à ce que je trouve la documentation, je continuais à entendre non seulement des personnalités de la santé publique, mais aussi des journalistes, affirmer comme s'ils connaissaient la vérité, que rien de tout cela n'était arrivé."

 

Elle a ajouté qu'une autre façon d’embrouiller le public au sujet de la vérité est de qualifier quelque chose de conspirationniste, comme la théorie de la fuite de laboratoire liée au nouveau coronavirus.

 

"Et pourtant, quand vous entendez les gens parler de 'théorie de la conspiration', c'est conçu pour arracher cette petite partie de votre cerveau qui dit, eh bien, cette chose n'est pas vraie", a déclaré Attkisson. "Moi, je garde toujours l'esprit ouvert et je me dis que cette chose folle qu'ils disent être une théorie du complot peut très bien contenir une part de vérité."

 

Attkisson pense que la raison pour laquelle certaines personnes peuvent être manipulées pour croire le récit présenté par les médias corporatifs est qu'elles vivent dans "une boîte", ce qui signifie qu'Internet est leur seule source d'information.

 

"Les gens qui veulent contrôler l'information savent que via le contrôle de quelques sources de base - nous parlons ici de Google, Twitter, Facebook et Wikipedia - ils ont la mainmise sur l'information, car nous sommes tous dirigés vers ce petit nombre de sources".

 

Selon elle, leur but est de vous faire croire que vous êtes minoritaire et de vous transmettre la peur de soulever des objections au narratif officiel.

 

"On peut vous le faire croire si vous vivez en ligne, alors je dis constamment aux gens de vivre « out of the box ». Oui, vous pouvez y obtenir des informations et faire ce que vous faites en ligne. Mais surtout, faites confiance à votre sentiment de dissonance cognitive. Parlez aux gens qui vous entourent."

 

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L
Très intéressant de constater que le système de "fact-checking" aux USA est en fait un instrument efficace de désinformation du public aux mains de ceux qui manipulent l'opinion mondiale.<br /> <br /> Nous ne pouvons pas être étonnés d'apprendre qu'on trouve à sa source l'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, et la patte du Pdt Obama, avec Hillary Clinton juste derrière.<br /> <br /> Et c'est à ces gens, qui ont été très actifs pour mettre Benoît XVI au chômage, que le Vatican et certains groupes de presse dits catholiques, dont Aleteia et IMedia en France, tout acquis à qui vous savez, ont confié la "vérification de leurs informations" !!!<br /> <br /> Encore une signature post crimen de ceux qui ont pris le pouvoir dans l'église catholique et répondent par le silence sépulcral ou la boue à ceux qui réclament la vérité sur le pape !<br /> <br /> Peut-être pourrait-on confier aux Google fact-checkers la décision finale au sujet des deux papes ? <br /> <br /> Allez, je me lance à la place de Famille Chrétienne, qui est allé aux toilettes suite à un malaise inopiné : chers amis Google, Soros, Gates and co, nous avons une question à fact-checker : Il y a deux hommes en blanc au Vatican; des deux, quel est le vrai pape ? Pour de vrai, hein !;-)
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