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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

R.P. Georges Cottier…, Eucharistie et épiclèse

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
21-T.O.B-jpg       Comme l’'Esprit Saint joue un rôle vivifiant dans le don du corps et du sang du Christ en nourriture et en breuvage, il n’'est pas étonnant qu'’il tienne un rôle spécial dans l’'offrande du sacrifice et dans le fruit spirituel du repas. Ce rôle s'’exprime dans la liturgie par l’'épiclèse.

       L'’épiclèse est l’'invocation qui a pour but d’'obtenir le don de l’'Esprit Saint. Cette épiclèse concerne surtout la consécration : L'’Esprit Saint est invoqué en vue de la transformation du pain et du vin en corps et sang du Christ. Il y a également une épiclèse qui a pour objectif la communion : l’'effet spirituel du repas eucharistique est demandé à l'’Esprit Saint.

       En ce qui regarde l’'épiclèse qui ce réfère à la consécration, un désaccord s’'est produit chez les orthodoxes et les catholiques, du fait que les orthodoxes ont regardé l’'épiclèse comme la formule essentielle qui opérait la consécration. Dans cette optique, les paroles de l'’institution ne feraient qu'’exprimer ce qui est déjà signifié par l’'épiclèse. Au concile de Florence, le décret pour les Arméniens déclare que la forme du sacrement consiste dans les paroles du Sauveur, paroles de l’'institution (DS 1321). Plusieurs déclarations pontificales considèrent comme nécessaires et suffisantes, pour la validité de la consécration, les paroles du Christ. Pie X le dit nettement : La doctrine catholique sur le sacrement de la sainte eucharistie ne demeure pas intacte, par le fait qu’'obstinément on enseigne qu’'on peut accepter l’'opinion selon laquelle chez les Grecs les paroles consécratoires n'’atteignent leur objectif qu’'après la récitation de l'’invocation appelée épiclèse (DS 3556). Le Saint-Office déclare, le 23 mai 1957, que seul célèbre validement celui qui prononce les paroles consécratoires (AAS 49, 1957, 370).

       On ne pourrait en conclure que l’'épiclèse est sans valeur. L'’invocation de l’'Esprit Saint est vraiment requise dans la célébration liturgique, car elle répond à l’'accomplissement du mystère eucharistique : c’'est par l'’Esprit Saint que l’'offrande du Christ monte vers le Père, et c'’est par lui que le pain et le vin, dans cette offrande, sont transformés en corps et sang du Christ.

 

Eucharistie, sacrement de la vie nouvelle,
ouvrage préparé au nom du Conseil de Présidence du Grand Jubilé de l’An 2000, 1999,
p. 103
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