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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Le Peuple Juif et ses Saintes Écritures dans la Bible Chrétienne - 3

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)

B. Le Nouveau Testament s'affirme conforme aux Écritures du peuple juif 

6. Une double conviction se manifeste en d'autres textes: d'une part, ce qui est écrit dans les Écritures du peuple juif doit nécessairement s'accomplir, car cela révèle le dessein de Dieu, qui ne peut manquer de se réaliser, et d'autre part, la vie, la mort et la résurrection du Christ correspondent pleinement à ce qui était dit dans ces Écritures.


1. Nécessité de l'accomplissement des Écritures 

L'expression la plus nette de la première conviction se trouve dans les paroles adressées par Jésus ressuscité à ses disciples, dans l'évangile selon Luc: « Ce sont mes paroles que je vous ai dites, étant encore avec vous: il faut (dei) que soit accompli tout ce qui est écrit dans la Loi de Moïse et les prophètes et les psaumes à mon sujet » (Lc 24,44). Cette assertion révèle le fondement de la nécessité (dei, « il faut ») du mystère pascal de Jésus, nécessité affirmée en de nombreux passages des évangiles: « il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup [...] et après trois jours ressuscite »; 14 « Comment alors s'accompliraient les Écritures, qui disent qu'il faut que cela arrive? » (Mt 26,54); « Il faut que cette parole de l'Écriture soit accomplie en moi » (Lc 22,37). 

Parce qu'« il faut » absolument que s'accomplisse ce qui est écrit dans l'Ancien Testament, les événements se produisent « afin que » cela s'accomplisse. C'est ce que déclare souvent Matthieu, dès l'évangile de l'enfance, puis dans la vie publique de Jésus 15 et pour l'ensemble de la Passion (Mt 26,56). Marc a un parallèle à ce dernier passage, dans une vigoureuse phrase elliptique: « Mais [c'est] pour que soient accomplies les Écritures » (Mc 14,49). Luc n'utilise pas ce genre d'expression, mais Jean y recourt presque aussi souvent que Matthieu.16 Cette insistance des évangiles sur le but assigné aux événements, « afin que soient accomplies les Écritures »,17 donne aux Écritures du peuple juif une importance extrême. Elle fait clairement comprendre que les événements seraient sans signification, s'ils ne correspondaient pas à ce qu'elles disent. Il ne s'agirait pas, en ce cas, de la réalisation du dessein de Dieu. 

 

2. Conformité aux Écritures 

7. D'autres textes affirment que tout, dans le mystère du Christ, est conforme aux Écritures du peuple juif. La prédication chrétienne primitive se résumait dans la formule kérygmatique rapportée par Paul: « Je vous ai transmis en premier lieu ce que j'avais reçu: Christ mourut pour nos péchés conformément aux Écritures et il fut enseveli et il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures et il apparut... » (1 Co 15,3-5). Paul ajoute: « Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soit eux, voilà ce que nous proclamons et voilà ce que vous avez cru » (1 Co 15,11). La foi chrétienne n'est donc pas basée seulement sur des événements, mais sur la conformité de ces événements à la révélation contenue dans les Écritures du peuple juif. En marche vers sa Passion, Jésus dit: « Le Fils de l'homme s'en va conformément à ce qui est écrit à son sujet » (Mt 26,24; Mc 14,21). Après sa résurrection, il s'emploie lui-même à « interpréter, dans toutes les Écritures, ce qui le concernait ».18 Dans son discours aux Juifs d'Antioche de Pisidie, Paul rappelle ces événements en disant que « la population de Jérusalem et ses chefs ont méconnu Jésus et, en le condamnant, ils ont accompli les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat » (Ac 13,27). Par de telles déclarations, le Nouveau Testament se montre indissolublement lié aux Écritures du peuple juif. 

Ajoutons ici quelques constatations qui méritent de retenir l'attention. Dans l'évangile selon Matthieu, une parole de Jésus réclame une parfaite continuité entre la Tôrāh et la foi des chrétiens: « Ne pensez pas que je sois venu abroger la Loi ou les prophètes; je ne suis pas venu abroger, mais accomplir » (Mt 5,17). Cette affirmation théologique est caractéristique de Matthieu et de sa communauté. Elle est en tension avec la relativisation de l'observance du sabbat (Mt 12,8.12) et de la pureté rituelle (Mt 15,11) dans d'autres paroles du Seigneur. 

Dans l'évangile selon Luc, le ministère de Jésus commence par un épisode où, pour définir sa mission, Jésus se sert d'un oracle du Livre d'Isaïe (Lc 4,17-21; Is 61,1-2). La fin de l'évangile élargit la perspective en parlant de l'accomplissement de « tout ce qui est écrit », au sujet de Jésus (Lc 24,44). 

A quel point il est essentiel, selon Jésus, d'« écouter Moïse et les prophètes », les derniers versets de la parabole de Lazare et du mauvais riche (Lc 16,29-31) le montrent d'une façon impressionnante: sans cette écoute docile, les plus grands prodiges ne servent à rien. 

Le IVe évangile exprime une perspective analogue: ici, Jésus attribue même aux écrits de Moïse une autorité préalable à celle de ses propres paroles, lorsqu'il dit à ses adversaires: « Si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles? » (Jn 5,47). Dans un évangile où Jésus affirme que ses paroles « sont esprit et sont vie » (Jn 6,63), une telle phrase donne à la Tôrāh une importance primordiale. 

Dans les Actes des Apôtres, les discours kérygmatiques des chefs d'Église — Pierre, Philippe, Paul et Barnabé, Jacques — situent en parfaite continuité avec les Écritures du peuple juif les événements de la Passion, de la Résurrection, de la Pentecôte et de l'ouverture missionnaire de l'Église.19 

 

3. Conformité et différence 

8. Bien que n'affirmant jamais explicitement l'autorité des Écritures du peuple juif, la Lettre aux Hébreux montre clairement qu'elle reconnaît cette autorité, car elle ne cesse de citer leurs textes pour fonder son enseignement et ses exhortations. Elle contient de nombreuses affirmations de conformité à leur révélation prophétique, mais aussi des affirmations d'une conformité accompagnée de quelques aspects de non-conformité. C'était déjà le cas dans les épîtres pauliniennes. Dans la Lettre aux Galates et dans celle aux Romains, l'apôtre argumente à partir de la Loi pour démontrer que la foi au Christ a mis fin au régime de la Loi. Il montre que la Loi comme révélation a annoncé sa propre fin comme institution nécessaire au salut.20 La phrase la plus significative à ce sujet est celle de Rm 3,21 où l'apôtre affirme que la manifestation de la justice de Dieu dans la justification offerte par la foi au Christ s'est faite « indépendamment de la Loi », mais est cependant « conforme au témoignage de la Loi et des prophètes ». De façon analogue, la Lettre aux Hébreux montre que le mystère du Christ accomplit les prophéties et l'aspect préfiguratif des Écritures du peuple juif, mais comporte, du même coup, un aspect de non-conformité aux institutions anciennes: conforme aux oracles du Ps 109(110),1.4, la situation du Christ glorifié est, par là-même, non-conforme au sacerdoce lévitique (cf He 7,11.28). 

L'affirmation de fond reste la même. Les écrits du Nouveau Testament reconnaissent que les Écritures du peuple juif ont une valeur permanente de révélation divine. Ils se situent dans un rapport positif à leur égard, les considérant comme la base sur laquelle eux-mêmes s'appuient. En conséquence, l'Église a toujours maintenu que les Écritures du peuple juif font partie intégrante de la Bible chrétienne.


C. Écriture et tradition orale dans le judaïsme et le christianisme 

 9. Entre l'Écriture et la Tradition une tension existe en beaucoup de religions. C'est le cas dans celles de l'Orient (hindouisme, bouddhisme, etc.) et dans l'Islam. Les textes écrits ne peuvent jamais exprimer exhaustivement la Tradition. On les complète donc par des additions et des interprétations, qui finissent par être elles-mêmes mises par écrit. Celles-ci, toutefois, sont soumises à certaines limitations. C'est ce qu'on peut observer dans le christianisme comme dans le judaïsme, avec des développements en partie communs et en partie différents. Un trait commun est que les deux religions se trouvent d'accord pour la détermination d'une grande partie de leur canon des Écritures. 

 

1. Écriture et Tradition dans l'Ancien Testament et dans le judaïsme 

La Tradition donne naissance à l'Écriture. L'origine des textes de l'Ancien Testament et l'histoire de la formation du canon ont donné lieu à des travaux importants au cours de ces dernières années. On est parvenu à un certain consensus, selon lequel à la fin du Ier siècle de notre ère, le lent processus de la formation d'un canon de la Bible hébraïque était pratiquement achevé. Ce canon comprenait la Tôrāh, les prophètes et la plupart des « écrits ». Il est souvent difficile de déterminer l'origine de chacun des livres. En bien des cas, on doit se contenter d'hypothèses. Celles-ci se basent principalement sur des observations fournies par l'étude critique des formes, de la tradition et de la rédaction. On en déduit que les préceptes traditionnels furent rassemblés en collections, qui furent progressivement inclus dans les livres du Pentateuque. Des récits traditionnels furent de même mis par écrit et rassemblés. On arrangea ensemble des textes narratifs et des règles de conduite. Des oracles prophétiques furent recueillis et rassemblés dans des livres portant les noms des prophètes. On rassembla de même des textes sapientiaux, des psaumes et des récits didactiques de périodes plus tardives. 

Ultérieurement la Tradition produit une « seconde Écriture » (Mishna). Aucun texte écrit ne peut suffire à exprimer toute la richesse d'une tradition.21 Les textes sacrés de la Bible laissent ouvertes beaucoup de questions concernant la juste compréhension de la foi d'Israël et de la conduite à tenir. Cela a provoqué, dans le judaïsme pharisien et rabbinique, un long processus de production de textes écrits, depuis la « Mishna » (« Second Texte »), rédigée au début du IIIe siècle par Jehuda ha-Nasi, jusqu'à la « Tosefta » (« Supplément ») et au Talmud dans sa double forme (de Babylone et de Jérusalem). Malgré son autorité, cette interprétation elle-même ne fut pas estimée suffisante dans les temps qui ont suivi, de sorte qu'on lui ajouta des explications rabbiniques postérieures. A ces additions on ne reconnut pas la même autorité qu'au Talmud, qu'elles aident seulement à interpréter. Pour les questions qui restent ouvertes on se soumet aux décisions du Grand Rabbinat. 

C'est ainsi que le texte écrit peut susciter des développements ultérieurs. Entre le texte écrit et la tradition orale une tension se maintient et se manifeste. 

Limites du rôle de la Tradition. Lorsqu'elle est mise par écrit pour être jointe à l'Écriture, une tradition normative n'acquiert pas pour autant la même autorité que l'Écriture. Elle ne fait pas partie des « Écrits qui souillent les mains », c'est-à-dire « qui sont sacrés » et sont accueillis comme tels dans la liturgie. La Mishna, la Tosefta et le Talmud ont leur place dans la synagogue comme lieu où on étudie, mais ne sont pas lus dans la liturgie. En général, la valeur d'une tradition se mesure à son degré de conformité avec la Tôrāh. La lecture de celle-ci occupe une place privilégiée dans la liturgie de la Synagogue. On lui ajoute des passages choisis des prophètes. Selon une antique croyance juive, la Tôrāh a été créée avant la création du monde. Les Samaritains n'acceptaient qu'elle comme Sainte Écriture. Les Sadducéens, eux, rejetaient toute tradition normative en dehors de la Loi et des prophètes. Par contre, le judaïsme pharisien et rabbinique affirme qu'à côté de la Loi écrite existe une Loi orale, qui fut donnée simultanément à Moïse et jouit de la même autorité. C'est ce que déclare un traité de la Mishna: « Au Sinaï, Moïse reçut la Loi orale et la remit à Josué, et Josué aux anciens, et les anciens aux prophètes, et les prophètes la remirent aux membres de la Grande Synagogue » (Aboth 1,1). Une notable diversité, on le voit, se manifeste dans la façon de concevoir le rôle de la Tradition. 

 

2. Écriture et Tradition dans le christianisme primitif 

10. La Tradition donne naissance à l'Écriture. Dans le christianisme primitif, on peut observer une évolution semblable à celle du judaïsme, avec, toutefois, une différence initiale: les premiers chrétiens ont eu, dès le début, des Écritures, car, étant Juifs, ils reconnaissaient comme Écritures la Bible d'Israël. C'étaient même les seules Écritures qu'ils reconnaissaient. Mais s'y ajoutait pour eux une tradition orale, « l'enseignement des Apôtres » (Ac 2,42), qui transmettait les paroles de Jésus et le récit d'événements qui le concernaient. La catéchèse évangélique n'a pris forme que peu à peu. Pour mieux assurer sa transmission fidèle, on a mis par écrit les paroles de Jésus ainsi que des textes narratifs. Ainsi s'est trouvée préparée la rédaction des évangiles, qui n'a été effectuée que quelques dizaines d'années après la mort et la résurrection de Jésus. D'autre part, des formules de profession de foi étaient composées ainsi que des hymnes liturgiques, qui ont trouvé place dans les Lettres du Nouveau Testament. Les Lettres de Paul et d'autres apôtres ou dirigeants ont d'abord été lues dans l'Église destinataire (cf 1 Th 5,27), puis transmises à d'autres Églises (cf Col 4,16), conservées pour être relues en d'autres occasions et enfin considérées comme Écritures (cf 2 P 3,15-16) et jointes aux Évangiles. C'est ainsi que le canon du Nouveau Testament s'est progressivement constitué au sein de la Tradition apostolique. 

La Tradition complète l'Écriture. Le christianisme partage avec le judaïsme la conviction que la révélation de Dieu ne peut pas être exprimée tout entière dans des textes écrits. Cette conviction se manifeste dans la finale du Quatrième évangile, où il est dit que le monde entier ne pourrait pas contenir les livres qu'il faudrait écrire pour raconter tout ce qu'a fait Jésus (Jn 21,25). D'autre part, la tradition vivante est indispensable pour vivifier l'Écriture et l'actualiser. 

Il y a lieu ici de rappeler l'enseignement du Discours après la Cène sur le rôle de « l'Esprit de la vérité » après le départ de Jésus. Il rappellera aux disciples tout ce que Jésus a dit (Jn 14,26), rendra témoignage à son sujet (15,26), guidera les disciples « dans la vérité tout entière » (16,13), leur donnant une compréhension plus profonde de la personne du Christ, de son message et de son œuvre. Grâce à l'action de l'Esprit, la tradition reste vivante et dynamique. 

Après avoir déclaré que la prédication apostolique se trouve « exprimée de façon spéciale (« speciali modo exprimitur ») dans les Livres inspirés », le Concile Vatican II observe que c'est la Tradition « qui fait comprendre plus profondément dans l'Église la Sainte Écriture et la rend continuellement opérante » (Dei Verbum 8). L'Écriture est définie « Parole de Dieu mise par écrit sous l'inspiration de l'Esprit divin »; mais c'est la Tradition qui « transmet aux successeurs des apôtres la Parole de Dieu confiée aux apôtres par le Christ Seigneur et par l'Esprit Saint, afin que, illuminés par l'Esprit de la vérité, ils la gardent fidèlement, l'exposent et la répandent par leur prédication » (DV 9). Le Concile conclut: « Ainsi donc l'Église ne tire pas de la seule Écriture sa certitude sur tout ce qui a été révélé » et il ajoute: « C'est pourquoi l'une et l'autre — l'Écriture et la Tradition — doivent être reçues et vénérées avec un égal sentiment d'amour et de respect » (DV 9). 

Limites de l'apport additionnel de la Tradition. Dans quelle mesure peut-il y avoir dans l'Église chrétienne une tradition qui ajoute matériellement à la parole de l'Écriture? Cette question a été longuement débattue dans l'histoire de la théologie. Le Concile Vatican II semble l'avoir laissée ouverte, mais il a du moins refusé de parler de « deux sources de la révélation », qui seraient l'Écriture et la Tradition; il a affirmé, au contraire, que « la Sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l'Église » (Dei Verbum 10). Il a ainsi rejeté l'idée d'une tradition complètement indépendante de l'Écriture. Sur un point au moins, le Concile mentionne un apport additionnel de la Tradition, mais c'est un point d'extrême importance: la Tradition « fait connaître à l'Église le canon complet des Livres Saints » (DV 8). On voit là combien Écriture et Tradition sont inséparables. 

 

3. Rapports entre les deux perspectives 

11. Comme nous venons de le constater, la relation entre Écriture et Tradition présente, dans le judaïsme et dans le christianisme, des correspondances de forme. Sur un point, il y a même plus que correspondance, puisque les deux religions se rencontrent dans l'héritage commun de la « Sainte Écriture d'Israël ».22 

Mais d'un point de vue herméneutique, les perspectives diffèrent. Pour tous les courants du judaïsme de la période correspondant à la formation du canon, la Loi était au centre. En effet, en elle se trouvent les institutions essentielles révélées par Dieu lui-même et chargées de gouverner la vie religieuse, morale, juridique et politique de la nation juive après l'exil. Le recueil des prophètes contient des paroles divinement inspirées, transmises par les prophètes reconnus comme authentiques, mais pas de loi pouvant servir de base aux institutions. Sous cet aspect il est de second rang. Les « Écrits » ne sont composés ni de lois ni de paroles prophétiques et occupent par conséquent un troisième rang. 

Cette perspective herméneutique n'a pas été reprise par les communautés chrétiennes, à l'exception peut-être de milieux judéo-chrétiens, liés au judaïsme pharisien par leur respect pour la Loi. La tendance générale, dans le Nouveau Testament, est de donner plus d'importance aux textes prophétiques, compris comme annonçant le mystère du Christ. L'apôtre Paul et la Lettre aux Hébreux n'hésitent pas à polémiquer contre la Loi. Par ailleurs, le christianisme primitif se trouve en relation avec des zélotes, le courant apocalyptique et les esséniens, dont il partage l'attente messianique apocalyptique; du judaïsme hellénistique il a adopté un corpus d'Écritures plus étendu et une orientation plus sapientielle, susceptible de favoriser des rapports interculturels. 

Mais ce qui distingue le christianisme primitif de tous ces courants est la conviction que les promesses prophétiques eschatologiques ne sont plus à considérer simplement comme objet d'espérance pour l'avenir, car leur accomplissement a déjà commencé en Jésus de Nazareth, le Christ. C'est de lui que les Écritures du peuple juif parlent en dernier ressort, quelle que soit leur extension, et c'est à sa lumière qu'elles doivent être lues pour être pleinement comprises.



14) Mc 8,31; cf Mt 16,21; Lc 9,22; 17, 25. 

(15) Mt 1,22; 2,15; 2,23; Mt 4,14; 8,17; 12,17; 13,35; 21,4. 

(16) Jn 12,38; 13,18; 15,25; 17,12; 19,24.28.36. 

(17) Mc 14,49; cf Mt 26,56; Jn 19,28. 

(18) Lc 24,27; cf 24,25.32.45-46. 

(19) Passion: Ac 4,25-26; 8,32-35; 13,27-29; Résurrection: 2,25-35; 4,11; 13,32-35; Pentecôte: 2,16-21; ouverture missionnaire: 13,47; 15,18. 

(20) Ga 3,6-14.24-25; 4,4-7; Rm 3,9-26; 6,14; 7,5-6. 

(21) Selon la conception rabbinique, la Loi écrite était doublée par une Loi complémentaire, orale. 

(22) L'origine et l'extension du canon de la Bible juive seront traitées plus loin, en I.E., no 16.
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