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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Cardinal Cañizares: 'Les messes créatives, ça suffit ! A l'église, il faut du silence et de la prière !'

dominicanus #Il est vivant !

cardinal-canizares.jpg

 

La liturgie de l'Eglise catholique traverse actuellement une crise, mais le Pape Benoît XVI veut promouvoir une nouvelle réforme liturgique qui met l'accent sur le silence et la prière. C'est ce qu'a affirmé le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, le nouveau préfet de la Congrégation pour le Culte divin, interviewé par Andrea Tornielli, vaticaniste renommé, dans le journal italien Il Giornale

Le cardinal Cañizares déplore une expérimentation sauvage en matière liturgique dans un passé récent. Des chants d'une banalité sans nom ont remplacé la richesse des traditions liturgiques, tels que le chant grégorien.

De plus, certaines réformes de Vatican II ont été appliquées beaucoup trop rapidement. "Le renouveau liturgique a été vu comme un laboratoire de recherche, fruit de l'imagination et de la créativité, le mot magique d'alors", estime le cardinal.

 

"La liturgie, c'est un fait, a été 'blessée' par des déformations arbitraires, causées aussi par la sécularisation qui frappe malheureusement à l'intérieur de l'Église. Par conséquent, dans de nombreuses célébrations, ce n'est plus Dieu qui est au centre, mais l'homme, son action créatrice, le rôle principal donné à l'assemblée. Le renouveau conciliaire a été conçu comme une rupture et non comme un développement organique de la tradition. Nous devons renouer avec l'esprit de la liturgie et c'est pourquoi les gestes introduits dans la liturgie du Pape sont significatifs : l'orientation de l'action liturgique, la croix au centre de l'autel, la communion à genoux, le chant grégorien, la place du silence, la beauté dans l'art sacré. Il est urgent également de promouvoir l'adoration eucharistique : face à la présence réelle du Seigneur, nous ne pouvons qu'adorer". 

 

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quercus 21/01/2011 21:22



Ah ! vous avez censuré mon dernier message !


Dommage !


Vous acceptez la contradiction, mais à condition... qu'elle ne vous contredise pas trop !


Bien fraternellement.


Le lien sur le cardinal ? vous n'aimerez pas l'article, mais les photos sont impressionnantes...


http://www.comitedelajupe.fr/du-grain-a-moudre/actualites-tristement-desopilantes/la-trop-longue-traine-du-cardinal-canizares/



dominicanus 22/01/2011 02:03



Bonjour !


Je ne comprends pas votre allégation. Je n'ai rien "censuré" du tout. Quelle contradiction ? Dans votre dernier commentaire, vous affirmez "Je n'irai pas plus loin." Libre à vous de vous dédire.
Libre à moi de modérer les commentaires.


Quant à votre article, sa tonalité montre que l'auteur a des comptes à régler avec l'Eglise. Pour ma part, je me garderai bien de discréditer un cardinal pour avoir osé porter la cappa magna (une
fois ?).



quercus 15/01/2011 08:14



Je n'irai pas plus loin : vous me parlez de l'Ancien Testament, vous n'ignorez pas, je pense, que Jésus est venu, et a légèrement bousculé certaines conceptions.


Vous faites semblant de croire que je ne suis pas pénétré de la sainteté de Dieu, du sens de cette sainteté "absolue", et qui nous dépasse absolument. A votre guise. Au cours des liturgies
adaptées à ma culture (par exemple dans ma langue, suite trop oubliée de la Pentecôte), avec des gestes adaptés à ma culture, et compréhensibles aujourd'hui, je tâche en église de vivre le
mystère de la sainteté de Dieu qui se livre sous les espèces du pain et du vin. Cela provoque en moi l'adoration, la prière (bien imparfaites l'une et l'autre, hélas...) L'adoration et la prière
sont toutes tournées vers la gloire de Dieu, grâce à une liturgie faite par nous, et pour nous, hommes d'aujourd'hui.


Voilà, je vous souhaite une heureuse et sainte année.



dominicanus 17/01/2011 13:04





"Vous faites semblant de croire que je ne suis pas pénétré de la sainteté de Dieu..." Comment cela ? Où
ai-je dit ou même insinué cela ? Je ne vous connais pas. Comment oserai-je porter un jugement sur votre personne ?


La vérité est que je ne suis pas d'accord avec votre analyse quand vous affirmez, par exemple :
"Le
'sacré', c'est une notion proprement païenne, et je m'étonne de la trouver ici."



L'hébreu, langue simple, emploie la même racine pour
indiquer les deux notions, parce que pour les Israélites, le Saint et le Sacré proviennent tous deux de Dieu. Pour le Grec (hagios), voyez ma remarque dans mon homélie de dimanche
dernier. Quant au latin, il présente un vocabulaire originellement très sacralisé, qui s'est ensuite imposé à la langue française.



Pour reprendre une parole de Jésus dans l'évangile, la
sainteté (chrétienne) n'abolit pas le sacré (présent dans toutes les religions). Elle l'accomplit.




quercus 14/01/2011 09:54



Vous mélangez (à dessein ? ou parce que vous ne les distinguez pas ?) saint et sacré.


Dieu ne m'inspire aucun sens "sacré", dans son sens originel (séparé) : tout le message du Christ nous dit le contraire ! il descend jusqu'à nous, il se fait un de nous, il se fait appeler "papa"
! vous trouvez du "sacré" (séparé, inaccessible) là-dedans ? En revanche, oui, Dieu est "trisagion", et nous ne pourrions l'atteindre de nos propres forces, s'il ne s'était donné.


Alors, toutes les liturgies qui visent à recréer de la distance, de la séparation (physique, culturelle, linguistique, etc.) entre les hommes qui viennent célébrer le mémorial de Jésus et Dieu
lui-même, à rebours de la Bonne Nouvelle de Jésus venu en notre chair, oui, tout cela me paraît profondément "non-chrétien".


 



dominicanus 15/01/2011 04:29



Bonjour quercus,


Si celui qui se fait appeler "papa" n'était qu'un papa comme les autres, il n'y aurait rien à dire. Mais justement, c'est le fait que ce "papa" est le Tout Autre, le Tout-Puissant, qui provoque
(ou qui devrait provoquer) le sens du sacré. Voyez dans l'évangile les malades qui s'approchent de Jésus en se prosternant devant lui. Vous faites cela avec votre médecin, vous ? Et Simon Pierre,
qui, après la pêche miraculeuse, se rend compte que c'est "le Seigneur", et qui lui dit : "Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur" ?


La théologie biblique montre "comment la sainteté de Dieu, déjà dans la Révélation de l'A.T., est une intervention maîtresse de l'histoire. Yahvé est le Saint d'Israël, parce qu'il fait de son
peuple, par l'élection et l'alliance, un domaine qui lui appartient, à l'intérieur de l'histoire, et qui est donc, par rapport au profane, au "monde" (au sens péjoratif du mot) une rélaité
ethniquement et culturellement séparée (c'est le sens étymologique du mot hébreu pour sacré et saint)."


Karl Rahner et H. Vorgrimler, Petit dictionnaire de théologie catholique


 



quercus 13/01/2011 15:08



Je venais de temps en temps sur ce site, pour y prendre quelques idées d'homélies. Voilà que je tombe sur ce commentaire du cardinal, célèbre pour sa robe rouge à traîne de soie de 12 mètrres de
long...


J'en suis profondément affligé ! comme si la liturgie était faite pour Dieu ! mais il n'a pas besoin de notre liturgie ! la liturgie est faite par et pour les hommes, pour les aider, le mieux
possible (c'est-à-dire d'une manière qui leur est adaptée : langue, langage, références culturelles...) à célébrer "le mystère de la foi".


Quant au sacré, par opposition au profane, il serait bon de rappeler que nous savons depuis Jésus que Dieu lui-même n'est pas sacré (au sens de "séparé", son sens originel), mais qu'il est Saint,
qu'il est le seul Saint, le seul Seigneur, et même trois fois Saint, mais que sa Sainteté par son Fils se donne à nous, les hommes, s'approche de nous, nous rejoint, pour nous rendre saints à
notre tour, par un libre don de sa grâce !


Le "sacré", c'est une notion proprement païenne, et je m'étonne de la trouver ici.



dominicanus 14/01/2011 04:16



Je n'étais pas au courant pour la traîne de 12 mètres.


Pour ce qui concerne la liturgie, elle est pour Dieu, non pas dans le sens où Dieu en aurait besoin, mais que l'homme se tourne vers lui. "Elevons notre coeur - Nous le tournons vers le
Seigneur."


La perte du sens du sacré, qui accompagne la sécularisation en Occident, est catastrophique. Le Père Hausherr insistait beaucoup sur le respect des lieux et des choses saintes. Ce n'est pas du
paganisme. Jésus est à la fois homme et Dieu. Sa proximité n'enlève rien à sa majesté, et réciproquement.



Jocelyne 30/12/2010 04:50



Je suis très contente et apprécie de pouvoir enfin le lire. L'église est devenue un lieu de conversations de toutes sortes. Actuellement, que ce soit avant ou après la Célébration Eucharistique,
je ne peux prier, car les dits laïcs engagés dans l'église  trouvent intéressant de discuter de choses et d'autres aux côtés de ceux qui ne les remarquent pas. Il m'a même été répondu une
fois alors que je réclamais le silence après la messe afin de prier les Laudes: "Vous n'avez qu'à changer de place!" C'était moi qui était "hors normes"; Le Saint-Sacrement exposé, ne change en
rien les comportements. Certains prêtres semblent dépassés car eux mêmes ne réagissent et peuvent prendre part aux discussions ???. Les messes (Gloria, Sanctus, Agnus,) sont remplacées par des
chants joyeux et animés dans lesquels on retrouve "Gloire à Dieu, Trois fois Saint le Seigneur, ou Donne la Paix". Les enfants mangent durant la célébration, j'ai même vu une mère donné des
frites à son jeune enfant. Les emballages sont ensuites laissés gentiement aux pieds du banc. Il y aurait beaucoup à raconter. C'est vraiment dommage. Personne n'est choqué, tout semble être
"grâce". Mon intervention provoquera certainement des réactions. Merci à vous prêtre pour la publication de cet article qui j'espère fera prendre conscience de la gravité de nos comportements à
l'église, lieu de prière.  Soyez fort mon Père et que le Seigneur en ce temps de Noël vous fortifie, vous bénisse et vous garde ! "JOYEUX- NOËL !"



dominicanus 30/12/2010 04:59



Joyeux Noël ! Et union de prière pour que le sens du sacré ne soit pas un vain mot.



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