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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Le trésor de la pauvre veuve - Homélie 32° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
 
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    Je vous lirai d'abord, à propos de l'évangile que nous venons d'entendre, ce qui se trouve dans un commentaire des quatre Évangiles: "La leçon est trop claire pour nécessiter un commentaire. Il faut plutôt en tirer personnellement la conclusion pratique, sagement (cf. 2 Co 8, 13), mais généreusement." Voilà tout ! Or, le livre en question compte plus de huit cents pages ... dont seulement trois petites lignes pour la pauvre veuve. Oui, la leçon est claire: elle est vraiment pauvre, cette veuve...

    Alors que pourra dire un "pauvre" prédicateur comme moi, chargé de vous faire l'homélie au sujet de cette veuve? Eh bien, d'abord que cet évangile me touche beaucoup personnellement. Ma maman a vécu le veuvage pendant plus de cinquante ans. Quand papa est mort après cinq ans de mariage, elle est restée avec quatre enfants sur les bras, dont le dernier, une fille, venait de naître. En grandissant comme aîné de la famille, je remarquais plus d'une fois que les fins de mois étaient très difficiles pour maman, et que quand nous avions besoin d'une fourniture scolaire quelconque, par exemple, elle se trouvait dans la gêne en comptant les derniers sous de son porte-monnaie.

    Mais la pauvre veuve de l'évangile était encore plus pauvre. Car maman avait pu bénéficier d'une petite assurance-vie que papa avait contractée, ainsi que d'une pension de veuve versée par l'État belge. Au temps de Jésus à Jérusalem, il n'y avait rien de semblable. Les veuves ne pouvaient même pas hériter de leurs maris défunts. En mettant ses deux piécettes dans le Trésor du Temple, la veuve de l'Évangile ne se dit pas: - Tant pis, demain c'est le jour où le facteur va m'apporter mon chèque. Oui, vraiment, "elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre". L'obole de cette veuve est d'autant plus remarquable que S. Marc a pris soin de nous signaler que les scribes, eux, "dévorent les biens des veuves". Le contraste est criant entre la voracité des scribes et la générosité de cette femme.

    Là aussi j'ai des souvenirs d'enfance que je ne suis pas près d'oublier. Dans notre jardin il y avait un cognassier. La quantité de fruits dépendait de la pluie. C'est un arbre qui a besoin de beaucoup d'eau. Cette année-là, comme souvent en Belgique, la pluie avait été généreuse, et il y avait abondance de coings. Comme c'est un fruit qui ne se mange pas cru, maman en avait fait de la gelée, très prisée notamment pour soigner les diarrhées. Et apparemment, nous n'étions pas les seuls à présenter de temps en temps ces petits troubles intestinaux, car nos voisins étaient très intéressés par la production artisanale de maman; et ils l'avaient suppliée de leur en vendre quelques bocaux. Les voisins ont donc reçu leurs bocaux de gelée ... mais maman n'a jamais reçu son argent.

    Cette anecdote montre bien qu'aujourd'hui encore, les veuves, même avec l'aide de l'État, demeurent une proie facile dans un monde où prévaut souvent la loi du plus fort, et où l'argent est roi. Si les scribes dévoraient ses maigres biens, la veuve de l'évangile aurait très bien pu s'en prévaloir pour ne rien mettre dans le trésor du Temple. En y laissant tomber ses deux piécettes, elle ne pouvait même pas espérer récolter une certaine admiratiion ou reconnaissance comme salaire de son geste. Ce qu'elle a fait était entièrement gratuit, par pur amour pour le Seigneur et sans rancune contre les hommes.

    Alors, oui, tirons-en "personnellement la conclusion pratique, sagement, mais généreusement". "Sagement" selon la recommandation de S. Paul, à l'occasion d'une collecte pour l'Église de Jérusalem: "Il ne s'agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s'agit d'égalité"; mais aussi "généreusement". S. Paul, avant de préciser avec sagesse aux chrétiens de Corinthe qu'il ne leur demandait pas de donner de leur nécessaire, mais de leur superflu, fait appel à leur générosité pour ne pas qu'ils se croient trop facilement excusés de ne pas donner tout ce qu'ils pouvaient donner. Il leur dit: "Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ: lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. (...) Maintenant, allez jusqu'au bout de la réalisation; ainsi comme vous avez mis votre coeur à décider, vous irez jusqu'au bout de vos possibilités." Sans donner de ce dont on a réellement besoin pour vivre, mais en allant jusqu'au bout de ses possibilités, voilà la leçon que nous pouvons retenir. Peu importe si on ne peut donner plus: "Quand on y met tout son coeur, on est accepté pour ce que l'on a; peu importe ce que l'on n'a pas" (2 Co 8, 9-14).

    Ajoutons que "ce que l'on a", ce n'est pas seulement de l'argent. On peut aussi donner de son temps, de son travail. On peut donner de ses enfants. J'ignore ce que ma maman mettait dans le tronc de l'église ou à la collecte de la messe. Ce que je sais, c'est qu'elle a donné au Seigneur et à l'Église un fils prêtre, un autre diacre permanent, et une fille consacrée dans une communauté... On peut surtout donner de son amour. Ce qui compte, en matière d'argent, de temps, de travail ou en quoi que ce soit d'autre que nous puissions donner, ce n'est pas la quantité, mais la qualité. Et si nous nous vantons sans cesse de la quantité, c'est le signe d'une piètre qualité: "Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues et les places d'honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement: ils seront d'autant plus sévèrement condamnés". Mère Teresa disait: "Nous ne serons pas jugés sur la somme du travail accompli, mais sur le poids d'amour que nous aurons mis".

    "Condamnés", "jugés": il s'agit bien ici d'un jugement. Ce jugement, c'est le jugement de Dieu sur chacun de nous. L'Écriture parle dans plusieurs passages d'un jugement "général", à la fin du monde, et aussi d'un jugement particulier, à la fin de notre vie. Mais ces deux jugements sont miséricordieusement anticipés par Jésus pour qu'à la fin de notre vie et à la fin du monde, nous ne tombions pas des nues, et pour que nous ayons le temps de nous convertir dans notre manière de donner. Dans la section de l'Évangile de S. Marc que nous sommes en train de méditer, Jésus se présente comme celui qui juge Jérusalem dès à présent. Ce jugement est donné en actes et en paroles. Le jugement de Jérusalem en actes commence avec l'entrée de Jésus dans la ville. Il se poursuit avec le figuier stérile et desséché et la purification du Temple. Le jugement de Jérusalem en paroles, ce sont les disputes théologiques au Temple au sujet de son autorité, de la manière de lire l'Écriture, de la question de l'impôt, de la résurrection des morts et du discernement de ce qu'il y a de plus important dans les commandements, ainsi que la question de Jésus qui restera sans réponse. L'évangile que nous avons entendu aujourd'hui est la conclusion de ce jugement. C'est le dernier enseignement de Jésus dans le Temple de Jérusalem. Il n'y remettra plus les pieds. Quelques jours plus tard il sera jugé injustement par ceux-là même qu'il a jugé si justement. Au lieu de se convertir grâce à ce jugement, ils se sont endurcis.

    C'est par rapport à Jésus lui-même que chacun se trouve interpellé et situé. C'est face à Jésus que chacun est mis en jugement, dès maintenant, comme à la fin de notre vie, comme à la fin du monde. C'est par sa Parole et par son Eucharistie où il se donne totalement à nous que nous sommes jugés. Les divers groupes d'adversaires de Jésus n'ont trouvé d'autre échappatoire que dans le silence et la non-foi. Quelle est notre réaction après avoir entendu la Parole de jugement d'aujourd'hui? Comment décidons-nous de ce que nous allons mettre dans la collecte qui fait partie de la messe? Quelle sera notre réponse à Jésus qui livre son Corps et qui verse son Sang pour nous, quand le célébrant dira à l'issue de cette célébration: "Allez dans la paix du Christ"? Quel sera notre engagement dans le monde, dans l'Église au cours de la semaine qui commence?

    Demandons à la pauvre veuve de l'évangile de nous enseigner que la seule réponse que nous pouvons faire à Celui qui s'est fait pauvre pour nous enrichir, c'est d'aller jusqu'au bout de nos possibilités. Demandons-le aussi à la Vierge Marie, la veuve par excellence. Car c'est elle qui a vraiment tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre, c'est-à-dire Jésus, son Fils Lui-même. En cela elle est un signe dans l'Église. Dans un très beau commentaire de la Présentation au Temple, Martin Luther écrit:
 
Que signifie le fait que Siméon s'adresse seulement et personnellement à Marie, sa mère, et non pas à Joseph? Cela signifie sans doute que l'Église chrétienne reste sur la terre la Vierge Marie spirituelle, et qu'elle ne sera pas détruite, quand bien même ses prédicateurs, sa foi, son évangile, le Christ spirituel, seront persécutés. Bien que Joseph mourra d'abord, puis que le Christ sera martyrisé, que Marie deviendra veuve et qu'elle sera dépouillée de son Fils, cependant elle restera, et toute cette grande détresse traverse son coeur. Ainsi l'Église chrétienne reste toujours une veuve et son coeur est transpercé de ce que Joseph, les saints Pères et son fils meurent, et de ce que l'évangile soit persécuté; elle doit souffrir le glaive et cependant rester toujours jusqu'au dernier jour.

    L'Église est donc elle aussi comme une veuve constamment dépouillée de ses biens par un monde qui la persécute, mais qui ne cesse pas pour autant de donner à Dieu tout ce qu'elle a: Jésus.
L'Église est donc elle aussi comme une veuve constamment dépouillée de ses biens par un monde qui la persécute

L'Église est donc elle aussi comme une veuve constamment dépouillée de ses biens par un monde qui la persécute

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Jocelyne 17/11/2006 17:13

Merci pour les deux derniers paragraphes qui m'ont éclairés pour mon instruction en me rappelant que Marie a été veuve  et dépouillée de son Fils, et que l'Eglise est aussi veuve. Comme c'est simple et comme nous sommes parfois aveugles et sourds en nous limitons de lire sans comprendre. C'est vrai que ce n'est pas donné à tous de comprendre.
                  Merci mon père

lucienne 15/11/2006 23:32

           Cher père Covens,
  Le deuxième commentaire que j'ai écris où je vous pose une question sur le mariage, je ne souhaite pas que vous le publiez, s'il vous plaît,parce que je vais aller porter cela dans la confession;Peut'être le prêtre me répondra-til précisément sur ces questions?Je vous remercie.

Lucienne-Florence 15/11/2006 22:48

                           Cher père Covens,
 Je vous ai obéis et me suis davantage consacrée à ma famille, le témoignage est autre peut'être, fait de confiance en Dieu, en Sa Bonté, en offrant tout ,à nouveau.
     Il n'y a que lorsqu'on est pauvre que l'on offre tout, (car l'on s'offre alors soi-même!) si la pauvreté n'est pas teintée de rébellion, et  j'ai vu des pauvres -comme cette veuve de l'évangile- d'une générosité qui nous dépasse, (nous les riches), c'est vraiment là un des miracles de l'amour de Dieu dans ces coeurs : ainsi, recevant trois fois rien, ils le donnent à leur tour!! Moi je suis pauvre dans cette capacité-même d'amour...et je sais que le Seigneur nous donne comme exigence de tout partager,... De nos jours, c'est réellement un grand combat, car on partage sur certains lieux bien définis,au sein d'une association... mais pas dans une ouverture de coeur totale,alors que , même si l'on n'a peu, le partage est toujours possible, au moins en ouvrant la porte à celui qui est mis au rebut.
Aujourd'hui, la réponse à ce qui nous menace : dérèglement de notre société, violences et haines exacerbées, (ou encore couvées) me semble être à ce niveau : une réponse par l'amour,dans la confiance au Seigneur et le partage avec tous nos frères démunis proches ou lointains, (au moins en désir et en prière). Peut'être sommes-nous plus que jamais provoqués à "accomplir" le commandement. du Seigneur, aujourd'hui !
Il y a aussi un autre domaine sur lequel nous devons nous remettre en question, qui est de considérer  aujourd'hui  quelles vues nous véhiculons qui ne sont pas de Dieu , c'est à dire : dans quel sens nous avons évolué communautairement, avec la société à laquelle nous appartenons, qui ne correspond pas aux vues de Dieu ( au niveau des décisions qui régissent notre vie et que nous acceptons comme un état de fait alors que cela n'est pas conforme à la volonté de Dieu, (dans la politique..., nos comportements, nos préjugés...)
Quels compromis avons-nous faits avec un monde déchristianisé dans toutes ses dimensions ? que chacun se le demande, cela ne vous apparaît peut'être pas? (mais, plus on chemine plus on se voit pêcheur, plus on voit nos égarements!).
J'ai été étonnée au plus haut point, d'entendre une élue  chrétienne, dire qu'elle acceptait ces compromis, par exemple : qu'elle ne demandait pas une révision de la loi sur l'avortement...
La Croix, c'est le signe de contradiction, d'achoppement, le chrétien s'il veut suivre le Christ doit accepter de rejetter ce qui est à rejetter et de défendre ce qui est à défendre, et vient le moment de non-retour, de l'engagement pour ou contre, dans ce qui nous concerne directement.
Si nous avons oublié notre mission, le Seigneur, Lui ne l'a pas oubliée, et les solutions que nous désirons, face aux situations si complexes actuellement ,elles sont en fait sur Son chemin, il faut en être convaincus, (car nous ne sommes pas encore pleinement convertis, et nous le voyons pas (moi y compris)). Je crois qu'Il nous le rappelle et nous le retrace, -c'est encore peu visible-, mais , :
                                                -si considérons que notre société est allée jusqu'au bout dans ses décisions, ses rébellions, l'athéïsme ayant pris la première place, voulant nous faire croire qu'il peut tout construire à nouveau sans Dieu et que la religion n'est qu'une gène..
                                                - si nous considérons que la société est allée jusqu'au bout de ses choix erronnés et coupables, car les fruits sont bien mauvais...,
                                               et   si nous voulons être sûrs qu'il reste un chemin pour l'espérance : ce sera dans notre foi en ce que Dieu Lui-même reste fidèle à Ses vues, à Ses promesses et qu'Il nous ouvre dans ce désordre même, - aussi loin qu'il peut aller! - ,  un chemin avec Lui, de reconstruction sur Ses bases à Lui; Sinon notre espérance serait bien faible!
     Et, non seulement, Il nous tracera ce chemin pour "retourner" ensemble à Lui, mais aussi Il compte sur nous, avec nous, pour que cela se fasse... voià en quoi consiste l'Appel pour chacun de ceux qui veulent Lui être fidèles!!!     
                                   Fraternellement en Jésus notre Seigneur.L.
 
    

Walter Covens 16/11/2006 01:34

Dans une situation où un chrétien engagé en politique est confronté à une loi injuste (par exemple la légalisation de l'avortement) et qu'il ne peut rien pour abolir cette loi, il doit alors, tout en manifestant publiquement son désaccord avec cette loi, tout faire pour en limiter les dégâts. Ce n'est pas un compromis. C'est la recherche du moindre mal.

Marie Aline 13/11/2006 01:52

Mon Père,
Le mariage n'est t-il pas aussi "don" consacré et sanctifié quand il est placé sous la Bénédiction Divine
Volonté du créateur : don de l'homme à la femme et de la femme à l'homme dans la relation Divine, don dans l'alliance trinitaire.
Don des enfants, don dans le travail  ect...
                                                         Christiane

Walter Covens 13/11/2006 02:06

Cette page d'évangile parle à tout le monde, pas seulement aux veuves, bien sûr. Elle indique un chemin pour tous, y compris pour les hommes. Mais comme je l'ai dit dans mon homélie, la condition du veuvage, surtout en ce temps-là, implique une pauvreté matélrielle, psycholigique et sociale, que la femme mariée et l'homme, même lorqu'il est veuf, ne connaissent pas.

Lucienne 12/11/2006 23:15

                     Père Covens,
       J'ai écrit dans mon blog, que la prophétie est toujours conditionnelle.
 En fait, celle-ci ne fait pas qu'annoncer des évènements douloureux, elle est aussi un appel particulier du Seigneur à Son Peuple de France...
 

lucienne 12/11/2006 16:24

                          Cher père Covens,
  Je me demandais en quoi nous devions être jugés, et ce que j'ai compris, c'est que nous avons une fâcheuse habitude d'affaiblir la rigueur des Paroles évangéliques et en suite d'en demander l'absolution.Nous ne voulons pas mériter un jugement,mais nous nous en croyons libérés, aussi je suis heureuse de voir votre réponse dans cette homélie.J'ai réfléchi cette nuit à cela,( avant de vous lire et de connaître l'Evangile de ce jour).
Les mots, nos mots, sont faibles face à la compréhension intèrieure de ce que Jésus nous demande.Je comprends aujourd'hui d'une manière nouvelle l'exigence et sa radicalité par deux phrases de Jésus : "Qui n'est pas pour Moi , est contre Moi",
et : "vous êtes Mes amis si vous faîtes ce que Je commande".
L'Amour nous est commandé, et il doit aller jusqu'au bout, sinon nous ne sommes pas dignes du Christ. Et si nous ne Le suivons pas, nous Lui sommes opposés, si nous sommes tièdes et nous justifiant sans cesse, nous Le laissons; et nous sommes jugés par l'exigence de l'Amour, qui réclame une réparation, vu qu'Il a Lui-même tout réparé pour nous, et que nous Lui en sommes redevables.Je comprends ce que vous dîtes : que "la Parole et l'Eucharistie reçues nous jugent". Jugement et amour vont de pair, aussi scandaleux que cela nous paraisse.Jésus nous devance pour nous laisser le temps de nos repentir,comme vous le soulignez ,et la prière des saints et de nos frères repoussent le temps du jugement,mais vient toujours le moment où il n'est plus temps,(dans la mort). La conversion c'est un commandement alors, une exigence sans retour. Que l'on me pardonne de rajouter ce commentaire, mais je tenais à le partager.
Merci père, pour ce que vous m'avez dit : je dois me consacrer à ma famille, et cette prophétie, je devais d'abord la recevoir pour moi-même, afin de me convertir, et elle m'a amené à vous rejoindre dans la conclusion de votre homélie.Oui, ayons une sainte crainte à être jugés pour les Paroles de Jésus que nous n'avons pas voulu entendre, pour les Eucharisties que nous avons reçu sans suite, sans considérer le Don de Dieu,sans amour véritable, pour nos auto-satisfactions...Fraternellement.Lucienne-Florence

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