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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Réagir contre la menace de l'euthanasie dans les hôpitaux en France

Walter Covens #actualités
    J'attire votre attention sur une dérive qui menace en France la vie dans les lieux mêmes où elle devrait être protégée.

    En effet, le ministre de la Santé vient d’agréer les associations susceptibles de représenter les usagers dans les Conseils d’Administration et les Commissions des usagers des hôpitaux et structures de santé (Arrêté ministériel publié au journal officiel du 24/8/06).

    Parmi elles figure l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), principal promoteur de l’euthanasie légale. On découvre à cette occasion que certains hôpitaux ont anticipé cette décision et que l’ADMD y est parfois le seul représentant des usagers!

    Je vous invite donc fortement à réagir. L'Alliance pour les Droits de la Vie vient de déposer un recours en annulation auprès de la juridiction administrative et de mettre en ligne une pétition. Il faut faire pression sur le gouvernement et les directeurs d'hôpitaux en signant massivement cette pétition pour faire barrage à l'infiltration du lobby de l'euthanasie dans les hôpitaux.


    À toutes fins utiles, je vous rappelle l'enseignement de l'Église à propos de l'euthanasie :

Catéchisme de l'Église Catholique

L’euthanasie

2276 Ceux dont la vie est diminuée où affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.

2277 Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.

Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.

2278 La cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime. C’est le refus de " l’acharnement thérapeutique ". On ne veut pas ainsi donner la mort ; on accepte de ne pas pouvoir l’empêcher. Les décisions doivent être prises par le patient s’il en a la compétence et la capacité, ou sinon par les ayant droit légaux, en respectant toujours la volonté raisonnable et les intérêts légitimes du patient.

2279 Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés.


2324 L’euthanasie volontaire, quels qu’en soient les formes et les motifs, constitue un meurtre. Elle est gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur.



Catéchisme des Évêques de France

581 Ce qui est vrai pour ces conduites de fuite l'est encore plus pour le suicide. Le suicide est objectivement une faute grave. On reconnaît toutefois aujourd'hui qu'il traduit le plus souvent un déséquilibre psychologique profond, tant est fort l'instinct de vie en l'homme.

Parce que l'homme est seulement "l'usufruitier" de sa vie, il ne lui revient pas non plus de décider de mettre fin à ses jours ou à ceux d'une autre personne par l'euthanasie qui est aussi une faute grave. La tentation de l'euthanasie est souvent due à une souffrance trop vive, mais il est possible aujourd'hui de soulager la douleur et c'est un devoir de le faire. Cela est différent de l'acharnement thérapeutique qui met en œuvre des traitements extraordinaires pour un maintien de la vie à tout prix de manière inconsidérée.

La tentation du suicide, comme celle de l'euthanasie, invitent à l'accompagnement humain et spirituel de ceux qui vivent dans la détresse morale ou physique. Le développement des soins palliatifs pour les personnes en fin de vie dans les hôpitaux ou à domicile est une des conquêtes, encore à poursuivre, de cette décennie.


Voici enfin un passage du Compendium de la Doctrine Sociale de l'Église qui parle du devoir pour chaque chrétien de défendre et de protéger la dignité de la personne humaine:

538 Dans l'accomplissement de sa mission, l'Église engage tout le peuple de Dieu. Selon ses différentes articulations et en chacun de ses membres, suivant les dons et les formes d'exercice propres à chaque vocation, le peuple de Dieu doit être fidèle au devoir d'annoncer et de témoigner l'Évangile (cf. 1 Co 9, 16), conscient que "la mission concerne tous les chrétiens" (Jean-Paul II, RM 2).

De même, l'oeuvre pastorale dans le domaine social est destinée à tous les chrétiens, appelés à devenir des sujets actifs témoignant de la doctrine sociale et à s'insérer pleinement dans la tradition consolidée d'"activité féconde de millions et de millions d'hommes qui, stimulés par l'enseignement social de l'Église, se sont efforcés de s'en inspirer pour leur engagement dans le monde" (Jean-Paul II, CA 3). Les chrétiens d'aujourd'hui, en agissant individuellement, ou diversement coordonnés en groupes, associations et mouvements, doivent savoir se proposer comme "un grand mouvement pour la défense de la personne humaine et la protection de sa dignité" (Jean-Paul II, CA 3)

En union de prière avec vous. Que le Seigneur vous bénisse !
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Jocelyne 17/11/2006 17:33

Merci mon Père
Je vous encourage dans cette démarche car maintenant la vie semble n'avoir n'a plus de valeur. Lorsque vous entendez un enfant  de 12 ans répondre à un journaliste  il y a quelques jours  alors que ce dernier lui faisait comprendre qu'il aurait pu se tuer en faisant du vélo sans casque, cet enfant lui répond:" eh bien si je meurs, je meurs!".
Les jeunes s'entretuent à l'arme blanche, les adultes pleurent, font des manifestations silencieuses dans les rues soi- disant pour que cela cesse. Mais qu'en est- il vraiment ?

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