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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

la vache qui rumine a 2011

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du 2e dimanche de l'Avent A - 2

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

 

Faut-il aller plus loin ? Nous avons une longue tradition de pratique de la foi, nous sommes moralement convenables et pratiquons la Loi et tout comme eux nous nous appuyons sur le passé et nos origines pour justifier notre indolence spirituelle. Alors pourquoi aller plus loin ? Ferons-nous cette offense qu’ayant connu la foi nous la laissions éternellement en jachère ?


« Moi, je vous baptise dans l’eau pour vous amener à la conversion. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ».


Notre conversion ne peut pas s’arrêter qu’au pardon ! Elle doit ouvrir sur une autre réalité : L’amour de Dieu touche mon esprit par son Esprit Saint et consume en moi tout ce qui faisait obstacle : égoïsme et paresse, justification erronée et fausse justice, tiédeur et mal cultivés, si véritablement je me laisse porter et embraser par cet esprit d’amour. L’échéance n’est pas un royaume mais le Christ dans sa relation d’amour au Père qu’il fait mienne : vivre de son propre Esprit. Et cet Esprit prend chair et illumine la chair de l’amour de Dieu. Il se fait Fils de l’Homme et tout homme, en Lui, connaît Dieu.


C’est cela que nous attendons, c’est cela qui nous est donné : là est notre conversion. Convertissons-nous, car le Royaume de Dieu est là, entre nos mains.

 

(Radio Vatican)

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du 2e dimanche de l'Avent A - 1

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 5 décembre, deuxième dimanche de l'Avent. Évangile selon saint Matthieu: 3, 1-12


En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »

Écoutez: >> RealAudioMP3

 

homelie

 

 

Nous allons être, ces deux dimanches de l’Avent, en compagnie de Jean-le-baptiste car il est celui qui annonce le Christ. Et préparant le chemin du Seigneur, il ouvre à nos cœurs, cette venue du Fils de l’homme tout comme il l’a fait pour ses contemporains. Et ses mots sont là pour nous préparer à une réforme radicale de nous-mêmes :


« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ! »

 

Bien sûr, nous sommes habitués à ces mots mais revêtent-ils encore une efficacité à nos yeux ? La conversion implique un retournement complet pour se remettre dans la juste direction. Elle ne peut s’opérer que lorsque le regard est fixé sur le but final. Mais souvent nos esprits se lassent de l’échéance du Royaume et ne percevant pas sa venue à brève échéance, ils ne jugent plus utile de tendre leurs efforts pour son avènement.


En trois mots, nous sommes blasés ! En fait, nous nous sommes trompés nous mêmes car au lieu de comprendre ce Royaume comme un état d’être, être au Christ, nous en avons fait une possession future bien confortable mais qui ne vient pas.


Le Royaume des cieux est tout proche ! Il s’agit du Christ. D’être au Christ et de vivre du Christ. Et nous faisons la même erreur que ceux contre lesquels Jean-Baptiste vitupère :

 

« Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ? Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion. »

 

Nous sommes prêts à nous convertir mais rarement à en prendre les moyens. Les juifs viennent voir Jean-Baptiste par curiosité et aussi par désir d’être pardonné. Mais cela semble leur suffire comme nous suffire.

 

Faut-il aller plus loin ? Nous avons une longue tradition de pratique de la foi, nous sommes moralement convenables et pratiquons la Loi et tout comme eux nous nous appuyons sur le passé et nos origines pour justifier notre indolence spirituelle. Alors pourquoi aller plus loin ? Ferons-nous cette offense qu’ayant connu la foi nous la laissions éternellement en jachère ?


« Moi, je vous baptise dans l’eau pour vous amener à la conversion. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ».


Notre conversion ne peut pas s’arrêter qu’au pardon ! Elle doit ouvrir sur une autre réalité : L’amour de Dieu touche mon esprit par son Esprit Saint et consume en moi tout ce qui faisait obstacle : égoïsme et paresse, justification erronée et fausse justice, tiédeur et mal cultivés, si véritablement je me laisse porter et embraser par cet esprit d’amour. L’échéance n’est pas un royaume mais le Christ dans sa relation d’amour au Père qu’il fait mienne : vivre de son propre Esprit. Et cet Esprit prend chair et illumine la chair de l’amour de Dieu. Il se fait Fils de l’Homme et tout homme, en Lui, connaît Dieu.


C’est cela que nous attendons, c’est cela qui nous est donné : là est notre conversion. Convertissons-nous, car le Royaume de Dieu est là, entre nos mains.

 

(Radio Vatican)

Mgr Jesús Sanz, Commentaire de l'évangile du 1er dimanche de l'Avent A - 3

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

 

L'Avent chrétien consiste toujours à rappeler Celui qui est déjà venu, à accueillir sa venue sans cesse présente, et enfin à nous préparer au jour de sa venue promise. C'est le paradoxe de notre foi : faire mémoire de celui qui est venu, en accueillant celui qui n'est jamais parti, pour nous préparer à recevoir celui qui reviendra. Le paradoxe consiste dans le fait que le sujet est la même personne : Jésus Christ. C'est le temps qui nous prépare à la célébration du Noël chrétien. Levons-nous, réveillons-nous. Une nouveauté, qui ne dépende ni du champagne ni de dates négociées mais d'un événement qui s'est produit, de quelqu'un qui se trouve au milieu de nous, est possible. Heureuse année nouvelle, heureuse vie nouvelle !


Traduit de l'espagnol par Zenit

Mgr Jesús Sanz, Commentaire de l'évangile du 1er dimanche de l'Avent A - 2

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

 

Nous pouvons dire « année nouvelle, vie nouvelle » car nous l'avons vue « de nos yeux », nos mains l'ont touchée... et ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons » (cf. 1 Jn 1, 1-3). La Vie Nouvelle qu'année après année et instant après instant nous pouvons célébrer, s'appelle Jésus Christ.


Cela signifie que ni le mensonge, ni le chaos, ni la mort, ont le dernier mot, depuis que Quelqu'un a eu la folie ou l'audace de proclamer « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Et nous croyons à cette Vie Nouvelle qui s'est fait l'un de nous, qui a dressé sa tente de la rencontre au milieu des affrontements de nos embûches. Ou il était fou pour dire ces choses, ou il était tout simplement Dieu... et vrai Homme. L'Evangile de ce dimanche est une invitation à la vigilance. Une série d'impératifs tenteront de nous faire entrer dans l'émerveillement de cette attente : « redressez-vous et relevez la tête... Tenez-vous sur vos gardes... Restez éveillés et priez en tout temps » (Lc 21, 34-36). Cela vaut la peine d'écouter ce cri de notre coeur qui nous réclame continuellement le miracle d'une nouveauté qui ne périme pas, et de reconnaître que Quelqu'un, comme personne d'autre et pour toujours, a pris ce cri au sérieux, a embrassé le cri du coeur humain, de mon coeur. Et depuis lors, je peux recommencer à espérer et offrir le bonheur.


 

Mgr Jesús Sanz, Commentaire de l'évangile du 1er dimanche de l'Avent A - 1

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

 

bible.jpgROME, Vendredi 13 novembre 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le commentaire de l'Evangile du dimanche 29 novembre, premier dimanche de l'Avent, proposé par Mgr Jesús Sanz Montes, ofm, évêque de Huesca y de Jaca, en Espagne. Mgr Sanz vient d'être élu archevêque d'Oviedo.

 

On sait que les chrétiens commencent toujours l'année un peu avant les autres. Le dicton populaire « année nouvelle, vie nouvelle » exprime quelque chose de très humain : le fait que notre coeur ne se résigne pas à la fatalité des événements qui se produisent ; que notre coeur a le droit de dire 'ça suffit' à tant de choses qui ne vont pas ; que notre coeur est droit quand en dépit de tous les chagrins il a l'audace de rêver encore.


C'est peut-être pour cela que nous nous mettons tous d'accord sur une date magique, le premier janvier, la nouvelle année civile, pour nous gracier mutuellement et nous accorder les uns aux autres une espèce d' « amnistie » bon enfant : nous nous pardonnons la tristesse, la fatigue, l'assoupissement et l'ennui ; nous nous pardonnons les abus, les rancoeurs, les mensonges. Ainsi, depuis la tranchée de tous nos cauchemars, nous osons lever timidement le drapeau blanc des rêves dans un monde heureux. Malheureusement, cette « amnistie » tant désirée ne dure en général que le temps de la « gueule de bois » de quelques fêtes. Nous avons tôt fait de nous plonger dans une vie quotidienne sombre, fatigante et sans illusions, une routine qui se termine toujours de la même manière : par le désenchantement.


 

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