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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Affaire Florence Cassez : qui a menti ?

dominicanus #actualités

Florence-Cassez.jpg

 

Le cas de la jeune et jolie Française détenue au Mexique (Florence Cassez), sur lequel Sedcontra.fr a pris position depuis le début, en s'attirant de nombreuses menaces de représailles sur le Net, ce cas est en passe de devenir sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy une véritable affaire d'Etat. France contre Mexique. Justice contre Arbitraire. Vertu contre Corruption… Rien de moins !

 

(Voir ci-après la CONTRE-ENQUÊTE AU MEXIQUE de Sedcontra)

 

Permettez-moi de commencer ici par le plus simple et le plus évident : lorsqu’une femme est amoureuse d’un homme, peu de détails sauraient lui échapper. L’élu qui fume trop, multiplie honteusement les apéritifs, voire lorgne seulement d’un oeil sur le passage d’une fraîche silhouette dans la rue, cet homme-là n’a qu’à bien se tenir : elle sait. Au besoin, elle reniflera dès son retour, avec une science infaillible, tout ce qu’elle n’a pas vu… L’amour qui rend souvent aveugle les pauvres mâles a plutôt tendance à lui hypertrophier les dons de voyance et d’ubiquité !

 

Pour les avocats de la jeune Française si lourdement condamnée au Mexique, cette observation de simple bon sens n’a pas lieu d’être retenue : dans son cas, l’observation et l’intuition féminines ont miraculeusement disparu. La malheureuse a pu partager dans l’Etat de Mexico la vie, la couche et les caches d’un kidnappeur sanguinaire – Israel Vallarta, coupable d’enlèvements, d’amputation d’otages et d’assassinats –, elle a pu vivre longuement à ses côtés sans se douter une seconde que les occupations et les revenus de son amant sortaient de la légalité

 

C’est cette himalayesque invraisemblance qui nous a conduit à nous interroger de façon "politiquement incorrecte" sur l’affaire Florence Cassez : une interrogation qui ne s’interdisait pas de développer les éléments à charge, bien entendu, puisque toute la presse française, les partis politiques, les organisations humanitaires et le Palais de l’Elysée en faisaient et continuent d'en faire la victime parfaitement innocente d’une Justice mexicaine nécessairement aveugle et corrompue.

 

Seuls dans la presse française, nous avons donc donné la parole aux témoins, aux complices et aux dernières victimes du gang des “Zodiacos”, qui affirment que Florence Cassez s’occupait activement de surveiller, droguer et nourrir les otages de son compagnon. Libre à chacun de penser que tous ces témoignages sont sortis de la pure imagination des policiers et des magistrats mexicains, voire qu'ils ont été extorqués sous la torture dans le seul but de confondre une innocente exemplaire : Sainte Florence Cassez !

 

Cette contre-enquête nous a valu de nombreux messages de sympathie, signe que notre suspicion légitime se trouvait partagée par beaucoup, et aussi plusieurs courriels indignés, insultants, voire des appels au meurtre sur ma propre personne, émis par les défenseurs inconditionnels de la Bienheureuse et Martyre Florence Cassez.

 

L'argument principal qu'on nous oppose depuis plus de deux ans tient en un mot : l’arrestation de Florence Cassez et Israel Vallarta, en décembre 2005, avait fait l’objet d’une reconstitution spectaculaire face aux caméras de la télévision mexicaine, au lendemain des faits : la Justice et la police étaient trop contentes en effet de démontrer enfin leur efficacité face au fléau national des enlèvements crapuleux, assortis de tortures et d’assassinats… En quoi cet excès de zèle publicitaire, assorti d’une maladroite mise en scène, établirait-il pour toujours l’innocence de la Pure et Divine Florence Cassez ?

 

 

En fin de compte, nous entretenons – mes détracteurs et moi – deux convictions diamétralement différentes sur l’affaire Cassez. La position de la défense est soutenue depuis le début de l’affaire, avec force, par la presse et le gouvernement français. La mienne est partagée par de nombreux citoyens, mexicains ou français, qui estiment que la participation aux enlèvements constitue un crime et que les victimes aussi ont des droits. En quoi cette divergence d’opinion autoriserait-elle qui que ce soit à profiter d’une sorte "d’abus de position dominante" pour lancer l’anathème contre nos positions, nous menacer de représailles physiques ou judiciaires et nous exclure du débat ?

 

Hugues Kéraly

 


 

MOT DU JOUR

 

Un “fait divers” qui en dit long

Certains de nos lecteurs ne manqueront pas de s'étonner que le sinistre "fait divers" franco-mexicain de Florence Cassez puisse entrer en aussi bonne place, aujourd'hui, dans les éclairages de philosophie chrétienne du site des chercheurs de sens, Sedcontra.

 

Je leur réponds avec une main d'avance que l'affaire Cassez n'est plus un "fait divers", depuis que le président de la République en personne, son tonitruant ministre des Affaires étrangères et la numéro une du Parti Socialiste ont pris ensemble publiquement fait et cause pour cette malheureuse compagne de gangster, complice d'enlèvements crapuleux, en effet très (ou trop) lourdement condamnée par les tribunaux mexicains.

 

Les représailles des autorités françaises sont déjà programmées. Lourdement : elles prévoient d'interdire tout échange culturel ou manifestation d'amitié franco-mexicaine sur le territoire de notre pays… Rien de moins. On ne va pas renvoyer la Légion au Mexique, pour éviter un nouveau Camerone, mais nos ambassadeurs respectifs sont déjà "rappelés".

 

L'affaire Cassez n'est plus un "fait divers" depuis que des milliers d'étudiants désoeuvrés, d'enseignants surengagés, de militants pseudo-humanitaires, de clercs hyper-humanitaristes, d'évêques irresponsables, d'élus locaux en mal de publicité mensongère, d'associations sans but connu ni lucratif, de responsables médiatico-politiques, de journalistes interdits d'enquête… oui, depuis que tous ces Docteurs de la Loi en ont fait leur Affaire Dreyfus personnelle, avec fureur et détermination, au point de chercher à détruire ou faire interdire par la Justice française le seul site qui ose ouvertement donner la parole aux victimes, et leur porter la contradiction : SED CONTRA!

 

L'affaire Cassez est exemplaire, elle est symptomatique du plus grand mal dont nous souffrons en matière de politique internationale: celui de mépriser le témoignage et la parole des autres (en l'occurrence les "indigènes" du Mexique), pour faire la leçon au monde entier, lui indiquer les voies de la Vertu, de la Justice et de la Paix universelle, sans consacrer une seule seconde à l'examen des preuves et des situations concrètes dont on entend juger…

 

Les Mexicains n'acceptent plus qu'on enlève et torture leurs enfants, pour en obtenir rançon ? Même s'il s'agit d'une jolie Française ? Grand bien leur fasse ! – Boycottez-moi ce sale Mexique "corrompu", analphabète, sous-développé, christianophile en plus, rétrograde, et LIBEREZ FLORENCE CASSEZ !

 

En attendant, si vous faites partie de nos sympathisants (cela n'a rien d'obligatoire), considérez le risque énorme que nous venons de prendre, contre un adversaire que nous avons souvent défendu, un adversaire involontaire mais redoutable – Nicolas Sarkozy – et PROTÉGEZ SED CONTRA ! Soyez solidaires. Soyez généreux. Soyez cohérents. Si vous voulez continuer demain de nous lire, plutôt que de nous envoyer des oranges en prison, donnez-nous les moyens de nous défendre contre la gauche et la droite réunies en vous abonnant.

 

Gabriel de Seinemont

 


 

 

CONTRE-ENQUÊTE

 

Affaire Cassez : qui a menti ?

 

La presse, l'opposition et le gouvernement français continuent de présenter Florence Cassez comme la victime expiatoire d’une Justice mexicaine nécessairement aveugle et corrompue. Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Bertrand Delanoé et Martine Aubry se sont mis d'accord la semaine dernière pour inscrire ensemble le Mexique entier au ban des nations… Leur conviction commune repose sur une méthode est très simple : il suffit en effet de faire abstraction de tous les éléments à charge, depuis les aveux des complices jusqu’aux témoignages des victimes, qui comptent ici pour rien !

 

Dans cette affaire, même les parents de Florence (Bertrand et Charlotte Cassez) n’ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au Président de la République en affirmant qu’ils ignoraient tout eux aussi des activités criminelles d’Israel Vallarta Cisneros – l’amant de Florence, arrêté en même temps qu’elle le 9 décembre 2005 – au point de ne l’avoir jamais rencontré !

 

 

cassez-vallarta.jpg


 

Deux photos publiées dans la presse mexicaine (mais jamais dans la nôtre) prouvent exactement le contraire : sur la première, on découvre Bertrand Cassez et Israel Vallarta en train de trinquer ensemble, de façon fort conviviale, tandis que la seconde (prise un autre jour) atteste du très bon accueil réservé aux parents de Florence au sein du ranch “Las Chinitas”, à 29 km de Mexico…

 

 

parents-cassez.jpg

 

 

“On te sectionne une oreille, ou on te coupe un doigt ?”

 

“Las Chinitas” … Le ranch qui servait de repaire au gang “Los Zodiacos”, convaincu d’une dizaine d’enlèvements et de plusieurs assassinats, excusez du peu ! La maison où habitaient Florence (qui l'a reconnu, la police y ayant saisi tous ses effets personnels sous ses yeux) avec son amant, Israel Vallarta Cisneros, chef d’une bande de criminels spécialisés à Mexico dans le rapt des femmes et des enfants de bourgeois aisés… La maison même où Cristina Rios Valladares, son mari Raul et leur fils Christian (les derniers otages du gang) furent conduits le 19 octobre 2005, les yeux bandés, ligotés à l’arrière d’une grosse 4x4, après avoir été capturés par trois hommes armées de fusils de guerre dans une banlieue bourgeoise de la capitale mexicaine.

 

… Le ranch où Florence Cassez elle-même s’est occupée généreusement de nourrir les otages du gang et de leur administrer des calmants. Elle s’intéressait de près au petit Christian, 11 ans, dans le but évident d’accélérer le versement de la rançon : “– Qu’est-ce qui te ferait le plus mal, Christian, qu’on te sectionne une oreille ou qu’on te coupe un doigt ?” (Florence, beaucoup moins inhumaine qu’on pourrait le penser, se contentera finalement de prélever un peu de sang au garçon, pour y tremper une oreille sectionnée par le gang sur un petit cadavre, et faire porter le tout à la famille qui tardait imprudemment à s’exécuter!)

 

… Le ranch où Cristina Rios Valladares comprit très vite qu’elle avait affaire à la concubine d’Israel Vallarta. D’autant plus vite que le chef du gang provoquait chez sa compagne de formidables colères chaque fois qu’il venait bousculer sa victime et en abuser sexuellement : “Si tu continues à la sauter, je me vengerai sur elle, et tu n’auras pas ta rançon !”

 

 

Quand l’évidence compte pour rien

 

A qui fera-t-on croire en effet qu’une “fiancée” qui s’occupe de si près des affaires du gang “Los Zodiacos”, dans une maison bourrée d’armes de guerre et de munitions, une fiancée qui assiste au viol de la mère retenue en otage, lui administre des sédatifs et prélève le sang de son petit garçon, oui, à qui fera-t-on croire que cette femme ignorait tout des agissements criminels de ses compagnons ?

 

La réponse est simple : on le fait croire aux Français. On le fait croire à Nicolas Sarkozy, qui vient de recevoir pour la troisième fois les parents de Florence, et à Michèle Alliot-Marie, qui continue en vain de négocier avec le gouvernement mexicain le transfert en France de l’intéressée … L’homme qui s’est fait connaître par son courage personnel pour sauver la vie des enfants, lors d’une prise d’otages dans une école maternelle de Neuilly, assume aujourd’hui – sans le savoir, vraiment ? – la défense publique d’une complice amoureuse mais parfaitement consciente et extrêmement active d’odieux criminels mexicains !

 

Pour soutenir le contraire, il faudrait pouvoir invalider de façon définitive le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père fou de douleur et un enfant terrorisé, que ses parents conduisaient à l’école quand l’horreur a surgi. Invalider aussi celui d’un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des “Zodiacos” avec son compagnon Israel Vallarta :

 

“Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s’isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l’organisation… Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons… Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d’otages… Ils estimaient que ces informations stratégiques n’avaient pas lieu d’être partagées.” (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico.) 

 

L’Agence France-Presse a publié aussitôt un communiqué qui se garde bien d’entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous nos journaux ont emboité le pas, en rang par quatre, pour éviter d'avoir à s'interroger… Le mensonge par omission, sélection et orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les plus grands médias, est bien le plus sournois de tous, parce qu’il nous prive sans le dire des éléments indispensables à l'objectivité et à la liberté de notre propre jugement.

 

 

Le mensonge par omission nous est devenu quotidien

 

A qui fera-t-on croire aussi qu’il ne se trouve même plus un seul journaliste, dans les salles de rédaction françaises, pour passer quelques coups de fil à ses correspondants mexicains et aller voir sur internet, en langue espagnole, comme nous l'avons fait, ce que nous disent les photos, les dates, les faits, les témoins ?

 

Une fois de plus, face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la désinformation systématique est devenue notre pain quotidien.

 

Il fut un temps où Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis candidat à la magistrature suprême, rassurait beaucoup de Français en plaidant l’écoute privilégiée des victimes, et la fermeté sans faille des pouvoirs publics contre toutes les formes de délinquance ou de criminalité. N’aurait-t-il plus le choix des vraies causes à défendre, depuis qu’il est devenu Président, qu’il a épousé Carla et qu’il habite l’Elysée ?

 

©Hugues Kéraly/Sedcontra.fr

 

 

Témoignage écrit de la dernière victime du gang "Los Zodiacos" :

 

“Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux cotés de mon époux Raul et de mon fils qui avait 11 ans. Depuis ce jour notre vie a totalement changée… Ma famille est détruite. Ce que mon fils et moi avons vécu, du 19 octobre 2005 au 9 décembre de la même année, est indescriptible : 52 jours de captivité pendant lesquelles je fus victime d’abus sexuels et, avec mon enfant, de torture psychologique…

 

“Depuis notre libération, ma famille et moi nous vivons à l’étranger. Nous ne pouvons pas revenir à cause de la peur, car le reste de la bande n’a pas été arrêté… Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à de maintes reprises pendant ma captivité… Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à son fils.

 

“Maintenant j’apprends que Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne. Florence raconte “le calvaire” de la prison, mais elle voit sa famille dans le pénitencier, elle émet des appels téléphoniques, elle réalise des interviews pour la presse et elle ne craint pas chaque seconde pour sa vie.”

 

(Lettre ouverte de Cristina Rios, traduite de l’espagnol par nos soins.)

 

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jacques suchet 10/03/2011 12:43



il m´est arrivé une histoire un peu similaire à mexico en ...un flic qui a voulu me tuer..et il n´est resté que 1 semaine en prison apres avoir tué mon copain allemand:voir en détail sur mon
blog:
www.florence.cassez.over-blog.com
amitiés á tous
Jac



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