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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

annee sacerdotale

Saint Jean-Marie Vianney: brève notice biographique

dominicanus #Année Sacerdotale


Jean-Marie Vianney est né en 1786 à Dardilly, près de Lyon. Il raconte de lui que, tout petit, il aimait la solitude, et ressentait particulièrement la crainte révérencielle de Dieu. Les années de la fin du 18° siècle sont des années difficiles. La Révolution Française ne permet à personne de prier Dieu en public. Et ainsi, les parents de Jean-Marie, l'emmènent à la Messe célébrée dans un grenier en dehors du village. Les prêtres pris à célébrer la Messe étaient condamnés à la guillotine. Malgré le climat anticlérical, même s'il y avait des menaces très fortes contre les prêtres, Jean-Marie développe dans son cœur sa propre volonté de se consacrer entièrement à Dieu dans le Sacerdoce. Il veut devenir prêtre. A dix-sept ans, il parvient pour la première fois à fréquenter l'école ; avec l'aide d'un prêtre ami qui croit en sa vocation, il s'efforce de suivre les études, avec des résultats assez médiocres. Les difficultés deviennent insurmontables quand il s'agit d'aborder, au séminaire, les études de philosophie et de théologie. Mais Jean-Marie ne se rend pas ; il accepte toutes les humiliations ; et, finalement, il est ordonné prêtre en 1815 à Grenoble, à l'âge de 29 ans.

            Il est nommé Curé à Ars, dans le Diocèse de Belley, et c'est pourquoi il est appelé « le Curé d'Ars ». Il reste comme Curé à Ars pendant quarante-deux ans, et son influence est toujours vivante dans la paroisse qu'il a sanctifiée par son apostolat. Il y fait fleurir la prière, la charité, par sa prédication vigoureuse et profonde, par la mortification, par son apostolat. De nombreuses personnes s'adressent à lui ; il passe des heures interminables au confessionnal. Il a une dévotion admirable et profonde envers la Sainte Eucharistie, le Chapelet (le Rosaire) et envers la Sainte Vierge.


            Epuisé par ses tâches pastorales, par ses jeûnes et ses pénitences, il est appelé par le Seigneur en 1859, après une vie sacerdotale exemplaire. Avant même que le Pape Pie XI ne l'inscrive au nombre des Saints en 1925 et le proclame Patron du Clergé, Ars était devenue un but de pèlerinages. L'exemple que Jean-Marie Vianney laisse à tous les prêtres, c'est celui de la sainteté trouvée dans l'accomplissement du ministère pastoral. Jean-Marie Vianney ne fait rien d'exceptionnel, mais il vit entièrement chaque moment comme homme de Dieu.


            Voilà notamment ce qu'il a écrit : « Faites bien attention, mes chers enfants : le trésor du chrétien ne se trouve pas sur la terre, mais au Ciel. C'est pourquoi notre pensée doit se tourner là où est notre trésor. C'est là la belle tâche de l'homme : prier et aimer. Si vous priez et si vous aimez, alors, c'est là le bonheur sur la terre. La prière n'est rien d'autre que l'union avec Dieu. Quand quelqu'un a le cœur pur et uni à Dieu, quand il est pris par une certaine douceur qui enivre, il est purifié par une lumière qui se répand autour de lui de manière mystérieuse. Dans cette union intime, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble, que personne ne peut séparer. Comme elle est belle cette union de Dieu avec sa petite créature ! C'est là un bonheur que l'on ne peut comprendre. Nous étions devenus indignes de prier. Mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de parler avec Lui. Notre prière est un encens qui lui est des plus agréables. Mes enfants, votre cœur est petit, mais la prière le dilate et le rend capable d'aimer Dieu. La prière nous fait goûter par avance le Ciel, comme quelque chose qui descend à nous du Paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. En effet c'est du miel qui se répand dans l'âme et qui fait que tout soit doux. Dans la prière bien faite, les peines se dissipent et fondent comme la neige au soleil. La prière nous donne aussi cela : que le temps s'écoule avec une telle rapidité et avec un bonheur tellement grand, que l'on ne s'aperçoit plus de sa durée. Ecoutez-moi : quand j'étais Curé de Bresse, ayant dû remplacer pendant un certain temps mes confrères, presque tous malades, je devais souvent marcher pendant longtemps ; alors, je priais le Bon Dieu, et le temps, soyez-en certains, ne me semblait jamais être long. Il y a des personnes qui se plongent complètement dans la prière comme un poisson dans l'eau, parce qu'elles sont toutes donnés au Bon Dieu. Il n'y a aucune division dans leur cœur ».

(www.fides.org)

Lettre du Cardinal Claudio Hummes pour l'Année Sacerdotale

dominicanus #Année Sacerdotale


            Le Cardinal Claudio Hummes, Préfet de la Congrégation pour le Clergé a écrit une Lettre aux Prêtres du monde entier, à l'occasion de la proclamation de l'Année Sacerdotale. Voici le texte de cette Lettre :




« Chers prêtres,



« L'année sacerdotale, instituée par notre Pape bien-aimé Benoît XVI pour célébrer le 150e anniversaire de la mort de Saint Jean-Marie Vianney, le Saint Curé d'Ars, est à nos portes. Le Saint-Père l'ouvrira le 19 juin prochain, fête du Sacré-Cœur de Jésus et Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. L'annonce de cette année particulière a eu un retentissement positif dans le monde entier, spécialement parmi les prêtres eux-mêmes. Tous nous voulons nous engager, avec détermination, profondeur et ferveur, afin que cette année soit largement célébrée de par le monde, dans les diocèses, les paroisses, en chaque communauté locale, avec l'implication chaleureuse de notre peuple catholique, qui sans aucun doute aime ses prêtres et désire les voir heureux, saints et joyeux dans leur travail apostolique quotidien.


« Il devra s'agir d'une année positive et propositive, dans laquelle l'Eglise veut dire, aux prêtres avant tout, mais aussi à tous les chrétiens, à la société mondiale, à travers les moyens de communication globale, combien elle est fière de ses prêtres, combien elle les aime, les vénère, les admire et reconnaît avec gratitude leur travail pastoral et le témoignage de leur vie. Vraiment, les prêtres sont importants non seulement pour ce qu'ils font, mais aussi pour ce qu'ils sont. En même temps, il est vrai que quelques prêtres sont apparus parfois impliqués dans de graves problèmes et des situations délictueuses. Evidemment, il faudra continuer à enquêter sur eux, il faudra les juger comme il se doit et les punir. Mais ces cas concernent un très faible pourcentage du clergé. Dans leur écrasante majorité les prêtres sont des personnes très dignes, consacrées au ministère, des hommes de prière et de charité pastorale, qui investissent toute leur existence dans la réalisation de leur vocation et mission, souvent avec de grands sacrifices personnels, mais toujours avec un authentique amour pour Jésus-Christ, l'Eglise et le peuple, solidaires avec les pauvres et ceux qui souffrent. C'est pour cela que l'Eglise est fière de ses prêtres à travers le monde entier.


« Cette année doit aussi être l'occasion d'une période d'approfondissement intense de l'identité sacerdotale, de la théologie du sacerdoce catholique et du sens extraordinaire de la vocation et de la mission des prêtres dans l'Eglise et dans la société. Cela demandera des congrès d'étude, des journées de réflexion, des exercices spirituels spécifiques, des conférences et des semaines théologiques dans nos facultés ecclésiastiques, des recherches scientifiques et des publications.


« Le Saint-Père, dans le discours d'indiction, lors de l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé le 16 mars dernier, déclara qu'à travers cette année spéciale on voulait « favoriser la tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l'efficacité de leur ministère ». C'est pourquoi ce doit être, de façon toute spéciale, une année de prière des prêtres, avec les prêtres et pour les prêtres, une année de renouveau de la spiritualité du presbyterium et de chaque prêtre. Dans ce cadre, l'Eucharistie se présente comme le centre de la spiritualité sacerdotale. L'adoration eucharistique pour la sanctification des prêtres et la maternité spirituelle de moniales, de femmes consacrées et de laïques envers chacun des prêtres, comme cela avait déjà été proposé il ya quelque temps par la Congrégation pour le Clergé, pourraient être développées avec des fruits garantis de sanctification.


« Ce doit être encore une année dans laquelle on prend en considération les conditions concrètes et le maintien matériel dont vivent nos prêtres, parfois réduits à des situations de dure pauvreté.


« Ce doit être en même temps une année de célébrations religieuses et publiques, qui portent le peuple, les communautés catholiques locales, à prier, à méditer, à fêter et à rendre un juste hommage à leurs prêtres. La fête dans la communauté locale est une expression très cordiale, qui exprime et nourrit la joie chrétienne, une joie qui découle de la certitude que Dieu nous aime et célèbre la fête avec nous. Ce sera l'occasion de faire grandir la communion et l'amitié des prêtres avec la communauté qui leur est confiée.


« On pourrait faire mention de beaucoup d'autres aspects et initiatives pour enrichir l'Année Sacerdotale. C'est là que devra prendre place la juste créativité des Eglises locales. Il est donc bien que chaque conférence d'Evêques, chaque diocèse et chaque paroisse et communauté locale établissent, le plus rapidement possible, un programme vrai et propre pour cette année particulière. Evidemment, il est important de commencer l'année par un événement marquant. Le jour même de l'ouverture de l'Année Sacerdotale à Rome avec le Saint-Père, le 19 juin, les Eglises locales sont invitées à participer d'une manière ou d'une autre à l'inauguration, par exemple par un acte liturgique et festif particulier. Que ceux qui le peuvent viennent à Rome pour l'ouverture, sans aucun doute, pour manifester leur participation personnelle à cette heureuse initiative du Pape. Dieu bénira sans aucun doute cet effort avec beaucoup d'amour. Et la Vierge Marie, Reine du Clergé, priera pour vous tous, chers prêtres.

 

Cardinal Claudio Hummes

Archevêque émérite de Sao Paulo

Préfet de la Congrégation pour le Clergé »


Lire aussi : > Lettre aux prêtres

Année Sacerdotale - Discours du Pape Benoît XVI aux Prêtres

dominicanus #Année Sacerdotale



            Le Pape Benoît XVI a parlé aux prêtres à plusieurs reprises. A l'occasion de chaque Voyage Apostolique, il rencontre la communautés des prêtres du lieu. Un des discours les plus complets a été adressé par le Souverain Pontife, lors de l'audience accordée aux membres de la Plénière de la Congrégation pour le Clergé, le 16 mars dernier, en y rappelant notamment le thème choisi par la Plénière. Voici le texte de ce discours :


« Messieurs les Cardinaux,

« Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce !


« Je suis heureux de pouvoir vous accueillir à l'occasion de cette audience spéciale, la veille de mon départ pour l'Afrique, où je me rendrai pour remettre l'Instrumentum Laboris de la deuxième assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Evêques, qui se tiendra ici à Rome au mois d'octobre prochain. Je remercie le préfet de la Congrégation, Monsieur le cardinal Claudio Hummes, pour les paroles cordiales à travers lesquelles il a interprété les sentiments communs et je vous remercie pour la belle lettre que vous m'avez écrite. Avec lui je vous salue tous, supérieurs, les 'officials' et membres de la Congrégation, avec une âme reconnaissante pour tout le travail que vous accomplissez au service d'un secteur si important de la vie de l'Eglise.


« Le thème que vous avez choisi pour cette assemblée plénière - « L'identité missionnaire du sacerdoce dans l'Eglise, comme dimension intrinsèque de l'exercice des tria munera » - donne lieu à certaines réflexions pour le travail de ces jours-ci et pour les fruits abondants que celui-ci portera certainement. Si l'Eglise tout entière est missionnaire et si chaque chrétien, en vertu du Baptême et de la Confirmation, quasi ex officio (cf. Catéchisme de l'Eglise catholique, 1305) reçoit le mandat de professer publiquement la foi, le sacerdoce ministériel, également de ce point de vue, se distingue sur le plan ontologique et non seulement en vertu du degré, du sacerdoce baptismal, appelé également sacerdoce commun. En effet, le premier est constitué par le mandat apostolique : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Evangile à toute la création » (Mc 16, 15). Ce mandat n'est pas, nous le savons, une simple fonction confiée à des collaborateurs ; ses racines sont plus profondes et doivent être recherchées beaucoup plus loin.


« La dimension missionnaire du prêtre naît de sa configuration sacramentelle au Christ Tête : elle porte en elle, comme conséquence, une adhésion cordiale et totale à ce que la tradition ecclésiale a identifié comme l'apostolica vivendi forma. Celle-ci consiste dans la participation à une « vie nouvelle » entendue de façon spirituelle, à ce « nouveau style de vie », qui a été inauguré par le Seigneur Jésus et qui a été adopté par les apôtres. En vertu de l'imposition des mains de l'évêque et de la prière de consécration de l'Eglise, les candidats deviennent des hommes nouveaux, deviennent « prêtres ». Dans cette lumière, il apparaît clairement que les tria munera sont tout d'abord un don et seulement par la suite une fonction, d'abord une participation à une vie, et donc une potestas. Certes, la grande tradition ecclésiale a, à juste titre, séparé l'efficacité sacramentelle de la situation existentielle concrète du prêtre, et ainsi, les attentes légitimes des fidèles ont été sauvegardées de façon adéquate. Mais cette juste précision doctrinale n'ôte rien à la tension nécessaire, et même indispensable, vers la perfection morale, qui doit habiter tout cœur authentiquement sacerdotal.


« Précisément, pour favoriser cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend avant tout l'efficacité de leur ministère, j'ai décidé de proclamer une « année sacerdotale » spéciale, qui ira du 19 juin prochain au 19 juin 2010. Nous célébrons en effet le 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars, Jean Marie Vianney, véritable exemple de pasteur au service du troupeau du Christ. Votre Congrégation aura soin, en accord avec les évêques diocésains et les supérieurs des Instituts religieux, de promouvoir et de coordonner les diverses initiatives spirituelles et pastorales qui sembleront utiles pour faire comprendre toujours plus l'importance du rôle et de la mission du prêtre dans l'Eglise et dans la société contemporaine.


« La mission du prêtre, comme le souligne le thème de l'assemblée plénière, se déroule « dans l'Eglise ». Une telle dimension ecclésiale, de communion, hiérarchique et doctrinale est absolument indispensable pour toute mission authentique, et en garantit seule l'efficacité spirituelle. Les quatre aspects mentionnés doivent être toujours reconnus comme intimement liés : la mission est « ecclésiale » car personne n'annonce ni n'apporte soi-même, mais dans et à travers son humanité, chaque prêtre doit être bien conscient d'apporter un Autre, Dieu lui-même, au monde. Dieu est l'unique richesse que, en définitive, les hommes désirent trouver dans un prêtre. La mission est une mission « de communion », car elle se déroule dans une unité et une communion dont les aspects importants de visibilité sociale ne sont que secondaires. Ceux-ci, d'autre part, découlent essentiellement de l'intimité divine dont le prêtre est appelé à être l'expert, pour pouvoir conduire, avec humilité et confiance, les âmes qui lui sont confiées à la même rencontre avec le Seigneur. Enfin, les dimensions « hiérarchique » et « doctrinale » suggèrent de répéter l'importance de la discipline (le terme est lié à celui de « disciple ») ecclésiastique et de la formation doctrinale, et non seulement théologique, initiale et permanente.


« La conscience des changements sociaux radicaux des dernières décennies doit pousser les meilleures énergies ecclésiales à soigner la formation des candidats au ministère. En particulier, elle doit encourager la constante sollicitude des pasteurs envers leurs premiers collaborateurs, tant en cultivant des relations humaines véritablement paternelles, qu'en se préoccupant de leur formation permanente, en particulier sous le profil doctrinal et spirituel. La mission plonge ses racines de façon spéciale dans une formation correcte, développée en communion avec la Tradition ecclésiale ininterrompue, sans césure ni tentation de discontinuité. Dans ce sens, il est important de favoriser chez les prêtres, en particulier chez les jeunes générations, un accueil correct des textes du Concile œcuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le bagage doctrinal de l'Eglise. Il apparaît également urgent de récupérer la conscience qui pousse les prêtres à être présents, identifiables et reconnaissables tant à travers leur jugement de foi, qu'à travers les vertus personnelles ou encore l'habit, dans les domaines de la culture et de la charité, depuis toujours au cœur de la mission de l'Eglise.


« En tant qu'Eglise et en tant que prêtres, nous annonçons Jésus de Nazareth notre Seigneur et Christ, crucifié et ressuscité, Souverain du temps et de l'histoire dans l'heureuse certitude que cette vérité coïncide avec les attentes les plus profondes du cœur humain. Dans le mystère de l'incarnation du Verbe, c'est-à-dire dans le fait que Dieu s'est fait homme comme nous, réside aussi bien le contenu que la méthode de l'annonce chrétienne. La mission trouve ici son véritable moteur : dans Jésus Christ, précisément. Le caractère central du Christ porte en lui la juste valorisation du sacerdoce ministériel, sans lequel il n'y aurait ni l'Eucharistie, ni encore moins la mission ou l'Eglise elle-même. Dans ce sens, il est nécessaire de veiller afin que les « nouvelles structures » ou organisations pastorales ne soient pas pensées pour une époque où l'on devrait « se passer » du ministère ordonné, en partant d'une interprétation erronée de la juste promotion des laïcs, car dans ce cas, on poserait les conditions pour une dilution supplémentaire du sacerdoce ministériel et les éventuelles « solutions » présumées coïncideraient de façon dramatique avec les causes réelles des problématiques contemporaines liées au ministère.


« Je suis certain que ces jours-ci, le travail de l'assemblée plénière, sous la protection de la Mater Ecclesiae, pourra approfondir ces brèves réflexions que je soumets à l'attention de messieurs les cardinaux, des archevêques et évêques, en invoquant sur tous d'abondants dons célestes, en signe desquels je vous donne, ainsi qu'aux personnes qui vous sont chères, une Bénédiction apostolique spéciale et affectueuse ».

(fides.org)

'Fidélité du Christ, Fidélité du Prêtre' - Introduction à l'Année Sacerdotale

dominicanus #Année Sacerdotale



Rome (Agence Fides) -
Le Vendredi 19 juin, en la Solennité du Sacré-Coeur de Jésus, s'ouvrira l'Année Sacerdotale, par les Vêpres solennelles présidées par le Pape Benoît XVI dans la Basilique Saint-Pierre.

            Le Pape Benoît XVI l'a proclamée à l'occasion du 150° anniversaire de mort du Saint Curé d'Ars, qu'il proclamera Patron de tous les prêtres du monde.


            Le thème choisi pour l'Année Sacerdotale est : « Fidélité du Christ, fidélité du prêtre ». Si l'ouverture se fera le 19 juin 2009, l'année se terminera exactement un an après, avec une « Rencontre Sacerdotale Mondiale » Place Saint-Pierre au Vatican.


            Durant l'Année Sacerdotale, il est prévu la publication d'un « Directoire pour les Confesseurs et pour les Directeurs Spirituels », et « un choix de textes du Souverain Pontife sur les thèmes essentiels de la vie et de la mission sacerdotale à l'époque actuelle ».


L'objectif de cette Année est, d'après ce qu'a déclaré le Saint-Père lors de l'audience accordée aux membres de la Plénière de la Congrégation pour le Clergé, au mois de mars dernier, « de faire percevoir toujours plus l'importance du rôle et la mission du prêtre dans l'Eglise et dans la société contemporaine (Audience, 16 mars 2009). Un autre thème important est de renforcer la formation permanente des prêtres, en la liant à celle des séminaristes.

 

***


            Voici ce qu'a écrit Son Excellence Mauro Piacenza, Secrétaire de la Congrégation pour le Clergé, dans une Lettre adressée aux prêtres du monde entier :


« Très chers Prêtres !


« Dans près de quinze jours, le vendredi 19 juin, en la solennité du Sacré-Coeur de Jésus, nous pourrons vivre un intense moment de foi, étroitement unis au Saint-Père et entre nous, lorsque dans la Basilique Papale de Saint-Pierre du Vatican nous commencerons l'Année Sacerdotale en célébrant les Vêpres.


« Nous sommes toujours appelés chaque jour à la conversion, mais au cours de cette année nous le sommes d'une façon toute particulière, de concert avec tous ceux qui ont reçu le don de l'ordination sacerdotale. Conversion à quoi ? Conversion pour être toujours plus authentiquement ce que nous sommes, conversion à notre identité ecclésiale pour un ministère qui en découle absolument, pour qu'une conscience renouvelée et joyeuse de notre « être » détermine notre « agir », ou mieux pour qu'elle laisse au Christ Bon Pasteur la place pour vivre en nous et pour agir à travers nous.


« Notre spiritualité ne peut pas être autre chose que le reflet de la spiritualité du Christ, unique et Souverain Prêtre du Nouveau Testament.


« Au cours de cette Année que le Souverain Pontife a providentiellement convoquée, nous chercherons tous ensemble à nous référer, en communion avec le Père et le Saint Esprit, à l'identité du Christ Fils de Dieu, devenu Homme dans le sein virginal de Marie, et à sa mission de révéler le Père et son admirable dessein de salut. Cette mission du Christ comporte aussi la construction de l'Eglise : et voilà le Bon Pasteur (cf. Jn 19,1-21) qui donne sa vie pour l'Eglise (cf. Ep 5,25).


« Conversion oui, et de chaque jour, pour que le mode de vie du Christ soit toujours davantage le mode de vie de chacun d'entre nous.


« Nous devons être pour les hommes, nous devons nous engager à vivre en communion d'amour saint et divin avec les gens, d'un amour qui offre sa vie (et voilà où s'inscrit même la richesse du célibat sacré), qui oblige à une solidarité authentique avec ceux qui souffrent et avec les pauvres de toutes les pauvretés.


« Nous devons être des ouvriers pour la construction de l'unique Eglise du Christ, ce pourquoi nous devons vivre de façon motivée et fidèle la communion d'amour avec le Pape, avec les Evêques, avec les confrères, avec les fidèles. Nous devons vivre la communion avec le chemin ininterrompu de l'Eglise dans les entrailles du Corps mystique.


« Nous devrions pouvoir courir spirituellement au cours de cette Année « dilatato corde » dans la correspondance à notre vocation, pour pouvoir mieux arriver à dire, en vérité : « ce n'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20).


« Puisse la sainteté des prêtres surabonder au profit de tout le Corps ecclésial : c'est pourquoi, fidèles ordonnés comme séminaristes, religieux, religieuses et fidèles laïcs, tous ensemble nous pourrons nous retrouver dans la Basilique Vaticane pour les Vêpres présidées par le Saint-Père, après l'accueil de la relique du coeur de ce lumineux modèle qu'est Saint Jean-Marie Vianney...


+Mauro Piacenza, Archevêque titulaire de Vittoriana, Secrétaire".


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