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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

MOBILISONS-NOUS !

Walter Covens #actualités

MOBILISONS-NOUS, RENDONS RAISON DE L'ESPERANCE QUI EST EN NOUS !



Les ASSOCIATIONS FAMILIALES CATHOLIQUES

diffusent, sur le thème de la famille,
une  DECLARATION  [7 pages]
présentant les neuf orientations politiques prioritaires d'un
" PROJET FAMILIAL POUR UNE SOCIETE DURABLE "  [111 pages]

Vous voulez participer à ce débat fondamental pour notre avenir ? Vous souhaitez vous informer sur ces questions ? Vous voulez devenir membre des AFC ?

Pour tous renseignements : AFC
Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
28, place Saint-Georges 75009 PARIS
Tél. : 01 48 78 81 61 - Fax. : 01 48 78 07 35

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AGISSEZ !
N'ayez pas peur, vous n'êtes pas seuls !

Dans les débats fondamentaux qui agitent actuellement la France, chacun doit s'engager dès aujourd'hui pour résister aux lobbies et défendre nos convictions!
Par exemple :


Ecrivez à vos élus (députés, sénateurs, maires, conseillers régionaux et généraux...) et aux responsables des partis politiques, par lettre, par courriel ou sur leurs sites, blogs ou autres forums internet, pour leur manifester votre opposition au mariage homosexuel et à l'homoparentalité,

Relayez le message du collectif des maires pour l'enfance, dans votre entourage et auprès de vos élus,

Signez les pétitions des AFC pour la revalorisation du mariage, du collectif "Oui à la famille", de Lifeparade, l'appel contre le lobby de l’euthanasie à l’hôpital, et, si vous appartenez au personnel soignant, le manifeste "Non à l’euthanasie, oui à une médecine à visage humain !",

Envoyez [en un clic] à vos élus le manifeste de "libertepolitique.com" - déjà signé par 171 parlementaires - contre l'homoparentalité,

Faites connaître HERMAS à tout votre carnet d'adresses et sur les sites et forums que vous visitez...


Si aujourd'hui tout est encore possible face à la versatilité électoraliste de certains politiciens, demain il sera trop tard ! La seule façon de n'avoir pas plus tard de regrets, c'est d'agir. Chaque voix compte, même durant la campagne électorale.


Pères, nous avons besoin de vous !


Individuellement et/ou collectivement (cf., en particulier, Qu'as-tu fait de ton frère) vous avez relayé dans le débat public les valeurs de l'Evangile et les paroles du Saint-Père invitant les catholiques, notamment, à s'opposer à la culture de mort, à défendre la vie de son commencement à sa fin naturelle, et à défendre la famille.

 
Le Saint-Père a, en effet, défini trois principes "non-négociables" pour les catholiques :

1°- La protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle ;

2°- La reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille - comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage - et sa défense contre des tentatives de la  rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ;

3°- La protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.

 
Ces principes sont fondés sur la nature humaine elle-même. Ils sont donc communs à toute l'humanité. L’Eglise, en assurant leur défense et leur promotion, loin de se borner à mener une action à caractère purement confessionnel, ou de s’immiscer dans un ordre qui ne serait pas le sien, remplit sa mission « d’experte en humanité » et de « gardienne de l’ordre naturel ».

 
Or, il apparaît que dans le débat public et en particulier aujourd'hui, pour le second tour des élections présidentielles, les deux candidats en lice proposent des programmes qui heurtent, à des degrés différents mais qui heurtent tout de même frontalement, l’un et l’autre, ces principes fondamentaux.

 
Apparaissent alors, pour les catholiques laïcs soucieux de concourir à l'action de l'Eglise dans le monde, deux difficultés majeures qu'ils vous demandent de les aider à surmonter.

 
LA PREMIERE DIFFICULTE est de savoir, compte tenu des circonstances présentes, singulières et nouvelles, s'ils peuvent moralement donner leur suffrage à l’un des candidats et selon quelles modalités ils devront se déterminer en conscience.


Peut-on, appliquant la distinction faite par le cardinal J. Ratzinger en juillet 2004 dans son Memorandum aux évêques américains de juillet 2004, considérer que seul un vote comportant une adhésion formelle à l’un des programmes constituerait un acte immoral et que le vote pour un candidat, à seul effet d’exclure l’autre, dont le programme est réputé plus mauvais encore, pourrait être analysé comme une simple coopération matérielle éloignée, justifiée par une raison proportionnée et moralement acceptable ?

 
Doit-on, au contraire, considérer qu’au regard de deux programmes, destinés en principe à être appliqués, qui ne différent sur la violation des exigences éthiques non négociables, que dans leur degré d’engagement dans le mal, le catholique doit refuser tout « compromis sur ces valeurs humaines essentielles », fût-il présenté comme « l’inévitable acceptation d’un prétendu moindre mal » (Benoît XVI, Discours pour les 50 ans de  l’Union européenne), dès lors que « la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote la mise en acte d’une loi ou d’un programme politique, dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions qui leur sont alternatives ou opposées » (Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, 24 nov. 2002, n. 4) ?

 
LA SECONDE DIFFICULTE est le corollaire de la première. Elle consiste à donner un sens politiquement significatif au vote réservé ou à l'abstention éventuelle des chrétiens.


A supposer que vous jugiez que le vote est possible, il ne paraît pas possible de laisser ignorer aux candidats qui en seraient bénéficiaires que le vote des chrétiens n’a pu se porter sur eux que sous la réserve explicite du respect des valeurs non-négociables, sans adhésion aux projets qui les violent. Sinon, ce vote viendra se diluer dans l’ensemble des votes apportant leur adhésion à ces projets et donnera au candidat finalement élu l’illusion que son électorat lui a donné tout entier mission de les appliquer.

 
A supposer, au contraire, que vous jugiez légitime l’objection de conscience chrétienne, les fidèles ont besoin de connaître cette légitimité, soit qu’elle doive s’exprimer par une abstention pure et simple, soit qu’elle doive s’exprimer par un vote blanc, sans pour autant renoncer à l’engagement politique par d’autres voies. Là encore, il est important, au regard des enjeux éthiques considérables qui sont en cause, que les candidats connaissent la possibilité et le sens de cette objection de conscience, afin qu’ils en prennent la mesure, avant le vote final, et qu’elle ne soit pas diluée, après ce vote, dans la comptabilisation des désabusés de la politique.


Dans un cas comme dans l’autre, vous êtes véritablement LES SEULS qui soyez en mesure, par votre autorité et votre position, de donner publiquement, entre ces deux tours, une lisibilité politique à ces choix nécessaires.

 
Il ne s'agit pas d'appeler à voter pour Untel plutôt que pour Untel, ni de suggérer que l’Eglise serait du côté de celui-ci contre celui-là, mais de donner des orientations claires aux fidèles. Même si ces derniers sont appelés à agir dans leur sphère propre, par l’exercice de leur prudence personnelle, le vote ne laisse pas d’être un acte moral réclamant une conscience éclairée. Par qui pourra-t-elle l’être en l’occurrence, sinon par vous, Pasteurs du troupeau ? Depuis des années, l’Eglise ne cesse, à temps et à contre temps, et avec succès, de plaider partout dans le monde la cause de l’homme, sans se laisser arrêter par les intérêts propres des groupes ou des nations, parce que la vérité du message évangélique les transcende tous et ne peut être réduite à aucun d’eux. Faites-nous la miséricorde de cette même charité en ces circonstances délicates où la conscience de beaucoup est troublée.


Même pour des incroyants, cette parole serait un signe éclairant, parce que chaque homme de bonne volonté est aujourd’hui en quête de repères éthiques. Pour les fidèles des autres religions, avec lesquels des déclarations communes ont été précédemment faites, cette parole manifesterait aussi un engagement courageux auquel ils sont tous intéressés. 

 
Vos fils respectueux dans le Christ ressuscité.

 


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Lucienne 29/04/2007 16:58

           En fait, père Covens, pour moi, mettre un vote avec le Nom de Jésus, c'est faire objection de conscience . C'est un vote nul, non pas blanc comme je l'ai écrit.

Lucienne 29/04/2007 16:33

 Bonjour père,
          J'approuve particulierement ce texte adressé aux évèques de France, j'en ferai part à mon évèque.
Aprés avoir réfléchi aussi et aprés avoir été interressée par les débats des candidats, j'en arrive finalement à la même décision, en préférant l'objection de conscience. J'ai l'idée, que je suggère, d'apporter dans l'isoloir un papier avec le Nom de Jésus inscris (vote blanc). Même si ce vote n'est pas comptabilisé, il n'est pas interdit, et ce sera un témoignage, (d'autant plus si la voix des évèques s'élève pour nous soutenir dans nos choix et pour faire entendre la position de l'Eglise, ce qui sera une bonne chose).
        Je vous remercie pour les autres initiatives personnelles que vous nous suggérez.
Personnellement, deux points me touchent particulièrement, qui m'empêchent de voter pour l'un ou l'autre candidats :
      -la pillule du lendemain (qui est un avortement déguisé) donnée au lycée sans éclairage moral, bien au contraire, et qui plus est  : en cachette des parents!...
      - l'accueil ambigu des étrangers, comme ceux de l'Europe de l'est , avec aucun soutien proposé au famille, aucun droit, et des possibilité de travail selon une Liste trés restreinte. Il sont au banc de notre société avec le risque d'être renvoyé sans ménagement à leur patrie de misère.
     Bien cordialement.
 

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