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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

#homelies annee a 2010-2011

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du quatrième dimanche du Carême A 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

homelie

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 3 avril, quatrième dimanche de carême. Évangile selon saint Jean, chapitre 9, versets 1 à 41.

 
En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.

 
Écoutez : >> RealAudioMP3 

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(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 4

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Voilà le chemin que tout baptisé et futur baptisé découvre en ce récit : 


Laisser Dieu, au-delà de nos schémas de pensée, renouveler l’appel fait à tout homme de découvrir la source du don de sa vie. 


Seigneur, donne-nous cette même confession de la samaritaine, en ce temps de carême, car tu connais nos cœurs, pour que nous puissions te reconnaître en esprit et en vérité.

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

En deux ou trois échanges, on arrive à l’adoration en esprit et en vérité : « Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’il doivent l’adorer » ; on accède ainsi à la révélation de Jésus par lui-même comme le Christ de Dieu : « moi qui te parle, je le suis ».


Ici l’eau de la grâce a pénétré jusqu’au fond de l’âme pécheresse, l’a purifiée et l’a poussée à l’action apostolique. 


Ayant découvert cette source jaillissante elle ne peut la contenir pour elle-même et bientôt, ceux qui y puiseront, reconnaîtront par eux-mêmes la source et non pas simplement l’eau qui leur fut apportée. 


(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Ce troisième dimanche de carême met en nos cœur le récit de la rencontre de Jésus et de la samaritaine. Toute la pédagogie divine de l’accueil du pécheur-sauvé est dévoilée en ce dialogue. C’est pourquoi l’Église l’offre aux catéchumènes en leur étape vers Pâques : toute personne qui ose croire est, comme la samaritaine, appelée à laisser le Christ lui révéler qui il est. Chacun doit rencontrer le Christ, personnellement pour que sa foi vive. 


Jésus, en trois étapes, va manifester va solliciter la samaritaine dans sa foi, l’élevant de son conformisme cultuel à l’illumination du don de Dieu. 


La première étape est celle de la demande, non de la part de la femme, mais de la part du Jésus, et donc de Dieu, de lui donner à boire. Cela semble être le monde à l’envers, Dieu qui sollicite alors que c’est l’homme qui a tant besoin !


Mais tout en ne refusant pas la demande, la pécheresse ne comprend pas : elle en reste au côté matériel de la soif. Nous ne savons même pas si elle a donné à boire à Jésus.


Mais la grâce a ses chemins qui mènent à la vérité en cette deuxième étape. Cette sollicitation permet à Jésus de faire entrevoir le véritable don : celui de Dieu. Le don de l’eau vive, le don céleste de la vie éternelle : « celui qui boira de l’eau que moi, je lui donnerai, n’aura plus jamais soif ». Il ne s’agit plus de prendre mais de percevoir, de concevoir que Dieu se donne en une source jaillissante pour la vie éternelle. Même là, la samaritaine ne peut le concevoir, elle reste à un niveau de conformisme culturel et cultuel, comme nous bien souvent, qui empêche d’oser imaginer autre chose : « Seigneur, donne-la moi, cette eau, que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Mais Jésus a ouvert, par la grâce, une brèche : « Que je n’aie plus soif », ajoute-t-elle.


Et vient alors la troisième étape de la grâce qui se fraye un accès au cœur fermé : la confession sollicitée par Jésus invite cette femme à aller au-delà de son savoir d’elle-même et du monde et la rend accessible à la parole du « prophète ». L’entretien sur l’adoration de Dieu commence. 


(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 27 mars, troisième dimanche de carême. Évangile selon saint Jean, chapitre 4, versets 5 à 42.


Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob.

 
Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

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(à suivre)


Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

« Je vais dresser trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie ». Pierre reste dans la dynamique de la fête des tentes : Dieu était présent dans la tente de la rencontre, et sa présence était signifiée par la Nuée, obscure durant la journée et lumineuse la nuit. La célébration de cet événement anticipait l’avènement de la royauté de Dieu sur le monde. 


Pierre s’imagine donc que le grand jour est arrivé. L’illumination en plein jour de Jésus, la voix qui terrasse de frayeur les apôtres et la nuée qui les couvre de son ombre viennent signifier que Jésus est l’envoyé du Père, que la Nuée jaillit de ce qu’il est et que tous ceux qui l’approche sont entourés de cette présence divine. « Celui-ci est mon Fils est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour écoutez-le ». Écoutez-le ! Voilà le sens de notre carême, un sens éclairé par cette transfiguration :


La prière redoublée illumine notre cœur de l’intérieur ; Tout notre être, notre personne, notre corps sera revêtu de cette gloire que Jésus nous offre par son sacrifice; Notre vie, comme l’histoire, n’est pas décousue : le Christ en fait l’unité si nous le laissons l’accompagner ; Dieu n’est jamais loin : même dans les frayeurs de la vie il se fait entendre et nous en donne le sens, écoutez-le ! Le silence, la solitude et la prière sont les instruments de la conversion : après la béatitude de la montagne, il faut accueillir la réalité du quotidien avec confiance. Enfin, la Résurrection passe par la Passion : le don s’accompagne nécessairement d’une dépossession, dans la souffrance, mais dont l’horizon est la joie de Dieu.

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

En ce deuxième dimanche de carême, Jésus nous invite à vivre sa transfiguration. Cet épisode se situe huit jours après la confession de foi de Pierre et les disciples, bien qu’ayant reçu déjà l’annonce de passion, restent dans une dynamique messianique triomphante. Ils ont cet espoir que le Règne de Dieu est là et qu’ils vont y participer. D’ailleurs ils sont dans la pleine période de la fête de soukkôt, primitivement la fête de la récolte, devenue la fête des tentes, ayant valeur de mémorial. En effet, elle remémorait le fait que, durant l’exode, les israélites campaient sous la tente et que Dieu lui-même résidait dans la tente de réunion au milieu de son peuple. 

 
Jésus emmène ses disciples à l’écart et le voilà transfiguré : « son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements blancs comme la lumière». Le premier événement est cette illumination, mais venant, non de l’extérieur, mais de l’intérieur. Alors que pour Moïse c’est la fréquentation de la présence de Dieu qui le rend rayonnant aux yeux du peuple, ici Jésus est illuminé intérieurement. Et cela est tel que ses vêtements sont d’une blancheur éclatante. Cette gloire illumine tout l’être de Jésus, en sa nature divine et humaine, mais aussi elle va illuminer les deux personnages apparus, Moïse et Elie. 


 
Pourquoi Moïse et Elie ? Premièrement parce qu’ils sont la figure première des prophètes de l’Ancien Testament et deuxièmement, parce qu’ils sont les deux seuls à avoir vécu une théophanie : ils ont vu Dieu passer : Moïse, lors de l’épisode du buisson ardent sur le Sinaï, et Elie, sur la montagne, après une brise légère. 

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 20 mars, deuxième dimanche de carême. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 17, versets 1 à 9.


Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.

 
Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 



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(à suivre)



Congrégation pour le Clergé, Homélie pour le 2e Dimanche du Carême A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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L'expérience de la Transfiguration est une anticipation du Mystère Pascal et de l'expérience d'accomplissement que, dans le rapport avec le Christ, nous sommes tous appelés à vivre.


Dans le Messie, c’est tout l’événement historique de Dieu avec les hommes, qui passe à travers la prédilection d'Israël, qui est condensé et renouvelé. Moïse et Elie, la Loi et les Prophètes, c’est toute l'ancienne Alliance qui est comme embrassée, assumée et accomplie dans le Mystère de l'Incarnation, tendu vers la mort et la Résurrection du Christ.


La promesse faite à Abraham s'accomplit : la « Terre » que le Père nous indique est le Christ lui-même, qui vient à notre rencontre et vers lequel nous sommes appelés à aller. Appelés, justement ! La suite du Christ présume un appel, exactement comme l'expérience de la Transfiguration, qui porte en soi un profond sens d'accomplissement humain : « il nous est bon d’être ici ».


La suite du Seigneur et la route à parcourir coïncident, ensuite, en sa propre Personne. En effet, à travers l'expérience de la Transfiguration, tout, dans la vie des trois Apôtres, indique que dans le Seigneur se réalise l'histoire du peuple d'Israël, leur existence personnelle et tout le cosmos : la Loi et les Prophètes, qu’ils écoutaient avec obéissance depuis leur jeunesse, indiquent maintenant le Maître ; leur propre humanité, à travers les paroles de Pierre, ne se contient plus quand elle reconnaît une joie profonde, nouvelle et inimaginable ; Dieu le Pére lui-même leur offre, du haut de cette montagne, la Nouvelle Loi en Son Fils, le Bien-Aimé.


Par les Évangiles nous savons que c’est la dernière manifestation de la divinité du Christ, pendant sa vie terrestre. Comme pour le souligner, l'Évangéliste dit que, à la fin de cette extraordinaire théophanie, les Apôtres « levant les yeux ne virent plus personne que lui, Jésus, seul ». C'est dire qu’ils virent « seulement » sa très sainte Humanité, celle qu'ils verraient peu après transfigurée dans l'Amour incarné et crucifié.


Suivons donc nous aussi l'Humanité du Christ, sachant qu'Il nous offre au moment présent tous les instruments nécessaires pour le connaître et le suivre, puisqu'il nous a insérés dans son Église, cette compagnie humaine qui, régénérée par l'Esprit, prolonge la présence du Ressuscité dans l'histoire ; il nous a donné Pierre et les autres Apôtres, sacramentellement enracinés dans le rapport vivant avec le Seigneur, à travers lesquels Il nous offre en personne, non seulement son enseignement, mais tout lui-même, surtout dans l'Eucharistie célébrée et adorée ; la splendide Maternité de Marie Très sainte nous est donnée, en laquelle resplendit de façon parfaite la Lumière de la Résurrection du Christ.


Avec le temps, en suivant fidèlement et humblement le Seigneur, il nous sera donné de voir, dans notre propre vie, la réalisation progressive et profonde de cette transfiguration, qui s'appelle « sainteté ».

Congrégation pour le Clergé, Homélie pour le 1er Dimanche du Carême A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Au début du grand chemin de conversion du carême, l'Église nous remet les « armes de la pénitence » - le jeûne, la prière et l'aumône - à entendre non pas simplement comme un propos extérieur, mais comme le reflet dans les œuvres de la conversion intérieure, du fait de se confier radicalement à la miséricorde, à la bonté et à la providence de Dieu. Nous sommes menés comme par la main, et la succession chronologique des lectures elle-même semble soutenir le pas vers le chemin de notre libération authentique.


Dans la première Lecture, avec le récit du « péché des origines », nous est indiqué le point dont nous partons tous. Nous savons bien que l'expression « péché originel » indique la désobéissance des premiers hommes envers Dieu, et que c’est d’elle que dérive, d’une façon qu’il ne nous est pas donné de comprendre pleinement, tant la situation initiale de « non-salut » dans lequel chaque homme naît, que la tendance au mal dont chacun fait l’expérience en son intérieur.


Outre cette première signification, l’expression désigne aussi le péché qui est à l’origine de tous les autres péchés : l'orgueil, le fait de se considérer comme autosuffisants, indépendants de tout lien, le fait de vivre dans le subjectivisme, et de retenir sa vie pour soi-même, sans l'ouvrir, l'ouvrir toute grande à l'oeuvre de Celui qui l'a créée et qui nous l’a ensuite confiée. Et après la renaissance du Saint Baptême cette inclination reste comme une blessure.


Dans le Psaume 50, il y a une prière que l'homme adresse à Dieu : « Contre Toi, contre Toi seul j'ai péché, ce qui est mal à Tes yeux, je l'ai fait » ; elle est le premier pas – d’importance fondamentale - que la grâce divine rend capable d’accomplir : la reconnaissance de son péché.


Humblement, c'est-à-dire sans chercher des justifications, ce pas représente le début de la libération, puisque c'est faire œuvre de vérité - et la vérité est objective ; par suite, c’est ne plus appartenir au péché, mais à la Vérité :    « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres » (Jn 8.32).


Demandons une conscience lucide de nos limites et de nos péchés, l’humilité de savoir que toujours le tentateur, qui n'a pas épargné le Seigneur Jésus, nous guette avec son mensonge, qui est toujours le même du jardin d'Éden jusqu’à la fin des temps : « vous serez comme Dieu » ! À la racine de chaque péché il y a toujours un mensonge, comme à la racine de chaque authentique libération il y a toujours la vérité.


Que ce temps fort de l'Année liturgique marque le triomphe de la vérité. Ainsi, il marquera aussi le triomphe de la liberté et de la victoire sur la mort que nous célébrerons à Pâques.

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