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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Benoît XVI, Message pour la 15e Journée Mondiale du Malade

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
    Chers frères et chères sœurs, le 11 février 2007, jour où l’Église célèbre la fête liturgique de Notre-Dame de Lourdes, se tiendra à Séoul, en Corée, la quinzième Journée mondiale du malade. Un certain nombre de rencontres, de conférences, de réunions pastorales et de célébrations liturgiques auront lieu avec les représentants de l’Église de Corée, avec le personnel de la santé, les malades et leurs familles. Une fois encore, l’Église s’intéresse à ceux qui souffrent et attire l’attention sur les malades incurables, dont beaucoup meurent en raison de maladies en phase terminale. Ils sont présents dans chaque continent, en particulier dans les endroits où la pauvreté et les difficultés provoquent misère et douleur immenses. Conscient de ces souffrances, je serai présent spirituellement à la Journée mondiale du malade, uni à tous ceux qui se rencontreront pour discuter du fléau des maladies incurables dans notre monde et encourageront les efforts des communautés chrétiennes dans leur témoignage de la tendresse et de la miséricorde du Seigneur.

    Le fait d’être malade comporte inévitablement un moment de crise et une confrontation sérieuse sur la situation personnelle. Les progrès dans les sciences médicales offrent souvent les instruments nécessaires pour affronter ce défi, du moins en ce qui concerne ses aspects physiques. De toute manière, la vie humaine a ses limites intrinsèques et, tôt ou tard, se termine par la mort. Il s’agit d’une expérience à laquelle est appelé chaque être humain et à laquelle il doit être préparé. Malgré les progrès de la science, on ne parvient pas toujours à trouver un traitement pour chaque maladie, c’est pourquoi dans les hôpitaux, dans les hospices et les maisons du monde entier, nous rencontrons la souffrance de beaucoup de nos frères et de nos sœurs incurables et souvent en phase terminale. En outre, plusieurs millions de personnes dans le monde vivent encore dans des conditions précaires et n’ont pas accès aux ressources médicales nécessaires et souvent de base, avec le résultat que le nombre d’êtres humains considérés « incurables » a beaucoup augmenté.

    L’Église désire soutenir les malades incurables et ceux qui sont en phase terminale en encourageant des politiques sociales équitables capables de contribuer à l’élimination des causes de nombreuses maladies, en demandant, de manière pressante, une meilleure assistance pour tous ceux qui sont en train de mourir, sans pouvoir compter sur aucun traitement médical. Il faut promouvoir des politiques susceptibles de créer des conditions dans lesquelles les êtres humains puissent supporter aussi des maladies incurables et affronter dignement la mort. À ce sujet, il convient de souligner à nouveau la nécessité de centres plus nombreux pour les soins palliatifs, qui offrent une assistance intégrale, en fournissant aux malades l’aide humaine et l’accompagnement spirituel dont ils ont besoin. Il s’agit d’un droit qui appartient à chaque être humain et que nous devons tous nous engager à défendre. Je voudrais encourager les efforts de ceux qui essaient quotidiennement de garantir aux malades incurables et à ceux qui sont en phase terminale, ainsi qu’à leurs familles, une aide appropriée et affectueuse.

    L’Église, suivant l’exemple du bon Samaritain, a toujours montré une sollicitude particulière envers les malades. Grâce à ses membres et à ses institutions, elle continue d’être aux côtés des malades et des agonisants, en essayant de préserver leur dignité dans ces moments significatifs de l’existence humaine. Beaucoup de ces personnes, personnels de la santé, agents pastoraux et bénévoles, de même que les institutions du monde entier, servent inlassablement les malades dans les hôpitaux et les unités de soins palliatifs, dans les rues des villes, dans le secteur des projets d’assistance à domicile et dans les paroisses.

    À présent, je m’adresse à vous, chers frères et chères sœurs, qui souffrez de maladies incurables et êtes dans la phase terminale. Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révèlent fécondes pour les nécessités de l’Église et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans son amour, en particulier pendant ces épreuves que vous affrontez. J’espère que, où que vous soyez, vous trouverez toujours l’encouragement et les forces spirituelles nécessaires à alimenter votre foi et à vous guider plus près du Père de la vie. Par l’intermédiaire de vos prêtres et de leurs collaborateurs, l’Église désire vous aider et être à vos côtés en vous assistant dans les moments de nécessité, c’est-à-dire en rendant présente la miséricorde bienveillante du Christ envers celui qui souffre.

    Enfin, je demande aux communautés ecclésiales du monde entier, et en particulier à celles qui se consacrent au service des malades, de continuer, avec l’aide de Marie, Salus infirmorum, de rendre un témoignage efficace de la sollicitude pleine de tendresse de Dieu, notre Père. Que la bienheureuse Vierge, notre mère, réconforte tous ceux qui sont malades et soutienne ceux qui ont consacré leur vie, comme bons samaritains, à soigner les blessures physiques et spirituelles de ceux qui souffrent. Uni à vous, par la pensée et la prière, j’impartis volontiers la bénédiction apostolique, comme gage de force et de paix dans le Seigneur.

Au Vatican, le 8 décembre 2006.

Benoît XVI

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