Canaliser, ordonner et mettre en forme, apprivoiser plutôt que de mener à la cravache : tel est le rôle de la vertu. Entre la tristesse du débauché et l'atonie du " peine-à-jouir ", il doit bien exister un juste milieu, une voie médiane entre le goinfre et l'anorexique. Entre les abîmes de l'excès et du défaut, se présente, en effet, une ligne de crête, pour parler comme Aristote, tandis que les auteurs chrétiens préfèrent évoquer une vole de perfection. C'est précisément cette vole qu'indique la vertu. Comprendre pour maîtriser : la pureté de cur[…]







Commentaires