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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Jean-Côme About, commentaire Evangile du 26e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

26 TOA evLe Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 25 septembre, XXVIème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 28 à 32.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.'

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

Le texte :

Jésus nous propose aujourd’hui dans son évangile, la parabole des deux fils qui font le contraire de ce qu’ils disent lorsque leur père leur demande d’aller travailler à sa vigne. 
Et il nous livre deux enseignements : Le premier est qu’une conversion tardive est meilleure que le pharisianisme qui s’imagine n’avoir besoin d’aucune conversion ; Le second est qu’il faut distinguer entre le dire et le faire, ce faire donnant sa seule vérité à notre intention première.

La conversion tardive correspond au fils qui dit « non » puis qui va à la vigne. 
Les chemins de la vie sont souvent inextricables et jamais en ligne droite. On se perd d’abord un jour dans les champs du péché, loin de Dieu. On dit peut-être comme ce premier fils de l’évangile, un non clair au Père. Mais pour pouvoir dire ce non, il faut d’abord avoir entendu un jour l’exigence divine, et parce qu’elle résonne avec beaucoup d’écho dans le cœur de la personne, la conduite du pécheur le met mal à l’aise. La mauvaise conscience le poursuit et lui gâte le plaisir du péché. Tous les grands pécheurs de l’évangile ont suivi ce chemin : Marie-Madeleine, le bon larron, etc.
L’événement d’une conversion, même tardive est pour Dieu si essentiel, que tout ce qui est de travers est effacé dans le silence. Et Dieu commence avec celui qui s’est tourné vers lui, un compte de vie entièrement nouveau. 
Ainsi les données d’une telle vie sont à la fin, au jugement, non pas alignées et additionnées comme des nombres, mais une série complète de nombres est effacé et le véritable compte commence à la conversion comme au pardon. 
C’est pourquoi les prostituées et les publicains peuvent arriver au Royaume des cieux avant les pharisiens. Car ces personnes ont pris au sérieux la vigoureuse interpellation de Jean-le-Baptiste puis ont découvert le pardon et l’amour vécus dans les paroles de Jésus. Alors que les pharisiens se sont fossilisés dans leur sentiment de supériorité et de mépris des pécheurs, au point d’estimer que la conversion ne les concernait pas. Ils se contenteront, lors du jugement de leur vaine gloire.
C’est ce que partage aussi le second fils de la parabole qui dit oui mais ne fait pas. Il veut passer pour l’enfant modèle et acquiesce à la demande de son père. 
Il pense que son oui est une pieuse assurance pour contenter son père et que cette affirmation lui suffira. Il est de la même veine que ceux qui crieront « Seigneur, Seigneur » en pensant être sauvés. Leur comportement extérieur laisse présumer qu’ils répondront à la demande or rien ne suit. Et celui qui ne parait pas s’engager et en fait celui qui exécute effectivement.

Dire et faire : c’est ce que Dieu attend de nous et ce sur quoi les autres veulent pouvoir compter, en nous. 
Seigneur que ton amour retienne en nous les mots présomptueux qui sont vaines promesses, et troublent nos frères, parce qu’alors nous devenons des contre-témoins de ton action en ce monde.

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