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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Compendium de la doctrine sociale de l'’Église, L'amour et la formation d'une communauté de personnes (2)

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
27e-t.o.b.xl.jpg226 L'Eglise n'abandonne pas à eux-mêmes ceux qui, après un divorce, se sont remariés. Elle prie pour eux, les encourage dans les difficultés d’ordre spirituel qu'ils rencontrent et les soutient dans la foi et dans l’espérance. De leur côté, ces personnes, en tant que baptisées, peuvent et même doivent participer à la vie ecclésiale: elles sont exhortées à écouter la Parole de Dieu, à fréquenter le sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à faire croître les oeœuvres de charité et les initiatives de la communauté en faveur de la justice et de la paix, à éduquer leurs enfants dans la foi, à cultiver l'esprit et les œuvres de pénitence pour implorer ainsi, de jour en jour, la grâce de Dieu.
Dans le sacrement de la pénitence, la réconciliation qui ouvrirait la voie au sacrement eucharistique ne peut être accordée qu'à ceux qui, repentis, sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l'indissolubilité du mariage. (Le respect dû aussi bien au sacrement du mariage qu'’aux époux eux-mêmes et aux membres de leurs familles, ainsi qu'’à la communauté des fidèles, interdit aux pasteurs, pour quelque motif ou prétexte que ce soit, même pastoral, d'’organiser tout type de cérémonie en faveur des divorcés remariés.)
En agissant de la sorte, l'Église professe sa fidélité au Christ ainsi qu'a sa vérité; en même temps, elle se comporte avec une âme maternelle envers ses enfants, spécialement envers ceux qui, sans faute de leur part, ont été abandonnés par leur conjoint légitime. Avec une ferme confiance, elle croit que ceux aussi qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et qui vivent encore dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils ont su persévérer dans la prière, dans la pénitence et dans la charité.

227 Les unions de fait, dont le nombre a progressivement augmenté, se basent sur une fausse conception de la liberté de choix des individus et sur une vison tout à fait privée du mariage et de la famille. Le mariage n'est pas un simple pacte de vie en commun, mais bien une relation ayant une dimension sociale unique par rapport à toutes les autres, dans la mesure où la famille, pourvoyant au soin et à l'éducation des enfants, se présente comme l'instrument primordial de la croissance intégrale de toute personne et de son insertion positive dans la vie sociale.
La mise éventuelle sur un pied d'égalité de la famille et des "unions de fait" au plan juridique se traduirait par un discrédit du modèle de famille qui ne peut se réaliser dans une relation précaire entre les personnes, mais seulement dans une union permanente engendrée par le mariage c'est-à-dire par le pacte entre un homme et une femme, fondé sur un cholx réciproque accompli librement, qui implique la pleine communion conjugale orientée vers la procréation.

228 Un problème particulier lié aux unions de fait a trait à la demande de reconnaissance juridique des unions homosexuelles, qui fait toujours plus l'’objet d’'un débat public. Seule une anthropologie répondant a la pleine vérité de l'homme peut donner une réponse appropriée a ce problème, qui présente différents aspects, tant sur le plan social que sur le plan ecclésial. C'est à la lumière de cette anthropologie "qu'apparaît (...) incongrue la volonté d'attribuer une réalité "conjugale" à l'union entre des personnes du même sexe. En premier lieu s'y oppose l'’impossibilité objective de faire fructifier le mariage à travers la transmission de la vie, selon le projet de Dieu inscrit dans la structure même de l’'être humain. En outre, l'absence des présupposés pour cette complémentarité interpersonnelle que le Créateur a voulue, tant sur le plan physique et biologique sur celui éminemment psychologique entre l'homme et la femme, constitue un obstacle. Ce n’'est que dans l'union entre deux personnes sexuellement différentes que peut s'accomplir le perfectionnement de I'’individu, dans une synthèse d'unité et de complémentarité psychophysique mutuelle" (Jean-Paul II).
La personne homosexuelle doit être pleinement respectée dans sa dignité, encouragée à suivre le plan de Dieu avec un engagement particulier dans l’'exercice de la chasteté. Un tel respect ne signifie pas la légitimation de comportements non conformes à la loi morale, ni encore moins la reconnaissance d’'un droit au mariage entre personnes du même sexe. entraînant l’'assimilation de leur union à la famille" (Jean-Paul II). "Si, du point de vue juridique, le mariage entre deux personnes de sexe différent était considéré seulement comme une des formes de mariage possible, l'idée de mariage subirait un changement radical, et ce, au détriment grave du bien commun. En mettant sur un plan analogue l'union homosexuelle, le mariage ou la famille, l'État agit arbitrairement et entre en contradiction avec ses propres devoirs" (Congrégation pour la doctrine de la foi).

229 La solidité du noyau familial est une ressource déterminante pour la qualité de la vie sociale en commun ; par conséquent, la communauté civile ne peut pas rester indifférente face aux tendance de désagrégation qui minent à la base ses colonnes portantes. Si une législation peut parfois tolérer des comportements moralement inacceptables, elle ne doit jamais affaiblir la reconnaissance du mariage monogamique indissoluble comme unique forme authentique de la famille. Il est donc nécessaire que les autorités publiques, "résistant à ces tendances qui désagrègent la société elle-même et sont dommageables pour la dignité, la sécurité et le bien-être des différents citoyens, s'’emploient à éviter que l’'opinion publique ne soit entraînée à sous-estimer l’'importance institutionnelle du mariage et de la famille" (Jean-Paul II).
La communauté chrétienne et tous ceux qui ont à coeœur le bien de la société ont le devoir de réaffirmer que "la famille, bien plus qu’une simple unité juridique, sociologique ou économique, constitue une communauté d’'amour et de solidarité, apte de façon unique à enseigner et à transmettre des valeurs culturelles, éthiques, sociales, spirituelles et religieuses essentielles au développement et au bien-être de ses propres membres et de la société" (Saint-Siège, Charte des droits de la famille).
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