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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

#homelies annee a 2010-2011

Benoît XVI : La parole doit nous faire réfléchir, nous secouer

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

Nous publions ci-dessous le texte de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée ce dimanche au cours de la messe qu'il a présidée sur l'esplanade de l'aéroport touristique de Freiburg, en présence des évêques des 27 diocèses de la République fédérale allemande.

 

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Chers Frères et Sœurs,

Il est émouvant pour moi de célébrer ici l’Eucharistie, l’Action de grâces, avec tant de gens provenant de diverses parties de l’Allemagne et des pays voisins. Nous voulons adresser notre action de grâces surtout à Dieu, dans lequel nous nous mouvons et nous existons (cf. Ap. 17, 28). Mais je voudrais vous remercier aussi, vous tous, pour votre prière en faveur du Successeur de Pierre, afin qu’il puisse continuer à exercer son ministère avec joie et espérance confiante et confirmer ses frères dans la foi.

« Dieu qui donne la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié… » avons-nous dit dans la collecte du jour. Dans la première lecture nous avons entendu comment Dieu, dans l’histoire d’Israël a manifesté la puissance de sa miséricorde. L’expérience de l’exil babylonien avait fait tomber le peuple dans une profonde crise de la foi : pourquoi ce malheur était-il survenu ? Peut-être que Dieu n’était pas vraiment puissant absolument ?

Il y a des théologiens qui, face à toutes les choses terribles qui surviennent aujourd’hui dans le monde, disent que Dieu ne peut être absolument tout-puissant. Face à cela, nous professons Dieu, le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre. Et nous sommes heureux et reconnaissants qu’il soit tout-puissant. Mais nous devons, en même temps, nous rendre compte qu’il exerce sa puissance de manière différente de ce que nous, les hommes, avons l’habitude de faire. Lui-même a mis une limite à son pouvoir, en reconnaissant la liberté de ses créatures. Nous sommes heureux et reconnaissants pour le don de la liberté. Toutefois, lorsque nous voyons les choses horribles qui arrivent à cause d’elle, nous nous effrayons. Faisons confiance à Dieu dont la puissance se manifeste surtout dans la miséricorde et dans le pardon. Et nous en sommes certains, chers fidèles : Dieu désire le salut de son peuple. Il désire notre salut, mon salut, le salut de chaque personne. Toujours, et surtout en des temps de péril et de changement radical, il nous est proche, et son cœur s’émeut pour nous, il se penche sur nous. Pour que la puissance de sa miséricorde puisse toucher nos cœurs, il faut s’ouvrir à Lui, il faut librement être prêt à abandonner le mal, à sortir de l’indifférence, et à donner un espace à sa Parole. Dieu respecte notre liberté. Il ne nous contraint pas. Il attend notre « oui » et, pour ainsi dire, il le mendie.

Dans l’Évangile, Jésus reprend ce thème fondamental de la prédication prophétique. Il raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler dans la vigne. Le premier fils répond : « ‘Je ne veux pas’. Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 29). L’autre au contraire dit à son père : « ‘Oui Seigneur ! » mais « il n’y alla pas » (Mt 21, 30). À la demande de Jésus, qui des deux a accompli la volonté du père, les auditeurs répondent justement : « Le premier » (Mt 21, 31). Le message de la parabole est clair : ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais c’est l’agir, les actes de conversion et de foi. Jésus –nous l’avons entendu- adresse ce message aux grands prêtres et aux anciens du peuple d’Israël, c’est-à-dire aux experts en religion dans son peuple. Eux, d’abord, disent « oui » à la volonté de Dieu. Mais leur religiosité devient routine, et Dieu ne les inquiète plus. Pour cela ils ressentent le message de Jean Baptiste et le message de Jésus comme quelque chose qui dérange. Ainsi, le Seigneur conclut sa parabole par des paroles vigoureuses : « Les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole » (Mt21, 31-32). Traduite en langage de ce temps, l’affirmation pourrait correspondre plus ou moins à ceci : les agnostiques, qui au sujet de la question de Dieu ne trouvent pas la paix ; les personnes qui souffrent à cause de leurs péchés et ont le désir d’un cœur pur, sont plus proches du royaume de Dieu que ne le sont les fidèles « de routine », qui dans l’Église voient désormais seulement ce qui paraît, sans que leur cœur soit touché par la foi.

Ainsi la parole doit faire beaucoup réfléchir, et même, doit nous secouer tous.  Ceci, cependant, ne signifie pas que tous ceux qui vivent dans l’Église et travaillent pour elle sont à estimer comme loin de Jésus et du royaume de Dieu. Absolument pas ! Non, c’est plutôt le moment de dire une parole de profonde gratitude à tant de collaborateurs employés et volontaires, sans lesquels la vie dans les paroisses et dans l’Église tout entière serait impensable. L’Église en Allemagne a de nombreuses institutions sociales et caritatives, dans lesquelles l’amour pour le prochain est exercé sous une forme qui est aussi socialement efficace et jusqu’aux extrémités de la terre. À tous ceux qui s’engagent dans la Caritas allemande ou dans d’autres organisations ou qui mettent généreusement à disposition leur temps et leurs forces pour des tâches de volontariat dans l’Église, je voudrais exprimer, en ce moment, ma gratitude et mon appréciation. Ce service demande avant tout une compétence objective et professionnelle. Mais dans l’esprit de l’enseignement de Jésus il faut plus : le cœur ouvert, qui se laisse toucher par l’amour du Christ, et donne ainsi au prochain, qui a besoin de nous, plus qu’un service technique : l’amour, dans lequel se rend visible à l’autre le Dieu qui aime, le Christ. Alors interrogeons-nous aussi à partir de l’Évangile d’aujourd’hui : comment est ma relation personnelle avec Dieu, dans la prière, dans la participation à la messe dominicale, dans l’approfondissement de la foi par la méditation de la sainte Écriture et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique ? Chers amis, le renouveau de l’Église, en dernière analyse, ne peut se réaliser qu’à travers la disponibilité à la conversion et à travers une foi renouvelée.

Dans l’Évangile de ce dimanche –nous l’avons vu- on parle de deux fils, derrière lesquels, cependant, se tient, de façon mystérieuse, un troisième. Le premier fils dit non, mais réalise ensuite la volonté de son père. Le deuxième fils dit oui, mais ne fait pas ce qui lui a été ordonné. Le troisième fils dit « oui » et fait aussi ce qui lui est ordonné. Ce troisième fils est le Fils unique de Dieu, Jésus Christ, qui nous a tous réunis ici. Entrant dans le monde, Jésus a dit : « Voici, je viens […], pour faire, ô Dieu, ta volonté » (He 10, 7). Ce « oui », il ne l’a pas seulement prononcé, mais il l’a accompli et il a souffert jusqu’à la mort. Dans l’hymne christologique de la deuxième lecture on dit : « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2, 6-8). En humilité et obéissance, Jésus a accompli la volonté du Père, il est mort sur la croix pour ses frères et ses sœurs –pour nous- et il nous a rachetés de notre orgueil et de notre obstination. Remercions-le pour son sacrifice, fléchissons les genoux devant son Nom et proclamons ensemble avec les disciples de la première génération : « Jésus Christ est le Seigneur – pour la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 10).

La vie chrétienne doit se mesurer continuellement sur le Christ : « Ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5), écrit saint Paul dans l’introduction à l’hymne christologique. Et quelques versets avant il nous exhorte déjà : « S’il est vrai que dans le Christ on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage dans l’amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la pitié, alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité » (Ph 2, 1-2). Comme le Christ était totalement uni au Père et lui obéissant, ainsi ses disciples doivent obéir à Dieu et avoir les mêmes dispositions entre eux. Chers amis, avec Paul, j’ose vous exhorter : rendez ma joie complète en étant solidement unis dans le Christ ! L’Église en Allemagne surmontera les grands défis du présent et de l’avenir et demeurera un levain dans la société si les prêtres, les personnes consacrées et les laïcs croyants dans le Christ, en fidélité à leur vocation spécifique, collaborent dans l’unité ; si les paroisses, les communautés et les mouvements se soutiennent et s’enrichissent mutuellement ; si les baptisés et les confirmés, en union avec l’Évêque, tiennent haut le flambeau d’une foi inaltérée et laissent illuminer par elle leurs riches connaissances et capacités. L’Église en Allemagne continuera d’être une bénédiction pour la communauté catholique mondiale, si elle demeure fidèlement unie aux Successeurs de saint Pierre et des Apôtres, si elle soigne de multiples manières la collaboration avec les pays de mission et se laisse aussi « gagner » en cela par la joie dans la foi des jeunes Églises.

À l’exhortation à l’unité, Paul joint l’appel à l’humilité. Il dit : «Ne soyez jamais intrigants ni vantards, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes. Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de lui-même, mais aussi des autres »  (Ph 2, 3-4). L’existence chrétienne est une pro-existence : un être pour l’autre, un engagement humble pour le prochain et pour le bien commun. Chers fidèles, l’humilité est une vertu qui, dans le monde d’aujourd’hui et, en général, de tous les temps, ne jouit pas d’une grande estime. Mais les disciples du Seigneur savent que cette vertu est, pour ainsi dire, l’huile qui rend féconds les processus de dialogue, possible la collaboration et cordiale l’unité. Humilitas, le mot latin pour « humilité », a quelque chose à voir avec humus, c'est-à-dire avec l’adhérence à la terre, à la réalité. Les personnes humbles ont les deux pieds sur la terre. Mais surtout ils écoutent le Christ, la Parole de Dieu, qui renouvelle sans arrêt l’Église et chacun de ses membres.

Demandons à Dieu le courage et l’humilité de cheminer sur la route de la foi, de puiser à la richesse de sa miséricorde et de tenir fixé notre regard sur le Christ, la Parole qui fait toutes choses nouvelles, qui pour nous est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qui est notre avenir. Amen.

© Copyright 2011 - Libreria Editrice Vaticana

Jean-Côme About, commentaire Evangile du 24e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 11 septembre, XXIVème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, versets 21 à 35.

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

XXIVème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE 

 

24 TOA ev




« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur ». Cette parole, qui clôture l’évangile de ce dimanche, poursuit le discours de Jésus sur le pardon. 


Vivre en homme et a fortiori en frères ne peut être authentique sans le pardon réellement vécu !
Jésus répond à une question de Pierre sur le nombre de fois que l’on doit pardonner et sa réponse va signifier l’infinie bonté de Dieu, la surabondance qu’il ne cesse d’offrir aux hommes : « non pas jusqu’à sept fois mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois ! » A compter, semble dire Jésus, ne donne aucune limite car c’est avec ta propre mesure que le Père te jugera. 


Et pour imager ses propos, Jésus évoque la parabole du débiteur d’une fortune immense, prenons soixante millions d’euros, et qui va s’acharner sur un de ses frères qui ne lui doit que 100 euros. C’est à la mesure de son manque d’amour que son débiteur va le juger et ne lui épargner aucune justice.


Car c’est bien là ce que Jésus veut nous signifier : notre coupable manque d’amour. 


Continuellement nous exigeons de nos semblables qu’ils nous rendent ce qu’ils nous doivent selon notre avis. Et à ce rythme chaque personne rencontrée devient à nos yeux, débitrice, au mieux d’une invitation au moins d’un sourire pour les choses les plus simples et d’une énorme injustice à réparer s’il y a eu offense ou péché. 


Mais qu’à fait Dieu, pour nous, dans cette même occasion qu’elle soit vénielle ou grave ? Ne nous-a-t-il pas rétabli dans la pureté de son amour par son pardon ? A-t-il posé des conditions inacceptables ? Ne nous-a-t-il pas accueilli sans rien demander à sa table eucharistique comme le fils prodigue ?


Alors pourquoi nous acharnons-nous à ce que la justice terrestre soit respectée au pied de la lettre envers les autres, alors que Dieu a renoncé à sa justice céleste envers nous en nous pardonnant de tout son cœur ? 


Le « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » du Notre Père devrait résonner à nos cœurs avec violence quand nous le prononçons pour que le pardon soit le premier réflexe de nos rencontres et corresponde à la bonté de Dieu qui se fait Notre Père.


Seigneur, donne-nous ton regard pour pardonner et être source de ta bonté là où ne s’exerce que la justice sans amour.

Jean-Côme About, commentaire Evangile du 23e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 4 septembre, XXIIIème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, versets 15 à 20.

 

23 TOA ev

 

Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

 

XXIIIè DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE 

Ce dimanche nous présente le cas d’un frère qui commet un péché et qui refuse de rectifier son attitude face à la communauté. 


Jésus, en écho à la première lecture d’Ézékiel, invite alors à le rencontrer d’abord en privé puis avec des témoins et enfin, en dernier ressort, à soumettre le cas à la communauté de l’Église. 


L’enjeu est capital car il s’agit de vivre pleinement et réellement la communion d’amour que Dieu désire pour ceux qui croient en lui et le suivent. 


Tout chrétien est invité à cette communion dans l’amour s’il veut répondre au Christ et à sa bonne nouvelle. Car nous sommes tous membres d’un même corps et ce n’est pas simplement une invitation mais une obligation de tout faire pour préserver et conserver cette communion si nous voulons que le corps du Christ, et par inclusion l’Église, soit visible, entier et fonctionnel. 


Ainsi cette communion ne peut pas rester insensible et indifférente à un membre qui se nuit à lui-même et par ce fait, nuit à la vie de l’ensemble de la communauté.


L’exhortation de Jésus, qui se fait graduellement en trois étapes, ne renvoie pas à une dimension subjective et privée de jugement mais s’ouvre à l’objectivité en renvoyant la personne à elle-même face à la révélation de Dieu et à l’ordre ecclésial fondé par le Christ. Le fait de renvoyer à une autre instance permet de faire abstraction de soi et de s’ouvrir à la grâce objective de Dieu.


La première démarche de conseil est personnelle car elle invite à une correction fraternelle sans que cela devienne public. Le pécheur doit être relevé et non enfoncé. 


Si cela n’a pas d’effet alors la deuxième démarche s’entoure de témoins pour permettre un échange non unilatéral et permettre que différents points de vue éclairent la raison et permettent de resituer l’amour, la loi et la communion avec Dieu. Car le danger du pécheur est de répliquer avec sa propre vision et conception de l’amour et c’est là que doit intervenir l’éclairage de la Parole de Dieu et de la finalité de la révélation : dans cette situation, agissons-nous encore en fils de Dieu ou générons-nous notre propre loi ?


Si cela n’a encore pas d’effet alors : « dis-le à la communauté de l’église » nous dit Jésus. Là l’affaire prend une dimension plus publique puisque c’est la communauté qui agit et se doit d’insister sur la communion à maintenir et la conversion par la miséricorde à établir. L’unité du corps est touchée.


Mais l’homme reste libre et l’exhortation peut parvenir à une limite, celle du refus net. Alors, il est nécessaire de constater la situation. Le devoir d’avertir est absolument nécessaire, mais qu’il aboutisse n’est pas promis par Dieu.


Il y a donc une frontière, indiquée par Dieu, reprise dans les paroles du Christ, au-delà de laquelle un pécheur ou celui qui se tient à distance, ne peut plus se considérer comme appartenant à l’Église de Dieu. Ce n’est pas l’Église qui l'exclut de sa communion, c’est lui-même qui s’excommunie.


« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »


Seigneur, ta présence nous illumine de la vérité, donne-nous d’attendre ta présence, dans nos rencontres et nos réunions avant de juger trop vite et donne-nous des frères, selon ton esprit, pour éclairer notre péché.

Homélie 22e dimanche du Temps Ordinaire A 2011

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Homélie 22 T.O.A 2008 - Petit Traité de la Vraie Dévotion (Rm 12, 1-2)

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 28 août, XXIi° dimanche du temps ordinaire. 

 

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EVANGILE - Matthieu 16, 21 - 27


« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. 
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. 


>> RealAudioMP3 

Lire le texte

Nous abordons en ce dimanche la suite de l’évangile de dimanche dernier où Pierre recevait la charge de l’Église et du pouvoir des clefs. Et lorsque Jésus annonce son programme de mission décisif alors Pierre se scandalise et met en doute la Parole de Jésus et c’est pourrait-on dire, en sa personne le monde et l’Église qui se scandalise des propos du Sauveur.


Pourquoi donc une réaction aussi vive après une si belle profession de foi ? 


Parce que le monde comme l’Église se compose d’hommes qui voudraient tout autant et aussi longtemps que possible échapper à la souffrance. Toutes les religions, en dehors du christianisme, correspondent à ce programme : comment l’homme peut-il échapper à la souffrance ?


Par le stoïcisme, la force de la volonté et de la lutte ?


En se délivrant de la « roue des renaissances » ; en se plongeant dans la méditation ?


Le Christ au contraire est devenu homme pour souffrir, plus que personne n’a jamais souffert. Celui qui veut l’en empêcher, comme le fait Pierre, est pour lui un adversaire, celui qui divise du cœur de Dieu, qui retranche de son amour infini à découvrir et à comprendre. 


Et cet homme-là n’entendra pas dire : sois heureux que je souffre pour toi, mais : prends-toi-même ta croix sur toi, par amour pour moi et en faveur de mes frères, pour le salut desquels il faut souffrir.


Il n’existe pas d’autre voie de salut que moi-même. Ton salut ne consiste pas à te dépouiller de ton moi, mais à sacrifier sans cesse ton moi pour les autres, ce qui ne va pas sans douleur et sans croix.


C’est que va découvrir Pierre et tous les chrétiens après les apôtres.


La croix se trouve précisément dans l’appartenance à Dieu avec ses conséquences et non dans une vision idyllique ou utopique de la vie que procurerait la foi. Elle ne peut éluder la souffrance ou y substituer un bonheur factice. Suivre le Christ implique de passer par la croix mais là où il est passé seul, il nous fait aider par de générations de chrétiens qui ont porté la croix pour nous et ont reçu la vie éternelle ; ils nous ouvrent le chemin par le Christ.


Rien n’est facile, ni facilement acceptable et Jérémie dans la première lecture nous le fait bien comprendre : annonçant la Parole, il ne récolte que les moqueries et les dérisions. Sa mission semble vaine, nul ne le croit : à quoi bon y penser, autant ne plus en parler ! Mais tout lui devient insupportable et la Parole non dite lui brûle le cœur.


Le chrétien lui aussi doit parler et s’exposer à la moquerie du peuple, à la moquerie de son entourage, de l’opinion publique, des journaux, des médias. La tentation de ne plus rien dire, de laisser le monde suivre son cours est grande. Le monde va de toute manière à sa perte : à quoi bon lui dire encore ?


Mais ce silence doit le brûler intérieurement comme Jérémie : la parole doit jaillir. Et tenir au milieu de la grêle de moqueries et de railleries n’est finalement rien d’autre que suivre le Christ : « le serviteur n’est pas plus grand que son maître ». C’est justement à la croix que Jésus a été raillé et blasphémé comme jamais auparavant. Et c’est justement ainsi qu’il a pris sur lui le refus du monde et l’a au plus intime vaincu et surmonté.

(Radio Vatican)

Benoît XVI, Homélie 21e dimanche du Temps Ordinaire A - JMJ Madrid

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Chers jeunes,

Avec la célébration de l’Eucharistie, nous arrivons au moment culminant de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. En vous voyant ici, venus en grand nombre de tous les horizons, mon cœur est plein de joie, pensant à l’affection spéciale avec laquelle Jésus vous regarde. Oui, le Seigneur vous aime et il vous appelle ses amis (cf. Jn 15, 15). Il vient à votre rencontre et il désire vous accompagner dans votre cheminement pour vous ouvrir les portes d’une vie pleine et vous faire participants de sa relation intime avec le Père. Pour notre part, conscients de la grandeur de son amour, nous désirons répondre avec grande générosité à cette marque de prédilection par la résolution de partager aussi avec les autres la joie que nous avons reçue. Certes ! Ils sont nombreux de nos jours, ceux qui se sentent attirés par la figure du Christ et désirent mieux le connaître. Ils perçoivent qu’Il est la réponse à leurs multiples inquiétudes personnelles. Cependant, qui est-Il réellement ? Comment est-il possible que quelqu’un qui a vécu sur la terre il y a tant d’années, ait quelque chose à voir avec moi aujourd’hui ?

Dans l’Évangile que nous avons écouté (cf. Mt 16, 13-20), il y a comme deux manières distinctes de connaître le Christ qui nous sont présentées. La première consiste dans une connaissance externe caractérisée par l’opinion commune. À la demande de Jésus : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? », les disciples répondent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste, pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». C'est-à-dire qu’on considère le Christ comme un personnage religieux supplémentaire qui s’ajoute à ceux connus. S’adressant ensuite personnellement aux disciples, Jésus leur demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répond avec des paroles qui sont la première profession de foi : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » La foi va au-delà des simples données empiriques ou historiques ; elle est la capacité de saisir le mystère de la personne du Christ dans sa profondeur.

Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Elle a son origine dans l’initiative de Dieu, qui nous dévoile son intimité et nous invite à participer à sa vie divine même. La foi ne fournit pas seulement des informations sur l’identité du Christ, mais elle suppose une relation personnelle avec Lui, l’adhésion de toute la personne, avec son intelligence, sa volonté et ses sentiments, à la manifestation que Dieu fait de lui-même. Ainsi, la demande de Jésus : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », pousse en fin de compte les disciples à prendre une décision personnelle par rapport à Lui. La foi et la suite (sequela) du Christ sont étroitement liées. Et, comme elle suppose suivre le Maître, la foi doit se consolider et croître, devenir profonde et mûre, à mesure qu’elle s’intensifie et que se fortifie la relation avec Jésus, l’intimité avec Lui. Même Pierre et les autres apôtres ont eu à avancer sur cette voie, jusqu’à ce que leur rencontre avec le Seigneur ressuscité leur ouvre les yeux sur une foi plénière.

Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondez-lui avec générosité et courage comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais.

Dans sa réponse à la confession de Pierre, Jésus parle de l’Église : « Et moi, je te déclare : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église’ ». Que signifie cela ? Jésus bâtit l’Église sur le rocher de la foi de Pierre qui confesse la divinité du Christ. Oui ! L’Église n’est pas une simple institution humaine, comme n’importe quelle autre, bien plus elle est étroitement unie à Dieu. Le Christ lui-même se réfère à elle comme « son » Église. On ne peut pas séparer le Christ de l’Église, comme on ne peut pas séparer la tête du corps (cf. 1Co 12, 12). L’Église ne vit pas par elle-même, mais elle vit par le Seigneur. Il est présent au milieu d’elle, et lui donne vie, aliment et force.

Chers jeunes, permettez-moi, en tant Successeur de Pierre, de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.

Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte, chers jeunes : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les communautés et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu.

De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers, y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Je pense que votre présence ici, jeunes venus des cinq continents, est une merveilleuse preuve de la fécondité du mandat de Jésus donné à l’Église : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ dans d’autres terres et pays où se trouve une multitude de jeunes qui aspirent à de très grandes choses et qui, découvrant dans leurs cœurs la possibilité de valeurs plus authentiques, ne se laissent pas séduire par les fausses promesses d’un style de vie sans Dieu.

Chers jeunes, je prie pour vous avec toute l’affection de mon cœur. Je vous confie à la Vierge Marie, pour qu’elle vous accompagne toujours de son intercession maternelle et vous enseigne la fidélité à la Parole de Dieu. Je vous demande également de prier pour le Pape afin que, comme Successeur de Pierre, il puisse continuer à affermir ses frères dans la foi. Puissions-nous tous dans l’Église, pasteurs et fidèles, nous rapprocher davantage chaque jour du Seigneur, afin de croître en sainteté de vie et nous donnerons ainsi un témoignage efficace que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, le Sauveur de tous les hommes et la source vive de leur espérance. Amen.

© Copyright 2011 : Libreria Editrice Vaticana

Homélie pour l'Assomption de la Vierge Marie

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

> Lire le commentaire: "La liturgie de ce dimanche nous relate l’épisode..."> Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du 19ème dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le Père Jean-Côme About commente l'Evangile de ce dimanche, 19ème dimanche du temps ordinaire.

Evangile selon Saint Matthieu 14. 22 à 33. "Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur.

>> RealAudioMP3 

 

Lire le commentaire: 


"La liturgie de ce dimanche nous relate l’épisode si étrange de Jésus marchant sur les eaux pendant la tempête. 


Et pourtant cette scène évangélique commence par la prière de Jésus « à l’écart sur la montagne ». Jésus a forcé ses disciples à rejoindre l’autre rive pendant qu’il renvoie les foules et qu’il prie, fort insouciant semble-t-il de leur sort. Mais c’est la confiance qui règne dans son cœur et c’est cette même confiance que les disciples semblent avoir perdu parce qu’éloignés du Seigneur. Cette confiance sera rétablie par un véritable acte d’adoration de Jésus par ses apôtres qui lui disent : « Vraiment tu es le Fils de Dieu ».


Mais entre-temps tout semble être surnaturel et provoque la peur chez ses disciples. 


Jésus marche majestueusement sur les flots, sans aucune crainte. Il manifeste sa supériorité sur les forces de la nature et il va même révéler sa puissance souveraine sur le vent, la mer et les flots. La mer est le symbole des ténèbres qui terrassent l’homme et voir quelqu’un les maîtriser signifie immédiatement qu’il en provient d’où la confusion entre Jésus et un fantôme. Mais là où l’homme ne verra qu’un phénomène surnaturel qui le met dans la confusion, la foi elle, permettra de discerner l’origine divine de Jésus. Car son pouvoir vient d’en haut et non d’en bas. 


La confusion est classique dans le cœur humain, et dès qu’il touche au domaine de l’occulte sans être éclairer par la foi, il sombre dans l’illusion des ténèbres et se trouve dépassé et englouti par des phénomènes le tirant vers le bas. 


Jésus révèle sa divinité dans l’extraordinaire et le commun. Sa puissance souveraine extraordinaire, une fois passée l’erreur d’interprétation de ses disciples, va les convaincre beaucoup mieux que ses enseignements et ses guérisons miraculeuses car en permettant à Pierre de vivre ce même événement il l’associe à sa puissance divine. Mais aussi il se révèle dans le commun de l’humanité, car bien loin de laisser plonger Pierre, il reconnait son manque de foi et la faiblesse humaine que lui-même va assumer tout au long de sa passion. Il est un pauvre homme comme eux mais il l’est dans un libre vouloir qui révèle son origine divine. Car qui humainement pourrait vouloir renoncer à son propre pouvoir, à sa propre dignité ?


Il peut appartenir à sa mission de dévoiler sa divinité pour affermir la foi de ses disciples, mais il appartient à cette même mission de la voiler le plus souvent ou de renoncer à la « légion d’anges » que le Père enverrait à sa demande.


Et ce renoncement ainsi que cette passion assurée avec lui prouvent sa divinité plus profondément encore que les miracles. 


Ce sont là des exemples et des exercices pour notre foi : devant le fantôme apparent, les disciples doivent apprendre à croire par le simple « c’est moi » à la réalité de Jésus. Et Pierre qui descend de la barque, qui prend peur de nouveau et commence à s’enfoncer, doit se laisser blâmer pour son manque de foi. Au lieu de penser à ce qu’il peut et ne peut pas, il aurait dû s’élancer tout droit, dans la foi donnée, vers le « Fils de Dieu ».


Quelle révélation : nous sommes comme Pierre, mais le Christ est là !

Homélie 19e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du 18ème dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

homelie

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 31 juillet, dix-huitième dimanche du temps ordinaire. 


Évangile - Matthieu 14, 13 – 21
Épisode de la multiplication des pains. 

Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. 
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Écoutez Radio Vatican : >>  RealAudioMP3 

Lire le commentaire :

Ce 18° dimanche du temps ordinaire nous donne d’écouter le récit de la multiplication de pain et de la surabondance que Dieu offre à l’homme. 
Mais il nous faut resituer le contexte pour mieux saisir ce à quoi jésus nous invite. Jean-Baptiste vient d’être décapité et Jésus est sans doute en danger, lui aussi, alors il se retire en un endroit désert. Mais il est poursuivi par la foule et Jésus est encore emporté par la compassion : il les instruit et il les guérit.
Vient alors la recommandation des disciples de renvoyer la foule pour qu’elle puisse s’acheter le pain du soir. Et Jésus est sollicité encore, mais il semble effectuer un second repli en renvoyant les disciples à eux-mêmes : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».
Puisqu’ils ne le peuvent pas, Jésus doit encore à nouveau agir en première ligne et assumer ce que l’humanité n’arrive pas à gérer. Et Jésus opère le miracle de la multiplication des pains et des poissons et le contraste de la scène est saisissant : les révélations de Dieu dans son Fils Jésus sont enchâssées dans les misères de l’humanité. 
Et chaque révélation offre la surabondance. Souvenons-nous : depuis Cana, la première révélation publique, l’homme a trop peu, et Dieu lui offre trop. 
Plus de vin, et puis, pour ainsi dire trop tard, une surabondance. 
Cinq pains, et après le rassasiement de milliers de personnes, douze corbeilles remises aux disciples pour qu’ils les gèrent.

Mais il ne s’agit pas seulement de s’arrêter au constat de l’opposition entre la pauvreté de l’homme et la richesse de Dieu, mais de prendre conscience du paradoxe fondamental que Dieu devient pauvre pour nous enrichir tous et que lui, le persécuté, répand devant nous sa richesse inconcevable. Et cela change radicalement notre vie.
Car le rapport humain que Dieu développe avec l’homme n’est pas de l’ordre d’un commerce comme nous le concevons si facilement. Je te donne et tu me donnes…
Non le seul commerce qu’établit Dieu est celui décrit dans la première lecture en Isaïe : « Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer »
Ce n’est que là où se réalise cette gratuité de ce qui est donné et de ce qui est emporté, que l’homme trouve son compte. Tant qu’il compte et que ses calculs tombent juste de quelque manière, il lui manque quelque chose : comprendre que seule la gratuité de l’amour et de la grâce rassasie la faim insondable de son âme. Il lui faut donc éprouver cette gratuité s’il veut découvrir et vivre pleinement « l’Alliance éternelle » que lui offre Dieu.
Seigneur, écarte tout calcul dans nos rapports avec toi et avec nos frères. Ouvre nos cœurs à ton amour sans prix afin que nous soyons les instruments de ta surabondance divine, gratuitement, pour tous. 

Homélie 18e dimanche du Temps Ordinaire A - Grands vainqueurs !

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