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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

#la parole a s. paul

P. Frédéric Manns OFM, L’Année saint Paul à Jérusalem

dominicanus #La Parole à S. Paul

Jérusalem (Agence Fides) – Ce n’est pas facile de faire des statistiques et encore plus de les interpréter. Le Roi David fut puni par Dieu parce qu’il voulait faire le recensement de son peuple. Dieu est le maître de l’histoire. Mais les hommes aiment faire les comptes pour se sentir en paix avec leur conscience. Ils adorent les chiffres et ainsi se sentent important, comme dit le Petit Prince.



L’Eglise locale de Jérusalem, à dire vrai, préfère Pierre à Paul. Malgré tout, elle s’est occupée de quelques célébrations à l’occasion de l’Année Saint Paul. Une Eucharistie œcuménique, présidée par les évêques de l’assemblée des Ordinaires, a rassemblé des religieux et religieuses ainsi que tous les étudiants des centres bibliques dans la Basilique Saint Etienne en novembre 2008. Ce fut un moment de dialogue important, car Jérusalem a besoin de ponts plutôt que de murs, à tous les niveaux. La Custodia de Terre Sainte a organisé une exposition artistique sur saint Paul au centre d’information chrétien, près de la porte de Jaffa. L’inauguration de cette exposition a été l’occasion de présenter différents aspects de la personnalité de l’Apôtre des Gentils, en particulier l’attitude de Paul envers les femmes, un thème qui en Orient intéresse beaucoup les hommes. La semaine de réflexion théologique organisée chaque année par l’Ecole biblique franciscaine après Pâques avait comme thème la théologie de saint Paul. Les religieuses, comme d’habitude, occupaient toutes les places.

Plusieurs professeurs des centres bibliques de Jérusalem ont été invités aux congrès sur saint Paul célébrés dans le monde : au Pérou, à Damas en Syrie, à Valence… Des articles et des livres ont été écrits pour diffuser le message de l’Apôtre. L’un d’eux a même guidé la croisière sur les lieux de saint Paul organisée par les Pères Assomptionnistes en Méditerranée.

A Chypre, qui fait partie du diocèse de Jérusalem, un pèlerinage à Paphos (Pafo) a permis à la communauté locale et à la communauté internationale d’évoquer le passage de Paul sur l’île. Les religieuses ont ensuite visité le monastère et sont allées sur la tombe de Barnabé qui se trouve dans la partie turque : trop souvent en effet on sépare Paul de ses compagnons de mission. Paul, sans Barnabé, originaire de Chypre, n’aurait pu organiser son premier voyage missionnaire.

Le programme de la conclusion officielle de l’Année saint Paul prévoit que le Cardinal Walter Kasper présidera plusieurs célébrations à Jérusalem. Le 29 juin le chant des Vêpres solennelles rassemblera les fidèles dans la basilique Saint Etienne. Le lieu du martyre d’Etienne rappellera à tous la présence de Saül qui approuvait la lapidation du diacre. Le 30 juin une messe sera célébrée à Césarée maritime, où l’apôtre resta deux ans avant de partir à Rome. Les évêques et prêtres qui commenceront une retraite inter rituelle accompagneront le Cardinal Kasper. En soirée, à Akko-Ptolemaide, où l’Apôtre est passé après son troisième voyage, une liturgie de la parole sera célébrée à trois endroits: dans l’Eglise maronite, dans l’Eglise melchite, et dans l’Eglise latine. Le Cardinal donnera sa bénédiction face à la mer.

J’ai eu la chance d’assister à l’ouverture œcuménique de l’Année saint Paul à Tarse et à Antioche, le 29 juin de l’année dernière. Une petite communauté locale témoigne sur cette terre difficile de sa foi en le Christ ressuscité. Ni l’église de Tarse ni la grotte d’Antioche n’appartiennent à l’Eglise. Ces églises sont des musées. J’aurai la chance d’accompagner un groupe international d’étudiants pour la fermeture de l’Année Saint Paul au mois de juin. Pouvoir célébrer l’Eucharistie, faire mémoire de la mort et de la résurrection du Seigneur et rappeler le don de l’Esprit, qui donne un dynamisme missionnaire à l’Eglise, est une grande chance.

Du 10 au 16 juin Jérusalem organise un festival de lumière, éclairant divers points de la ville de façon exceptionnelle. L’initiative ne vient pas de l’Eglise locale, mais de la mairie de Jérusalem. Les murailles de la ville, artistiquement illuminées rappellent à tous la vocation maternelle de la ville où Paul a étudié aux pieds de Gamaliel. Un des points les mieux éclairés est l’église protestante du Rédempteur, à deux pas du Saint Sépulcre. Des rais de lumière éclairent l’agneau qui domine la porte d’entrée. La lumière de l’agneau éclaire toute la ville. « Viens que je te montre l’épouse de l’agneau », dit l’auteur de l’Apocalypse de Jean. Si Dieu est le « Pantocrator » comme le rappelle la tradition orientale, il s’est servi d’Israël et du festival de la lumière pour rappeler que le Christ est le premier né de la création et que tout subsiste en lui.

Jérusalem rend ainsi hommage sans le savoir à Saül de Tarse, un des étudiants de la ville qui est connu dans le monde entier. Ce sont les Hébreux qui invitent les chrétiens à la fin de l’Année Saint Paul à passer des ténèbres à la lumière. La logique de Dieu est toujours surprenante… ou alors le dialogue interreligieux est entré dans une nouvelle phase. (P. Frédéric Manns OFM, Directeur émérite du Studium Biblicum Franciscanum de Jérusalem)


(Agence Fides 26/6/2009)

Les évêques américains: un site bilingue pour l’Année paulinienne

dominicanus #La Parole à S. Paul

Washington (Agence Fides) – A l’occasion du début de l’année saint Paul, le 28 juin le Secrétaire de la Liturgie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) a lancé un site internet consacré aux célébrations en l’honneur de l’apôtre saint Paul. Le site offre différents documents destinés à tous ceux qui veulent participer de plus près à cet évènement et approfondir la pensée de saint Paul durant l’année.


Conversion de Saint Paul - Caravaggio 1600

Mgr Anthony Sherman, membre de la direction du Secrétariat, a expliqué que l’intérêt des catholiques a augmenté depuis le moment où le Saint-Père a annoncé le signe de l’année paulinienne, voici un an. Cet intérêt a conduit à créer le site, pour offrir toute l’information possible. Les diocèses qui demandent des suggestions, des indications, du matériel à utiliser pour l’Année paulinienne sont nombreux et à travers ce site on cherche à offrir une réponse appropriée. Le site sera également disponible en langue espagnole à court terme.
Resources for the Year of Saint Paul

(Agence Fides 2/7/2008)

Benoît XVI: Saint Paul (audience du 2 juillet 2008, texte intégral)

dominicanus #La Parole à S. Paul

ROME, Jeudi 2 juillet 2008 (ZENIT.org). - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse que le pape Benoît XVI a donné au cours de l'audience générale, du mercredi 3 juillet, place Saint-Pierre.


    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais entamer aujourd'hui un nouveau cycle de catéchèses, dédié au grand Apôtre saint Paul. C'est à lui, comme vous le savez, qu'est consacrée cette année qui s'étend de la fête liturgique des saints Pierre et Paul du 29 juin 2008 jusqu'à la même fête de 2009. L'apôtre Paul, figure extraordinaire et presque inimitable, mais pourtant stimulante, se présente à nous comme un exemple de dévouement total au Seigneur et à son Eglise, ainsi que de grande ouverture à l'humanité et à ses cultures. Il est donc juste que nous lui réservions une place particulière, non seulement dans notre vénération, mais également dans l'effort de comprendre ce qu'il a nous à dire à nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui. Au cours de cette première rencontre, nous voulons nous arrêter pour prendre en considération le milieu dans lequel il vécut et œuvra. Un thème du genre semblerait nous conduire loin de notre époque, vu que nous devons nous insérer dans le monde d'il y a deux mille ans. Mais toutefois cela n'est vrai qu'en apparence et seulement en partie, car nous pourrons constater que, sous divers aspects, le contexte socio-culturel d'aujourd'hui ne diffère pas beaucoup de celui d'alors.

    Un facteur primordial et fondamental qu'il faut garder à l'esprit est constitué par le rapport entre le milieu dans lequel Paul naît et se développe et le contexte global dans lequel successivement il s'insère. Il provient d'une culture bien précise et circonscrite, certainement minoritaire, qui est celle du peuple d'Israël et de sa tradition. Dans le monde antique et particulièrement au sein de l'empire romain, comme nous l'enseignent les spécialistes en la matière, les juifs devaient correspondre à environ 10% de la population totale; mais ici à Rome, vers la moitié du Ier siècle, leur nombre était encore plus faible, atteignant au maximum 3% des habitants de la ville. Leurs croyances et leur style de vie, comme cela arrive encore aujourd'hui, les différenciaient nettement du milieu environnant; et cela pouvait avoir deux résultats: ou la dérision, qui pouvait conduire à l'intolérance, ou bien l'admiration, qui s'exprimait sous diverses formes de sympathie comme dans le cas des «timorés de Dieu» ou des «prosélytes», païens qui s'associaient à la Synagogue et partageaient la foi dans le Dieu d'Israël. Comme exemples concrets de cette double attitude nous pouvons citer, d'une part, le jugement lapidaire d'un orateur tel que le fut Cicéron, qui méprisait leur religion et même la ville de Jérusalem (cf. Pro Flacco, 66-69) et, de l'autre, l'attitude la femme de Néron, Popée, qui est rappelée par Flavius Josèphe comme «sympathisante» des Juifs (cf. Antiquités juives 20, 195.252; Vie 16), sans rappeler que Jules César leur avait déjà officiellement reconnu des droits particuliers qui nous ont été transmis par l'historien juif Flavius Joseph (cf. ibid. 4, 200-216). Il est certain que le nombre de juifs, comme du reste c'est le cas aujourd'hui, était beaucoup plus important en dehors de la terre d'Israël, c'est-à-dire dans la diaspora, que sur le territoire que les autres appelaient Palestine.

    Il n'est donc pas étonnant que Paul lui-même ait été l'objet de la double évaluation, opposé, que nous avons évoquée. Une chose est certaine: le particularisme de la culture et de la religion juive trouve tranquillement place au sein d'une institution aussi omniprésente que l'était l'empire romain. Plus difficile et plus compliquée sera la position du groupe de ceux, juifs ou païens, qui adhèreront avec foi à la personne de Jésus de Nazareth, dans la mesure où ceux-ci se distingueront aussi bien du judaïsme que du paganisme régnant. Quoi qu'il en soit, deux facteurs favorisèrent l'engagement de Paul. Le premier fut la culture grecque ou plutôt hellénistique, qui après Alexandre le Grand était devenue le patrimoine commun de l'ouest méditerranéen et du Moyen-Orient, tout en intégrant en elle de nombreux éléments des cultures de peuples traditionnellement jugés barbares. A cet égard, l'un des écrivains de l'époque affirme qu'Alexandre «ordonna que tous considèrent comme patrie l'ekumene tout entier... et que le Grec et le Barbare ne se différencient plus» (Plutarque De Alexandri Magni fortuna aut virtute, §§ 6.8). Le deuxième facteur fut la structure politique et administrative de l'empire romain, qui garantissait la paix et la stabilité de la Britannia jusqu'à l'Egypte du sud, unifiant un territoire aux dimensions jamais vues auparavant. Dans cet espace, il était possible de se déplacer avec une liberté et une sécurité suffisantes, en profitant, entre autres, d'un système routier extraordinaire, et en trouvant en chaque lieu d'arrivée des caractéristiques culturelles de base qui, sans aller au détriment des valeurs locales, représentaient cependant un tissu commun d'unification vraiment super partes, si bien que le philosophe juif Philon d'Alexandrie, contemporain de Paul, loue l'empereur Auguste car «il a composé en harmonie tous les peuples sauvages... en se faisant le gardien de la paix» (Legatio ad Caium, §§ 146-147).

    La vision universaliste typique de la personnalité de saint Paul, tout au moins du Paul chrétien après l'événement de la route de Damas, doit certainement son impulsion de base à la foi en Jésus Christ, dans la mesure où la figure du Ressuscité se place désormais au-delà de toute limitation particulariste; en effet, pour l'apôtre «il n'y a plus ni juif ni païen, il n'y a plus esclave ni homme libre, il n'y a plus l'homme et la femme, car tous vous ne faites plus qu'un dans le Christ Jésus» (Ga 3, 28). Toutefois, la situation historique et culturelle de son époque et de son milieu ne peut elle aussi qu'avoir influencé ses choix et son engagement. Certains ont défini Paul comme l'«homme des trois cultures», en tenant compte de son origine juive, de sa langue grecque, et de sa prérogative de «civis romanus», comme l'atteste également le nom d'origine latine. Il faut en particulier rappeler la philosophie stoïque, qui dominait à l'époque de Paul et qui influença, même si c'est de manière marginale, également le christianisme. A ce propos, nous ne pouvons pas ne pas citer plusieurs noms de philosophes stoïciens comme Zénon et Cléanthe, et ensuite ceux chronologiquement plus proches de Paul comme Sénèque, Musonius et Epictète: on trouve chez eux des valeurs très élevées d'humanité et de sagesse, qui seront naturellement accueillies par le christianisme. Comme l'écrit très justement un chercheur dans ce domaine, «la Stoa... annonça un nouvel idéal, qui imposait en effet des devoirs à l'homme envers ses semblables, mais qui dans le même temps le libérait de tous les liens physiques et nationaux et en faisait un être purement spirituel» (M. Pohlenz, La Stoa, I, Florence2 1978, pp. 565sq). Que l'on pense, par exemple, à la doctrine de l'univers entendu comme un unique grand corps harmonieux, et en conséquence à la doctrine de l'égalité entre tous les hommes sans distinctions sociales, à l'équivalence tout au moins de principe entre l'homme et la femme, et ensuite à l'idéal de la frugalité, de la juste mesure et de la maîtrise de soi pour éviter tout excès. Lorsque Paul écrit aux Philippiens: «Tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte» (Ph 4, 8), il ne fait que reprendre une conception typiquement humaniste propre à cette sagesse philosophique.

    A l'époque de saint Paul était également en cours une crise de la religion traditionnelle, tout au moins dans ses aspects mythologiques et également civiques. Après que Lucrèce, déjà un siècle auparavant, avait de manière polémique affirmé que «la religion a conduit à tant de méfaits» (De rerum natura, 1,101), un philosophe comme Sénèque, en allant bien au-delà de tout ritualisme extérieur, enseignait que «Dieu est proche de toi, il est avec toi, il est en toi» (Letrtes à Lucilius, 41, 1). De même, quand Paul s'adresse à un auditoire de philosophes épicuriens et stoïciens dans l'Aréopage d'Athènes, il dit textuellement que «Dieu... n'habite pas les temples construits par l'homme... En effet, c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister» (Ac 17, 24.28). Avec ces termes, il fait certainement écho à la foi juive dans un Dieu qui n'est pas représentable en termes anthropomorphiques, mais il se place également sur une longueur d'onde religieuse que ses auditeurs connaissaient bien. Nous devons, en outre, tenir compte du fait que de nombreux cultes païens n'utilisaient pas les temples officiels de la ville, et se déroulaient dans des lieux privés qui favorisaient l'initiation des adeptes. Cela ne constituait donc pas un motif d'étonnement si les réunions chrétiennes (le ekklesíai), comme nous l'attestent en particulier les lettres pauliniennes, avaient lieu dans des maisons privées. A cette époque, du reste, il n'existait encore aucun édifice public. Les réunions des chrétiens devaient donc apparaître aux contemporains comme une simple variante de leur pratique religieuse plus intime. Les différences entre les cultes païens et le culte chrétien ne sont pourtant pas de moindre importance et concernent aussi bien la conscience de l'identité des participants que la participation en commun d'hommes et de femmes, la célébration de la «cène du Seigneur» et la lecture des Ecritures.

    En conclusion, de cette rapide vue d'ensemble du milieu culturel du premier siècle de l'ère chrétienne il ressort qu'il n'est pas possible de comprendre comme il se doit saint Paul sans le placer sur la toile de fond, aussi bien juive que païenne, de son temps. De cette manière, sa figure acquiert une force historique et idéale, en révélant à la fois les points communs et l'originalité par rapport au milieu. Mais cela vaut également pour la christianisme en général, dont l'apôtre Paul est un paradigme de premier ordre, dont nous avons encore tous beaucoup à apprendre. Tel est l'objectif de l'Année paulinienne: apprendre de saint Paul, apprendre la foi, apprendre le Christ, apprendre enfin la route d'une vie juste.


© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican
Traduction réalisée par Zenit

Une année sur les pas de Saint Paul avec le diocèse de Versailles

dominicanus #La Parole à S. Paul

ROME, Vendredi 27 juin 2008 (ZENIT.org) - Dimanche 29 juin, en la fête des apôtres Pierre et Paul, Benoît XVI ouvrira la célébration d'une année dédiée à Saint Paul. L'occasion de (re) découvrir, grâce au site réalisé par le diocèse de Versailles, celui qui fut un géant de l'évangélisation et qui est aujourd'hui un témoin pour notre temps.

« Ce site vous propose pour chaque dimanche le texte de St Paul du jour, accompagné d'outils d'analyse et d'approfondissement : explication des mots-clefs, pistes de lectio divina, ouvertures théologiques tirées de la Tradition et du Magistère, sans oublier le 'coin des enfants' », expliquent les responsables du site.

« Vous pouvez aussi retrouver en permanence dans les rubriques de références une présentation générale de St Paul et de ses voyages, un lexique de son vocabulaire, ainsi que des pistes bibliographiques pour aller plus loin », précisent-ils.

Le site est réalisé par une équipe d'exégètes, de théologiens et de prédicateurs, coordonnée par le Service de Formation du Diocèse de Versailles.

Cf. http://www.anneesaintpaul.fr

Lancement de la revue « Paulus », sur l’Apôtre des Nations

dominicanus #La Parole à S. Paul
Une initiative pour l’Année Saint-Paul



ROME, Mercredi 25 juin 2008 (ZENIT.org) - La première revue entièrement consacrée à l'Apôtre des Gentils a été lancée officiellement lundi à Rome. Il s'agit de la revue « Paulus », éditée par la Société Saint-Paul. Elle sera mensuelle. Son objectif est de sonder la personnalité de l'un des modèles les plus marquants de la chrétienté.


Cette initiative éditoriale s'insère dans le cadre des célébrations de l'Année Saint-Paul, instituée par le pape Benoît XVI pour le bimillénaire de la naissance de l'apôtre, et qu'il inaugurera en personne le 28 juin en la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs par la célébration des premières Vêpres des saints Pierre et Paul.


Il s'agit d'un magazine de 64 pages, en couleur, étudié pour répondre à l'invitation du pape qui souhaite un approfondissement des connaissances concernant la personnalité de Paul de Tarse. Benoît XVI encourage en particulier à développer la dimension œcuménique de son message tendant vers l'unité en Jésus Christ.


« Paulus » rassemble des articles et rubriques qui permettent de mettre en relation Paul avec les événements religieux et culturel de notre temps ; un dossier où l'on développe les contenus de ses Epitres, la mémoire des lieux qu'il a foulés ; des entretiens avec des personnalités du monde contemporain.


Juif orgueilleux de ses propres racines, grec par culture, latin par citoyenneté, voyageur inlassable par mission, Paul incarne l'universalité d'un christianisme toujours dynamique et toujours actuel.


Comme l'écrit dans le premier numéro de « Paulus », l'abbé Ampelio Crema, ssp, Supérieur provincial de la Société Saint-Paul, le but de l'initiative est de « vivre et faire vivre avec plus d'intensité le message toujours actuel de l'Apôtre des Nations: ‘Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ' » (1Co 11,1).


Cette revue a vu le jour en même temps que le projet www.paulusweb.net, un portail encore en phase de construction, conçu comme un lieu de connaissance et d'interaction à partir de trois grands espaces.


Ces trois grands espaces sont : une community virtuelle où des centaines de communautés Saint-Paul des 5 continents offriront du matériel multimédia sur Paul, des thèses, des études et des articles mis à jour régulièrement, ainsi qu'une section iconographique ; un blog de discussion sur des sujets de spiritualité, exégèses, théologies, liés aux problèmes de la vie quotidienne ; et une webzine, hormis les couvertures et sommaires de la revue sur papier, présentera les contenus inédits et les nouvelles multimédia mises à jour, en collaboration avec l'agence h2onews.org, qui suivra en particulier les événements de l'Année Saint-Paul dans le monde.


« Aujourd'hui, écrit le P. Angelo Colacrai, Directeur de la société Saint-Paul, dans l'éditorial du premier numéro, Paul créerait un portail de l'Eglise plus compréhensif que Google ou Wikipedia. Il parlerait à toutes les assemblées nationales. Il ne serait pas seulement un pasteur de brebis et d'agneaux déjà dans l'enceinte, protégés, mais il prendrait le large comme un pêcheur d'hommes et de femmes de toute espèce ».


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Wanted : un portrait robot de l'Apôtre saint Paul

dominicanus #La Parole à S. Paul
Quelques semaines avant le début de l'année consacrée à Saint Paul, un portrait robot de l'Apôtre a été présenté en Allemagne.

(Photo: Landeskriminalamt)


Saint Paul est né env. 7 à 10 av. J.C. et fut exécuté à Rome entre 64 et 67.

Le protrait a été fait par les services de la police criminelle de Düsseldorf (LKA) pour un livre de l'historien allemand Michael Hesemann : Paulus von Tarsus. Archäologen auf den Spuren des Völkerapostels (Paul de Tarse. Des Archéologues sur les Traces de l'Apôtre des Peuples)

http://i10.ebayimg.com/07/s/000/77/44/bad9_1.JPG

L'auteur présentant son livre à Benoît XVI

Des experts de la police criminelle allemande ont tenté, sur la base de témoignages, de descriptions et d'images, de faire un protret de l'Apôtre.

La LKA n'en est pas à son premier coup d'essai. En 21003 un portrait robot
de l'Apôtre saint Pierre avait déjà été réalisé pour un livre du même auteur, intitulé : Der erste Papst, Archäologen auf der Spur des historischen Petrus (Le premier Pape, des Archéologues sur les Traces du Pierre historique).

Ces portrets
ne sont évidemment jamais fiables à 100%, mais donnent en principe une idée  assez précise des caractéristiques principales d'un criminel en fuite pour permettre à quelqu'un de le reconnaître.

Cette photo permettra-t-elle à nos contemporains de grandir dans la connaissance de saint Paul ? Peut-être. Mais elle ne remplacera jamais la fréquentation assidue de ses lettres, dont je publie des passages classés par thème sur ce blog :


Une grande explosion de liberté : sur les traces de saint Paul

dominicanus #La Parole à S. Paul
Entretien avec l’administrateur délégué de l'Opera Romana Pellegrinaggi

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ROME, Vendredi 6 juin 2008 (ZENIT.org) - Sa rencontre avec Jésus Ressuscité fut une expérience de liberté et de foi qui fit de lui un géant de l'évangélisation : c'est la leçon que nous donne saint Paul et que le chrétien d'aujourd'hui pourra revivre grâce aux itinéraires prévus (de Rome et à partir de la ville) tout au long de l'Année Saint-Paul.

Benoît XVI ouvrira la grande célébration jubilaire à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs le 28 juin. L'Année durera jusqu'au 29 juin 2009.

L'Opera Romana Pellegrinaggi (ORP) répond à l'invitation du pape en accueillant les pèlerins et en organisant pour eux des itinéraires, dont la présentation a été faite jeudi à Rome. Objectif : faire de cette année un moment de conversion et d'unité, comme l'a expliqué le père Cesare Acuire, administrateur délégué de l'ORP, interrogé par ZENIT.

Liée au vicariat de Rome, l'ORP, qui dépend du Saint-Siège, est au service des pèlerins qu'elle accompagne, au plan technique et organisationnel, tout au long d'« authentiques itinéraires de l'esprit », consciente que le pèlerinage est une des manifestations religieuses les plus anciennes et les plus universelles qui soient. Une occasion exceptionnelle pour rencontrer et connaître le Christ.


Zenit : Saint Paul est le protecteur par excellence de l'Opera Romana Pellegrinaggi...

P. Cesare Atuire - Oui, parce que saint Paul a été un grand pèlerin ; on dit qu'il a parcouru entre 14.000 à 16.000 kilomètres... de l'époque ! Et que fait le pèlerin ? Le pèlerin, tout au long de son voyage, évangélise en marchant. Paul faisait ça aussi : il s'en allait et prêchait l'Evangile. Partout où il allait, il témoignait de la résurrection. Et je pense que nous aussi, qui tâchons de porter les hommes sur les routes du monde, nous voulons que notre voyage soit une forme d'évangélisation.


Zenit - Comment les itinéraires de saint Paul ont-ils été tracés ?

P. Cesare Atuire - A Rome il y a une tradition, et des études sont faites à l'endroit même où saint Paul était vénéré. Certaines de ces traditions sont très anciennes. Ce que nous avons fait c'est de les situer dans l'histoire pour ensuite déterminer quels étaient les principaux sites à montrer. Je citerais entre autres surtout la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs, où sont conservés les restes de l'apôtre, l'abbaye des Trois-fontaines, l'endroit où Paul fut décapité, la basilique Saint-Pierre, qui n'est pas un lieu proprement lié à saint Paul, mais le voyage des pèlerins à Rome a toujours été ad Limina Apostolorum, et les deux apôtres, Pierre et Paul, sont toujours partis ensemble, donc qui vient à Rome a aussi le devoir, d'une certaine manière, de saluer Pierre ; puis nous avons la Basilique Saint-Jean-de-Latran, où sont conservées les reliques des deux saints apôtres de la ville de Rome, Pierre et Paul, et qui est d'ailleurs la cathédrale du pape ; si l'on vient à Rome, il faut y aller.


Zenit - Dans quel état d'esprit faut-il vivre cette année dédiée à Saint-Paul et suivre tous ces itinéraires ? Que conseillez-vous en guise de préparation ?

P. Cesare Atuire - Il faut surtout lire les lettres de saint Paul, car c'était une personne qui ne connaissait pas le Christ comme nous, en ce sens qu'il n'a pas rencontré Jésus quand celui-ci était sur terre ; il a vécu l'expérience du ressuscité et cette expérience a transformé sa vie ; il l'a vécue comme une grande explosion de liberté, et pour nous, surtout en occident, où l'expérience de la foi est vécue avec une sorte de lassitude, redécouvrir qui est Paul est un stimulant à aller de l'avant.


Zenit - A Rome l'itinéraire représente donc la possibilité de vivre une explosion de liberté...

P. Cesare Atuire - C'est bien ça. C'est pourquoi on a prévu tant d'initiatives. Nous nous apprêtons à accompagner beaucoup de jeunes, nous avons pensé à une sorte de « créance » du pèlerin, la « Paolina », le tout en pensant toujours que ce sont des moments de réflexion et de prière, et des grandes occasions de rencontre entre les personnes pour partager cet enthousiasme de la foi.

Nous profitons de l'occasion pour faire la connaissance d'un homme qui n'avait pas peur, d'un homme qui, au milieu de tant de difficultés, ne s'arrêtait devant aucun obstacle parce qu'il croyait en ce qu'il prêchait, parce qu'il voulait vivre et témoigner du trésor qu'il avait trouvé. Et je crois qu'au jour d'aujourd'hui c'est ce que nous devons faire nous aussi les chrétiens.


Pour plus de renseignements, connaître le programme ou s'inscrire: http://www.orpnet.org/ http://www.annopaolino.org http://www.josp.com/ et

Propos recueillis par Marta Lago

Décret liturgique: Saint Paul sera fêté exceptionnellement un dimanche

dominicanus #La Parole à S. Paul

ROME, Dimanche 1er juin 2008 (ZENIT.org) - En raison de l'année Saint-Paul, la fête de la Conversion de saint Paul, le 25 janvier 2009, tombe un dimanche : il a fallu un décret spécial de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements pour autoriser sa célébration exceptionnelle un dimanche.





En effet, le dimanche, Jour du Seigneur, Pâque hebdomadaire, l'emporte habituellement sur les fêtes des saints.

La congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements vient donc de publier un décret autorisant à célébrer la messe pour la fête de la Conversion de saint Paul, le dimanche 25 janvier 2009 (IIIe dimanche « per annum »).

Le décret, en latin, est signé par le préfet de cette congrégation, le cardinal Francis Arinze, et par le secrétaire de ce même dicastère, Mgr Malcolm Ranjith.

Cette autorisation est due à la célébration de l'année Saint-Paul que le Benoît XVI ouvrira lui-même lors des premières vêpres de la fête des saints apôtres Pierre et Paul, le 28 juin, en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs.

L'année Saint-Paul offre l'occasion aux fidèles de se plonger dans les écrits de l'apôtre des Nations, à l'occasion du bimillénaire de sa naissance.

Anita S. Bourdin

L’hymne pour l’année Saint-Paul est en ligne

dominicanus #La Parole à S. Paul

Composé par un moine de l’abbaye

Vatican_StPaul_Statue.jpg

ROME, Mercredi 27 février 2008 (ZENIT.org) - L'hymne pour l'année Saint-Paul est en ligne : on peut l'entendre sur le site de l'Année Saint-Paul, un site à visiter.

« Si vous êtes ressuscités avec le Christ » : tel est en effet le thème de cet hymne de l'année Saint-Paul, composé par un moine de l'abbaye de Saint-Paul-hors-les-Murs.

Il s'inspire de la vie de prière et de l'activité pastorale des moines, à Rome, auprès de la tombe de l'Apôtre Paul.

L'hymne reprend la lettre de saint Paul aux Romains et aux Colossiens.

La mélodie se retient facilement : il peut être interprété à trois voix et accompagné à la cithare, à l'orgue, etc.

Texte et musique sont disponibles en différentes langues, y compris en français, sur le site Internet de l'abbaye.

Le site répond à des questions comme : « Que font les moines? », mais propose aussi par exemple pas moins de 365 textes courts pour l'Année Saint-Paul, soit un texte de lectio divina par jour. (*)

D'autres chapitres concernent « l'Art et la Culture », mais aussi « l'œcuménisme », l'histoire, le musée de l'abbaye.

Signalons en particulier, les concerts du samedi matin, gratuits.

L'hymne


Vous êtes ressuscités avec Christ   

 Se siete risorti con Cristo     

Ihr seid auferstanden mit Christus     

You have been raised with Christ     

¡ Se habéi resucitado con Cristo!     



Les litanies

Déborde l'huile     

 Trabocca l'olio   

Freudenöl     

The oil flows over     

Desborda el óleo     

         

(*) Je signale que sur ce blog, également, vous trouvez dans la catégorie La Parole à Saint Paul déjà une cinquantaine d'extraits de ses lettres. La liste sera enrichie progressivement.

Progresser dans l'amour fraternel

Walter Covens #La Parole à S. Paul
Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 4

9 Pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin que je vous en parle, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres, 10 et c'est ainsi que vous agissez envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à faire encore de nouveaux progrès : 11 ayez à coeur de vivre calmement, de faire chacun ce que vous avez à faire et de travailler de vos mains comme nous vous l'avons ordonné. 12 Ainsi, votre conduite méritera le respect des gens du dehors, et vous n'aurez pas besoin du secours des autres.





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