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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Chasse aux voleurs au Vatican

dominicanus #actualités

Documents volés. Poisons. Arrestations. À la curie romaine, c'est la guerre. Le licenciement du président de la banque. Les manœuvres du cardinal Bertone. Les faux amis du pape 

 

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ROME, le 31 mai 2012 – Il y a de la méthode dans cette folie. Depuis que le majordome de Sa Sainteté est en prison, le spectacle a brusquement changé. Au centre de la scène, il n’y a plus la discussion à propos du contenu des documents qui ont été volés. Il y a les voleurs. Décidés à comploter à l'ombre d’un vieillard vêtu de blanc.

"Un État qui ne serait pas dirigé selon la justice se réduirait à une bande de voleurs". La phrase est de saint Augustin, mais Benoît XVI l’a citée dans sa première encyclique, "Deus caritas est", publiée en 2005. Sans se douter que ce serait l’image publique que donnerait le Vatican, sept ans plus tard. Une citadelle dévastée par les vols sans qu’ils en épargnent un seul endroit, pas même ce "saint des saints" que devrait être le bureau personnel du pape.

Les voleurs, véritables ou présumés, de documents du Vatican déclarent en chœur aux journaux, sous couvert d’anonymat, que, s’ils ont agi de la sorte, c’est par amour du pape, pour l’aider à faire le ménage. Et il est vrai qu’aucun des méfaits qui sont mis à nu dans les documents dérobés ne l’implique personnellement. Mais il est encore plus vrai que tout retombe sur lui, inexorablement.

Le pape théologien, celui des grandes homélies, celui du livre consacré à Jésus, est aussi celui qui règne sur une curie à la dérive, réceptacle d’"égoïsme, de violence, d’inimitié, de discorde, de jalousie", de tous les vices qu’il a stigmatisés dans son homélie du dimanche de la Pentecôte et dans tant d’autres de ses prédications antérieures, en vain.

C’est ce même pape qui a voulu comme secrétaire d’état le cardinal Tarcisio Bertone et qui continue à le maintenir à son poste bien qu’il en constate chaque jour un peu plus l’inadéquation.
 

***
 

Au Vatican, aujourd’hui, la frontière qui sépare les actes illicites de ceux qui ne relèvent que de la mauvaise administration est devenue très étroite, presque inexistante.

Une preuve éclatante en a été donnée ces jours derniers. À peine le majordome pontifical Paolo Gabriele avait-il été mis aux arrêts pour vol de documents dans l'appartement du pape, qu’au sein et autour de l'Institut pour les œuvres de religion [IOR], la banque du Vatican, a eu lieu un choc d’une violence inouïe, qui s’est manifesté avec une même brutalité d’abord dans un communiqué officiel du Saint-Siège lui-même, puis dans un document interne que l’on a délibérément laissé filtrer jusqu’à la presse, afin que le monde sache que le président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi, avait été désavoué par tous les autres membres du conseil de surveillance de la banque.

Et il avait été désavoué, pouvait-on lire, en raison de son incapacité manifeste à exercer ses fonctions, parce qu’il abandonnait fréquemment son poste de travail, à cause de son ignorance coupable de ses devoirs, en raison de son comportement personnel "de plus en plus bizarre" et également, bien entendu, parce qu’il était soupçonné d’avoir diffusé des documents confidentiels. En somme, un total de neuf chefs d’accusation à la limite de l'insulte, qui ont été mis au vote et approuvés l’un après l’autre par le conseil de surveillance constitué d’administrateurs renommés : l’Allemand Ronaldo Hermann Schmitz de la Deutsche Bank, l’Américain Carl Albert Anderson des Chevaliers de Colomb, l’Espagnol Manuel Soto Serrano de Banco Santander et l'Italien Antonio Maria Marocco, notaire à Turin et dernier à avoir été coopté.

En 2009, les trois premiers avaient soutenu avec conviction la nomination de Gotti Tedeschi au poste de président de l’IOR. Et ils ont continué à lui apporter leur soutien jusqu’à une période récente, alors que se manifestaient déjà des oppositions aiguës entre Gotti Tedeschi et le directeur général de la banque, Paolo Cipriani, homme fort de la vieille garde. Cela fait deux mois que ces deux là ne se parlent plus.

Le communiqué déclarant que Gotti Tedeschi avait été l’objet d’un vote de défiance s’achevait sur l’annonce d’une réunion, le lendemain vendredi 25 mai, de la commission cardinalice de vigilance de l’IOR, seul organe à pouvoir rendre opérationnelle la motion des conseillers.

La réunion a bien eu lieu, en effet, mais elle n’a donné lieu à aucun communiqué final. D’un point de vue formel, Gotti Tedeschi n’a pas encore été destitué et il est en train d’affûter ses armes pour se défendre.

Mais, entre-temps, le conflit s’est déplacé sur le terrain le plus important, c’est-à-dire la commission cardinalice. Dont fait partie Bertone, qui en est le président, mais également Attilio Nicora, qui n’a presque jamais été d'accord avec lui, et aussi Jean-Louis Tauran, qui, en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège, n’a jamais digéré que la secrétairerie d’état ait été confiée à quelqu’un qui n’était pas un expert en diplomatie, comme Bertone justement.

Les deux autres cardinaux membres de la commission vivent l'un en Inde, Telesphore Placidus Toppo, et l'autre au Brésil, Odilo Pedro Scherer. Absences justifiées.

***

Le dernier sujet d’opposition entre Bertone et Nicora a été la réglementation introduite dans la Cité du Vatican en vue de son inscription sur la "white list" internationale des états ayant les plus hauts standards de lutte contre le blanchiment de l’argent sale.

Il est tout à fait étonnant que, dans le communiqué dirigé contre Gotti Tedeschi, aucune allusion ne soit faite à ce sujet majeur de désaccord.

Pour rédiger cette réglementation, Gotti Tedeschi et le cardinal Nicora avaient fait appel aux deux plus grands experts italiens en la matière, Marcello Condemi et Francesco De Pasquale, qui ont travaillé l’un et l’autre pour la Banque d'Italie. La loi, qui porte le n° 127 dans la numérotation du Vatican, est entrée en vigueur le 1er avril 2011. Dans ce contexte Benoît XVI, par un motu proprio, a doté le Vatican d’une Autorité d’Information Financière, présidée par Nicora et ayant des pouvoirs de contrôle absolus sur tout mouvement de fonds exécuté par quelque service interne ou lié au Saint-Siège que ce soit, IOR et secrétairerie d’état compris.

Mais à peine cette réglementation avait-elle été lancée que la contre-offensive a été déclenchée.

Le management de l’IOR, la secrétairerie d’état et le gouvernorat ont objecté que ladite réglementation faisait perdre sa souveraineté au Vatican et que celui-ci devenait une "enclave" de pouvoirs étrangers en matière bancaire, politique et judiciaire. Ils ont confié à un avocat américain ayant leur confiance, Jeffrey Lena, la réécriture de la loi et, l'hiver dernier, par décret, ils ont fait entrer en vigueur une seconde mouture limitant les pouvoirs d’inspection de l'Autorité d’Information Financière, en les soumettant à ceux de la secrétairerie d’état.

D’après ses promoteurs, cette nouvelle règlementation serait également celle qui répondrait le mieux aux exigences internationales en matière de transparence.

Mais aussi bien Nicora que Gotti Tedeschi sont d’un avis diamétralement opposé. Ils considèrent que la nouvelle loi 127 constitue "un pas en arrière", à cause duquel le Saint-Siège ne sera pas inscrit sur la "white list".

Un premier verdict des autorités internationales à propos de la réglementation anti-blanchiment en vigueur au Vatican est attendu pour le mois de juillet. 

Mais les jugements préliminaires exprimés par les inspecteurs de Moneyval après deux tournées d’enquêtes au Vatican ne laissent présager rien de bon.

La première version de la loi 127, examinée sous dix aspects différents, avait obtenu six votes favorables et quatre défavorables.

En revanche la seconde version a obtenu huit votes défavorables et seulement deux favorables.

***

Mais, pendant ce temps-là, au Vatican, c’est la guerre. Le cardinal Bertone se voit aussi reprocher la campagne qu’il a menée en 2011 pour l'acquisition, avec l’argent de l’IOR, de l’hôpital d'avant-garde San Raffaele, créé à Milan par un prêtre discuté, Luigi Verzé, et qui croule sous les dettes.

Initialement, Gotti Tedeschi avait appuyé l'offre d'achat, mais très rapidement il est passé du côté des opposants, au nombre desquels figuraient le cardinal Nicora et le cardinal Angelo Scola, évêque nouvellement nommé de Milan, ainsi que Benoît XVI lui-même. Leur très forte opposition au projet d’acquisition portait non seulement sur l’implication directe du Saint-Siège dans une affaire terrestre trop éloignée de ses buts spirituels mais aussi sur le fait que, à l’hôpital San Raffaele et à l’université qui y est associée, on pratique des activités et on donne des enseignements qui sont en opposition patente avec la doctrine catholique ; et il n’est certainement pas possible de remplacer en bloc les médecins, les chercheurs et les professeurs.

En fin de compte, Bertone a capitulé et l’hôpital San Raffaele a été acheté par un entrepreneur italien de première grandeur dans le domaine de la santé, Giuseppe Rotelli.

Mais l'exubérant secrétaire d’état a du mal à renoncer à son rêve de créer un pôle hospitalier catholique placé sous le contrôle et sous la direction du Vatican. C’est ce que prouve une autre de ses entreprises qui a échoué : la conquête de la polyclinique Gemelli, rattachée à l'Université Catholique du Sacré-Cœur, à Rome, et devenue célèbre dans le monde entier pour avoir accueilli et soigné Jean-Paul II.

***

Pour la conquête de la polyclinique Gemelli, il y avait un passage obligé : le contrôle de l’organisme fondateur et promoteur de l'Université Catholique, l’institut Toniolo, lui-même contrôlé par la conférence des évêques d’Italie (CEI) et traditionnellement présidé par l’archevêque de Milan.

Depuis plusieurs années, l’institut Toniolo faisait l’objet d’une tentative d’abordage ayant comme objectif de faire partir par tous les moyens ceux de ses dirigeants qui étaient les plus proches du cardinal Camillo Ruini, celui-ci ayant été président de la CEI jusqu’en 2007.

L'attaque lancée en 2009 contre Dino Boffo, membre de l’institut Toniolo et directeur du quotidien de la CEI "Avvenire", qui fut accusé d’homosexualité, accusations ensuite reconnues fausses par le journal même qui les avait publiées, a été le moment le plus féroce de cette lutte.

Bertone ne l’a pas défendu. Pire encore, précisément au moment crucial de l'attaque contre lui, le directeur du journal édité par la secrétairerie d’état du Vatican, "L'Osservatore Romano", Giovanni Maria Vian, a bombardé Boffo de critiques dans une interview impitoyable accordée au "Corriere della Sera".

Il n’y avait aucun besoin, aujourd’hui, de lire les lettres affligées écrites par Boffo à cette époque-là, qui figurent parmi les documents volés au pape. L’essentiel de la dynamique des faits était déjà alors connu de tous.

***

L'opération San Raffaele, l'attaque contre Boffo, la tentative de conquête de la polyclinique Gemelli, la prétention de Bertone de se substituer à la CEI dans le rôle de guide de l’Église en Italie. Tout cela se tient.

En 2010, l'incontrôlable secrétaire d’état, affirmant agir sur instructions de Benoît XVI, a été jusqu’à intimer par écrit au cardinal Dionigi Tettamanzi de renoncer à la présidence de l’institut Toniolo. L'archevêque de Milan s’est mis en colère. Et Benoît XVI, après avoir convoqué devant lui les deux antagonistes, a donné raison au second.

Cette correspondance-là aussi a été volée et rendue publique. Mais, là encore, l’histoire était déjà connue. Aujourd’hui la présidence de l’institut Toniolo est passée sans difficultés au successeur de Tettamanzi à l’archevêché de Milan, le cardinal Scola.

***

Dans une lettre publique aux évêques du monde entier, en 2009, Benoît XVI avait lancé cet avertissement : "Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres".

Le pape avait emprunté cette phrase à saint Paul. Parce qu’il y avait des oppositions féroces même au sein de la communauté chrétienne des origines.

De même, au temps de Jésus, parmi les apôtres, il y en avait qui se disputaient pour obtenir des postes donnant des pouvoirs et il y en avait qui protestaient contre le gaspillage du parfum précieux qui était versé sur les pieds du Maître, alors qu’on aurait pu "le vendre et donner le prix de la vente aux pauvres".

Benoît XVI a la finesse et l'humilité de ne jamais s’identifier à Jésus. Mais il sait s’associer à lui. Le 21 mai dernier, portant un toast à l’occasion d’un repas avec les cardinaux, il concluait avec confiance : "Nous sommes dans l’équipe du Seigneur, donc dans l’équipe victorieuse".

Mais que de fatigue, lorsque tout est contre lui, même "sous le masque du bien".

Lors de son toast aux cardinaux, juste avant la phrase ci-dessus, le pape avait cité saint Augustin : "Toute l’histoire est une lutte entre deux amours : amour de soi jusqu’au mépris de Dieu ; amour de Dieu jusqu’au mépris de soi".

Et il avait ajouté : " Nous sommes dans ce combat et dans ce combat il est très important d’avoir des amis. Et en ce qui me concerne, je suis entouré par mes amis du collège cardinalice, je me sens en sécurité en leur compagnie".

De même le père Federico Lombardi a assuré, le 29 mai : "Il n’y a aucun cardinal parmi ceux qui font l’objet d’enquêtes ou qui sont soupçonnés".

Mais, sans déranger les gendarmes, tous les cardinaux "amis" ne jouent pas en équipe comme le pape s’y attend.

 



Cet article est paru dans "L'Espresso" n° 23 de 2012, en vente en kiosque depuis le 1er juin, sous le titre :

Corvi e demoni nella curia vaticana
GUERRA SANTA
Carte trafugate. Veleni. Arresti. Nella Santa Sede è in atto un violento scontro con al centro il potente cardinale Bertone. Mentre il papa è sotto assedio e gravato dagli scandali


Le 29 mai, "L'Osservatore Romano" a publié son premier commentaire à propos de l’arrestation du majordome du pape, Paolo Gabriele, après cinq jours de silence absolu sur cette affaire.

Il l’a fait sous la forme d’une interview accordée à son directeur, Giovanni Maria Vian, par le substitut à la secrétairerie d’état pour les affaires générales, l'archevêque Giovanni Angelo Becciu.

Dans cette interview, Becciu indique que Benoît XVI est "également affligé par la violence subie par les auteurs des lettres ou documents qui lui avaient été adressés".

Le texte intégral de l'interview :

> Le carte rubate del papa

Le crime pour lequel Gabriele fait l’objet d’une enquête est défini par "L'Osservatore Romano" comme "détention d’un grand nombre de documents confidentiels appartenant au pape".

Benoît XVI s’est exprimé de la manière suivante, à propos de ces faits, à la fin de l'audience générale du mercredi 30 mai :

"Les événements qui ont eu lieu ces jours-ci en ce qui concerne la Curie et mes collaborateurs ont mis de la tristesse dans mon cœur, mais jamais je n’ai abandonné la ferme certitude que, en dépit de la faiblesse humaine, des difficultés et des épreuves, l’Église est conduite par l’Esprit-Saint et que le Seigneur ne lui retirera jamais l’aide par laquelle il la soutient dans son cheminement. Cependant il y a eu un grand nombre d’allégations, que certains moyens de communication ont amplifiées, totalement gratuites et allant bien au-delà des faits, qui ont donné du Saint-Siège une image qui ne correspond pas à la réalité. Voilà pourquoi je désire redire ma confiance et mes encouragements à mes collaborateurs les plus proches et à tous ceux qui chaque jour, avec fidélité, dans un esprit de sacrifice et en silence, m’aident dans l’accomplissement de mon ministère".



À propos du tremblement de terre qui s’est produit à la tête de l’Institut pour les œuvres de religion, il faut savoir qu’il y avait eu, avant même la réunion du conseil de surveillance du 24 mai qui a désavoué Ettore Gotti Tedeschi, des signes avant-coureurs publics de la rupture entre le président et le management de l’IOR.

Le 15 mai puis le 22 mai, dans la grande salle de la banque vaticane, le directeur général Paolo Cipriani a procédé, devant deux importants groupes de diplomates accrédités près le Saint-Siège, à une présentation détaillée de la structure de l’IOR et des services qu’il offre.

A l’occasion de ces deux rencontres, le directeur-adjoint Massimo Tulli et un cadre de la banque, Giovanni Marinozzi, ont fourni des éclaircissements en ce qui concerne "la mise en conformité de l’IOR avec les standards internationaux les plus exigeants en matière de lutte contre le blanchiment".

Les invitations adressées aux ambassadeurs ont été gérées par l’assesseur et par le chef du protocole de la secrétairerie d’état, Messeigneurs Peter B. Wells et Fortunatus Nwachukwu, qui sont également intervenus lors des deux rencontres.

Mais Gotti Tedeschi n’a pris part à aucune de ces rencontres, bien que sa présence ait été signalée par "L'Osservatore Romano" dans le compte-rendu qu’il a consacré à la première des deux.

Les ambassadeurs n’ont pas tous trouvé satisfaisantes les explications qui leur ont été données.

Dans une interview qu’il a accordée à Radio Vatican après la première des deux rencontres, l'ambassadeur britannique Nigel Baker a annoncé que l'inscription de l’État de la Cité du Vatican sur la "white list" serait de toutes façons "un processus long et difficile, parce qu’il y a certains aspects pour lesquels l’IOR et d’autres institutions vaticanes ne peuvent pas encore prétendre avoir atteint la pleine adéquation avec les normes internationales".



À propos des fortes réserves exprimées par le cardinal Attilio Nicora, président de l'Autorité d’Information Financière, contre la seconde version de la loi 127 anti-blanchiment, en vigueur au Vatican depuis le 25 janvier 2012, voir les passages d’une de ses lettres qui ont été publiés dans un article de "Fatto Quotidiano" du 16 février dernier :

> Trucchi e cavilli, così lo IOR torna in paradiso (fiscale)

La lettre porte la date du 12 janvier 2012 et elle est adressée au cardinal Bertone.


Le texte intégral de la déclaration du 24 mai, en italien et en anglais, par laquelle le Bureau de presse du Saint-Siège a fait connaître le vote de défiance dont avait été l’objet le président de l’IOR, Ettore Gotti Tedeschi :

> "Il 24 maggio 2012..."

Et la notification par laquelle le conseil de surveillance de l’IOR a informé Gotti Tedeschi du vote de défiance, avec les chefs d'accusation et le compte-rendu de la réunion :

> Notice and Memorandum

La traduction de ce document en italien se trouve dans ce post de Settimo cielo :

> Il maggiordomo operava nell'ombra. Ma nello IOR è guerra aperta




Gotti Tedeschi a été défendu, le 29 mai, dans un article publié dans "Avvenire", par Marco Tarquinio, directeur de ce quotidien qui appartient à la conférence des évêques d’Italie.

En réponse à des lettres envoyées par certains lecteurs, Tarquinio a fait l’éloge du président de l’IOR non seulement en raison de "sa valeur professionnelle, de son engagement et de la générosité dont il fait preuve pour résoudre de manière limpide les problèmes actuels en cherchant toujours un bien plus grand", mais aussi parce que "sa pensée constante, délicate et prioritaire a été et est pour le pape Benoît XVI".



Pour plus de détails à propos du cardinal Bertone et de son rôle dans les affaires Boffo et San Raffaele :

> Crépuscule sans gloire pour le cardinal Bertone (2.2.2012)

> Bertone a de la fièvre, il veut San Raffaele (15.7.2011)


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
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