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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Père Émilien Tardif, Jésus a fait de moi un témoin, Éd. de l’Emmanuel, 1990, p. 76-79

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
Curieusement, dans le quatrième Évangile, Jean ne parle pas de miracles ni de guérisons, mais de " signes ". Un signe nous mène toujours au signifié. Aussi, comme la fumée nous montre l’existence du feu, un miracle, une guérison nous signifient que Dieu est là en train d’agir et de sauver. Ce sont des signes visibles de l’action invisible de Dieu. Les guérisons sont des phares qui nous indiquent : 1) Que Jésus est Vivant aujourd’hui et qu’il a le même pouvoir qu’en Samarie et en Galilée pour guérir les malades. 2) Que Dieu nous aime et veut le salut intégral de l’homme, de son corps et de son âme. 3) Que Jésus est le Messie : quand les disciples de Jean-Baptiste allèrent demander à Jésus si c’était lui le Messie, il ne répondit pas mais commença à guérir les malades. Souvent on n’admet pas les miracles et les guérisons, car ils impliquent aussi l’acceptation de Jésus et de ses exigences. Comme accepter les signes implique d’en reconnaître le signifié, c’est pour cela qu’on les nie. (…) Les guérisons ne sont pas des démonstrations de la véracité d’une doctrine. C’est Dieu qui sauve. Il ne guérit pas pour prouver qu’Il est Dieu, mais parce qu’il est Dieu. Tout signe sert à manifester quelque chose. Telle est la finalité des guérisons que le Seigneur réalise. Elles viennent nous rappeler, en ce temps régi par l’efficacité et le pragmatisme, que notre Dieu est présent au milieu de nous et capable de faire des merveilles. Elles démontrent le pouvoir de Dieu pour que nous nous abandonnions pleinement à Lui, dans tous les aspects de notre vie humaine. Que les miracles soient des signes, le témoignage suivant le montre : Un après-midi, je rendis visite à un policier, le capitaine Munoz. Il agonisait dans son lit. Il ne mangeait plus depuis cinquante jours. Il ne buvait que de l’alcool toutes les trois heures. Nous avons prié pour lui et le Seigneur le libéra de son penchant pour l’alcool d’une manière extraordinaire. Il cessa aussitôt de boire et n’eut même pas besoin de passer par l’hôpital pour sa désintoxication. Je me souvins de cette parole de la Sagesse : " Ce n’est ni herbe ni cataplasme qui lui rendit la santé, mais ta Parole, Seigneur, elle qui guérit tout. (Sagesse 16, 12). Le lendemain, il remplaça la bouteille de rhum par la Bible. Il la lisait en pleurant et disait : " Comme le Seigneur est bon ! " Cependant, cela m’attira beaucoup de problèmes car le lendemain, il y avait des cris et des disputes en dehors de l’église. Les femmes dont les époux buvaient faisaient la queue et essayaient de maîtriser leurs maris pour que nous priions pour eux. C’était curieux de voir plus d’ivrognes dans l’église que dans les cantines et les bars. Le Seigneur voulut libérer ce policier de la sorte pour éveiller la foi en son Nom ; mais cela ne se produit pas ainsi dans tous les cas. Les malades ayant confiance en Jésus doivent y mettre aussi du leur. De même que tous les policiers ne sont pas des ivrognes comme le capitaine Munoz, de même tous les ivrognes ne reçoivent pas la santé de la même manière. Mais ce qui est important, c’est qu’à travers un cas comme celui-là croisse la foi dans le pouvoir sauveur de Dieu, qui peut changer notre vie de la manière qui lui plaît.
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