C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
La tradition a vu dans les deux soeurs le symbole, respectivement, de la vie active et de la vie contemplative ; la liturgie, avec le choix de la première lecture (Abraham qui accueille les trois anges aux chênes de Mambré), montre voir dans cet épisode un exemple d'hospitalité. Je crois cependant que le thème le plus évident est celui de l'amitié. « Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare », lit-on dans l'Evangile (Jn 11, 5) ; lorsqu'on lui apprend la nouvelle de la mort de Lazare il dit à ses disciples : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil » (Jn 11, 11). Devant la douleur des deux soeurs, il éclate lui-même en sanglots, si bien que les personnes présentes s'exclament : « Voyez comme il l'aimait ! » (Jn 11, 36). C'est si beau et si réconfortant de savoir que Jésus a connu et cultivé ce sentiment si beau et si précieux pour nous les hommes que l'amitié.