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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Les États-Unis redécouvrent leur langue maternelle: le latin

dominicanus #Il est vivant !

Le nombre d'immigrés latino-américains y augmentant constamment, ils compteront bientôt plus de cent millions de catholiques. Mais la première évangélisation du pays avait également été catholique et hispanique. Une relecture choc de l'histoire et de l'identité américaines, par l'archevêque de Los Angeles 

 

Jose-H.-Gomez.jpg

 

ROME, le 13 septembre 2011 – Parmi les nominations clés à la tête de diocèses importantsROME, le 13 septembre 2011 – Parmi les nominations clés à la tête de diocèses important qui ont marqué la phase récente du pontificat de Benoît XVI, il n’y a pas seulement celles d’Angelo Scola à Milan, de Charles J. Chaput à Philadelphie, de Rainer Maria Woelki à Berlin, d’André-Joseph Léonard à Malines-Bruxelles, de Timothy M. Dolan à New-York.

Il y a aussi celle de José H. Gómez à Los Angeles (photo).

Trois des nominations qui sont mentionnées ci-dessus concernent des dirigeants de l’Église catholique aux États-Unis. Ceux-ci sont désormais l’un des principaux pays du catholicisme mondial, aussi bien au point de vue de la quantité qu’à celui de la qualité.

Il y a aujourd’hui 77,7 millions de catholiques aux États-Unis. Mais les dynamiques qui se manifestent actuellement donnent à penser qu’ils seront 110 millions au milieu du XXIe siècle.

L’une de ces dynamiques est celle des flux migratoires. Déjà aujourd’hui un catholique sur trois, aux États-Unis, est originaire d'Amérique latine, parle espagnol ou portugais et fréquente de préférence des églises dans lesquelles il trouve des fidèles également venus du sud.

L'actuel archevêque de Los Angeles est lui-même l’un d’eux. Il est Mexicain, natif de Monterrey. Il fait partie de l'Opus Dei. Précédemment il a été archevêque de San Antonio, au Texas.

Los Angeles et San Antonio : deux noms emblématiques.

En effet, bien avant l’arrivée des Pères pèlerins anglo-protestants sur la côte Est, une évangélisation antérieure, catholique et hispanique, avait pénétré dans les actuels Etats-Unis par le sud et par l’ouest, à partir du XVIe siècle, y laissant de nombreuses traces dans les noms géographiques eux-mêmes.

Aujourd’hui, du fait des immigrations, une autre vague de catholiques d’origine latine est en train de modifier le visage de ce pays. Et elle remet au premier plan ce chapitre de ses origines, qui avait été plutôt négligé jusqu’à maintenant.

C’est précisément ce "morceau manquant" de l’histoire de l’Amérique que l'archevêque de Los Angeles, José H. Gómez, a voulu mettre en évidence au cours d’une conférence qu’il a faite le 28 juillet dernier au Napa Institute, en Californie, dans le cadre des conférences annuelles consacrées aux "catholiques dans l'Amérique de l’avenir".

La thèse de Gómez est que les États-Unis perdent leur identité nationale s’ils oublient que leurs racines partent de la mission hispano-catholique dans le Nouveau Monde.

L'archevêque de Los Angeles s’oppose ainsi aux affirmations de Samuel Huntington, qui soutenait dans son dernier livre que le catholicisme latin des nouveaux immigrés est incompatible avec la culture anglo-protestante des Pères fondateurs.

C’est le contraire qui est vrai, soutient Gómez : "Je crois que nos frères et nos sœurs immigrés sont la clé du renouvellement américain et nous savons tous que l’Amérique a besoin d’un renouvellement économique et politique, mais également spirituel, moral et culturel".

Le texte qui suit est une synthèse de la conférence, rédigée par Gómez lui-même pour "L'Osservatore Romano", qui l'a publiée dans son édition du 11 août.

Il suffit de le lire pour percevoir la force "affirmative" qui caractérise le magistère de certains évêques américains ayant fait récemment l’objet d’une nomination, lorsqu’ils s’adressent aux catholiques et au pays.

 

Sandro Magister

www.chiesa



L’IMMIGRATION ET L’AMÉRIQUE DE L’AVENIR?

par José Horacio Gómez 



[...] L’un de nos problèmes actuels est que nous avons perdu le sens de l’histoire nationale de l’Amérique. Quand nous connaissons notre histoire, ce que nous savons est incomplet. Et si nous ne connaissons pas la totalité de notre histoire, nous finissons par avoir des idées fausses à propos de l’identité et de la culture américaines.


Notre histoire nationale


L’histoire de l’Amérique, telle que la plupart des Américains la connaissent, commence en Nouvelle Angleterre. C’est l’histoire des Pères pèlerins et du Mayflower, du premier Thanksgiving et du sermon de John Winthrop où il est question d’une "cité sur une colline".

Cette histoire est celle de grands hommes tels que Washington, Jefferson et Madison. C’est l’histoire de grands documents comme la Déclaration d’Indépendance et la Déclaration des Droits. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire vraie. Tous les Américains devraient connaître ces personnages ainsi que les idéaux et principes pour lesquels ils ont combattu. À travers cette histoire nous apprenons que notre identité et notre culture d’Américains sont enracinées dans des croyances essentiellement chrétiennes en ce qui concerne la dignité de la personne humaine.

Mais l’histoire des Pères fondateurs et des vérités qu’ils considéraient comme évidentes n’est pas toute l’histoire de l’Amérique. Le reste de l’histoire commence plus d’un siècle avant l’arrivée des Pères pèlerins. Elle commence dans les années 1520 en Floride et dans les années 1540 en Californie.

Ce n’est pas une histoire de colonisation et d’opportunité politique et économique, c’est une histoire d’exploration et d’évangélisation. Cette histoire n’est pas anglo-protestante mais hispano-catholique. Elle est centrée non pas sur la Nouvelle Angleterre mais sur la Nouvelle Espagne – Nueva España – en deux points opposés du continent.

Cette histoire nous apprend qu’avant que cette terre n’ait un nom, ses habitants étaient baptisés au nom de Jésus-Christ. Les habitants de cette terre ont été appelés chrétiens avant d’être appelés Américains. Et ils portaient ce qualificatif en espagnol, en français et en anglais.

Cette histoire nous apprend que, longtemps avant la Boston Tea Party, des missionnaires catholiques célébraient la sainte messe sur le sol de ce continent. Ce sont des catholiques qui ont fondé en 1565 la plus ancienne colonie des États-Unis, à Saint Augustine, en Floride. Des missionnaires immigrés donnaient aux rivières, aux montagnes et aux territoires de ce continent des noms de saints, de sacrements et d’articles de foi.

Aujourd’hui ces noms nous paraissent tout à fait normaux. Mais notre géographie de l’Amérique atteste que notre pays est né de la rencontre avec Jésus-Christ : Sacramento, Las Cruces, Corpus Christi, Sangre de Cristo Mountains.

Un historien du XIXe siècle, John Gilmary Shea a fort bien expliqué qu’avant qu’il n’y ait des maisons dans ce pays, il y avait déjà des autels : "La messe était célébrée pour sanctifier la terre et attirer la bénédiction céleste avant même que l’on n’ait commencé à construire une habitation humaine. L’autel était plus ancien que le foyer".


Le morceau manquant de l’histoire d’Amérique


C’est là le morceau manquant de l’histoire de l’Amérique. Et aujourd’hui plus que jamais, il faut que nous connaissions cet héritage de sainteté et de service – en particulier en tant que catholiques américains. Nous devons connaître, en même temps que Washington et Jefferson, l’histoire de ces grands apôtres de l’Amérique. Nous devons connaître les missionnaires français comme Mère Joseph et deux jésuites, saint Isaac Jogues et le père Jacques Marquette, venus du Canada pour apporter la foi dans la moitié Nord de notre pays. Nous devons connaître les missionnaires hispaniques tels que le franciscain Magin Catalá et le père jésuite Eusebio Kino, venus du Mexique pour évangéliser les territoires du Sud-ouest et du Nord-ouest.

Nous devons connaître l’histoire de gens comme le Vénérable Antonio Margil. Ce prêtre franciscain est l’une de mes figures préférées parmi les premiers évangélisateurs de l’Amérique. Le Vénérable Antonio quitta sa patrie, l’Espagne, pour se rendre dans le Nouveau Monde, en 1683. Il dit à sa mère qu’il y allait parce que "des millions d’âmes [étaient] perdues par manque de prêtres pour dissiper les ténèbres de l’incroyance".

On l’appelait "le Père Volant". Il parcourait de 65 à 80 kilomètres chaque jour, marchant pieds nus. Le sens missionnaire de Frère Antonio était vraiment à l’échelle continentale. Il construisit des églises au Texas et en Louisiane, mais également au Costa-Rica, au Nicaragua, au Guatemala et au Mexique.

C’était un prêtre plein de courage et d’amour. En de nombreuses occasions il faillit être tué par les indigènes qu’il était venu évangéliser. Un jour il se trouva face à une douzaine d’Indiens armés d’arcs et de flèches, prêts à tirer. Une autre fois il manqua d’être brûlé vif sur un bûcher.

J’ai découvert l’existence de Frère Antonio alors que j’étais archevêque de San Antonio, au Texas. Il avait prêché dans cette ville en 1719 et 1720 et il y avait fondé la mission de San José. Il parlait de San Antonio comme du centre de l’évangélisation de l’Amérique. Il disait : "San Antonio… sera le quartier général de toutes les missions que Dieu notre Seigneur créera" de manière à ce que… "le moment venu, tout ce nouveau monde puisse être converti à sa sainte foi catholique".

Voilà la véritable raison d’être de l’Amérique, lorsque nous envisageons notre histoire à la lumière du plan de Dieu pour les nations. L’Amérique est destinée à être un lieu de rencontre avec Jésus-Christ vivant. C’était la motivation des missionnaires qui sont venus ici les premiers. Le caractère et l’esprit national des Américains sont profondément marqués par les valeurs évangéliques qu’ils ont apportées dans ce pays. Ces valeurs sont ce qui rend si spéciaux les documents fondateurs de notre système politique.

Bien qu’elle ait été fondée par des chrétiens, l’Amérique est devenue une terre d’accueil pour une extraordinaire variété de cultures, de religions et de modes de vie, qui s’y épanouissent précisément parce que les fondateurs de notre pays avaient une vision chrétienne de l’être humain, de la liberté et de la vérité.


Le Credo américain


G. K. Chesterton disait, en une formule célèbre, que "L’Amérique est le seul pays au monde qui soit fondé sur un credo". Et il reconnaissait que ce "credo" est fondamentalement chrétien. La conviction de base des Américains est que tous les hommes et toutes les femmes naissent égaux et qu’ils ont reçu de Dieu le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.

Tous les autres pays dans l’histoire ont été créés sur la base d’un territoire et d’une appartenance ethnique communs – les liens créés par une même terre et une même origine. L’Amérique, au contraire, est fondée sur l’idéal chrétien, sur ce credo qui reflète l’étonnant universalisme de l’Évangile. Le résultat, c’est que nous avons toujours été une nation de nationalités. "E pluribus unum" [Un à partir de plusieurs]. Un peuple composé de gens provenant de nombreuses nations, races et croyances.

Tout au long de l’histoire de notre pays, des problèmes sont apparus à chaque fois que nous avons considéré comme acquis ce credo américain. Ou quand nous avons essayé de le limiter d’une manière quelconque. Voilà pourquoi il est essentiel qu’aujourd’hui nous nous souvenions de l’histoire missionnaire de l’Amérique – et que nous adhérions de nouveau aux concepts qui forment le "credo" fondateur de l’Amérique.

Lorsque nous oublions que les racines de notre pays vont jusqu’à la mission hispano-catholique dans le Nouveau Monde, nous finissons par avoir des idées fausses à propos de notre identité nationale. Nous finissons par penser que les Américains descendent uniquement d’Européens blancs et que notre culture est basée exclusivement sur l’individualisme, sur l’éthique du travail et sur l’état de droit qui nous ont été légués par nos ancêtres anglo-protestants.

Lorsque cela nous est arrivé dans le passé, cela a donné lieu aux épisodes de notre histoire dont nous sommes le moins fiers – les mauvais traitements infligés aux indigènes américains ; l’esclavage ; les poussées récurrentes d’hostilité aux immigrés et d’anticatholicisme ; l’internement des Américains d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale ; les drames dus à la théorie de la "Destinée Manifeste".

Il y a, bien entendu, des causes bien plus compliquées derrière ces moments de notre histoire. Mais je crois qu’à leur origine, il est possible de percevoir un facteur commun : l’idée erronée que les “vrais Américains” appartiennent à une race, à une classe, à une religion ou à une origine ethnique particulières.


Une nouvelle période d’hostilité aux immigrés ?


Je crains que, dans les débats actuels à propos de l’immigration, nous ne soyons en train d’entrer dans une nouvelle période d’hostilité aux immigrés. La justification intellectuelle de ce nouveau courant a été formulée, il y a quelques années, dans un livre de Samuel Huntington, de Harvard, intitulé "Who Are We?" ["Qui sommes-nous ? "]. Il y faisait appel à un grand nombre d’arguments qui paraissaient sophistiqués, mais l’argument de base était que l’identité et la culture américaines sont menacées par l’immigration mexicaine.

D’après Huntington, l’authentique identité américaine "était le produit de la culture anglo-protestante qui caractérisait les colons fondateurs de l’Amérique aux XVIIe et XVIIIe siècles". En revanche, les valeurs des Mexicains sont enracinées dans une "culture du catholicisme" qui est fondamentalement incompatible avec la première et qui, affirmait Huntington, n’attribue pas de valeur à la capacité d’initiative ou à l’éthique du travail, mais encourage au contraire la passivité et l’acceptation de la pauvreté.

Il s’agit là de théories hostiles aux immigrés qui sont anciennes et bien connues et que l’on peut aisément discréditer. On pourrait mettre en évidence le magnifique héritage que constituent la littérature et l’art hispaniques, ou bien la réussite d’Américains d’origine mexicaine ou hispanique dans les entreprises, au gouvernement, en médecine et dans d’autres domaines. Malheureusement, aujourd’hui, des idées comme celles de Huntington sont répétées sur les chaînes de télévision câblée et sur les radios de discussion – et même, quelquefois, par certains de nos leaders politiques.

Il n’est pas question de nier qu’il existe des différences significatives entre les concepts culturels hispano-catholiques et anglo-protestants. Ce genre de pensée fanatique est le résultat d’une compréhension incomplète de l’histoire de l’Amérique. Historiquement, les deux cultures sont en droit de réclamer une place dans notre "histoire" nationale – ainsi que dans la formation d’une identité américaine et d’un caractère national authentiques.


Vers un nouveau patriotisme 


Je crois que les catholiques américains ont aujourd’hui un devoir spécial, qui est d’être les gardiens de la vérité en ce qui concerne l’esprit américain et notre identité nationale. Je crois qu’il nous incombe de témoigner d’un nouveau genre de patriotisme américain.

Nous sommes appelés à manifester tout ce qu’il y a de noble dans l’esprit américain. Nous sommes également appelés à défier ceux qui voudraient réduire ou "diminuer" la véritable identité américaine. Depuis que je suis arrivé en Californie, j’ai beaucoup pensé au bienheureux Junípero Serra, un franciscain immigré venu d’Espagne, en passant par le Mexique, pour évangéliser ce grand état.

Le bienheureux Junípero aimait les populations indigènes de ce continent. Il apprit leurs langues, leurs coutumes et leurs croyances locales. Il leur traduisit l’Évangile, les prières et les enseignements de la foi afin que chacun d’eux puisse entendre les grandes œuvres de Dieu dans sa propre langue maternelle ! Il avait l’habitude de tracer le signe de la croix sur le front des gens et de leur dire : Amar a Dios ! Aimez Dieu !

C’est une bonne façon de comprendre notre devoir en tant que catholiques dans notre culture d’aujourd’hui. Nous devons trouver une manière de “traduire” l’Évangile d’amour pour les gens de notre époque. Nous devons rappeler à nos frères et à nos sœurs les vérités enseignées par le bienheureux Junípero et par ses confrères missionnaires. À savoir que nous sommes tous les enfants du même Père céleste et que celui-ci ne considère pas que certaines nationalités ou groupes raciaux sont "inférieurs" ou moins dignes de ses bénédictions.

Les catholiques doivent conduire notre pays vers un nouvel esprit d’empathie. Il faut que nous aidions nos frères et nos sœurs à commencer à percevoir les étrangers qui sont chez nous comme ce qu’ils sont vraiment – et non pas en fonction de catégories politiques ou idéologiques ou de définitions enracinées dans nos propres peurs.

C’est difficile, je le sais. Je sais que c’est un défi particulier que de voir l’humanité de ces immigrés qui sont ici de manière illégale. Mais la vérité c’est qu’il y a très peu de gens qui "choisissent" d’abandonner leur patrie. L’émigration est presque toujours imposée aux gens par les conditions de vie très difficiles dans lesquelles ils doivent vivre.

La plupart des hommes et des femmes qui vivent en Amérique sans avoir les papiers voulus ont parcouru des centaines ou même des milliers de kilomètres. Ils ont laissé derrière eux tout ce qu’ils possédaient, ils ont mis en danger leur sécurité et leur vie. S’ils l’ont fait, ce n’est pas pour leur propre bien-être ou pour des raisons d’intérêt égoïstes. Ils l’ont fait pour nourrir leurs proches. Pour être de bonnes mères et de bons pères. Pour être des fils et des filles aimants.

Ces immigrés – quelle que soit la façon dont ils sont arrivés ici – sont des gens pleins d’énergie et d’aspirations. Ce sont des gens qui n’ont pas peur de travailler dur et de faire des sacrifices. Ils ne ressemblent pas du tout à la description que le professeur Huntington et d’autres en font ! Ces hommes et ces femmes ont du courage et d’autres vertus. La très grande majorité d’entre eux croit en Jésus-Christ et aime notre Église catholique, ils partagent les valeurs américaines traditionnelles de foi, de famille et de communauté.


Immigration et renouvellement américain


Voilà pourquoi je crois que nos frères et sœurs immigrés sont la clé du renouvellement américain. Et nous savons tous que l’Amérique a besoin d’un renouvellement – économique et politique, mais également spirituel, moral et culturel. Je crois que ces hommes et ces femmes qui viennent dans notre pays vont apporter à notre économie un nouvel esprit entrepreneurial, juvénile et prêt à travailler dur. Je crois également qu’ils vont contribuer à renouveler l’âme de l’Amérique.

Dans son dernier livre, "Mémoire et Identité", le bienheureux Jean-Paul II a écrit : "L’histoire de toutes les nations est appelée à prendre sa place dans l’histoire du salut". Nous devons voir l’immigration dans le contexte du besoin de renouvellement de l’Amérique. Et nous devons envisager l’immigration et le renouvellement de l’Amérique en pensant au plan de salut de Dieu et à l’histoire des nations.

La promesse de l’Amérique, c’est que nous pouvons être une nation dans laquelle les hommes et les femmes de toutes races, de toutes croyances et de toutes origines nationales peuvent vivre comme des frères et des sœurs. Chacun de nous est un enfant de cette promesse. Dans la généalogie de presque tout le monde en Amérique, les lignées d’ancêtres nous conduiront en dehors de nos frontières, jusqu’au pays étranger d’où chacun de nos ancêtres est venu à l’origine.

Cet héritage vient maintenant aux catholiques américains comme un cadeau et comme un devoir. Nous sommes appelés à apporter notre propre contribution à ce pays – par la manière dont nous vivons notre foi en Jésus-Christ en tant que citoyens. Notre histoire nous montre que l’Amérique est née de la mission de l’Église envers les nations. "L’Amérique de l’avenir" sera déterminée par les choix que nous faisons en tant que disciples du Christ et citoyens américains. Par nos attitudes et nos actes, par les décisions que nous prenons, nous sommes en train d’écrire les prochains chapitres de l’histoire de l’Amérique.

Que Notre-Dame de Guadalupe, Mère des Amériques, obtienne pour nous le courage dont nous avons besoin pour faire ce que notre bon Seigneur nous demande.


L'institut californien dans lequel l'archevêque de Los Angeles a fait sa conférence :

> Napa Institute

Et le journal du Vatican qui en a publié une synthèse le 11 août 2011 :

> "L'Osservatore Romano"


Les principales données d’une enquête du Pew Forum sur l'immigration latino-américaine aux États-Unis :

> Benoît XVI au Brésil. Pendant ce temps les "latinos" envahissent le Nord
(9.5.2007)




Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
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