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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Mgr Pierre-Marie Théas, Marie passe de la foi à la vision (1e partie)

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
La foi est une anticipation de la vision béatifique. Durant son pèlerinage terrestre, la lumière de Dieu ne parvient à Marie qu’à travers des nuages.

       Au Ciel, tout est clarté, splendeur, et Marie, plus que tout autre saint, participe éternellement à la béatitude de Dieu. C’est le sens du dogme de l’Assomption.

       L’auteur de ce livre a eu le privilège d’assister, le 1er novembre 1950, à la définition de cette vérité. Il est heureux de reproduire ses impressions d’il y a vingt-quatre ans.

       " Dans l’histoire de l’Église, la triomphale et radieuse journée du 1er novembre 1950 est une date vraiment extraordinaire. Avec quelques pèlerins du diocèse (de Tarbes-Lourdes) – prêtres, religieuses et simples fidèles – votre évêque a assisté, à Rome, aux cérémonies de la proclamation du dogme de l’Assomption. Il avoue, en toute simplicité, n’avoir jamais éprouvé des émotions ni aussi profondes, ni aussi douces, ni aussi exaltantes.

       Pour votre profit, il voudrait revivre devant vous ces heures inoubliables, dont certains témoins, très au courant des choses du passé, déclarent qu’elles sont les plus belles de l’Histoire de l’Église.

       Qu’avons-nous fait à Rome ? Nous avons vu deux choses : le magnifique triomphe de la Vierge et la puissante unité de l’Église.

       Le spectacle qu’offrait la place Saint-Pierre le 1er novembre, vers huit heures et demie, à l’arrivée du cortège pontifical était exactement décrit par saint Jean dans l’épître de la Toussaint.

       Qu’y avait-il à Rome ? Une foule immense, une foule si nombreuse que personne n’aurait pu la compter : une foule de tous les pays, de toutes les classes et de toutes les langues de l’univers. Ils étaient tous debout devant le trône de l’Agneau.

       Dieu a toutes les attentions : au-dessus de la multitude, dans le ciel d’azur apparaissent le soleil et la lune, deux symboles de la Vierge, dont la liturgie nous dit qu’elle est pulchra ut luna, electa ut sol.

       Pourquoi cette foule s’est-elle rassemblée à Rome, des quatre coins de l’univers ? Pour entendre le Pape dire ceci : Nous déclarons et définissons comme dogme révélé par Dieu : que l’Immaculée Vierge, Mère de Dieu et toujours Vierge, a été au terme de sa vie terrestre, élevée, en corps et en âme, à la gloire céleste.

       Deux choses sont certaines désormais d’une certitude absolue. La première : la Très Sainte Vierge, depuis son départ de la terre, est en corps et en âme glorifiée dans le Ciel ; la deuxième : Dieu lui-même nous enseigne cette vérité. Oui, mes frères, Dieu a pris la peine de nous faire savoir la glorification corporelle de la Très Sainte Vierge : Dieu a eu cette délicatesse de nous renseigner personnellement sur le sort de sa Mère et de notre mère depuis qu’elle a quitté ce monde.

       Mon Dieu, soyez remercié d’avoir plongé la Très Sainte Vierge en plein ciel de gloire. Mon Dieu, soyez remercié de nous l’avoir dit et d’avoir précisé que la chair virginale de Notre-Dame est glorifiée aussi réellement que son âme immaculée. Mon Dieu, soyez remercié pour la joie que cette certitude apporte à l’univers catholique et à chaque âme chrétienne.

       Mon Dieu, nous vous louons de tout ce que vous avez fait pour Notre-Dame et nous vous bénissons de nous l’avoir dit vous—même, en mettant cette vérité dans le dépôt de votre révélation.

       Nos cœurs sont dilatés de bonheur : vous récompensez votre mère magnifiquement et vous nous en faites la confidence.

       Mes bien chers frères, que Dieu est grand et comme sa bonté éclate dans l’Assomption de la Très Sainte Vierge !

       Nous contemplerons ce mystère et nous dirons notre action de grâces à Dieu pour la gloire qu’Il a communiquée au corps et à l’âme de Marie. Il ne pouvait en être autrement. L’union indissoluble de Marie avec son Fils dans l’œuvre rédemptrice est tellement intime que Marie doit être où se trouve Jésus : dans la gloire du Ciel. Elle doit y être personnellement, c’est-à-dire, comme le note saint Bonaventure, avec son corps et son âme.

       Et parce que le Ciel glorifie Marie, la terre lui fait écho. Rome a commencé. L’univers catholique continuera.

       En l’honneur de Notre-Dame de l’Assomption, Rome a pavoisé. Rome a illuminé ses maisons, ses monuments et ses basiliques. Rome a organisé de triomphales processions. Rome a rassemblé dans ses murs des pèlerins du monde entier. Rome a poussé des clameurs enthousiastes. Rome a prié. La prière des pèlerins de Rome n’était pas une supplication intéressée. Elle n’était qu’une louange de Dieu et de la Vierge.

       Mais, par surcroît, les cérémonies romaines du 1er novembre auront ouvert de nouvelles sources de grâces. Qui dira les libéralités divines qui ont été la providentielle réponse du Ciel au vibrant hommage de la terre ?

       Et qu’elles sont opportunes les leçons que nous donne l’Assomption ! L’homme ne sait pas aimer son corps : il le déshonore quand il en fait un instrument de péché. Dieu exalte le corps humain et lui communique sa propre gloire après l’avoir fait participer à l’œuvre de notre sanctification.

       On parle beaucoup de la valeur humaine. L’exemple de Marie, dit le Saint-Père, nous rappelle que la grandeur de l’homme est dans la soumission à la volonté de Dieu et le service du prochain.

       Le monde aujourd’hui est dans un état de désespérance et de tristesse. Aucun de ces sentiments n’effleurait les pèlerins de Rome : chez tous il y avait l’explosion de la joie. Pourquoi ? Le bonheur que Marie ressent dans son corps et dans son âme sera un jour et pour l’éternité notre propre bonheur. Après l’Assomption de la Mère, il y aura l’Assomption des enfants : ce sera notre participation au bonheur du Christ et de Notre-Dame.

       Cette certitude nous libère. Elle nous détache. Elle nous dégoûte du péché et de tout ce qui y conduit. Elle nous inonde d’une joie divine et nous fait regarder le Ciel, qui est pour nous le meilleur moyen de bien marcher sur la terre. La Vierge de l’Assomption éclaire notre route. L’Église aussi. "
(à suivre)
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VIRASSAMY 20/08/2006 23:48

Merci mon Père pour cette lecture fortifiante et en attendant de lire la suite, que Dieu par l'intercession de la Vierge- Marie vous bénisse  Jocelyne

Walter Covens 21/08/2006 03:21

Amen.

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