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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Cardinal Josef Ratzinger, La primauté de Pierre et l'unité de l'Eglise (1)

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a donné, le 18 avril 1991, une conférence à l'Université pontificale Urbanienne de Rome sur la « Primauté de Pierre et l'unité de l'Église ». En voici le texte (*) :


    La question de la primauté de Pierre et de sa continuité chez les évêques de Rome est de beaucoup le sujet le plus brûlant du débat œcuménique. À l'intérieur même de l'Église catholique, la primauté de Rome a été sans cesse une pierre d'achoppement, des luttes médiévales entre l'Empire et le Sacerdoce jusqu'aux mouvements en faveur d'Églises nationales du début de l'époque moderne, et aux tendances au détachement de Rome au XIXe siècle, jusqu'aux vagues actuelles de protestation contre la fonction de guide du Pape et sa manière de la concevoir. Cependant, malgré tout, il existe aussi aujourd'hui une tendance positive: même de nombreux non catholiques affirment la nécessité d'un centre commun du christianisme. Il devient évident que seul un tel centre peut être un bouclier efficace contre le glissement vers une dépendance à l'égard des conditionnements des systèmes politiques ou culturels; que c'est seulement ainsi que la foi des chrétiens peut s'affirmer clairement au milieu du bruissement confus des diverses idéologies. Tout cela nous oblige à accorder une attention particulière, dans notre réflexion sur ce thème, au témoignage de la Bible, et à interroger avec un soin spécial la foi de l'Église des origines.

    Nous devons distinguer de plus près deux problèmes fondamentaux. On peut énoncer le premier en ces termes: y a-t-il eu vraiment une primauté de Pierre? Puis, étant donné qu'on peut difficilement le nier devant les témoignages du Nouveau Testament, nous devons mieux préciser la question. Quelle est la signification précise de cette place privilégiée accordée à Pierre, attestée de multiples manières par le Nouveau Testament? La seconde question que nous devons nous poser est plus difficile et, d'une certaine manière, plus décisive: peut-on vraiment fonder une succession de Pierre sur la base du Nouveau Testament? Celui-ci la soutient-il, ou l'exclut-il plutôt? Et, même si on admet une succession, Rome a-t-elle les titres pour avancer une prétention justifiée d'être son siège? Commençons par le premier groupe de problèmes. à suivre)

(*) Texte italien dans l'Osservatore Romano du 20 avri11991. Traduction de la DC publiée dans DC 1991, n. 2031, p. 653-659.
la documentation catholique • 2005 • Hors-série
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