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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Père Émilien Tardif, Jésus a fait de moi un témoin, Éd. de l’Emmanuel, 1990, p. 130-133

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
ATTENTION ! DEPUIS DIMANCHE, SUITE À UN PROBLÈME TECHNIQUE, LES "NEWSLETTER" N'ONT PAS PU ÊTRE ENVOYÉES. MAIS VOUS POUVEZ CONSULTER LES PAGES DIRECTEMENT SUR LE SITE. --------------- Le pire de tout serait de dissocier le ministère de guérison de son contexte d’évangélisation. La guérison, isolée et séparée de l’annonce explicite du salut dans le Christ Jésus, est facilement mal comprise. La promesse de Jésus : " En mon Nom vous expulserez les démons, vous parlerez des langues nouvelles, imposerez les mains aux malades et ils seront guéris. " vient immédiatement après l’ordre : " Allez dans le monde entier et proclamez la Bonne Nouvelle à toutes les nations " (Marc 16, 14-16). Évangéliser, c’est instaurer le salut intégral de l’homme par le Christ Jésus, salut qui s’étend au corps, à l’âme et à l’esprit. Guérir sans annoncer la Bonne Nouvelle du salut est œuvre de rebouteux. La guérison réalisée par Dieu est toujours dans un contexte d’évangélisation. Jésus a envoyé ses Apôtres pour évangéliser et, par ce moyen, guérir les malades. Non seulement guérir mais proclamer un message. Les deux choses vont toujours ensemble. Le dernier mot de l’Évangile de Marc est : " Ils partirent prêcher ; partout le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. " C’est pourquoi je n’aime pas prier pour les malades si je ne peux pas proclamer que Jésus est vivant et donner quelques témoignages qui démontrent que l’Évangile est vrai et qu’il est vécu aujourd’hui. Je suis témoin de la multiplication des miracles et des guérisons quand on annonce Jésus. Je ne comprends pas comment il peut y avoir encore des personnes qui sont surprises et n’acceptent pas les miracles. Ce qui me surprendrait davantage, c’est que Jésus ne tienne pas ses promesses de guérir les malades quand nous annonçons son Nom. Un jour, j’étais en train de manger quand quelqu’un me posa une question indiscrète : " Mon Père, êtes-vous sûr que vous ayez le don de guérison ? " Je ne pouvais pas répondre sur-le-champ, et tout le monde me regardait dans l’attente de ma réponse. Enfin, je dis : " Je suis sûr que j’ai la mission d’évangéliser… et que les signes et les guérisons accompagnent toujours la prédication de l’Évangile. Moi, je ne fais que prêcher et prier, tandis que Dieu, lui, guérit les malades. C’est ainsi que nous avons formé une bonne équipe de travail et que nous nous entendons bien. " Pendant le congrès de Québec en 1974, on me demanda une session sur les signes qui accompagnaient l’évangélisation. La salle de conférence était remplie de deux mille personnes. Comme il y avait beaucoup de bruit dans le couloir je sortis moi-même fermer la porte pour que nous soyons tous plus recueillis. Dans le couloir, il y avait une dame sur un fauteuil roulant qui ne marchait plus depuis cinq ans et demi. Je l’invitai à entrer, mais elle me répondit : " Je voudrais bien mais on ne me laisse pas entrer, car la salle est pleine et je ne peux pas marcher. – Venez, lui dis-je et je poussai le fauteuil. " Je fermai la porte et commençai ma conférence, insistant sur l’importance d’annoncer Jésus ressuscité qui guérit et sauve tout homme. Je donnai le témoignage de ma guérison et dis comment le Seigneur guérit par son amour. Je soulignai l’importance du témoignage des merveilles du Seigneur dans notre vie. Un homme se mit debout et dit : " Je suis chrétien et je crois en Dieu. Mais je suis médecin et je crois qu’avant d’affirmer que nous sommes guéris nous devrions faire un examen médical qui le confirme comme à Lourdes. – En tant que médecin vous avez le droit de le faire, lui dis-je, mais quand quelqu’un reçoit une guérison comme ce fut mon cas, il ne peut attendre ce que les médecins diront pour rendre grâce à Dieu. " Il répliqua en disant que nous devions être prudents, etc., et il utilisait des mots que moi-même je ne comprenais pas. Ses propos étaient comme de la glace qui tombait sur l’assemblée et je ne savais pas quoi lui répondre. Tandis que ce médecin, dans sa sagesse et sa prudence, jetait le doute sur nous tous, la dame du fauteuil roulant, que j’avais introduite moi-même dans la salle, sentit une force l’envahir. Elle se leva et commença à marcher seule dans l’allée. Cela faisait cinq ans et demi qu’à cause d’un accident de voiture, elle ne marchait plus. On lui avait enlevé les rotules dans une opération délicate. Et médicalement elle ne pouvait plus marcher. Mais le Seigneur la fit se lever, sous les applaudissements et l’admiration de tous. Les uns pleuraient, les autres la félicitaient. Son nom était Hélène Lacroiix. En arrivant au micro elle nous donna son témoignage. Quand elle acheva et que les gens applaudirent, je m’adressai au médecin et lui demandai s’il croyait qu’il valait mieux attendre un examen médical ou si nous ne devions pas déjà rendre grâce à Dieu. Il se jeta à genoux sur le sol. C’était le plus ému de tous. Il se sentait peiné et honteux de s’être rendu ridicule. Je lui dis : " Ne vous inquiétez pas, Dieu voulait faire un grand miracle aujourd’hui. Il s’est servi de vous pour manifester sa Gloire, e disant : ‘Comme le Père Émilien ne peut te répondre, Moi je te répondrai.’ " Telle fut la première guérison physique que je vis de mes yeux, précisément en évangélisant.
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