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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Le "Testament" de l'Abbé Pierre

Walter Covens #actualités
    Nous venons d'apprendre le décès de l'Abbé Pierre, plébiscité par les Français, après Zinédine Zidane (quand même !), comme la figure la plus estimée de France. Une gageure pour un prêtre catholique! Son audience était de loin plus importante que celle de n'importe quel évêque - voire cardinal - français.

    Son action en faveur des déshérités est incontestable. Néanmoins, et surtout parce qu'il est prêtre ("est" parce que: "pour l'éternité"), les trompettes de la renommée de l'Abbé Pierre sont bien mal embouchées. Et pas seulement parce qu'il a commis "une gaffe monumentale" en niant l'Holocauste!

    Si on compare l'Abbé Pierre à une Mère Teresa, par exemple, ce qui frappe tout de suite, c'est qu'alors que l'un (l'Abbé Pierre) comme l'autre (Mère Teresa) ont brûlé de charité pour les pauvres, l'un s'est permis pas mal d'entorses à l'enseignement de l'Église, alors que l'autre était d'une fidélité indéfectible. Il suffit d'évoquer la différence dans leur attitude respective envers Jean-Paul II. L'attitude envers la personne du Pape n'est certes pas pour un (prêtre) catholique le critère majeur en matière d'orthodoxie, mais c'est un signe éloquent.

    Dans son "Testament" (Éditions Bayard, 1994, p. 102-103), l'Abbé Pierre écrivait avec des élans de (faux?) prophète:

Je suis sûr que l'avenir de l'Église ne sera pas dans la continuité de ce qu'elle a été, de ce qu'elle est encore, dans les apparences de la richesse.

    Rien de très original, jusque là, sauf que "la rupture", revendiquée par certain(e)s en politique, quand elle est annoncée comme une bénédiction dans la bouche d'un prêtre concernant l'Église, est pour le moins une idée bizarre. "L'Église est à réinventer", m'écrivait un de mes contradicteurs se réclamant de lui sur mon blog cité (cf. infra). Saint Vincent de Lérins aurait de quoi se retourner dans sa tombe...

    Mais il continue (c'est sous le pontificat de Jean-Paul II, quand celui-ci n'avait pas encore décidé de révéler le fameux troisième secret de Fatima):

Oserai-je ajouter que je suis aujourd'hui persuadé que le troisième secret de Fatima annonce à ce sujet des temps où l'Église sera contrainte à être vraie, à être fidèle à la doctrine de l'Évangile?
On a toujours refusé de divulguer ce trosième secret. Je suis convaincu qu'il annonce la dislocation de cette carapace qui emprisonne l'Église et sous laquelle l'Évangile est métamorphosé en droit canon! Que celui-ci soit indispensable, je veux bien. Mais qu'on ne prétende pas apporter réponse à tout avec des articles 53, 114 bis, 250 ter, que sais-je encore... D'autant que, souvent, ils sont promulgués uniquement parce qu'ils correspondent à la personnalité, au tempérament de tel ou tel pape - dont je ne mets d'ailleurs nullement en cause la foi et la ferveur.
Parfois je me demande ce que signifie l'extraordinaire énergie dépensée par le pape actuel qui s'en va à travers le monde entier pour rendre présent le message, au risque, parfois, de se trouver au coude à coude et de serrer la main de ceux qui se sont scandaleusement enrichis, ou qui ont fait tuer tant d'innocents dans leur pays. Sans compter que la visite du témoin de Jésus charpentier suscite une étalage de luxe qu'aucun grand chef politique n'osait espérer.
Mais je suis certain que survivra le message, même si se disloque la carapace. À travers toutes ces péripéties, Dieu n'est-il pas toujours gagnant?

    Il y aurait beaucoup de choses à (re)dire à ce passage du "Testament". Mais accuser avec un applomb souverain Jean-Paul II de ne pas publier le troisième secret de Fatima parce qu'il contiendrait des choses qui pourraient déranger dans son style de ministère celui qui, surtout après son attentat, a montré pour la personne et le message de Notre-Dame à Fatima tant d'attention et de reconnaissance, c'est quand-même un comble! Maintenant que le troisième secret a été publié, le lecteur jugera de la pertinence de ces propos. L'auteur du "Testament" a-t-il jamais présenté ses excuses, comme il l'a fait après avoir nié l'Holocauste?

    Sans parler des écarts (publiquement avoués) de l'Abbé Pierre dans le domaine du célibat sacerdotal, ce qui est plus significatif est le fait qu'en maintes occasions l'Abbé s'est prononcé pour l'ordination sacerdotale des femmes, pourtant fermement et définitivement écartée par le Saint-Siège. Aurait-on imaginé une femme comme Mère Teresa adoptant une position semblable?

    Et que dire des "convictions" exprimées par l'Abbé à propos de la contraception? Mère Teresa, selon l'aveu même du gouvernement indien, qui luttait à grand renforts de moyens contraceptifs, et donc de dollars, contre l'explosion démographique, s'est montrée, avec ses moyens dérisoires, infiniment plus efficace dans une population pourtant illettrée, en propageant les méthodes naturelles de régulation des naissances.

    Sur mon blog Marie, éToile de l'évangélisation, suite à un article que j'avais rédigé au sujet de l'homosexualité, un de mes contradicteurs, pour soutenir ses propos, a invoqué nommément Mgr Gaillot et ... l'Abbé Pierre.

    D'ailleurs les médias ont très bien compris à quelle porte il fallait aller sonner pour recueillir les commentaires "à chaud" après la mort du prêtre: on a vu et entendu la réaction de Mgr. Gaillot, lui aussi prétendant au titre de champion de la charité, mais défaillant en ce qui concerne le sens de la foi.

    Or les deux sont liées. Une foi mal éclairée (l'Abbé Pierre mettait en doute également les dogmes de l'Immaculée Conception et de l'Assomption de la Vierge Marie!) ne peut pas produire une charité bien ordonnée; et, inversément, une charité mal ordonnée est signe d'une foi mal éclairée. La différence, c'est que, comme le disait en son temps le Cardinal Ratzinger (voir extrait en fin d'article), l'orthodoxie a mauvaise presse, tandis que l'orthopraxie recueille tous les sondages favorables. Pour revenir à Mère Teresa, si elle était estimée c'était à cause de son amour pour les pauvres, largement répercuté dans les media. Mais quand elle disait qu'il ne fallait plus s'étonner d'aucune misère, à partir du moment où l'avortement est légalisé, parce qu'il n'y a rien de plus grave, on s'est empressé de déconnecter cette sonnette d'alarme. L'Eucharistie et l'adoration du Saint-Sacrement tous les jours, ce n'est pas cela non plus qui a fait courir les journalistes et leurs lecteurs-auditeurs.

    La plus grande pauvreté n'est pas la pauvreté matérielle, disait-elle aussi, c'est la pauvreté spirituelle. Une foi sous-alimentée est plus urgente à nourrir qu'un corps. Mais que fait l'Abbé Pierre de l'obligation de la messe dominicale? Une "valeur désuète". Dans le "Testament" qu'il nous a laissé, il écrit (p. 108...111):

Encore une fois, l'Église a d'autres chats à fouetter que de légiférer au nom de valeurs désuètes. L'un des buts de l'Église, c'est de nourrir la foi. Et pour cela, le moyen le plus assuré aujourd'hui ne serait-il pas de convoquer le peuple tout entier à trois ou quatre assemblées chaque année? N'est-ce pas plus revigorant pour la vie intérieure des jeunes que de les obliger à assister tous les dimanches à quelque chose qui leur paraît artificiel? Aller aujourd'hui à la messe pour y retrouver quelques vieilles femmes, en quoi est-ce ressourçant?
La participation à la messe du dimanche n'est pas une prescription du Christ. Ce n'est que l'une de ces règles que l'Église, petit à petit, a établies. (...)
Les rites fondamentaux - la consécration, l'élévation - sont très simples. Il est bon qu'ils soient assortis d'une explication théologique, mais par eux-mêmes, ils sont parlants. Avec l'Eucharistie, le sacrifice est offert à partir de ce qui est le plus élémentaire: le vin, le pain. Jésus a concacré ce qui était là, sur la table. Aujourd'hui, il faut inventer. Fini le temps où la foi, c'était ce qui se faisait: il y avait une pratique religieuse, comme il y avait une manière de s'habiller, de se tenir en société.

    Ce n'est vraiment pas la consigne de l'auteur de la Lettre aux Hébreux (10, 25):

"Ne désertez pas votre propre assemblée comme quelques-uns ont coutume de le faire; mais encouragez-vous mutuellement".

    Faudrait-il peut-être "inventer une nouvelle Bible"? Le "Testament" de l'Abbé Pierre remplacerait-il le testament du Christ: "Vous ferez cela en mémoire de moi"? Celui des Apôtres: "Cette pratique de l'Assemblée chrétienne (dominicale) date des débuts de l'âge apostolique" (CEC 2178)? L'Abbé oublie aussi de parler des chrétiens qui sont morts martyrs, parce que sous la menace de la mort, ils ont préféré rester fidèles à l'eucharistie dominicale.

    Soyons donc attentifs à l'exemple de l'Abbé Pierre quand il nous rappelle le devoir de la charité envers les pauvres, et que "pour recevoir dans la vérité le Corps et le Sang du Christ livrés pour nous, nous devons reconnaître le Christ dans les plus pauvres, ses frères" (CEC 1397). Mais n'oublions pas non plus que c'est précisément l'Eucharistie qui engage envers les pauvres, et que, pour soulager les pauvres il n'y a pas de moyen plus efficace que celui de la célébration liturgique:

Toute célébration liturgique, en tant qu'oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Église, est l'action sacrée par excellence dont nulle autre action de l'Église ne peut atteindre l'efficacité au même titre et au même degré. (Sacrosanctum Concilium, 7)

Lire aussi sur ce blog L'héritage de l'Abbé Pierre





CONFÉRENCE DE S.Em. LE CARDINAL RATZINGER
LORS DU CONGRÈS EUCHARISTIQUE DE BÉNÉVENT (ITALIE) SUR LE THÈME:
"EUCHARISTIE, COMMUNION ET SOLIDARITÉ" (extrait)


Dimanche 2 juin 2002


Dans l'Eglise antique, l'Eucharistie s'appelait souvent simplement Agape-amour, c'est-à-dire Pax-paix; les chrétiens de l'époque ont ainsi exprimé de façon incisive le lien incomparable entre le mystère de la présence cachée de Dieu et la pratique du service de la paix, de la façon des chrétiens d'être la paix. Il n'y avait aucune différence entre ce que l'on oppose aujourd'hui facilement comme orthodoxie et orthopraxie, comme doctrine juste et comme action juste, en ayant plutôt une attitude méprisante à l'égard de la parole orthodoxie: celui qui suit la doctrine juste apparaît comme ayant un coeur étroit, inflexible, potentiellement intolérant. Tout dépendrait en définitive de l'action juste, alors que l'on pourrait toujours discuter sur la doctrine. Les fruits que la doctrine produit seraient uniquement ce qu'il y a d'important, alors que les voies par lesquelles l'on parvient à l'action juste seraient indifférentes. Une telle opposition aurait été incompréhensible et inacceptable pour l'Eglise antique, ne serait-ce que du fait que la parole orthodoxie ne signifiait alors pas du tout la doctrine juste, mais authentique adoration et glorification de Dieu. On était convaincu que tout dépendait du fait d'être juste dans la relation avec Dieu, de connaître ce qui lui plaît et comment on peut lui répondre d'une façon juste. C'est pour cette raison qu'Israël a respecté la loi: elle indiquait quelle est la volonté de Dieu; elle indiquait comment vivre avec rectitude et comment honorer Dieu d'une juste façon: en accomplissant sa volonté, qui fait régner l'ordre dans le monde, en l'ouvrant à la transcendance. Il s'agissait de la joie nouvelle des chrétiens qui, à partir du Christ, savaient finalement comment Dieu doit être glorifié et comment, précisément ainsi, le monde devient juste. Lors de la nuit sainte, les anges avaient annoncé que les deux choses allaient de pair: "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté", telles furent leurs paroles (Lc 2, 14). La gloire de Dieu et la paix sur la terre sont inséparables. Là où Dieu est exclu, la paix s'effrite sur la terre, et aucune orthopraxie sans Dieu ne peut nous sauver. En effet, il n'existe pas une pratique qui soit simplement juste, en dehors d'une connaissance de ce qui est juste. La volonté sans connaissance est aveugle et, de même, les actions, l'orthopraxie, sont aveugles sans la connaissance et conduisent à l'abîme. Telle fut la grande tromperie du marxisme, qui nous dit que l'on avait désormais assez réfléchi sur le monde et qu'il valait à présent la peine de le changer. Mais si nous ne savons pas dans quelle direction nous devons le changer, si nous ne comprenons pas son sens et sa fin intérieure, alors, le simple changement devient destruction - nous l'avons vu et nous le voyons. Mais l'inverse est également vrai: la doctrine seule, qui ne devient pas vie et action, finit par être mise en discussion et se vide également de son contenu. La vérité est concrète. Connaissance et action sont étroitement unies, comme la foi et la vie sont liées.



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Lucienne 31/01/2007 08:17

        Vous avez raison, père, dans vos réponses ci-dessus, et je reconnais que la question du jeûne eucharistique est d'ordre privé , et j'en ai parlé à mon directeur sprituel.  Excusez-moi pour ma petite remarque inapropriée, de la fin. Bien à vous, en Jésus. Lucienne

Lucienne 30/01/2007 23:13

P.S.: mon commentaire reprend juste un point de tout ce qui est dit ici, et digne d'intérêt, comme l'homélie de notre Pape, qui aborde l'Eucharistie  sous d'autres angles...

Walter Covens 31/01/2007 03:25

Oui, il st question de l'obligation de la messe du dimanche, pas de la communion. Il ne faut pas confondre.Quant à vos jeûnes eucharisitques, voyez avec votre Père spirituel.

Lucienne 30/01/2007 23:08

         Je souhaiterai ici faire un commentaire sur ce que j'appellerai "la communion systématique", à distinguer de la recommandation bien nécessaire de l'Eglise concernant la participation hebdomadaire et régulière à la messe.
Il est évident pour un vrai croyant que la communion qui deviendrait une habitude est une offense faite à Dieu. En effet ,comment recevoir Dieu si c'est par obligation, sans amour, et sans un vrai repentir de nos fautes ?, sachant que Son Don est au prix de Son Sacrifice réactualisé, renouvelé,pour nous ?!
Pourtant, on peut se sentir comme obligé de communier, c'est le courant...
Dans mon cheminement, j'en suis arrivée, à pratiquer des jeûnes eucharistiques, préférant attendre une disposition renouvelée d'accueil de Dieu : et cela m'a toujours été bénéfique !
C'est que la confession n'est pas forcément suffisante et que la guérison a besoin de plus d'étapes.
Je crois que le Seigneur était heureux de cette liberté que j'ai prise, de choisir de Le recevoir seulement quand tout est clair, en "état de grâce" (bien rare, mais pourtant requis!).Ce qui ne veut pas dire que j'attende par mes propres forces d'être relevée, non j'accueille Dieu dans ma pauvreté, ma misère.
Que de fois n'ai-je pas cherché toutes sortes de justifications qui ne me laissaient pas finalement en paix quand j'allais communier, comme :"ce ... n'est pas un péché mortel", ou "le Seigneur me guérira dans Sa miséricorde", ou "je viens de me confesser"...
Peut-être mon témoignage aidera-t-il certains de mes frères?! (et même encouragera les prêtres aussi à cette même liberté?).
Que Dieu vous bénisse, père Covens, ne cherchez quand même pas trop le martyr...!

Walter Covens 31/01/2007 03:23

Je ne comprends pas bien le lien de votre commentaire avec le texte commenté....Quant à la fin, je ne cherche rien du tout. Je fais mon devoir.

Lucienne 29/01/2007 15:35

            Je pense que cette situation est infiniment paradoxale, où l'on est devant une figure évangélique de la Charité vis à vis des plus pauvres qui est un grand encouragement pour moi, pour chacun, et en même temps avec un témoignage de foi aussi qui est trés dissonnant  et faux aussi gravement, comme le souligne l'article du père Daniel Ange.
Je reste devant ce grand paradoxe,sans juger, et je conserve pour mon cheminement ce qui est bon.

Christian 25/01/2007 15:50

Bravo !!!
L’Abbé Pierre est à peine mort que déjà vous avez l’indécence de déversez votre haine et votre intolérance. Si c’est cela être prêtre de l’Église catholique romaine!
Vous devriez avoir honte si vous savez ce que cela veut dire.
C’est sûr que la théologie d’Amour de l’Abbé Pierre n’a rien à voir avec votre théologie du jugement et de la haine.
Continuez à croire et à suivre la pensée désuète et discriminatoire de ce pouvoir autoritaire qui croit être l’Église du Christ.
L’Abbé Pierre était un homme libre qui n’avait rien à faire de la pensée unique et sans Amour des bien pensants de l’Église catholique romaine. Mais vous, vous n’aimez pas les hommes libres, ils dérangent votre pensée étriquée.
Bravo de comparer les membres de l’Église entre eux pour en discréditer certains. Est cela pour vous l’esprit d’unité dans l’Église qui vous est enseigné au séminaire?
Votre pensée est haineuse et caricaturale.
Merci de citer des passages des écrits de l’Abbé, avec lesquels je suis tout à fait d’accord.
L’Église catholique romaine et ses dirigeants sont bien loin de la simplicité et de la pauvreté qu’enseignait notre Seigneur. Ils ont dévoyés son message depuis bien longtemps pour en faire un pouvoir.
L’Abbé Pierre n’a jamais remis en cause les sacrements mais la façon sans âme avec laquelle ils sont souvent donnés. 
Vous vous permettez de juger Monseigneur Gaillot. Est-ce normal qu’un simple petit prêtre juge et condamne un évêque faisant toujours parti de l’Église? Vous désapprouvez donc le pape? Vous parlez de respect de l’autorité de l’Église mais pour les autres, visiblement pas pour vous! Quelle hypocrisie!
Mais heureusement des prêtres et membres de congrégation religieuse n’ont pas votre vision archaïque et autoritaire de l’Église et savent adapter les positions du Vatican. Et heureusement les papes et les dirigeants de l’Église changent.
Cela donne de l’espoir pour une vraie Église de l’Amour.
Au revoir
Christian

Walter Covens 25/01/2007 20:25

Cher Christian,Votre "remarque" est significative de votre manière de détourner et mes propos et ceux de l'Abbé Pierre et ceux de la Bible même - de leur sens. Heureusement que vous n'êtes pas le porte-parole de l'Abbé Pierre. Écrire ce que vous écrivez là, est-ce cela faire mémoire de lui ?Sur mon blog Marie, éToile de l'évangélisation où vous m'avez déjà gratifié de vos invectives, j'avais écrit: Pour ce qui concerne l'Abbé Pierre, paix à son âme, et bravo pour son engagement en faveur des exclus. (...)En ce qui concerne l'homosexualité, l'Abbé Pierre écrit: "La part féminine en moi, je l'ai fortement ressentie, ce qui ne signifie nullement une quelconque attirance pour les relations homosexuelles. Ainsi, j'ai toujours vécu l'action avec une grande spontanéité. C'est probablement assez féminin, et je n'en suis pas du tout fâché. Je n'en ai jamais fait l'analyse, mais je crois qu'accepter cette part féminine qui est en moi m'aide à mieux percevoir ce qui se passe entre les hommes et les femmes. C'est peut-être pour cela aussi que j'ai le sentiment de mieux comprendre l'homosexualité des femmes que l'homosexualité des hommes: nos premières tendresses, celles que l'on reçoit de la mère, ne sont-elles pas celles d'une femme? "Je connais des homosexuels et j'essaie de leur offrir de l'amitié. Je sais à quel point certains ont été rejetés, humiliés. Cette exclusion, cette malédiction en a conduit certains à devenir provocateurs. C'est dommage, parce qu'ils accroissent ainsi la souffrance de leur vie." Suit un passage où l'Abbé Pierre marque ses réserves par rapport à une expression concernant l'homosexualité dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique qu'il estime malheureuse: "Un nombre non négligeable d'hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières." (Cette expression ne se trouve pas, comme le dit l'Abbé, au début des trois paragraphes consacrés par le CEC à l'homosexualité, mais au début du deuxième. Soit... Mais pour ce qui suit dans le Catéchisme, l'Abbé Pierre parle d'un "effort de compréhension ... plus humain". Il dit même: "Bravo! ... C'est bien". Et il écrit aussi: "J'ai de la haine pour les actes mauvais des hommes, mais je ne peux pas avoir de la haine pour les personnes. Ce que je ressens plutôt, c'est de l'accablement: 'Comment est-ce, Dieu, possible?' " Nulle part en ses propos une quelconque approbation pour les actes homosexuels. Je pourrais signer tous les propos que je viens de citer ! De la même manière j'ai écrit que vous confondez la condamnation de l'acte homosexuel et la condamnation des personnes qui sont homosexuelles. Vous êtes quand même intellectuellement capable de saisir cette nuance? Mais vous en voulez rien entendre. De quel droit vous servez-vous de l'Abbé Pierre et de la Bible pour justifier l'homosexualité contre l'enseignement constant de l'Église, dont par ailleurs vous vous réclamez ?À l'intention de mes lecteurs je rappelle ce qui est écrit dans un article que j'avais publié sur ce blog, intitulé L'enjeu des revendications homosexuelles (http://www.homelie.biz/article-4477814.html) :En quelques années, le mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe sont subitement devenus une priorité dans le débat public et un standard du conformisme politique. Les militants des « droits homosexuels » sont nettement minoritaires dans leurs propres milieux, mais leurs revendications, très généreusement médiatisées, seront l'un des enjeux majeurs des élections de 2007. Chaque candidat devra se positionner clairement sur des questions devenues décisives.Soyez donc vigilants quand vous apporterez votre suffrage à l'un ou à l'autre des candidats en lice.En ce qui concerne l'interpétation des passages de la Bible par le lobby homosexuel d'inspiration "chrétienne", je renvoie encore à mon blog Marie, éToile de l'Évangélisation (http://pere-walter-covens.skynetblogs.be/) où je présente aujourd'hui un livre important qui vient de paraître à ce sujet.

Marie Aline 24/01/2007 19:12

Bonsoir Père,
Beaucoup d\\\'éloges, c\\\'est bien pour ce qui a été fait, mais ne nous laissons pas égaré, notre coeur ne doit pas être partagé ; heureux ceux qui gardent avec soin les ordres du Seigneur et qui les cherchent de tout leur coeur.
Continue à nous apporter la lumière, qu\\\'elle éclaire tous les coeurs.
Merci et que le Seigneur te Bénisse
Christiane.

Jocelyne 24/01/2007 13:52

Mon Père,
Je vous remercie et vous encourage pour ces précisions mais aussi parce que vous tenter d'éclairer les fidèles que nous sommes afin que de persévérer dans la foi (ne laissons pas la lampe sous le boisseau). Oui par votre courage vous vous ferez des ennemis certe, et risquez de recevoir des injures de partout qui sait ? Mais quel a été le sort du Christ? Merci de ne pas jouer à l'autruche comme nous savons si bien le faire dans notre église et de dénoncer le mal en contradiction avec les commandement du Seigneur. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde !

Walter Covens 24/01/2007 14:05

Mercie de tes encouragements. Dénoncer le mal est nécessaire. Annoncer le bien aussi. Et les deux doivent s'accompagner de la prière, comme S. Paul nous le demande (Ep 6, 18-20): "En toute circonstance, que l'Esprit vous donne de prier et de supplier. Restez éveillés, afin de persévérer dans la prière pour tous les fidèles. Priez aussi pour moi: que Dieu mette la Parole dans ma bouche  pour que je fasse connaître avec assurance le mystère de l'Évangile dont je suis l'ambassadeur enchaîné. Priez donc afin que je trouve dans l'Évangile l'assurance nécessaire pour parler comme je le dois."

JEUGE 23/01/2007 09:24

Je vous trouve bien dur à propos de l'Abbé Pierre...Certes, il a commis des gaffes, il n'est pas question de le nier...Mais que l'arbre ne cache pas la forêt! L'Abbé Pierre fut réellement un" géant" de la charité... Et l'oeuvre qu'il a accomplie et qui lui survivra en témoigne... Inutile d'énumérer toutes les communautés "Emmaüs" qui parsèment la France et le monde: vous les connaissez aussi bien que moi...Je pense qu'il "lui sera beaucoup pardonné, parce qu'il a beaucoup aimé"! Je ne ferais pas le millième de ce qu'il a  réussi à faire

Walter Covens 23/01/2007 13:14

Le pardon du Seigneur, là n'est pas l'objet de mon article. Il est indéniable, comme je l'ai dit, qu'il a eu un très grand rayonnement et qu'il a fait beaucoup de bien. Mais ce rayonnement fait aussi qu'il a eu une très grande audience, et donc une très grande responsabilité. Les gens risquent d'avaler ses couleuvres, justement à cause de sa popularité.D'ailleurs lui non plus ne s'est jamais privé de dire ce qu'il pensait ... à tort ou à raison. Je pense, moi, ne pas avoir eu tort de dire ce que je pense. Je pense aussi qu'en le faisant, je contribuerai, à ma modeste manière, à limiter les dégats qu'il a pu occasionner, non pas à cause de ses "gaffes" seulement (pour lesquelles il a demandé pardon en se désavouant) mais à cause de ses prises de position scabreuses (en faveur de l'homoparentalité, la contraception, le mariage des prêtres, le sacerdoce des femmes, mais contre l'obligation de l'eucharistie dominicale, le Saint-Père et le troisième secret de Fatima ...) qu'il n'a, à ma connaissance, jamais désavouées.Le concert de louanges qu'a occasionné sa mort, je m'y joins volontiers, comme tout le monde. Mais jusqu'à présent je n'ai pas encore vu ou lu ou entendu grand chose pour mettre le (gros) bémol, étant bien entendu que je n'ai pas tout vu ni tout lu ni tout entendu.Que l'Abbé Pierre repose en paix !

P. Dominique AUZENET 22/01/2007 22:31

Merci pour cette page sur l'Abbé Pierre, j'y souscris tout-à-fait, c'est par trop évident. Il faut avoir le courage de rétablir ainsi la vérité, ce qui n'enlève rien à la beauté de son engagement pour les plus pauvres.

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